Et pendant ce temps, au Mali...
- Fati
- Recrue pour la Paix

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Le Groupe Mali مالي
مالي؟
MALI
Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles
"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits"
Article Premier de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
Au Maroc, plus que dans d'autres Etats, la défense de nos libertés individuelles est une nécessité. Abus de pouvoir, inquisition socioreligieuse, intolérance, textes de loi abusifs, étouffent nos libertés fondamentales. D'où l'importance d'un Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles MALI.
Nos priorités :
- La liberté personnelle : le droit d’exister (interdiction de la peine de mort), la liberté physique (se déplacer librement), le droit à l’intégrité physique (interdiction de la torture), le droit à l’intégrité psychique (droit de mener une vie qui permet de s’épanouir).
- La liberté de conscience : chacun peut pratiquer la religion de son choix ou n’en pratiquer aucune.
- La liberté d’opinion : chacun peut exprimer oralement ou par écrit ce qu’il pense ou croit être la vérité.
La liberté au Maroc est loin d'être un acquis, sa préservation ou sa reconquête est un combat à mener au quotidien. Ni les institutions étatiques, ni les hommes politiques ne doivent décider à votre place. Nous voulons une société qui respecte la diversité des Hommes. Pour que cela devienne une réalité, votre voix doit porter suffisamment haut imposer vos choix individuels et s'opposer aux lois et pratiques liberticides. C'est l'objectif de MALI. Nous avons besoin de chacun de vous pour faire évoluer les mentalités.
Mali? : mot d'arabe qui signifie : qu'ai-je de différent?
مالي ؟اش درت لك الى مدرتش بحالك؟
Alors C'est Jeunes Créateurs De Cette Association Ont Décidés De Faire Un Pique Nique Symbolique Pour Lutter Contre L'article du Code pénale 222 : “Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni d'un à six mois d'emprisonnement et d'une amende de 12 à 120 DH”
Voilà Je Vous Laisse L'article De Ce Qu'ils Leur est Arrivés:
http://www.telquel-online.com/391/couverture_391.shtml
MALI
Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles
"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits"
Article Premier de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
Au Maroc, plus que dans d'autres Etats, la défense de nos libertés individuelles est une nécessité. Abus de pouvoir, inquisition socioreligieuse, intolérance, textes de loi abusifs, étouffent nos libertés fondamentales. D'où l'importance d'un Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles MALI.
Nos priorités :
- La liberté personnelle : le droit d’exister (interdiction de la peine de mort), la liberté physique (se déplacer librement), le droit à l’intégrité physique (interdiction de la torture), le droit à l’intégrité psychique (droit de mener une vie qui permet de s’épanouir).
- La liberté de conscience : chacun peut pratiquer la religion de son choix ou n’en pratiquer aucune.
- La liberté d’opinion : chacun peut exprimer oralement ou par écrit ce qu’il pense ou croit être la vérité.
La liberté au Maroc est loin d'être un acquis, sa préservation ou sa reconquête est un combat à mener au quotidien. Ni les institutions étatiques, ni les hommes politiques ne doivent décider à votre place. Nous voulons une société qui respecte la diversité des Hommes. Pour que cela devienne une réalité, votre voix doit porter suffisamment haut imposer vos choix individuels et s'opposer aux lois et pratiques liberticides. C'est l'objectif de MALI. Nous avons besoin de chacun de vous pour faire évoluer les mentalités.
Mali? : mot d'arabe qui signifie : qu'ai-je de différent?
مالي ؟اش درت لك الى مدرتش بحالك؟
Alors C'est Jeunes Créateurs De Cette Association Ont Décidés De Faire Un Pique Nique Symbolique Pour Lutter Contre L'article du Code pénale 222 : “Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni d'un à six mois d'emprisonnement et d'une amende de 12 à 120 DH”
Voilà Je Vous Laisse L'article De Ce Qu'ils Leur est Arrivés:
http://www.telquel-online.com/391/couverture_391.shtml
- sofasurfer
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Re: Le Groupe Mali مالي
A travers la reaction des autorités marocaines, nous voyons bien la caractère autoritaire de l'islam...
A partir du moment ou vous êtes né dans une famille musulmane, vous devez vous plier à vie a des règles traditionnelles issues de la religion...
Il faut changer les mentalités afin que dans els pays musulmans tolèrent une pratique individuelle de l'islam et garantisse le droit de chaque individu à choisir sa vie...
A partir du moment ou vous êtes né dans une famille musulmane, vous devez vous plier à vie a des règles traditionnelles issues de la religion...
Il faut changer les mentalités afin que dans els pays musulmans tolèrent une pratique individuelle de l'islam et garantisse le droit de chaque individu à choisir sa vie...
Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles
W. Shakespeare
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lorie
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Re: Le Groupe Mali مالي
Encore bienvenue sur ce forum et n'hésite surtout pas à nous parler de ton combat et celui des jeunes marocains ..Fati a écrit :
Alors C'est Jeunes Créateurs De Cette Association Ont Décidés De Faire Un Pique Nique Symbolique Pour Lutter Contre L'article du Code pénale 222 : “Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni d'un à six mois d'emprisonnement et d'une amende de 12 à 120 DH”
Voilà Je Vous Laisse L'article De Ce Qu'ils Leur est Arrivés:
http://www.telquel-online.com/391/couverture_391.shtml
Ce forum et la quasi totalité des users sont à ton écoute et sauront te porter écoute et assistance dans ce combat on ne peut plus juste ..
- Georges
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Re: Le Groupe Mali مالي
Félicitations et bon courage, la lutte sera dure et il faut un soutien sans faille de la diaspora ex-musulmane comme Wafa Sultan, Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali pour rendre le dard de l' islam
moins opérant
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- Marie2009
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Re: Le Groupe Mali مالي
Bravo
Espérant que ca vaporter ces fruits et que la tolérance s' installera dans ce pays
Espérant que ca vaporter ces fruits et que la tolérance s' installera dans ce pays
C'est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu'il en a reçu.
Albert Einstein
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Re: Le Groupe Mali مالي
Bienvenue petite Fati,
Je te tire chapeau mademoiselle
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Les pauvres gens deviennent souvent les plus grands salauds.
- Rajai
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Re: Le Groupe Mali مالي
C'est bien de voir des gens décidé et qui prennent des risques pour leurs libertés, quand je vois ça, je suis plus confiant en l'avenir 
Je suivrais le parcours de cette association de près
Je suivrais le parcours de cette association de près
Quand la loi et le devoir ne font qu'un dans une religion nul n'est plus vraiment conscient.
Alors on est toujours un peu moins qu'un individu.
Dune II, Frank Herbert
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Dune II, Frank Herbert
- AliadArrakis
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Re: Le Groupe Mali مالي
Bravo pour ce groupe!
Qu'il dure longtemps, et vraiment longtemps.
Qu'il dure longtemps, et vraiment longtemps.
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
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Re: Le Groupe Mali مالي
Bonjour, bravo et courage pour ta lutte 
Au plaisir de te lire, certainement.
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" L'art de la citation est l'art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-même. " Voltaire
- Georges
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Re: Le Groupe Mali مالي
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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- Papayou
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Et pendant ce temps, au Mali...
Au Nord-Mali, les nouvelles recrues des jihadistes ont 10 ans
Claude-Olivier Volluz | Journaliste
« J’ai vu des enfants pleurer, armes à la main, parce qu’ils n’avaient pas été tués au combat. Ils sont persuadés qu’en mourant au front, ils accéderont directement au paradis. Ces enfants subissent un tel lavage de cerveau qu’ils finissent par perdre toute notion de la réalité. »
L’homme qui nous livre ce témoignage édifiant a vécu au contact des salafistes avant de déserter, excédé par leurs méthodes.
Condamné à vivre dans la clandestinité, il nous révèle leurs méthodes de recrutement et les populations ciblées – les enfants et les adolescents en priorité. Ils sont parfois âgés d’à peine 10 ans. A peine plus grands que les fusils Kalachnikov qui leur sont mis entre les mains, selon le témoignage d’un journaliste mauritanien du site AlAkhbar.info qui a pu se rendre récemment à Tombouctou.
La population les voit parader fièrement dans les rues, sous la bannière noire des salafistes, vêtus à l’afghane, les pantalons retroussés à la hauteur des chevilles. « L’immense majorité des nouvelles recrues sont des enfants », selon notre témoin.
L’Unicef a lancé l’alerte au début du mois de juillet. Mais il est déjà trop tard, le processus est en marche.
Suivre la voie du jihad
Les recrutements d’enfants se sont accélérés ces dernières semaines, indiquent plusieurs sources que nous avons pu contacter dans le nord du Mali et dans les pays voisins. Un intense travail de propagande est effectué dans les grandes villes afin d’inciter les plus jeunes à suivre la voie du jihad, armes à la main. Certains d’entre eux sont même accompagnés par leurs parents.
Ousmane Amadou Maiga, leader de « Nous pas bouger », un mouvement de jeunes à Gao, ville du nord du Mali, tente de dissuader les enfants de partir. En vain :
« J’essaie de leur parler mais ça ne sert à rien. Je me souviens d’un petit. Il devait avoir 10 ans et revenait du front où il avait participé aux combats contre le MNLA [Touaregs indépendantistes, ndlr]. Il se vantait de pouvoir démonter et remonter un fusil d’assaut en quelques minutes seulement.
Je lui ai dit : “Va aider ta mère à faire les courses, c’est mieux.” Il m’a répondu : “Inquiète-toi plutôt pour ta mère. Tu veux qu’on laisse les Touaregs aller la violer ?”
Que voulez-vous faire ? Ça n’a aucun sens. On est dans l’absurde. »
Les enfants sont laissés dans un dénouement total après la fermeture des écoles, remplacées parfois par des « madrassas » (écoles coraniques) et très souvent par des camps d’entraînement militaire.
Ce sont des proies faciles pour les différentes formations armées qui leur offrent un titre de « jihadiste » pour marquer leur entrée dans le groupe.
Un millier de jeunes recrues (majeures et mineures) ont été formées dans les quatre camps d’entraînement de la région de Gao depuis le coup d’Etat du 21 mars et l’effondrement du Nord-Mali dans la foulée, apprend-on de sources concordantes.
Sous la supervision de cadres du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, groupe dissident d’Aqmi), les jeunes recrues apprennent le maniement des armes et pratiquent l’exercice physique sous toutes ses formes.
Etabli à Tombouctou, Ben Baba Maiga, un jeune de 22 ans, a vu partir plusieurs de ses amis dans ces camps. Il raconte :
« Les salafistes se disent envoyés de Dieu. Ils se légitiment ainsi. Ils promettent de l’argent en échange d’une participation à leurs leçons et à leurs exercices, premières étapes du recrutement. Ils font étalage de leurs moyens financiers. Ils ont tout en main. On les voit manipuler de grosses coupures d’euros et de dollars. Cela ne passe pas inaperçu. »
Selon nos informations, les salaires mensuels proposés à ces enfants peuvent monter jusqu’à 600 000 francs CFA (914 euros), en fonction de l’affectation et de la prise de risques. A des années-lumière du salaire mensuel moyen de 35 412 francs CFA (54 euros) dans ce pays, l’un des plus pauvres du monde.
Ceux qui acceptent de prendre les armes sont les mieux payés. Les autres se contentent des opérations de maintenance ou de la conduite des véhicules.
Une « katiba » d’enfants
A Tombouctou, plusieurs témoins nous font état de la présence d’une « katiba » (brigade) formée exclusivement d’enfants, une trentaine au total, âgés de 8 à 15 ans et placée sous les ordres de l’un des émirs les plus puissants d’Aqmi, Abou Zeid, qui a établi ses quartiers dans un bâtiment officiel de la ville.
Encadrés par des hommes mûrs rompus aux techniques de manipulation, les enfants passent leurs journées à écouter l’interprétation que les salafistes font de l’islam et de son livre sacré, le Coran. Des discours radicaux, parfois émaillés de séances de projection vidéo.
Un habitant de la ville témoigne :
« Ces enfants sont conditionnés. On les prépare à mourir en leur faisant miroiter le paradis. On leur fait des interprétations systématiquement négatives des textes sacrés. Il n’est jamais question de la tolérance qui est pourtant une valeur essentielle de l’islam. Les salafistes maîtrisent parfaitement l’art de la manipulation. Ces enfants deviennent encore plus radicaux et dangereux que les autres. »
Malgré le climat de suspiscion qui règne dans les villes, toute personne est considérée comme une recrue potentielle. Impossible d’entrer en conversation avec un salafiste sans échapper à une tentative d’embrigadement.
Un Touareg de Tombouctou, approché récemment par ces derniers, témoigne anonymement :
« On ne peut pas discuter avec eux. Après deux minutes, ils te demandent si tu appliques bien la charia et ils poursuivent en essayant de te convaincre de rejoindre le jihad. Ils n’ont que ces mots-là à la bouche.
Si tu refuses, ils te suspectent immédiatement d’avoir de la sympathie ou des liens avec la Mauritanie, la France et les Etats-Unis, les trois pays qu’ils disent détester le plus. »
Les recrutements se font tous azimuts, dans le nord du Mali et dans les pays voisins. Au Niger, les convois de 4x4 filant à toute allure à travers les dunes de sable se font de plus en plus réguliers. Tout le monde les reconnaît, ces pick-up climatisés dernier cri.
Basé à Agadez, le porte-parole de l’ex-rébellion touarègue du Niger, Boutali Tchiwerin, peut en témoigner :
« Le Mujao envoie ses combattants nigériens. On les voit de plus en plus souvent. Ce sont des trafiquants de drogue convertis au jihadisme. Ils ont beaucoup d’argent. Ils recherchent des jeunes désœuvrés parce qu’ils sont facilement manipulables.
Les autorités du Niger ne font pas très attention à cela. Elles sont mobilisées sur les moyens à mettre en œuvre pour organiser une intervention militaire africaine. »
Une intervention armée ?
A l’instar du président guinéen Alpha Condé, plusieurs chefs d’Etat africains préconisent la création d’une force d’intervention africaine pour restaurer l’ordre dans le nord du Mali.
Des négociations se poursuivent en parallèle avec les différents protagonistes armés, par l’entremise du président burkinabé, Blaise Compaoré.
Membre fondateur et ancien président de l’Association mauritanienne des droits de l’homme, le professeur Cheikh Saad Bouh Kamara s’alarme :
« On va vers une période de violences et de déstabilisations terrible d’une durée indéterminée. Il existe aussi un risque de guerre civile aux conséquences néfastes et imprévisibles. Des flux massifs de réfugiés maliens sont déjà en train de vivre des situations de précarité extrême dans les pays voisins. »
En attendant, Mujao, Aqmi et Ansar Dine, les trois factions islamistes qui contrôlent le Nord-Mali, consolident leurs positions et se préparent à l’affrontement.
Le porte-parole d’Ansar Dine à Tombouctou, Sandah Ould Bou Amama, prévient :
« Pensez-vous vraiment que nous allons lever le drapeau blanc et leur souhaiter la bienvenue ? Nous sommes prêts à verser jusqu’à la dernière goutte de notre sang s’ils viennent ici. C’est l’enfer que nous leur promettons. »
Claude-Olivier Volluz | Journaliste
« J’ai vu des enfants pleurer, armes à la main, parce qu’ils n’avaient pas été tués au combat. Ils sont persuadés qu’en mourant au front, ils accéderont directement au paradis. Ces enfants subissent un tel lavage de cerveau qu’ils finissent par perdre toute notion de la réalité. »
L’homme qui nous livre ce témoignage édifiant a vécu au contact des salafistes avant de déserter, excédé par leurs méthodes.
Condamné à vivre dans la clandestinité, il nous révèle leurs méthodes de recrutement et les populations ciblées – les enfants et les adolescents en priorité. Ils sont parfois âgés d’à peine 10 ans. A peine plus grands que les fusils Kalachnikov qui leur sont mis entre les mains, selon le témoignage d’un journaliste mauritanien du site AlAkhbar.info qui a pu se rendre récemment à Tombouctou.
La population les voit parader fièrement dans les rues, sous la bannière noire des salafistes, vêtus à l’afghane, les pantalons retroussés à la hauteur des chevilles. « L’immense majorité des nouvelles recrues sont des enfants », selon notre témoin.
L’Unicef a lancé l’alerte au début du mois de juillet. Mais il est déjà trop tard, le processus est en marche.
Suivre la voie du jihad
Les recrutements d’enfants se sont accélérés ces dernières semaines, indiquent plusieurs sources que nous avons pu contacter dans le nord du Mali et dans les pays voisins. Un intense travail de propagande est effectué dans les grandes villes afin d’inciter les plus jeunes à suivre la voie du jihad, armes à la main. Certains d’entre eux sont même accompagnés par leurs parents.
Ousmane Amadou Maiga, leader de « Nous pas bouger », un mouvement de jeunes à Gao, ville du nord du Mali, tente de dissuader les enfants de partir. En vain :
« J’essaie de leur parler mais ça ne sert à rien. Je me souviens d’un petit. Il devait avoir 10 ans et revenait du front où il avait participé aux combats contre le MNLA [Touaregs indépendantistes, ndlr]. Il se vantait de pouvoir démonter et remonter un fusil d’assaut en quelques minutes seulement.
Je lui ai dit : “Va aider ta mère à faire les courses, c’est mieux.” Il m’a répondu : “Inquiète-toi plutôt pour ta mère. Tu veux qu’on laisse les Touaregs aller la violer ?”
Que voulez-vous faire ? Ça n’a aucun sens. On est dans l’absurde. »
Les enfants sont laissés dans un dénouement total après la fermeture des écoles, remplacées parfois par des « madrassas » (écoles coraniques) et très souvent par des camps d’entraînement militaire.
Ce sont des proies faciles pour les différentes formations armées qui leur offrent un titre de « jihadiste » pour marquer leur entrée dans le groupe.
Un millier de jeunes recrues (majeures et mineures) ont été formées dans les quatre camps d’entraînement de la région de Gao depuis le coup d’Etat du 21 mars et l’effondrement du Nord-Mali dans la foulée, apprend-on de sources concordantes.
Sous la supervision de cadres du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, groupe dissident d’Aqmi), les jeunes recrues apprennent le maniement des armes et pratiquent l’exercice physique sous toutes ses formes.
Etabli à Tombouctou, Ben Baba Maiga, un jeune de 22 ans, a vu partir plusieurs de ses amis dans ces camps. Il raconte :
« Les salafistes se disent envoyés de Dieu. Ils se légitiment ainsi. Ils promettent de l’argent en échange d’une participation à leurs leçons et à leurs exercices, premières étapes du recrutement. Ils font étalage de leurs moyens financiers. Ils ont tout en main. On les voit manipuler de grosses coupures d’euros et de dollars. Cela ne passe pas inaperçu. »
Selon nos informations, les salaires mensuels proposés à ces enfants peuvent monter jusqu’à 600 000 francs CFA (914 euros), en fonction de l’affectation et de la prise de risques. A des années-lumière du salaire mensuel moyen de 35 412 francs CFA (54 euros) dans ce pays, l’un des plus pauvres du monde.
Ceux qui acceptent de prendre les armes sont les mieux payés. Les autres se contentent des opérations de maintenance ou de la conduite des véhicules.
Une « katiba » d’enfants
A Tombouctou, plusieurs témoins nous font état de la présence d’une « katiba » (brigade) formée exclusivement d’enfants, une trentaine au total, âgés de 8 à 15 ans et placée sous les ordres de l’un des émirs les plus puissants d’Aqmi, Abou Zeid, qui a établi ses quartiers dans un bâtiment officiel de la ville.
Encadrés par des hommes mûrs rompus aux techniques de manipulation, les enfants passent leurs journées à écouter l’interprétation que les salafistes font de l’islam et de son livre sacré, le Coran. Des discours radicaux, parfois émaillés de séances de projection vidéo.
Un habitant de la ville témoigne :
« Ces enfants sont conditionnés. On les prépare à mourir en leur faisant miroiter le paradis. On leur fait des interprétations systématiquement négatives des textes sacrés. Il n’est jamais question de la tolérance qui est pourtant une valeur essentielle de l’islam. Les salafistes maîtrisent parfaitement l’art de la manipulation. Ces enfants deviennent encore plus radicaux et dangereux que les autres. »
Malgré le climat de suspiscion qui règne dans les villes, toute personne est considérée comme une recrue potentielle. Impossible d’entrer en conversation avec un salafiste sans échapper à une tentative d’embrigadement.
Un Touareg de Tombouctou, approché récemment par ces derniers, témoigne anonymement :
« On ne peut pas discuter avec eux. Après deux minutes, ils te demandent si tu appliques bien la charia et ils poursuivent en essayant de te convaincre de rejoindre le jihad. Ils n’ont que ces mots-là à la bouche.
Si tu refuses, ils te suspectent immédiatement d’avoir de la sympathie ou des liens avec la Mauritanie, la France et les Etats-Unis, les trois pays qu’ils disent détester le plus. »
Les recrutements se font tous azimuts, dans le nord du Mali et dans les pays voisins. Au Niger, les convois de 4x4 filant à toute allure à travers les dunes de sable se font de plus en plus réguliers. Tout le monde les reconnaît, ces pick-up climatisés dernier cri.
Basé à Agadez, le porte-parole de l’ex-rébellion touarègue du Niger, Boutali Tchiwerin, peut en témoigner :
« Le Mujao envoie ses combattants nigériens. On les voit de plus en plus souvent. Ce sont des trafiquants de drogue convertis au jihadisme. Ils ont beaucoup d’argent. Ils recherchent des jeunes désœuvrés parce qu’ils sont facilement manipulables.
Les autorités du Niger ne font pas très attention à cela. Elles sont mobilisées sur les moyens à mettre en œuvre pour organiser une intervention militaire africaine. »
Une intervention armée ?
A l’instar du président guinéen Alpha Condé, plusieurs chefs d’Etat africains préconisent la création d’une force d’intervention africaine pour restaurer l’ordre dans le nord du Mali.
Des négociations se poursuivent en parallèle avec les différents protagonistes armés, par l’entremise du président burkinabé, Blaise Compaoré.
Membre fondateur et ancien président de l’Association mauritanienne des droits de l’homme, le professeur Cheikh Saad Bouh Kamara s’alarme :
« On va vers une période de violences et de déstabilisations terrible d’une durée indéterminée. Il existe aussi un risque de guerre civile aux conséquences néfastes et imprévisibles. Des flux massifs de réfugiés maliens sont déjà en train de vivre des situations de précarité extrême dans les pays voisins. »
En attendant, Mujao, Aqmi et Ansar Dine, les trois factions islamistes qui contrôlent le Nord-Mali, consolident leurs positions et se préparent à l’affrontement.
Le porte-parole d’Ansar Dine à Tombouctou, Sandah Ould Bou Amama, prévient :
« Pensez-vous vraiment que nous allons lever le drapeau blanc et leur souhaiter la bienvenue ? Nous sommes prêts à verser jusqu’à la dernière goutte de notre sang s’ils viennent ici. C’est l’enfer que nous leur promettons. »
et si Dieu était un sous-chef et qu'il n'ait rien dit à son patron ? Gustave Parking
la liberté de culte c'est le droit qu'a chacun de prendre des décisions pour lui-même mais ça ne lui donne pas le droit d'utiliser son dogme pour contrôler les autres. Barry Lynn
Offended you are ? A shit I don't give !
tu as peur de notre savoir avoue le. Titine. 2013
la liberté de culte c'est le droit qu'a chacun de prendre des décisions pour lui-même mais ça ne lui donne pas le droit d'utiliser son dogme pour contrôler les autres. Barry Lynn
Offended you are ? A shit I don't give !
tu as peur de notre savoir avoue le. Titine. 2013
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Maried
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Re: Et pendant ce temps, au Mali...
Ca me rappelle la guerre Iran Irak où les iraniens ont aussi envoyé des enfants se faire trouer la peau c'est vraiment horrible cette secte
"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
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Re: Et pendant ce temps, au Mali...
Nord-Mali : les enfants, recrues très prisées des djihadistes
http://www.jeuneafrique.com/Article/ART ... 712152037/
http://www.jeuneafrique.com/Article/ART ... 712152037/
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.
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Re: Et pendant ce temps, au Mali...
Ils agissent comme les islamistes de Somalie, ils se croient tous puissants parce qu'ils sont arrivés armes a la main dans un pays pauvre et rural , en proie a une forte instabilité politique... L’Algérie est prête à envoyer son armée dans le Nord Mali pour mater la rébellion, c'est une question de temps...
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