Kouchner
Publié : mer. 4 févr. 2009 15:46
Kouchner: attaques, embarras, soutiens... à droite comme à gauche
Bertrand ou Pécresse défendent Bernard Kouchner, Copé affirme qu’il «lui appartient» de s’expliquer, tout comme Montebourg, qui lui demande de le faire, «s'il a encore un honneur».
Les accusations de conflit d’intérêt entre activités publiques et privées en Afrique, portées à l’encontre de Bernard Kouchner, entraînent une situation singulière: la droite le défend, alors que ses anciens amis du Parti socialiste le somment de s’expliquer.
Le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand a ainsi pris la défense de Bernard Kouchner, estimant qu’«il y a beaucoup d’esprit de revanche» de la part des socialistes contre le ministre des affaires étrangères. «Je n’ai pas pas lu ce livre» mais «ce que j’en retiens, ce que je sais, c’est que c’est un livre à charge, très critique», a déclaré Bertrand sur LCI. Sur le fond de l’affaire, Xavier Bertrand estime qu’aux accusations portées contre le ministre par Pierre Péan, «les réponses ont été apportées» par Bernard Kouchner et son avocat.
«Ce n’est pas un homme d’argent»
Le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, est lui moins véhément dans la défense de Kouchner: «Il appartient évidemment à Bernard Kouchner de s’expliquer», estime-t-il. Il ajoute: «On vit dans une société où on jette très facilement des responsables publics aux piranhas sur la base d’un certain nombre d’allégations, d’affirmations, donc je crois que c’est bien que Bernard Kouchner puisse répondre à tout cela, et puis on verra ce qu’il en est». «A ma connaissance, la loi n’interdit pas ce genre d’activités. Il faut naturellement regarder tout cela dans le détail».
La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse souligne, elle, que «ce n’est pas l’opinion qui doit faire le procès des hommes politiques». «Il ne faut pas que l’honneur d’un homme soit jugé par l’opinion publique sur des rumeurs. Laissons Bernard Kouchner se défendre, je suis sûre qu’il le fera très bien», a ajouté Pécresse sur i-Télé.
Il a bien un ex-socialiste pour le défendre. Mais c’est un collègue du gouvernement. Eric Besson, ministre de l’Immigration, a déclaré ce matin sur Europe 1 qu’il «ne connaissait pas cette affaire» mais que son «présupposé, c’est qu’il est un honnête homme». «Je connais Bernard Kouchner et je sais que ce n’est pas un homme d’argent», ajoute-t-il.
«On ne laissera pas passer cette affaire»
Côté opposition, le député socialiste Arnaud Montebourg a appelé hier le ministre des Affaires étrangères à «s’expliquer sérieusement». «Les importantes révélations relatives aux multiples conflits d’intérêt et aux affaires d’argent dans lesquels se débat le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, constituent pour le moins de graves infractions à la morale publique», affirme le député de Saône-et-Loire. «Si Bernard Kouchner a encore un honneur, il doit enfin s’expliquer sérieusement devant l’opinion publique». Montebourg relève que la Constitution «prohibe toute conservation d’intérêt quel qu’il soit, surtout d’ordre financier, pour un ministre en exercice, en relation avec les affaires publiques dont il a la charge».
Quant au groupe PS, il envisage de poser dans les prochains jours une question au gouvernement sur le sujet. «Quand on aura vraiment lu le livre on posera une question de façon vraiment pertinente», a déclaré mardi le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault. «On ne laissera pas passer cette affaire. N’attendez pas de nous la complaisance ou le silence. Si Bernard Kouchner pense cela, il se trompe».
Aubry «ne croit pas» en l'affaire
Le député Vert de Paris Yves Cochet a souhaité hier que Kouchner s’explique devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
Et Martine Aubry ? Elle reste particulièrement réservée et se garde d’attaquer Kouchner. Elle ne veut pas dire «un mot de désagréable sur lui sur cette affaire, dont je ne connais rien, et que je préfère ne pas croire, parce que je ne la crois pas». «Je crois que Bernard Kouchner est un homme honnête. Je pense qu'il aime un peu trop le pouvoir, c'est peut-être pour cela qu'il est là où il est.»
(Source AFP)
Bertrand ou Pécresse défendent Bernard Kouchner, Copé affirme qu’il «lui appartient» de s’expliquer, tout comme Montebourg, qui lui demande de le faire, «s'il a encore un honneur».
Les accusations de conflit d’intérêt entre activités publiques et privées en Afrique, portées à l’encontre de Bernard Kouchner, entraînent une situation singulière: la droite le défend, alors que ses anciens amis du Parti socialiste le somment de s’expliquer.
Le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand a ainsi pris la défense de Bernard Kouchner, estimant qu’«il y a beaucoup d’esprit de revanche» de la part des socialistes contre le ministre des affaires étrangères. «Je n’ai pas pas lu ce livre» mais «ce que j’en retiens, ce que je sais, c’est que c’est un livre à charge, très critique», a déclaré Bertrand sur LCI. Sur le fond de l’affaire, Xavier Bertrand estime qu’aux accusations portées contre le ministre par Pierre Péan, «les réponses ont été apportées» par Bernard Kouchner et son avocat.
«Ce n’est pas un homme d’argent»
Le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, est lui moins véhément dans la défense de Kouchner: «Il appartient évidemment à Bernard Kouchner de s’expliquer», estime-t-il. Il ajoute: «On vit dans une société où on jette très facilement des responsables publics aux piranhas sur la base d’un certain nombre d’allégations, d’affirmations, donc je crois que c’est bien que Bernard Kouchner puisse répondre à tout cela, et puis on verra ce qu’il en est». «A ma connaissance, la loi n’interdit pas ce genre d’activités. Il faut naturellement regarder tout cela dans le détail».
La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse souligne, elle, que «ce n’est pas l’opinion qui doit faire le procès des hommes politiques». «Il ne faut pas que l’honneur d’un homme soit jugé par l’opinion publique sur des rumeurs. Laissons Bernard Kouchner se défendre, je suis sûre qu’il le fera très bien», a ajouté Pécresse sur i-Télé.
Il a bien un ex-socialiste pour le défendre. Mais c’est un collègue du gouvernement. Eric Besson, ministre de l’Immigration, a déclaré ce matin sur Europe 1 qu’il «ne connaissait pas cette affaire» mais que son «présupposé, c’est qu’il est un honnête homme». «Je connais Bernard Kouchner et je sais que ce n’est pas un homme d’argent», ajoute-t-il.
«On ne laissera pas passer cette affaire»
Côté opposition, le député socialiste Arnaud Montebourg a appelé hier le ministre des Affaires étrangères à «s’expliquer sérieusement». «Les importantes révélations relatives aux multiples conflits d’intérêt et aux affaires d’argent dans lesquels se débat le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, constituent pour le moins de graves infractions à la morale publique», affirme le député de Saône-et-Loire. «Si Bernard Kouchner a encore un honneur, il doit enfin s’expliquer sérieusement devant l’opinion publique». Montebourg relève que la Constitution «prohibe toute conservation d’intérêt quel qu’il soit, surtout d’ordre financier, pour un ministre en exercice, en relation avec les affaires publiques dont il a la charge».
Quant au groupe PS, il envisage de poser dans les prochains jours une question au gouvernement sur le sujet. «Quand on aura vraiment lu le livre on posera une question de façon vraiment pertinente», a déclaré mardi le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault. «On ne laissera pas passer cette affaire. N’attendez pas de nous la complaisance ou le silence. Si Bernard Kouchner pense cela, il se trompe».
Aubry «ne croit pas» en l'affaire
Le député Vert de Paris Yves Cochet a souhaité hier que Kouchner s’explique devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
Et Martine Aubry ? Elle reste particulièrement réservée et se garde d’attaquer Kouchner. Elle ne veut pas dire «un mot de désagréable sur lui sur cette affaire, dont je ne connais rien, et que je préfère ne pas croire, parce que je ne la crois pas». «Je crois que Bernard Kouchner est un homme honnête. Je pense qu'il aime un peu trop le pouvoir, c'est peut-être pour cela qu'il est là où il est.»
(Source AFP)