« 2ouloulou… 2ouloulou l7a9i9a » ! Abdel Halim Hafez est bien plus qu’un simple chanteur des années encore noires de la télévision. C’est tout un symbole d’amour ! Même Cupidon, Eros et le célébrissime St Valentin s’inclinent sous sa splendeur et sa grandeur magnifique. Le « rossignol brun » mérite bien son titre.
« Al 3ndalib Al Asmar », de son vrai nom Abdel Halim Chabana, est né le 21 Juin 1929 à Al-Hilwat, une bourgade dans la province égyptienne d’Ash Sharkiya dans une famille peu nombreuse de trois enfants dont lui le petit dernier. Mais rapidement il s’installa au Caire sous la charge de son oncle après le décès du paternel. Son talent immense fut remarqué dès ses jeunes années d’ailleurs dès l’âge de 11 ans, il fut reçu à l’institut arabe du Caire après avoir repris les merveilles de Mohammed Abdel Wahab. Il obtint son diplôme en 1946, peu de temps après, il commença à chanter dans des clubs au Caire. Il eut aussi une offre de chanter à la radio. Le succès fut immédiat, la machine AbdelHalim était en marche !
Abdel Halim avait décidément un style musical bien propre à lui. Bien qu’à l’époque, la concurrence fut rude aux côtés de grands noms de la caste de Farid Al Atrache, Mohammed Abdel Wahab et Oum Kalthoum. Il avait ce charisme exceptionnel de dominer la scène où il se tenait debout. La foule l’acclamait grâce en premier lieu à sa voix enivrante, forte, douce et magnétique mais aussi à ses nombreuses prestations réussies dans de nombreuses comédies musicales, il se fondait parfaitement dans la peau de ce jeune amoureux romantique, bien sensible et bien touchant.
Ses textes étaient aussi magnifiquement bien choisis et bien écrits venant principalement de Mohammed El Moujy et Kamal El Ettaouil. Pourtant le chanteur eut affaire à plusieurs reprises à Baligh Hamdi puis le célébrissime Nizar Qabbani. Généralement, ses chansons duraient entre 3 à 10 minutes, pourtant vers la fin des années 60, il commençait à s’intéresser aux chansons qui dépassent les 30 mn comme d’ailleurs le cas de « Maw3oud », « Qari2at El Finjane », « Hawel Teftekerni » et d’autres.
Il était apparu pour appuyer le succès international de la chanson arabe tout en la modernisant et ramenant un nouveau souffle de vie. Malheureusement pour le génie, il était atteint depuis son enfance de Bilharziose, une maladie dont il ne commença à en souffrir chroniquement que vers 1955.
Abdel Halim ne s’est jamais marié. La seule dont il était amoureux lors de sa jeunesse était morte d’une maladie incurable peu de temps avant leur mariage. Vers la fin de sa vie, on dit de lui qu’il s’était marié en secret avec l’actrice Souad Hosni. Aujourd’hui, ils sont morts emportant avec eux leurs secrets. Personne ne peut en dire de plus.
Oh Oui ! Quel dommage ! Quel désarroi ! Abdel Halim Hafez nous a quittés le 30 Mars 1977 laissant derrière lui un répertoire bien riche et bien fortifiant de plus de 300 chansons d’amour, de patriotisme et même de religion, mais aussi une vingtaine de films dont « Abi Faw9a Chajara » le dernier de son connu sorti en 1969.
Le « rossignol brun » est tout simplement une légende encore vivante dans les cœurs de petits et grands.









