Fondamentalisme juif autorisé dans le Val D’Oise

Tout ce qui ne rentre pas dans les autres subdivisions du forum - Exprimez vous et débattez entre vous - dans le respect de l'autre.
spartakiste
Caporal Virtuel
Caporal Virtuel
Messages : 126
Inscription : ven. 27 janv. 2006 08:00
Contact :
Status : Hors-ligne

Fondamentalisme juif autorisé dans le Val D’Oise

Message non lu par spartakiste »

Un erouv à Saint Brice : l’accaparement de l’espace public par l’obscurantisme religieux

Imaginons une microsociété où une des règles de vie consiste, certains jours, à ne pas transporter des objets depuis son domicile vers le domicile public ou l’inverse. Interdit, c’est comme ça et on ne discute pas. La mesure est, on le comprend bien, fort handicapante et certains plus malins que d’autres ont, avec une autorité empreinte d’un mysticisme obscur, inventé un stratagème pour s’en affranchir : il suffit de délimiter un espace avec des poteaux d’au moins quarante centimètres et de les relier, à leur sommet, par un fil métallique. L’interdit ne s’applique plus à l’intérieur de l’enclos ainsi défini et les objets peuvent y être déplacés sans aucune contrainte. Bien entendu, tout cela est d’une stupidité insondable, un enfant de cinq ans s’en amuserait. D’autant plus absurde que la Torah en établit la prescription...

Cette délimitation de l’espace public a, en fait, un nom : un erouv. Le système est déjà pratiqué en Israël, au Canada, et peut-être bientôt dans la commune de Saint-Brice en région parisienne ! Avec l’installation de ce fil qui entourerait toute la commune, les plus fanatiques des juifs de Saint-Brice pourraient donc, pendant le chabbat, vaquer à leurs occupations quotidiennes sans subir l’interdit de la loi du portage, les chanceux. Moins satisfaits seraient les autres citoyens de Saint-Brice qui verraient leur commune envahie par un obscurantisme digne des époques les plus archaïques. Outre le fatras irrationnel qui entoure la justification religieuse de l’erouv, son installation est un accaparement inacceptable de l’espace public par une religion, avec la bénédiction de la mairie. Sans une mobilisation laïque importante, le communautarisme juif aboutira, dans le Val D’Oise, à une aberration où, au 21e siècle, des fanatiques porteront gaiement des objets chaque fin de semaine grâce à un fil tendu au-dessus de leurs têtes.

Source : La Gazette (hebdomadaire du Val d’Oise) 8 février 2006

Article d’atheisme.org

Perso: un erouv existe déjà à Strasbourg!
Dernière modification par spartakiste le mar. 28 mars 2006 01:33, modifié 1 fois.
Je ne suis pas un ex-musulman de foi athée. Je suis athée et je n'ai aucune foi
spartakiste
Caporal Virtuel
Caporal Virtuel
Messages : 126
Inscription : ven. 27 janv. 2006 08:00
Contact :
Status : Hors-ligne

Message non lu par spartakiste »

Ce même problème a été posé au Québec et en voici quelques extraits.


Les préceptes religieux ne sont pas indiscutables
Si les juifs hassidim jugent leurs obligations religieuses trop lourdes, ils n’ont pas à demander au maire de les en soulager.
Daniel Baril

Source: Bulletin du Mouvement laïque québécois

Qu’est-ce qu’un érouv
Les médias ont présenté l’affaire de l’érouv comme une simple question de liberté de religion sans regarder plus loin. Un érouv est un espace public à l’intérieur duquel les hassidim sont exemptés de certaines obligations, comme l’interdiction de transporter certains objets dans leurs mains le jour du sabbat.
Selon les informations diffusées par la Congrégation des fils d’Israël, ils peuvent, à l’intérieur d’un érouv, transporter un livre mais pas un crayon, des médicaments mais pas un parapluie, faire rouler une poussette mais pas une bicyclette, sortir le chien mais pas jouer à la balle, ni s’adonner à toute activité normalement interdite le sabbat comme allumer une lumière. En fait, les hassidim peuvent faire en public ce qu’il leur est permis de faire en privé le jour du sabbat.
Mais pour cela, l’espace public doit être privatisé, c’est-à-dire être loué par l’autorité civile à la communauté hassidim qui se proclame propriétaire collectif.
Ce territoire public privatisé doit également être marqué de signes visibles; à défaut de murs, un portique ou des cordes tendues au-dessus des rues délimiteront la zone d’exclusion.
Un tel encadrement de pratiques religieuses ne regarde en rien la municipalité qui n’a pas à céder, même symboliquement, l’espace public à quelque groupe que ce soit. Ceci va au-delà de l’accommodement raisonnable puisque la demande des hassidim n’est pas essentielle à leur liberté de religion et amène Outremont à s’afficher comme une municipalité juive en s’encerclant de symboles territoriaux religieux. Une telle appropriation permanente du domaine public n’est pas permise par la Loi sur les cités et villes.
Et pourquoi les hassidim ont-ils besoin de signes apposés sur la voie publique pour délimiter l’érouv plutôt que de se contenter d’un simple édit de leurs autorités religieuses? Parce que c’est ainsi que la Torah du temps de Salomon décrit l’érouv, à une époque où il n’existait aucune séparation entre le pouvoir civil et le pouvoir religieux. Les hassidim ne reconnaissent pas cette séparation des pouvoirs et, selon leurs convictions, les lois civiles doivent être subordonnées aux lois religieuses.
Nous ne croyons pas que les préceptes religieux soient indiscutables et que leurs tenants soient exemptés d’en défendre l’intelligence lorsque la société civile est mise en cause. Si, par un érouv, les juifs hassidim veulent se dispenser de certaines obligations qu’ils jugent trop lourdes alors que ce sont eux qui se les imposent à eux-mêmes, ils n’ont qu’à réformer leur religion. Pour les catholiques, une démarche semblable à celle des hassidim équivaudrait à demander au maire d’Outremont d’installer des écriteaux permanents aux entrées de la ville afin de les dispenser de se confesser à Pâques.
Ce pays souffre d’un déficit de laïcité et il ne serait pas dans l’intérêt de la démocratie que les lois civiles continuent d’être grugées par les actions des tenants du tout religieux. Pour que la liberté de religion et la liberté de conscience puissent prospérer, l’espace public où ces libertés s’exercent de même que les institutions publiques qui en ont la garde se doivent d’être laïques.

Daniel Baril (Texte paru dans Le Devoir du 20 octobre 2000)
Je ne suis pas un ex-musulman de foi athée. Je suis athée et je n'ai aucune foi
Avatar de l’utilisateur
rawbrol
Sergent-chef Virtuel
Sergent-chef Virtuel
Messages : 798
Inscription : ven. 13 janv. 2006 08:00
Status : Hors-ligne

Message non lu par rawbrol »

Bien entendu, tout cela est d’une stupidité insondable
insondable, affligeante, lamentable...
Répondre