Politesse et savoir-vivre "1"
Publié : lun. 11 août 2008 13:33
Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et que le salut et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Mohamed. Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin, il est guidé et celui qui s'égare n'a ni maître ni conseiller.
La vertu dont nous allons parler aujourd’hui est considérée à tort comme bien étrangère à notre religion. Il s’agit de la vertu qu’on désigne par politesse, courtoisie, raffinement, savoir-vivre ou encore prévenance.
En effet, quelques uns diront sans doute : c’est vrai, qu’est ce que cela a à voir avec l’Islam ?
Mon intention, est de vous démontrer que cette vertu fait partie de l’Islam, et qu’en plus, notre religion est la première à l’avoir instaurée.
Il est difficile de définir la vertu d’aujourd’hui, car elle regroupe une quantité de qualités variées, telles que la civilité, le raffinement, la discipline, le savoir-vivre, la prévenance, le tact, le goût, la beauté, l’hygiène, l’ordre, la perspicacité , etc.
C’est une vertu qui fait partie des vertus islamiques fondamentales. Je sais que vous vous posez toujours la question sur la relation entre cette vertu et l’Islam et que le titre de cette causerie ne vous tente pas beaucoup. Vous croyez sans doute que de telles leçons doivent plus intéresser les diplomates ou les étudiants dans les missions étrangères.
Dans nos sociétés, nous retrouvons quatre sortes de comportement vis-à-vis de cette vertu :
Ceux qui croient que la politesse, la civilité, le raffinement, la bienséance et le tact sont des qualités qu’on retrouve essentiellement dans les cultures des pays développés. C’est pourquoi beaucoup de personnes croient fermement que ce sont ces pays qui peuvent nous apprendre ce genre de qualités, alors ils tiennent à ce que leurs enfants soient éduqués selon les programmes scolaires de ces pays. J’adresse à ceux-là ce message et nous verrons ensemble l’origine de cette vertu.
D’autres personnes sont persuadées que leur éducation est très distinguée. Elles sont en effet pleines de tact et ont un comportement courtois et raffiné mais elles sont convaincues que non seulement, elles ne retrouveront pas ces qualités dans la religion, mais s’imaginent qu’elles vont perdre leur politesse et leur délicatesse en se tournant vers l’Islam. Je leur dis que cet obstacle qu’elles ont dressé entre le savoir-vivre et la religion n’est qu’une chimère puisque le raffinement trouve son origine dans l’Islam.
Il y a encore ceux qui ont développé une opinion étrange selon laquelle, l’Islam est un ensemble d’actes cultuels qu’on pratique dans une mosquée et qui ne doit en aucun cas influencer les autres aspects de notre vie !
Il y a aussi ceux qui, par ignorance, minimisent énormément l’importance de ses qualités sous prétexte que ce sont les actes cultuels qui sont importants. Ils tiennent à parfaire leur pratique cultuelle et à satisfaire Allah (Que Son nom soit Exalté) mais ne comprennent pas que le raffinement fait partie des vertus que le Prophète (BP sur lui) prônait. Je leur conseille de comprendre l’Islam comme une religion complète et cette vertu n’est pas moindre en importance que la loyauté et la sincérité.
Toutes ces visions sont erronées et complètement éloignées de la vérité de notre religion.
J’insiste sur le fait que l’Islam est une religion qui doit gérer tous les aspects de notre vie, et que l’Islam donne une importance particulière aux qualités qui favorisent la bonne entente entre les hommes comme la politesse et l’amabilité.
Nous pratiquons sans doute ces qualités et plusieurs d’entre vous, n’ont pas de leçon à recevoir dans ce sens, c’est pourquoi le but essentiel de cette conférence est seulement de vous convaincre que l’Islam est le premier à avoir ordonné ces qualités et j’espère que par conséquent vous serez fiers d’appartenir à cette religion.
Il y a trois genres de politesses :
1) Politesse envers Allah (que Son nom soit exalté.)
2) Politesse envers le Prophète (BP sur lui).
3) Politesse envers les gens.
En faisant des recherches sur ce thème, j’ai été surpris par sa variété et sa quantité dans l’Islam. En effet, chaque circonstance de la vie suppose un aspect particulier de conduite et de politesse, il fallait donc que je fasse un peu de tri afin de pouvoir aborder plusieurs côtés de notre vie.
La politesse à l’intérieur du domicile :
Il est important de parler de la politesse et de la bienséance vis-à-vis de tes parents. Cependant pour faire face à toute ambiguïté, je ne fais pas référence à la bienfaisance envers les parents. Je donnerai plutôt des exemples qui illustreraient plus facilement l’importance de la politesse et du raffinement en Islam. L’un des compagnons du Prophète (BP sur lui), était entrain de mourir. L’un de ses frères présents entreprit comme il est ordonné dans ces moments, de lui rappeler l’attestation de foi : il n y a d’autre divinité que Dieu. Mais le pauvre homme ne put la prononcer.
Conscients de la gravité de la situation, les compagnons allèrent promptement voir le Prophète pour lui soumettre le problème. Après avoir écouté les compagnons; le Prophète s’enquit tout de suite: « A-t-il une mère ? » On répondit que oui, alors le Prophète décida d’aller la voir.
Le Prophète demanda à la mère du mourant :
- Comment était-il avec toi ?
- Il se conduisait bien avec moi, sauf qu’il rentrait quelquefois avec un paquet de fruits, il le dissimulait pour que je ne le voie pas et allait l’offrir en cachette à sa femme et ses enfants.
- Très bien, nous allons le jeter dans le feu, puisque tu ne lui pardonnes pas !
- Non, s’écria la mère, je lui pardonne, je lui pardonne !
Au même moment, l’homme mourant put enfin prononcer l’attestation.
Le Prophète (BP sur lui) nous raconte cette histoire : un homme des Beni Israël, appelé Jouraij Al-‘Abed, passait le plus clair de son temps en prière, un jour sa mère l’appela alors il se dit : « Ma mère ou ma prière ? », et il continua sa prière. Le jour suivant, sa mère l’appela de nouveau, il se dit : « Ma mère ou ma prière ? ». Il préféra continuer sa prière. Le troisième jour, sa mère l’appela encore, mais de nouveau il décida de ne pas interrompre sa prière, alors sa mère furieuse contre lui, dit : « Seigneur, ne le fais pas périr sans qu’il n’ait regardé les visages des prostituées. »
Un jour que Jouraij était dans son ermitage, une femme vint le trouver et essaya de le séduire mais comme il la repoussa, elle décida de se venger. Quelques mois plus tard, elle eut un enfant et déclara devant tout le monde que cet enfant était de Jouraij. Les hommes se rendirent chez lui, le firent sortir de son ermitage, l’injurièrent et détruisirent son ermitage.
Jouraij put, bien sûr, leur prouver son innocence, mais toute cette mésaventure lui arriva uniquement parce qu’il avait refusé de répondre à l’appel de sa mère !
C’est malheureusement une erreur que beaucoup de nos jeunes commettent sans penser à ses conséquences.
Nous avons vu que Jouraij a été retenu par sa prière, mais nos jeunes sont occupés à des choses futiles et sans intérêt; ils préfèrent rester trois heures avec leurs amis et ne daignent pas passer une demi heure avec leurs parents !
Une autre preuve que notre religion ne s’arrête pas aux limites de la mosquée ; l’Islam a établi des règles de politesses dans les plus petits détails à l’intérieur de la maison, notamment celles relatives à la liberté des personnes. Allah (que Son nom soit exalté) dit –ce qui peut être traduit comme : « ô vous qui avez cru ! Que les esclaves que vous possédez vous demandent permission avant d'entrer, ainsi que ceux des vôtres qui n'ont pas encore atteint la puberté, à trois moments : avant la Salat de l'aube, à midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu'après la Salat de la nuit; trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni à vous ni à eux d'aller et venir, les uns chez les autres. C'est ainsi qu'Allah vous expose clairement Ses versets, et Allah est Omniscient et Sage ». (TSC, An-Noûr ‘La Lumière’ : 58). Un tel verset établit l’une des règles de bienséance relative aux enfants qui doivent demander la permission d’entrer dans la chambre de leurs parents trois fois dans la journée. Avant l’aube, après-midi et après la prière du soir. L’islam vient régenter la vie de tout être humain dans ses moindres détails même à l’intérieur des chambres à coucher.
Un homme vint trouver le Prophète (BP sur lui) et lui dit: « Dois-je demander l’autorisation avant d’entrer dans la chambre de ma mère ? ». –Oui, répondit le Prophète. L’homme qui ne réalisait sans doute pas l’importance de cette règle de politesse, reposa encore sa question deux fois. Le Prophète lui dit : « Veux-tu surprendre ta mère nue ? ». L’homme répondit très vite : « Non, ô envoyé de Dieu ! » -Alors, demande l’autorisation avant d’entrer chez elle. Dit le Prophète (BP sur lui).
Poursuivons avec la politesse à l’intérieur du foyer et cette fois envers l’épouse. Dans les films européens, nous remarquons beaucoup de comportements de politesse et même de prévenance envers la femme. Le plus courant étant l’exemple où l’homme assis avec sa femme dans un restaurant coupe soigneusement un morceau de viande et le met dans la bouche de sa femme. En voyant cela, nos jeunes s’écrient « Que C’est romantique ! » et peut être même qu’ils imitent ce comportement dans l’intention d’être plus civilisés. Ces jeunes se sont apparemment trompés sur l’exemple à suivre, puisqu’ils ignorent complètement que leur Prophète (BP sur lui) a dit il y a de cela plus de 1400 ans : «La meilleure des aumônes est la bouchée de nourriture que le mari met dans la bouche de sa femme. »
Parmi les difficultés que rencontrent les nouveaux mariés, et qui peuvent même causer l’annulation du mariage, le peu de bienséance du mari qui refuse d’offrir à sa femme un niveau de vie semblable à celui où elle a grandi, ceci bien sûr dans le cas où il a les moyens de le faire.
Le Prophète (BP sur lui) nous donne ici une leçon de raffinement et de considération. Les femmes du Prophète comme on sait, vivaient toutes dans des maisons voisines de la mosquée du Prophète à Médine. Cet endroit de la ville a un climat rude et toutes ses femmes étaient habituées à ce genre de climat. En épousant Maria l’égyptienne, le Prophète lui donna une maison dans un endroit, Al’Awali, une région agricole dont le climat est assez proche de celui où elle vivait dans son pays, témoignant ainsi d’une prévenance et d’une attention sans pareilles.
Nous ne disons pas cela pour que les familles exigent pour leur fille une maison à l’endroit le plus cher de la ville ! Il y a d’autres choses qu’il faut prendre en considération ; lors du mariage de sa fille Fatima avec Ali Ibn Abi Taleb, le Prophète (BP sur lui), prit en considération que le mari n’avait pas de grands moyens, mais qu’il était quand même un bon parti pour sa fille simplement à cause de sa foi et de ses bonnes mœurs.
Un autre aspect de bon goût et d’attention envers l’épouse se manifeste pendant sa période de menstruation.
Durant cette période, le corps de la femme subit des changements qui influencent considérablement son comportement, elle devient irritable et sensible. Beaucoup d’hommes ignorant ce détail, réagissent d’une manière brutale et sans égards face aux irritations soudaines et sans raisons de leurs femmes.
Mais écoutez ce que dit Aicha (que Dieu l’agrée) en parlant de cette période : « Pendant la période de ma menstruation, je buvais dans un bol et je le déposais, le Prophète (BP sur lui), prenait le bol et le tournait en l’examinant un moment pour rechercher l’endroit où j’a bu, ensuite, il posait ses lèvres sur l’endroit du bol où j’avais mis mes lèvres pour boire. »
Vous ne trouverez jamais un exemple de prévenance aussi saisissant dans une autre civilisation, ni dans une autre religion. N’est-ce pas notre religion ? Pourquoi insistons-nous à importer des comportements étrangers et inappropriés ?!
On continue toujours avec le comportement envers l’épouse quand elle est en colère ou faible.
La vertu dont nous allons parler aujourd’hui est considérée à tort comme bien étrangère à notre religion. Il s’agit de la vertu qu’on désigne par politesse, courtoisie, raffinement, savoir-vivre ou encore prévenance.
En effet, quelques uns diront sans doute : c’est vrai, qu’est ce que cela a à voir avec l’Islam ?
Mon intention, est de vous démontrer que cette vertu fait partie de l’Islam, et qu’en plus, notre religion est la première à l’avoir instaurée.
Il est difficile de définir la vertu d’aujourd’hui, car elle regroupe une quantité de qualités variées, telles que la civilité, le raffinement, la discipline, le savoir-vivre, la prévenance, le tact, le goût, la beauté, l’hygiène, l’ordre, la perspicacité , etc.
C’est une vertu qui fait partie des vertus islamiques fondamentales. Je sais que vous vous posez toujours la question sur la relation entre cette vertu et l’Islam et que le titre de cette causerie ne vous tente pas beaucoup. Vous croyez sans doute que de telles leçons doivent plus intéresser les diplomates ou les étudiants dans les missions étrangères.
Dans nos sociétés, nous retrouvons quatre sortes de comportement vis-à-vis de cette vertu :
Ceux qui croient que la politesse, la civilité, le raffinement, la bienséance et le tact sont des qualités qu’on retrouve essentiellement dans les cultures des pays développés. C’est pourquoi beaucoup de personnes croient fermement que ce sont ces pays qui peuvent nous apprendre ce genre de qualités, alors ils tiennent à ce que leurs enfants soient éduqués selon les programmes scolaires de ces pays. J’adresse à ceux-là ce message et nous verrons ensemble l’origine de cette vertu.
D’autres personnes sont persuadées que leur éducation est très distinguée. Elles sont en effet pleines de tact et ont un comportement courtois et raffiné mais elles sont convaincues que non seulement, elles ne retrouveront pas ces qualités dans la religion, mais s’imaginent qu’elles vont perdre leur politesse et leur délicatesse en se tournant vers l’Islam. Je leur dis que cet obstacle qu’elles ont dressé entre le savoir-vivre et la religion n’est qu’une chimère puisque le raffinement trouve son origine dans l’Islam.
Il y a encore ceux qui ont développé une opinion étrange selon laquelle, l’Islam est un ensemble d’actes cultuels qu’on pratique dans une mosquée et qui ne doit en aucun cas influencer les autres aspects de notre vie !
Il y a aussi ceux qui, par ignorance, minimisent énormément l’importance de ses qualités sous prétexte que ce sont les actes cultuels qui sont importants. Ils tiennent à parfaire leur pratique cultuelle et à satisfaire Allah (Que Son nom soit Exalté) mais ne comprennent pas que le raffinement fait partie des vertus que le Prophète (BP sur lui) prônait. Je leur conseille de comprendre l’Islam comme une religion complète et cette vertu n’est pas moindre en importance que la loyauté et la sincérité.
Toutes ces visions sont erronées et complètement éloignées de la vérité de notre religion.
J’insiste sur le fait que l’Islam est une religion qui doit gérer tous les aspects de notre vie, et que l’Islam donne une importance particulière aux qualités qui favorisent la bonne entente entre les hommes comme la politesse et l’amabilité.
Nous pratiquons sans doute ces qualités et plusieurs d’entre vous, n’ont pas de leçon à recevoir dans ce sens, c’est pourquoi le but essentiel de cette conférence est seulement de vous convaincre que l’Islam est le premier à avoir ordonné ces qualités et j’espère que par conséquent vous serez fiers d’appartenir à cette religion.
Il y a trois genres de politesses :
1) Politesse envers Allah (que Son nom soit exalté.)
2) Politesse envers le Prophète (BP sur lui).
3) Politesse envers les gens.
En faisant des recherches sur ce thème, j’ai été surpris par sa variété et sa quantité dans l’Islam. En effet, chaque circonstance de la vie suppose un aspect particulier de conduite et de politesse, il fallait donc que je fasse un peu de tri afin de pouvoir aborder plusieurs côtés de notre vie.
La politesse à l’intérieur du domicile :
Il est important de parler de la politesse et de la bienséance vis-à-vis de tes parents. Cependant pour faire face à toute ambiguïté, je ne fais pas référence à la bienfaisance envers les parents. Je donnerai plutôt des exemples qui illustreraient plus facilement l’importance de la politesse et du raffinement en Islam. L’un des compagnons du Prophète (BP sur lui), était entrain de mourir. L’un de ses frères présents entreprit comme il est ordonné dans ces moments, de lui rappeler l’attestation de foi : il n y a d’autre divinité que Dieu. Mais le pauvre homme ne put la prononcer.
Conscients de la gravité de la situation, les compagnons allèrent promptement voir le Prophète pour lui soumettre le problème. Après avoir écouté les compagnons; le Prophète s’enquit tout de suite: « A-t-il une mère ? » On répondit que oui, alors le Prophète décida d’aller la voir.
Le Prophète demanda à la mère du mourant :
- Comment était-il avec toi ?
- Il se conduisait bien avec moi, sauf qu’il rentrait quelquefois avec un paquet de fruits, il le dissimulait pour que je ne le voie pas et allait l’offrir en cachette à sa femme et ses enfants.
- Très bien, nous allons le jeter dans le feu, puisque tu ne lui pardonnes pas !
- Non, s’écria la mère, je lui pardonne, je lui pardonne !
Au même moment, l’homme mourant put enfin prononcer l’attestation.
Le Prophète (BP sur lui) nous raconte cette histoire : un homme des Beni Israël, appelé Jouraij Al-‘Abed, passait le plus clair de son temps en prière, un jour sa mère l’appela alors il se dit : « Ma mère ou ma prière ? », et il continua sa prière. Le jour suivant, sa mère l’appela de nouveau, il se dit : « Ma mère ou ma prière ? ». Il préféra continuer sa prière. Le troisième jour, sa mère l’appela encore, mais de nouveau il décida de ne pas interrompre sa prière, alors sa mère furieuse contre lui, dit : « Seigneur, ne le fais pas périr sans qu’il n’ait regardé les visages des prostituées. »
Un jour que Jouraij était dans son ermitage, une femme vint le trouver et essaya de le séduire mais comme il la repoussa, elle décida de se venger. Quelques mois plus tard, elle eut un enfant et déclara devant tout le monde que cet enfant était de Jouraij. Les hommes se rendirent chez lui, le firent sortir de son ermitage, l’injurièrent et détruisirent son ermitage.
Jouraij put, bien sûr, leur prouver son innocence, mais toute cette mésaventure lui arriva uniquement parce qu’il avait refusé de répondre à l’appel de sa mère !
C’est malheureusement une erreur que beaucoup de nos jeunes commettent sans penser à ses conséquences.
Nous avons vu que Jouraij a été retenu par sa prière, mais nos jeunes sont occupés à des choses futiles et sans intérêt; ils préfèrent rester trois heures avec leurs amis et ne daignent pas passer une demi heure avec leurs parents !
Une autre preuve que notre religion ne s’arrête pas aux limites de la mosquée ; l’Islam a établi des règles de politesses dans les plus petits détails à l’intérieur de la maison, notamment celles relatives à la liberté des personnes. Allah (que Son nom soit exalté) dit –ce qui peut être traduit comme : « ô vous qui avez cru ! Que les esclaves que vous possédez vous demandent permission avant d'entrer, ainsi que ceux des vôtres qui n'ont pas encore atteint la puberté, à trois moments : avant la Salat de l'aube, à midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu'après la Salat de la nuit; trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni à vous ni à eux d'aller et venir, les uns chez les autres. C'est ainsi qu'Allah vous expose clairement Ses versets, et Allah est Omniscient et Sage ». (TSC, An-Noûr ‘La Lumière’ : 58). Un tel verset établit l’une des règles de bienséance relative aux enfants qui doivent demander la permission d’entrer dans la chambre de leurs parents trois fois dans la journée. Avant l’aube, après-midi et après la prière du soir. L’islam vient régenter la vie de tout être humain dans ses moindres détails même à l’intérieur des chambres à coucher.
Un homme vint trouver le Prophète (BP sur lui) et lui dit: « Dois-je demander l’autorisation avant d’entrer dans la chambre de ma mère ? ». –Oui, répondit le Prophète. L’homme qui ne réalisait sans doute pas l’importance de cette règle de politesse, reposa encore sa question deux fois. Le Prophète lui dit : « Veux-tu surprendre ta mère nue ? ». L’homme répondit très vite : « Non, ô envoyé de Dieu ! » -Alors, demande l’autorisation avant d’entrer chez elle. Dit le Prophète (BP sur lui).
Poursuivons avec la politesse à l’intérieur du foyer et cette fois envers l’épouse. Dans les films européens, nous remarquons beaucoup de comportements de politesse et même de prévenance envers la femme. Le plus courant étant l’exemple où l’homme assis avec sa femme dans un restaurant coupe soigneusement un morceau de viande et le met dans la bouche de sa femme. En voyant cela, nos jeunes s’écrient « Que C’est romantique ! » et peut être même qu’ils imitent ce comportement dans l’intention d’être plus civilisés. Ces jeunes se sont apparemment trompés sur l’exemple à suivre, puisqu’ils ignorent complètement que leur Prophète (BP sur lui) a dit il y a de cela plus de 1400 ans : «La meilleure des aumônes est la bouchée de nourriture que le mari met dans la bouche de sa femme. »
Parmi les difficultés que rencontrent les nouveaux mariés, et qui peuvent même causer l’annulation du mariage, le peu de bienséance du mari qui refuse d’offrir à sa femme un niveau de vie semblable à celui où elle a grandi, ceci bien sûr dans le cas où il a les moyens de le faire.
Le Prophète (BP sur lui) nous donne ici une leçon de raffinement et de considération. Les femmes du Prophète comme on sait, vivaient toutes dans des maisons voisines de la mosquée du Prophète à Médine. Cet endroit de la ville a un climat rude et toutes ses femmes étaient habituées à ce genre de climat. En épousant Maria l’égyptienne, le Prophète lui donna une maison dans un endroit, Al’Awali, une région agricole dont le climat est assez proche de celui où elle vivait dans son pays, témoignant ainsi d’une prévenance et d’une attention sans pareilles.
Nous ne disons pas cela pour que les familles exigent pour leur fille une maison à l’endroit le plus cher de la ville ! Il y a d’autres choses qu’il faut prendre en considération ; lors du mariage de sa fille Fatima avec Ali Ibn Abi Taleb, le Prophète (BP sur lui), prit en considération que le mari n’avait pas de grands moyens, mais qu’il était quand même un bon parti pour sa fille simplement à cause de sa foi et de ses bonnes mœurs.
Un autre aspect de bon goût et d’attention envers l’épouse se manifeste pendant sa période de menstruation.
Durant cette période, le corps de la femme subit des changements qui influencent considérablement son comportement, elle devient irritable et sensible. Beaucoup d’hommes ignorant ce détail, réagissent d’une manière brutale et sans égards face aux irritations soudaines et sans raisons de leurs femmes.
Mais écoutez ce que dit Aicha (que Dieu l’agrée) en parlant de cette période : « Pendant la période de ma menstruation, je buvais dans un bol et je le déposais, le Prophète (BP sur lui), prenait le bol et le tournait en l’examinant un moment pour rechercher l’endroit où j’a bu, ensuite, il posait ses lèvres sur l’endroit du bol où j’avais mis mes lèvres pour boire. »
Vous ne trouverez jamais un exemple de prévenance aussi saisissant dans une autre civilisation, ni dans une autre religion. N’est-ce pas notre religion ? Pourquoi insistons-nous à importer des comportements étrangers et inappropriés ?!
On continue toujours avec le comportement envers l’épouse quand elle est en colère ou faible.