Re: Tunisie, les islamistes tombent le masque
Publié : ven. 24 août 2012 15:44
Elu PS agressé en Tunisie : Fabius et Copé lui témoignent leur soutien
A la suite de l'agression dont a été victime Jamel Gharbi, élu régional PS dans la Sarthe depuis 2010, le ministre des Affaires étrangères mais aussi le secrétaire général de l'UMP lui ont témoigné leur soutien jeudi.
Jamel Gharbi, 62 ans, conseiller régional PS de la Sarthe depuis 2010 et chargé de mission insertion à la Ville du Mans, a été roué de coups lors d'un séjour en Tunisie par des salafistes venus manifester contre un festival.
| D.R/ R.P.L 146 réactions Réagir
Dans la soirée du 16 août, à Bizerte, ville dont il est originaire, alors qu'il se promenait en famille dans le quartier du port, l'élu socialiste, chargé de mission à la ville du mans, dit avoir été roué de coups par des militants salafistes qui manifestaient contre un festival culturel. MON ACTIVITÉ
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Tunisie : un élu français agressé par des salafistes en Tunisie Son épouse, Françoise, portait un débardeur et un pantacourt ; sa fille de 12 ans un short et un tee-shirt. «Nous avons croisé un groupe d'une cinquantaine de salafistes qui les ont agressées verbalement en raison de leurs vêtements d'été, qui n'avaient pourtant rien de choquant», a-t-il expliqué.
Après avoir crié à ses proches de s'enfuir, Jamel Gharbi a vu les agresseurs se ruer sur lui et le «frapper à coups de matraques et de gourdins». «Personne ne m'a secouru, assure-t-il. Je n'ai dû mon salut qu'au fait que j'ai réussi à m'enfuir. Si j'étais tombé à terre, ils m'auraient lynché». Victime de nombreuses contusions et choqué, ainsi que ses proches, l'élu sarthois s'est vu prescrire 15 jours d'ITT (incapacité totale de travail). Il est rentré en urgence en France avec sa famille, après avoir porté plainte et avoir été pris en charge par l'ambassade de France.
AUDIO. Le témoignage de Jamel Gharbi
Laurent Fabius : «Nos représentants en Tunisie contacteront le gouvernement». «Je ai dit tout mon soutien (à Jamel Gharbi, Ndlr ) parce qu'il était très secoué», a déclaré ce jeudi le chef de la diplomatie française. «Ce type d'action ne peut pas être accepté», a-t-il poursuivi, en déplorant l'absence d'aide de la population et de la police tunisiennes lors de cet évènement. «J'ai demandé que cet incident fasse l'objet d'un contact avec le gouvernement tunisien par nos représentants en Tunisie», a-t-il enfin indiqué.
Jean-François Copé ne veut pas d'amalgame. Exprimant «toute sa sympathie et son soutien», le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé estime que «les auteurs de cet acte misérable qui prétendent être animés par des convictions religieuses sont des délinquants mus par la haine, l'extrémisme et le fanatisme». «Ils ne représentent en rien le peuple tunisien qui est engagé dans une transition politique vers la démocratie», assure-t-il dans un communiqué. «L'UMP apporte tout son soutien aux formations politiques et aux organisations de la société civile qui luttent pour la liberté, l'égalité des sexes et le maintien de la tradition tolérante de la Tunisie», ajoute le secrétaire général du parti.
Jacques Auxiette (PS) : «Une agression violente et gratuite». Le président du conseil régional des Pays de la Loire a condamné «fermement cette agression violente et gratuite de la part d'une minorité d'activistes religieux». «En relation étroite avec le Quai d'Orsay et l'ambassade de France à Tunis (...), la collectivité régionale restera informée et attentive aux suites données à la plainte déposée par son élu», a-t-il poursuivi.
Bertrand Delanoë (PS) : un acte qui «porte atteinte aux valeurs de la Tunisie». Le maire de Paris, qui possède une résidence à Bizerte, a témoigné son soutien par téléphone à Jamel Gharbi. Il a dénoncé mercredi «un acte indigne et lâche, perpétré par une minorité extrémiste» et qui «porte atteinte aux valeurs de la Tunisie».« Le peuple tunisien, dont je connais l'attachement à la tolérance, à la démocratie, au pluralisme et aux droits de l'homme, constitue le meilleur rempart face à l'obscurantisme et à l'extrémisme», a-t-il écrit dans un communiqué.
A Sidi Bouzid, un quartier attaqué par des salafistes
Des centaines de militants salafistes présumés ont attaqué un quartier de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant au moins sept blessés. Selon un homme blessé à l'arme blanche, plusieurs centaines d'assaillants venus en voiture ont pénétré en pleine nuit dans la cité Aouled Belhedi, attaquant une quinzaine de maisons de ce quartier populaire. Les affrontements entre habitants et fondamentalistes religieux ont duré jusqu'à l'aube, sans que la police n'intervienne. Une source au sein des forces de l'ordre locale prétend que la police n'est pas intervenue pour «ne pas aggraver la situation».
Selon les habitants de la cité, le conflit a débuté lundi soir lorsque des salafistes ont tenté d'enlever un homme ivre afin de le punir selon les règles de la charia. En réaction, mercredi, des jeunes de la cité ont passé à tabac trois fondamentalistes. Cette mouvance religieuse, dont Sidi Bouzid est un bastion, aurait alors réuni des centaines de ses partisans pour attaquer le quartier jeudi à l'aube. Les salafistes ont multiplié les coups d'éclat depuis une semaine, attaquant plusieurs spectacles, notamment le 16 août à Bizerte, où 200 hommes armés de sabres et de bâtons ont assailli une manifestation culturelle, blessant cinq personnes.
A la suite de l'agression dont a été victime Jamel Gharbi, élu régional PS dans la Sarthe depuis 2010, le ministre des Affaires étrangères mais aussi le secrétaire général de l'UMP lui ont témoigné leur soutien jeudi.
Jamel Gharbi, 62 ans, conseiller régional PS de la Sarthe depuis 2010 et chargé de mission insertion à la Ville du Mans, a été roué de coups lors d'un séjour en Tunisie par des salafistes venus manifester contre un festival.
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Dans la soirée du 16 août, à Bizerte, ville dont il est originaire, alors qu'il se promenait en famille dans le quartier du port, l'élu socialiste, chargé de mission à la ville du mans, dit avoir été roué de coups par des militants salafistes qui manifestaient contre un festival culturel. MON ACTIVITÉ
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Tunisie : un élu français agressé par des salafistes en Tunisie Son épouse, Françoise, portait un débardeur et un pantacourt ; sa fille de 12 ans un short et un tee-shirt. «Nous avons croisé un groupe d'une cinquantaine de salafistes qui les ont agressées verbalement en raison de leurs vêtements d'été, qui n'avaient pourtant rien de choquant», a-t-il expliqué.
Après avoir crié à ses proches de s'enfuir, Jamel Gharbi a vu les agresseurs se ruer sur lui et le «frapper à coups de matraques et de gourdins». «Personne ne m'a secouru, assure-t-il. Je n'ai dû mon salut qu'au fait que j'ai réussi à m'enfuir. Si j'étais tombé à terre, ils m'auraient lynché». Victime de nombreuses contusions et choqué, ainsi que ses proches, l'élu sarthois s'est vu prescrire 15 jours d'ITT (incapacité totale de travail). Il est rentré en urgence en France avec sa famille, après avoir porté plainte et avoir été pris en charge par l'ambassade de France.
AUDIO. Le témoignage de Jamel Gharbi
Laurent Fabius : «Nos représentants en Tunisie contacteront le gouvernement». «Je ai dit tout mon soutien (à Jamel Gharbi, Ndlr ) parce qu'il était très secoué», a déclaré ce jeudi le chef de la diplomatie française. «Ce type d'action ne peut pas être accepté», a-t-il poursuivi, en déplorant l'absence d'aide de la population et de la police tunisiennes lors de cet évènement. «J'ai demandé que cet incident fasse l'objet d'un contact avec le gouvernement tunisien par nos représentants en Tunisie», a-t-il enfin indiqué.
Jean-François Copé ne veut pas d'amalgame. Exprimant «toute sa sympathie et son soutien», le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé estime que «les auteurs de cet acte misérable qui prétendent être animés par des convictions religieuses sont des délinquants mus par la haine, l'extrémisme et le fanatisme». «Ils ne représentent en rien le peuple tunisien qui est engagé dans une transition politique vers la démocratie», assure-t-il dans un communiqué. «L'UMP apporte tout son soutien aux formations politiques et aux organisations de la société civile qui luttent pour la liberté, l'égalité des sexes et le maintien de la tradition tolérante de la Tunisie», ajoute le secrétaire général du parti.
Jacques Auxiette (PS) : «Une agression violente et gratuite». Le président du conseil régional des Pays de la Loire a condamné «fermement cette agression violente et gratuite de la part d'une minorité d'activistes religieux». «En relation étroite avec le Quai d'Orsay et l'ambassade de France à Tunis (...), la collectivité régionale restera informée et attentive aux suites données à la plainte déposée par son élu», a-t-il poursuivi.
Bertrand Delanoë (PS) : un acte qui «porte atteinte aux valeurs de la Tunisie». Le maire de Paris, qui possède une résidence à Bizerte, a témoigné son soutien par téléphone à Jamel Gharbi. Il a dénoncé mercredi «un acte indigne et lâche, perpétré par une minorité extrémiste» et qui «porte atteinte aux valeurs de la Tunisie».« Le peuple tunisien, dont je connais l'attachement à la tolérance, à la démocratie, au pluralisme et aux droits de l'homme, constitue le meilleur rempart face à l'obscurantisme et à l'extrémisme», a-t-il écrit dans un communiqué.
A Sidi Bouzid, un quartier attaqué par des salafistes
Des centaines de militants salafistes présumés ont attaqué un quartier de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant au moins sept blessés. Selon un homme blessé à l'arme blanche, plusieurs centaines d'assaillants venus en voiture ont pénétré en pleine nuit dans la cité Aouled Belhedi, attaquant une quinzaine de maisons de ce quartier populaire. Les affrontements entre habitants et fondamentalistes religieux ont duré jusqu'à l'aube, sans que la police n'intervienne. Une source au sein des forces de l'ordre locale prétend que la police n'est pas intervenue pour «ne pas aggraver la situation».
Selon les habitants de la cité, le conflit a débuté lundi soir lorsque des salafistes ont tenté d'enlever un homme ivre afin de le punir selon les règles de la charia. En réaction, mercredi, des jeunes de la cité ont passé à tabac trois fondamentalistes. Cette mouvance religieuse, dont Sidi Bouzid est un bastion, aurait alors réuni des centaines de ses partisans pour attaquer le quartier jeudi à l'aube. Les salafistes ont multiplié les coups d'éclat depuis une semaine, attaquant plusieurs spectacles, notamment le 16 août à Bizerte, où 200 hommes armés de sabres et de bâtons ont assailli une manifestation culturelle, blessant cinq personnes.

