Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-islamiq
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
La Politique de Massinissa.
Massinissa fut également un administrateur remarquable. Il amassa un énorme trésor, qui lui permit d'entretenir une armée. Pour donner une idée de l'accroissement de sa richesse, il suffit de considérer la montée en puissance de ces troupes. En 202 avant JC, celle-ci ne comprenait que 4000 cavaliers et 6000 fantassins, lorsqu'il prêta main forte à Scipion. Cinquante ans plus tard en 150 avant JC, il se présenta à la bataille de Zama contre Carthage à la tête d'une armée de plus de 50 000 hommes, qui comportait une impressionnante cavalerie et aussi un redoutable corps d'éléphants dont une partie provenant des prises carthaginoises et l'autre partie était issue de ses propres élevages.
La force du royaume a dépendu de l'unité du peuple massyle et de la cohésion des tribus autour du souverain. Les tribus ont fourni au roi des contingents et Massinissa a su organiser une armée régulière soumise à son autorité. L'organisation de cette armée a été conditionnée par celle des finances.
Le royaume numide fut un agrégat de grandes tribus ou confédérations qui formaient les unités politiques fondamentales. La tribu possédait des marchés, quelques villages; la ville était organisée en dehors de la tribu, elle était administrée par un magistrat mais aussi par une assemblée du peuple qui détenait la souveraineté locale.
Durant ce long règne, Masinissa oeuvra inlassablement pour édifier un état moderne comparable par son organisation et sa prospérité à celui que connut Carthage.
A la tête de chaque province il plaça un gouverneur et à la tête de chaque tribu un « Amokrane » (le chef). Son conseil, formé de dix personnes, le seconda efficacement dans sa politique et son administration générale. Au nombre de ces dix conseillers il avait trois de ses fils : Micipsa qui le suppléait en plusieurs affaires, Gulussa, chargé de la conduite des armées et Mastanabal chargé du trésor royal. Il mit en circulation une monnaie frappée à son effigie, « avec de traits réguliers, un oeil largement ouvert sous un sourcil assez épais, des cheveux abondants et boudés, une barbe s'allongeant en point
On sait malheureusement assez peu de choses sur le système politique de son royaume. Il semble qu'il se soit appuyé sur l'ancien système démocratique - les assemblées d'hommes qui décident des affaires du village - hérité par les phéniciens de la Grèce Antique, et sur les tribus. Selon certains auteurs, il s'inspira du système carthaginois. Ceci signifie qu'il devait probablement exister une assemblée constituée de représentants des tribus pour le conseiller.
En politique étrangère aussi, il fut également très brillant. Tous les traités passés étaient scrupuleusement respectés. Même Rome n'osait pas remettre en cause son autorité, bien consciente qu'il valait mieux compter avec un allié d'une telle puissance, fut il encombrant, que de s'en défaire. S'il fut son allié, il n'en fut jamais un vassal, bien au contraire, et ceci grâce à sa très grande habileté diplomatique.
Il entretint des relations avec tous les pays méditerranéens : « le petit prince massyle était devenu un souverain très puissant, célèbre dans tous les pays de la Méditerranée, depuis l'Espagne, qui se souvenait des exploits de sa jeunesse, jusqu'à l'Orient, lointain, où il se ménagea des amitiés : Nicomède qui devint roi de Bithynie très peu de temps avant la mort de Masinissa proclamait que celui-ci lui avait témoigné une affection et une bienveillance paternelles. Massinissa fut attentif à plaire, aux grecs, dispensateurs de renommée et commerçants avisés avec lesquels on pouvait traiter de grosses affaires.
Il offrit à Rhodes du bois et de l'ivoire; à Delos, du blé, dont la vente rapporta quelques milliers de drachmes au temple d'Apollon. Trois statues au moins furent élevées dans l'île: une par un marchand athénien qui se disait son ami, une autre par un rhodénien, qui était probablement aussi un très riche marchand, une troisième par ce Nicomède que nous venons de mentionner. Il eut des égards pour l'historien Polybe, quand celui ci vint lui rendre visite, en compagnie de Scipion Emilien.
Sur le plan de la politiqure interne à son royaume, Massinissa proclama que "l'Afrique revient aux africains", n'acceptant aucune ingérence étrangère dans les affaires de son état. Il refusait totalement la corruption, pourtant si répandu dans l'antiquité, et notamment en politique étrangère. C'est cette intégrité sans faille qui lui permit de tenir tête à toutes les autres nations, à commencer par l'Empire Romain.
Massinissa fut également un administrateur remarquable. Il amassa un énorme trésor, qui lui permit d'entretenir une armée. Pour donner une idée de l'accroissement de sa richesse, il suffit de considérer la montée en puissance de ces troupes. En 202 avant JC, celle-ci ne comprenait que 4000 cavaliers et 6000 fantassins, lorsqu'il prêta main forte à Scipion. Cinquante ans plus tard en 150 avant JC, il se présenta à la bataille de Zama contre Carthage à la tête d'une armée de plus de 50 000 hommes, qui comportait une impressionnante cavalerie et aussi un redoutable corps d'éléphants dont une partie provenant des prises carthaginoises et l'autre partie était issue de ses propres élevages.
La force du royaume a dépendu de l'unité du peuple massyle et de la cohésion des tribus autour du souverain. Les tribus ont fourni au roi des contingents et Massinissa a su organiser une armée régulière soumise à son autorité. L'organisation de cette armée a été conditionnée par celle des finances.
Le royaume numide fut un agrégat de grandes tribus ou confédérations qui formaient les unités politiques fondamentales. La tribu possédait des marchés, quelques villages; la ville était organisée en dehors de la tribu, elle était administrée par un magistrat mais aussi par une assemblée du peuple qui détenait la souveraineté locale.
Durant ce long règne, Masinissa oeuvra inlassablement pour édifier un état moderne comparable par son organisation et sa prospérité à celui que connut Carthage.
A la tête de chaque province il plaça un gouverneur et à la tête de chaque tribu un « Amokrane » (le chef). Son conseil, formé de dix personnes, le seconda efficacement dans sa politique et son administration générale. Au nombre de ces dix conseillers il avait trois de ses fils : Micipsa qui le suppléait en plusieurs affaires, Gulussa, chargé de la conduite des armées et Mastanabal chargé du trésor royal. Il mit en circulation une monnaie frappée à son effigie, « avec de traits réguliers, un oeil largement ouvert sous un sourcil assez épais, des cheveux abondants et boudés, une barbe s'allongeant en point
On sait malheureusement assez peu de choses sur le système politique de son royaume. Il semble qu'il se soit appuyé sur l'ancien système démocratique - les assemblées d'hommes qui décident des affaires du village - hérité par les phéniciens de la Grèce Antique, et sur les tribus. Selon certains auteurs, il s'inspira du système carthaginois. Ceci signifie qu'il devait probablement exister une assemblée constituée de représentants des tribus pour le conseiller.
En politique étrangère aussi, il fut également très brillant. Tous les traités passés étaient scrupuleusement respectés. Même Rome n'osait pas remettre en cause son autorité, bien consciente qu'il valait mieux compter avec un allié d'une telle puissance, fut il encombrant, que de s'en défaire. S'il fut son allié, il n'en fut jamais un vassal, bien au contraire, et ceci grâce à sa très grande habileté diplomatique.
Il entretint des relations avec tous les pays méditerranéens : « le petit prince massyle était devenu un souverain très puissant, célèbre dans tous les pays de la Méditerranée, depuis l'Espagne, qui se souvenait des exploits de sa jeunesse, jusqu'à l'Orient, lointain, où il se ménagea des amitiés : Nicomède qui devint roi de Bithynie très peu de temps avant la mort de Masinissa proclamait que celui-ci lui avait témoigné une affection et une bienveillance paternelles. Massinissa fut attentif à plaire, aux grecs, dispensateurs de renommée et commerçants avisés avec lesquels on pouvait traiter de grosses affaires.
Il offrit à Rhodes du bois et de l'ivoire; à Delos, du blé, dont la vente rapporta quelques milliers de drachmes au temple d'Apollon. Trois statues au moins furent élevées dans l'île: une par un marchand athénien qui se disait son ami, une autre par un rhodénien, qui était probablement aussi un très riche marchand, une troisième par ce Nicomède que nous venons de mentionner. Il eut des égards pour l'historien Polybe, quand celui ci vint lui rendre visite, en compagnie de Scipion Emilien.
Sur le plan de la politiqure interne à son royaume, Massinissa proclama que "l'Afrique revient aux africains", n'acceptant aucune ingérence étrangère dans les affaires de son état. Il refusait totalement la corruption, pourtant si répandu dans l'antiquité, et notamment en politique étrangère. C'est cette intégrité sans faille qui lui permit de tenir tête à toutes les autres nations, à commencer par l'Empire Romain.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Ces textes dans un but pédagogique pour ceux qui sont originaires d'Afrique du Nord auxquels on'a fait croire que avant l'arrivée des hordes arabes et leur peste verte (islam) il n'existait rien dans le nord de ce continent. 
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Donia
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Pour compléter le dossier sur l'histoire berbère de l'Afrique du nord :
http://www.youtube.com/watch?v=dPpCk7J7t5Y
http://www.youtube.com/watch?v=m4vLdyq7gJw
http://www.youtube.com/watch?v=dPpCk7J7t5Y
http://www.youtube.com/watch?v=m4vLdyq7gJw
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Lilith
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
super Donia! merci pour ces vidéos 
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Donia
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
L'histoire du drapeau berbère

Tacvav Imaziɣen correspond au drapeau berbère, il est constitué de trois bandes de couleurs (bleu, vert, jaune) et orné d’un signe imaziren (la lettre Z de l’alphabet tifinaɣ) de couleur rouge. Z comme Zemeɣ qui chez les Touaregs désigne la colonne vertébrale. Il signifie « porter le mal », « porter le fardeau ». Traduit du berbère : « Je suis capable, je peux », ce n’est autre qu’un symbole de résistance. Il symbolise la liberté et l’indépendance du sujet.
On peut remarquer que l’on retrouve aussi ces couleurs sur les bijoux kabyles : les bracelets, les bagues, les colliers, les broches, la croix du sud, … Ces trois couleurs sont des couleurs spécifiques aux Berbères. On peut se demander alors : pourquoi ces trois couleurs sont-elles si souvent représentées dans l’art berbère ? Ont-elles une signification particulière ?
En fait, les trois couleurs du drapeau berbère (bleu-vert-jaune) sont symboliques, elles représentent chacune un paysage de la Numidie (nom de l'Afrique du Nord berbère avant JC) :
bleu : la mer (le Bassin méditerranéen)
vert : la nature (les montagnes de toute l’Afrique du Nord)
jaune : le désert (le Sahara des Touaregs)
On raconte qu’un chef de bataille a déchiré dans un tissu ces trois couleurs et a distribué chacun de ces morceaux à trois équipes différentes en leur disant que leur but devra être au terme de la bataille d’unifier tous les Berbères (en rassemblant les trois couleurs).
Le rouge symbolise le sang, le sang grâce auquel la liberté s’arrache.
Il y a donc cette idée de sauvegarder le territoire sachant que la victoire s’acquiert avec le prix du sang.

Ce sont des associations berbères notamment le Mouvement Culturel Berbère qui, dans les années 70 ont contribué à l’élaboration de ce drapeau. Pour représenter le paysage de la l'Afrique du Nord berbère (Taferka, Tamazɣa, appelée aussi Berbérie..), elles ont effectué tout un travail de recherche en ce qui concerne les couleurs et le signe imaziɣen qui représente l’« Homme Libre ».
http://tessa008.blogspot.fr/2009/09/tac ... apeau.html

Tacvav Imaziɣen correspond au drapeau berbère, il est constitué de trois bandes de couleurs (bleu, vert, jaune) et orné d’un signe imaziren (la lettre Z de l’alphabet tifinaɣ) de couleur rouge. Z comme Zemeɣ qui chez les Touaregs désigne la colonne vertébrale. Il signifie « porter le mal », « porter le fardeau ». Traduit du berbère : « Je suis capable, je peux », ce n’est autre qu’un symbole de résistance. Il symbolise la liberté et l’indépendance du sujet.
On peut remarquer que l’on retrouve aussi ces couleurs sur les bijoux kabyles : les bracelets, les bagues, les colliers, les broches, la croix du sud, … Ces trois couleurs sont des couleurs spécifiques aux Berbères. On peut se demander alors : pourquoi ces trois couleurs sont-elles si souvent représentées dans l’art berbère ? Ont-elles une signification particulière ?
En fait, les trois couleurs du drapeau berbère (bleu-vert-jaune) sont symboliques, elles représentent chacune un paysage de la Numidie (nom de l'Afrique du Nord berbère avant JC) :
bleu : la mer (le Bassin méditerranéen)
vert : la nature (les montagnes de toute l’Afrique du Nord)
jaune : le désert (le Sahara des Touaregs)
On raconte qu’un chef de bataille a déchiré dans un tissu ces trois couleurs et a distribué chacun de ces morceaux à trois équipes différentes en leur disant que leur but devra être au terme de la bataille d’unifier tous les Berbères (en rassemblant les trois couleurs).
Le rouge symbolise le sang, le sang grâce auquel la liberté s’arrache.
Il y a donc cette idée de sauvegarder le territoire sachant que la victoire s’acquiert avec le prix du sang.

Ce sont des associations berbères notamment le Mouvement Culturel Berbère qui, dans les années 70 ont contribué à l’élaboration de ce drapeau. Pour représenter le paysage de la l'Afrique du Nord berbère (Taferka, Tamazɣa, appelée aussi Berbérie..), elles ont effectué tout un travail de recherche en ce qui concerne les couleurs et le signe imaziɣen qui représente l’« Homme Libre ».
http://tessa008.blogspot.fr/2009/09/tac ... apeau.html
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Donia
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
L'histoire de la reine Dihya, figure légendaire de la résistance à l'islamisation

La Kahina, de son vrai nom Dihya ou Dahya, symbolise l'âme de la résistance amazighe face aux musulmans. Reine des Aurès, et probablement de religion chrétienne, elle montre un courage remarquable contre l'invasion musulmane, d'autant qu'elle est déjà âgée lors de la lutte. Elle parvient à rassembler les tribus imazighen. Lorsque qu'Hassan Ibn en Nu'man attaque le pays en 697 son armée est écrasée, et les musulmans chassés. Après s'être débarrassé des Byzantins, qui occupent encore une partie de la région, Hassan Ibn en Nu'man livre une guerre systématique aux Imazighen, dévastant le Nord du pays.
En 701, ayant obtenu des renforts du Calife Ibn Marwan, Hassan Ibn en Nu'man reprend tous les territoires perdus. Il finit par vaincre les Imazighen, lors de la dure bataille de Tabarqa, et capture Dihya, qu'il fait décapiter. Cependant, Hassan Ibn en Nu'man n'est pas cruel. Non seulement, il ne fait pas de prisonniers, mais il donne le commandement de ses armées aux deux fils de Dihya, qui se convertissent à l'Islam. Il ne commet pas d'exactions, et fait preuve de bienveillance à l'égard du peuple.
Jamais sans doute un personnage historique n'a fait l'objet de tant d'interprétations. La reine Dihya est en effet plus qu'une reine au comportement exemplaire et héroïque. Elle est un symbole de résistance, et habite l'imaginaire des Imazighen.
Son nom n'est même pas bien établi : elle s'appelait peut-être Dahya, Damya ou Kahia.
Bien des interprétations la concernant ne sont pas sans arrière-pensées idéologiques. Pour les occidentaux, il s'agit d'une reine mythique, comme s'il fallait minimiser son combat. On la dit chrétienne dans le même but, comme si elle présageait de la domination coloniale, alors qu'elle fut au contraire l'exemple du refus de la soumission. Les historiens arabes la surnommèrent Kahina, ce qui veut dire la prophétesse mais aussi péjorativement la devineresse, la sorcière. Ils la déclarèrent de religion juive pour montrer qu'elle était une ennemie de la foi musulmane, ce qu'elle fut effectivement, mais certainement pas en termes religieux. Quant au juifs, ils l'admirèrent, faisant un parallèle avec Déborah, la princesse mythique qui réveille le peuple(1). Les Imazighen eux-mêmes ont sans doute exagéré le personnage, puisqu'on lui prête parfois l'âge, de toute évidence très exagéré, de 127 ans à sa mort !
Dans cette page nous avons voulu avant tout faire la part de la réalité historique si difficile soit-elle à connaître. Dihya est effectivement un exemple de courage hors du commun. Chef politique hors pair, c'était aussi une femme qui su protéger ses enfants.
On ne sait presque rien de son origine. Nous ignorons sa date de naissance. On ne sait pas précisément sa religion. Peut-être fut-elle chrétienne ou juive, mais elle a pu être également animiste(2). Ce qui est certain, c'est qu'elle originaire de la tribu Djawara ou Jeroua donc une tribu Zénata, dont le mode de vie était pastoral et semi-nomade. On ignore comme elle parvint à la royauté. Il semble que son pouvoir lui fut donné par un conseil de tribus, mais il très abusif d'évoquer un sénat amazigh, qui sans doute n'exista pas. Ce conseil reconnut sans doute son intelligence remarquable et la mit à la tête d'une confédération, regroupement de tribus qui était courant face à un péril grave. La légende dit aussi qu'elle était d'une beauté éblouissante. Il est fort probable qu'elle succéda à Kouceila dans la lutte contre les musulmans, et c'est à un âge avancé qu'elle est amenée à lutter contre ces derniers.
A cette époque, une guerre oppose les musulmans, dirigés par Hassan d'Ibn en Nu'man, les chrétiens byzantins, qui tentent de préserver leurs possessions dans cette région, et les Imazighen, habitants des lieux. Ces derniers sont d'abord divisés sur la conduite à tenir. La Reine Dihya parvient à les rassembler, par son pouvoir de conviction et sa grande intelligence pour lutter contre l'invasion musulmane. Le résultat ne se fait pas attendre, puisqu'en 697, sous son commandement, ils écrasent l'armée d'Ibn en Nu'man. Celui-ci doit livrer bataille près de l'Oued Nini, à 16 km d'Aïn al Bayda. Les troupes imazighen font tant de victimes que les Arabes appelèrent le lieu "Nahr Al Bala", ce qui se traduit par "la rivière des souffrances". On dit que la rivière était rouge du sang des combattants arabes. Après cette victoire les Imazighen poursuivent les musulmans, et leur imposent une seconde défaite. Le calife Malik rappelle ses troupes en Tripolitaine (l'actuel nord de la Libye).
Les musulmans décident alors de concentrer leur effort de guerre contre les chrétiens byzantins. En 695, les Byzantins reprennent Carthage aux musulmans. Ils y restent seulement trois ans, avant d'en être définitivement chassés en 698. La même année, Ibn en Nu'man fonde Tunis. En fait, les Byzantins sont obligés de lâcher prise, préoccupés par des tensions au nord de leur empire. La montée en puissance des royaumes chrétiens européens constituent en effet une menace pour eux encore plus grave que l'invasion musulmane.
Le royaume de Dihya reste alors le seul obstacle contre la progression des musulmans à l'ouest et Hassan Ibn en Nu'man reprend l'offensive contre les Imazighen. Conscient de la forte résistance qu'il va rencontrer, il entreprend une conquête systématique du pays. Possédant Carthage et la nouvelle ville de Tunis, il dispose enfin de solides bases arrières. Dihya se trouve alors forcée d'appliquer une politique de terres brûlées. Devant eux, les musulmans ne trouvent qu'un pays détruit. Une partie de la population n'apprécie semble-t-il pas cette politique, encore que ceci ne soit pas historiquement prouvé. Ibn Al Nu'man en tire partie : il obtient des renforts du calife Abd al-Malik en 702. Son armée compte alors probablement plus de 50 000 combattants. Face à une telle force, Dihya n'avait d'autre choix que cette politique désespérée.
Après deux ans de guerre, la bataille finale a lieu en 704, à Tabarqa. Dihya envoie auparavant ses deux fils rejoindre le camp musulman, afin de préserver les intérêts de sa famille. Ceci signifie que, loin de se renier, elle se place au contraire comme un chef de guerre, qui privilégie son combat et se libère ainsi de toute attache familiale. Il est probable qu'elle savait son combat perdu mais loin de plier, elle accepte la mort avec un courage qui force l'admiration.
La bataille de Tabarqa est finalement gagnée par les musulmans, mais ce n'est pas victoire facile pour eux. Les Imazighen, bien que très inférieurs en nombre, opposent une farouche résistance. Finalement, la Reine Dihya est capturée et décapitée au lieu-dit Bïr El Kähina (Le puits de la Kahina). Sa tête est envoyée au calife Malik selon certains, jetée dans le puits selon d'autres(3).
Hassan Ibn en N'uman fait preuve d'un grand respect pour le peuple amazigh après sa victoire. Il ne fait pas de prisonniers et ne commet aucun pillage. Sa grande tolérance en fait d'ailleurs l'un des artisans de l'islamisation des Imazighen.
Les deux fils de Dihya (Ifran et Yezdia) avaient rejoint le camp musulman avant la bataille. Certains auteurs ont vu là une trahison de leur part. C'est à notre avis une erreur, puisqu'il est clairement établi qu'ils rejoignirent le camp adverse sur ordre de Dihya, et qu'ils ne participèrent pas à la bataille de Tabarqa. Ils ne se convertirent à l'Islam et n'obtinrent un commandement militaire qu'ensuite, lorsque Hassan Ibn en N'uman se décida à conquérir le Maroc.
Selon certains auteurs, Dihya avait également un fils adoptif du nom de Khaled, un jeune arabe fait prisonnier lors de la bataille de l'Oued Nini, qu'elle aurait adopté. Même si on ne peut totalement exclure cette adoption, cette thèse nous semble douteuse. On a en effet affirmé qu'elle partagea le lait de son sein entre Khaled et ses deux enfants légitimes, ce qui semble impossible pour une femme âgée. On ne sait d'ailleurs rien sur l'homme qui lui donna ses deux fils (il devait sans doute être de haut rang) mais si on tient compte du fait qu'ils obtinrent un commandement dans l'armée musulmane rapidement, il n'étaient certainement pas de jeunes enfants à la mort de la reine.
Longtemps encore, Dihya et ses fils susciteront des légendes. Ceci est sans doute dû autant à sa détermination de femme, insoumise jusqu'au sacrifice d'elle-même qu'à la protection qu'elle donna jusqu'au bout à ses fils, en mère exemplaire. Symbole des femmes imazighen, elle est aussi le symbole de toute une culture, à l'égal de Massinissa et de Jugurtha.
(1) La Bible, Livre des Juges V, Cantique à Déborah, l'un des plus beaux et des plus anciens cantiques de l'Ancien Testament.
(2) Le grand historien Ibn Khaldoun émet l'hypothèse qu'elle était de religion juive, ou peut être chrétienne. Ceci est tout à fait possible, vu que l'on ne sait que très peu de chose sur la religion des imazighen à cette époque. Ibn Khaldoun a au moins évité toute interprétation partisane.
(3) Cette deuxième version nous semble la plus crédible, l'usage des musulmans dans la guerre étant d'en finir vite avec leurs ennemis. L'envoi de sa tête au calife, qui fait penser à une sorte de tête de Méduse, donc maléfique, est probablement une invention de commentateurs. En revanche, en son souvenir, de nombreux puits seront ensuite nommé "puits de la Kahina" un peu partout en Afrique du Nord.
http://kabyle.com/forum/threads/22907-H ... ighe-Dihia

La Kahina, de son vrai nom Dihya ou Dahya, symbolise l'âme de la résistance amazighe face aux musulmans. Reine des Aurès, et probablement de religion chrétienne, elle montre un courage remarquable contre l'invasion musulmane, d'autant qu'elle est déjà âgée lors de la lutte. Elle parvient à rassembler les tribus imazighen. Lorsque qu'Hassan Ibn en Nu'man attaque le pays en 697 son armée est écrasée, et les musulmans chassés. Après s'être débarrassé des Byzantins, qui occupent encore une partie de la région, Hassan Ibn en Nu'man livre une guerre systématique aux Imazighen, dévastant le Nord du pays.
En 701, ayant obtenu des renforts du Calife Ibn Marwan, Hassan Ibn en Nu'man reprend tous les territoires perdus. Il finit par vaincre les Imazighen, lors de la dure bataille de Tabarqa, et capture Dihya, qu'il fait décapiter. Cependant, Hassan Ibn en Nu'man n'est pas cruel. Non seulement, il ne fait pas de prisonniers, mais il donne le commandement de ses armées aux deux fils de Dihya, qui se convertissent à l'Islam. Il ne commet pas d'exactions, et fait preuve de bienveillance à l'égard du peuple.
Jamais sans doute un personnage historique n'a fait l'objet de tant d'interprétations. La reine Dihya est en effet plus qu'une reine au comportement exemplaire et héroïque. Elle est un symbole de résistance, et habite l'imaginaire des Imazighen.
Son nom n'est même pas bien établi : elle s'appelait peut-être Dahya, Damya ou Kahia.
Bien des interprétations la concernant ne sont pas sans arrière-pensées idéologiques. Pour les occidentaux, il s'agit d'une reine mythique, comme s'il fallait minimiser son combat. On la dit chrétienne dans le même but, comme si elle présageait de la domination coloniale, alors qu'elle fut au contraire l'exemple du refus de la soumission. Les historiens arabes la surnommèrent Kahina, ce qui veut dire la prophétesse mais aussi péjorativement la devineresse, la sorcière. Ils la déclarèrent de religion juive pour montrer qu'elle était une ennemie de la foi musulmane, ce qu'elle fut effectivement, mais certainement pas en termes religieux. Quant au juifs, ils l'admirèrent, faisant un parallèle avec Déborah, la princesse mythique qui réveille le peuple(1). Les Imazighen eux-mêmes ont sans doute exagéré le personnage, puisqu'on lui prête parfois l'âge, de toute évidence très exagéré, de 127 ans à sa mort !
Dans cette page nous avons voulu avant tout faire la part de la réalité historique si difficile soit-elle à connaître. Dihya est effectivement un exemple de courage hors du commun. Chef politique hors pair, c'était aussi une femme qui su protéger ses enfants.
On ne sait presque rien de son origine. Nous ignorons sa date de naissance. On ne sait pas précisément sa religion. Peut-être fut-elle chrétienne ou juive, mais elle a pu être également animiste(2). Ce qui est certain, c'est qu'elle originaire de la tribu Djawara ou Jeroua donc une tribu Zénata, dont le mode de vie était pastoral et semi-nomade. On ignore comme elle parvint à la royauté. Il semble que son pouvoir lui fut donné par un conseil de tribus, mais il très abusif d'évoquer un sénat amazigh, qui sans doute n'exista pas. Ce conseil reconnut sans doute son intelligence remarquable et la mit à la tête d'une confédération, regroupement de tribus qui était courant face à un péril grave. La légende dit aussi qu'elle était d'une beauté éblouissante. Il est fort probable qu'elle succéda à Kouceila dans la lutte contre les musulmans, et c'est à un âge avancé qu'elle est amenée à lutter contre ces derniers.
A cette époque, une guerre oppose les musulmans, dirigés par Hassan d'Ibn en Nu'man, les chrétiens byzantins, qui tentent de préserver leurs possessions dans cette région, et les Imazighen, habitants des lieux. Ces derniers sont d'abord divisés sur la conduite à tenir. La Reine Dihya parvient à les rassembler, par son pouvoir de conviction et sa grande intelligence pour lutter contre l'invasion musulmane. Le résultat ne se fait pas attendre, puisqu'en 697, sous son commandement, ils écrasent l'armée d'Ibn en Nu'man. Celui-ci doit livrer bataille près de l'Oued Nini, à 16 km d'Aïn al Bayda. Les troupes imazighen font tant de victimes que les Arabes appelèrent le lieu "Nahr Al Bala", ce qui se traduit par "la rivière des souffrances". On dit que la rivière était rouge du sang des combattants arabes. Après cette victoire les Imazighen poursuivent les musulmans, et leur imposent une seconde défaite. Le calife Malik rappelle ses troupes en Tripolitaine (l'actuel nord de la Libye).
Les musulmans décident alors de concentrer leur effort de guerre contre les chrétiens byzantins. En 695, les Byzantins reprennent Carthage aux musulmans. Ils y restent seulement trois ans, avant d'en être définitivement chassés en 698. La même année, Ibn en Nu'man fonde Tunis. En fait, les Byzantins sont obligés de lâcher prise, préoccupés par des tensions au nord de leur empire. La montée en puissance des royaumes chrétiens européens constituent en effet une menace pour eux encore plus grave que l'invasion musulmane.
Le royaume de Dihya reste alors le seul obstacle contre la progression des musulmans à l'ouest et Hassan Ibn en Nu'man reprend l'offensive contre les Imazighen. Conscient de la forte résistance qu'il va rencontrer, il entreprend une conquête systématique du pays. Possédant Carthage et la nouvelle ville de Tunis, il dispose enfin de solides bases arrières. Dihya se trouve alors forcée d'appliquer une politique de terres brûlées. Devant eux, les musulmans ne trouvent qu'un pays détruit. Une partie de la population n'apprécie semble-t-il pas cette politique, encore que ceci ne soit pas historiquement prouvé. Ibn Al Nu'man en tire partie : il obtient des renforts du calife Abd al-Malik en 702. Son armée compte alors probablement plus de 50 000 combattants. Face à une telle force, Dihya n'avait d'autre choix que cette politique désespérée.
Après deux ans de guerre, la bataille finale a lieu en 704, à Tabarqa. Dihya envoie auparavant ses deux fils rejoindre le camp musulman, afin de préserver les intérêts de sa famille. Ceci signifie que, loin de se renier, elle se place au contraire comme un chef de guerre, qui privilégie son combat et se libère ainsi de toute attache familiale. Il est probable qu'elle savait son combat perdu mais loin de plier, elle accepte la mort avec un courage qui force l'admiration.
La bataille de Tabarqa est finalement gagnée par les musulmans, mais ce n'est pas victoire facile pour eux. Les Imazighen, bien que très inférieurs en nombre, opposent une farouche résistance. Finalement, la Reine Dihya est capturée et décapitée au lieu-dit Bïr El Kähina (Le puits de la Kahina). Sa tête est envoyée au calife Malik selon certains, jetée dans le puits selon d'autres(3).
Hassan Ibn en N'uman fait preuve d'un grand respect pour le peuple amazigh après sa victoire. Il ne fait pas de prisonniers et ne commet aucun pillage. Sa grande tolérance en fait d'ailleurs l'un des artisans de l'islamisation des Imazighen.
Les deux fils de Dihya (Ifran et Yezdia) avaient rejoint le camp musulman avant la bataille. Certains auteurs ont vu là une trahison de leur part. C'est à notre avis une erreur, puisqu'il est clairement établi qu'ils rejoignirent le camp adverse sur ordre de Dihya, et qu'ils ne participèrent pas à la bataille de Tabarqa. Ils ne se convertirent à l'Islam et n'obtinrent un commandement militaire qu'ensuite, lorsque Hassan Ibn en N'uman se décida à conquérir le Maroc.
Selon certains auteurs, Dihya avait également un fils adoptif du nom de Khaled, un jeune arabe fait prisonnier lors de la bataille de l'Oued Nini, qu'elle aurait adopté. Même si on ne peut totalement exclure cette adoption, cette thèse nous semble douteuse. On a en effet affirmé qu'elle partagea le lait de son sein entre Khaled et ses deux enfants légitimes, ce qui semble impossible pour une femme âgée. On ne sait d'ailleurs rien sur l'homme qui lui donna ses deux fils (il devait sans doute être de haut rang) mais si on tient compte du fait qu'ils obtinrent un commandement dans l'armée musulmane rapidement, il n'étaient certainement pas de jeunes enfants à la mort de la reine.
Longtemps encore, Dihya et ses fils susciteront des légendes. Ceci est sans doute dû autant à sa détermination de femme, insoumise jusqu'au sacrifice d'elle-même qu'à la protection qu'elle donna jusqu'au bout à ses fils, en mère exemplaire. Symbole des femmes imazighen, elle est aussi le symbole de toute une culture, à l'égal de Massinissa et de Jugurtha.
(1) La Bible, Livre des Juges V, Cantique à Déborah, l'un des plus beaux et des plus anciens cantiques de l'Ancien Testament.
(2) Le grand historien Ibn Khaldoun émet l'hypothèse qu'elle était de religion juive, ou peut être chrétienne. Ceci est tout à fait possible, vu que l'on ne sait que très peu de chose sur la religion des imazighen à cette époque. Ibn Khaldoun a au moins évité toute interprétation partisane.
(3) Cette deuxième version nous semble la plus crédible, l'usage des musulmans dans la guerre étant d'en finir vite avec leurs ennemis. L'envoi de sa tête au calife, qui fait penser à une sorte de tête de Méduse, donc maléfique, est probablement une invention de commentateurs. En revanche, en son souvenir, de nombreux puits seront ensuite nommé "puits de la Kahina" un peu partout en Afrique du Nord.
http://kabyle.com/forum/threads/22907-H ... ighe-Dihia
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JohnGalt
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Comment sa se fait le Maroc refuse qu'on appelle sa fille Kahina?
J'ai toujours cru qu'elle était juive.
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Donia
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Je ne suis pas sûre que Kahina soit interdit au Maroc car c'est un prénom arabe donné aux arabes à la reine Dihya, qu'ils haïssaient et qui signifie sorcicère.
En revanche, on n'a pas le droit d'appeler sa fille Dihya, qui est le vrai prénom amazigh de cette reine.
Kahina est plus répandu en Algérie il me semble.
En revanche, on n'a pas le droit d'appeler sa fille Dihya, qui est le vrai prénom amazigh de cette reine.
Kahina est plus répandu en Algérie il me semble.
- yacoub
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
C'est une berbère de religion chrétienne c'est un historien juif Tunisien qui l'a prouvé.rody5110 a écrit :Comment sa se fait le Maroc refuse qu'on appelle sa fille Kahina?
J'ai toujours cru qu'elle était juive.
Sa judéité est fausse.

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Liza2
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Donia a écrit :
Belle reine que Kahina qui résista contre l'invasion, à une époque (avant l'Islam) où les femmes pouvaient être reine !
Mais en rapport avec le tatouage sur le visage des femmes de cette image ? Est-ce bien une tradition berbère/kabyle et pas arabe ?
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Donia
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Oui Liza c'est une tradition typiquement berbère, l'islam interdit les tatouages. Ma grand-mère en avait aussi sur son visage et ses bras comme sur l'image. Presque toutes les femmes âgées de ma familles en portent, si tu te balades dans le sud tunisien, elles en ont toutes, et ça disparaîtra certainement avec leur génération.... J'aimerais bien m'en faire quand je serais vieille tiens. 
- zeus
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Mes grands-meres en ont aussi,mes nous ne sommes pas d'origine berbere ,enfin on parle pas berbere d'ou je viens du maroc.Je remarque qu'elles ont comme tatouage une croix y a t il un rapport avec le christianisme?
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Donia
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Non Zeus, je ne crois pas que ça ait un rapport quelconque avec le christianisme, qui était je crois très peu présent au Maroc. Les tatouages berbères étaient à ma connaissance plutôt des éléments de séduction. C'était aussi un moyen de signifier son appartenance à une tribu. Je vais chercher des infos sur ce sujet.
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Donia
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Le tatouage dans la tradition berbère:
Propre à la tradition berbère, ce rite existe depuis des siècles en Afrique et plus précisément en Afrique du nord chez les berbères qui ont peuplés cette région du continent.
Il faut savoir que le tatouage chez la femme berbère n'est pas là par hasard et tout est symbolique dans cette culture. En effet, le Tatouage est considéré avant tout comme une manière de s'embellir, un "maquillage permanent", une arme de séduction et même d'érotisme puisqu'il agrandit le regard lorsqu'il est fait entre les sourcils et peut être fait sur des parties intimes comme sur les seins .. On se pare donc de tatouages comme on pourrait se parer de bijoux par exemple ..
Mais le Tatouage dans la culture berbère ce n'est pas que cela, c'est aussi un symbole d'appartenance à une tribu particulière, ou à un groupe social, ou un statut. Il peut être aussi un signe de démarcation, les Imazighen par exemple se démarquer des arabes dans le temps en traçant des symboles propres à eux comme le signe Amazigh.
Il peut être aussi un moyen d'exprimer une douleur, un moyen d'expression puisque certaines femmes berbères du Maghreb ayant perdues leurs mari à la guerre, se faisaient un tatouage du menton jusqu'aux oreilles : comme une représentation de l'homme qu'elles ont perdues.
Amazigh, Targuies, Chaouia, tribu des Ouled Nail .. toutes ont en commun d'etres des berbères et ce rite du tatouage est aussi parfois considéré comme guérissant des maux de tète ou autres lorsqu'il est fait sur les tempes par exemple, ou tout simplement protégeant contre le mauvais œil ou la calamité .. chaque symbole à une signification ainsi le point peut signifier le foyer familial, le " + " l'étoile qui guide l'Homme dans la nuit et le trait vertical : Dieu et la vie..
Avec l'expansion de la culture arabo-musulmane et surtout de l'Islam ce rite a commencer a se perdre pour la simple bonne raison que la religion musulmane considère ce rite comme un signe de sorcellerie, lié à des traditions païennes et comme une mutilation du corps humain que Dieu à créer à son image ..
De nos jours, ce rite a beaucoup diminuer, ne se pratique presque plus ou vraiment dans les régions berbères très reculées .. il s'est tout de même adapté à notre époque puisque le tatouage est substitué au Henné, une des plantes du paradis, qui protège contre le mauvais œil et orne le corps et les cheveux de la Femme maghrébine. Les dessins sont plus géométriques et des décorations sont florales respectant ainsi la tradition musulmane qui veut qu'il n'y est pas de représentations ou d'allusions aux créatures d'Allah.
Les symboles sont repris, sauf les représentations de l'homme .. et durant chaque fête ou événement ont retrouve le tatouage aux henné : tel que les circoncisions, baptêmes, Aïd, mariages .. qui a intégrer la culture arabo-berbère.
Le tatouage berbère fait donc partie de notre patrimoine algérien et maghrébin mais aussi africain. Signe d'appartenance tribale, coquetterie ou encore protection contre le mauvais œil il à traverser les générations et les époques il est donc important de l'évoquer avant qu'il ne disparaisse à jamais.
http://www.dziriya.net/forums/sujet-cul ... p=6899&l=1
Propre à la tradition berbère, ce rite existe depuis des siècles en Afrique et plus précisément en Afrique du nord chez les berbères qui ont peuplés cette région du continent.
Il faut savoir que le tatouage chez la femme berbère n'est pas là par hasard et tout est symbolique dans cette culture. En effet, le Tatouage est considéré avant tout comme une manière de s'embellir, un "maquillage permanent", une arme de séduction et même d'érotisme puisqu'il agrandit le regard lorsqu'il est fait entre les sourcils et peut être fait sur des parties intimes comme sur les seins .. On se pare donc de tatouages comme on pourrait se parer de bijoux par exemple ..
Mais le Tatouage dans la culture berbère ce n'est pas que cela, c'est aussi un symbole d'appartenance à une tribu particulière, ou à un groupe social, ou un statut. Il peut être aussi un signe de démarcation, les Imazighen par exemple se démarquer des arabes dans le temps en traçant des symboles propres à eux comme le signe Amazigh.
Il peut être aussi un moyen d'exprimer une douleur, un moyen d'expression puisque certaines femmes berbères du Maghreb ayant perdues leurs mari à la guerre, se faisaient un tatouage du menton jusqu'aux oreilles : comme une représentation de l'homme qu'elles ont perdues.
Amazigh, Targuies, Chaouia, tribu des Ouled Nail .. toutes ont en commun d'etres des berbères et ce rite du tatouage est aussi parfois considéré comme guérissant des maux de tète ou autres lorsqu'il est fait sur les tempes par exemple, ou tout simplement protégeant contre le mauvais œil ou la calamité .. chaque symbole à une signification ainsi le point peut signifier le foyer familial, le " + " l'étoile qui guide l'Homme dans la nuit et le trait vertical : Dieu et la vie..
Avec l'expansion de la culture arabo-musulmane et surtout de l'Islam ce rite a commencer a se perdre pour la simple bonne raison que la religion musulmane considère ce rite comme un signe de sorcellerie, lié à des traditions païennes et comme une mutilation du corps humain que Dieu à créer à son image ..
De nos jours, ce rite a beaucoup diminuer, ne se pratique presque plus ou vraiment dans les régions berbères très reculées .. il s'est tout de même adapté à notre époque puisque le tatouage est substitué au Henné, une des plantes du paradis, qui protège contre le mauvais œil et orne le corps et les cheveux de la Femme maghrébine. Les dessins sont plus géométriques et des décorations sont florales respectant ainsi la tradition musulmane qui veut qu'il n'y est pas de représentations ou d'allusions aux créatures d'Allah.
Les symboles sont repris, sauf les représentations de l'homme .. et durant chaque fête ou événement ont retrouve le tatouage aux henné : tel que les circoncisions, baptêmes, Aïd, mariages .. qui a intégrer la culture arabo-berbère.
Le tatouage berbère fait donc partie de notre patrimoine algérien et maghrébin mais aussi africain. Signe d'appartenance tribale, coquetterie ou encore protection contre le mauvais œil il à traverser les générations et les époques il est donc important de l'évoquer avant qu'il ne disparaisse à jamais.
http://www.dziriya.net/forums/sujet-cul ... p=6899&l=1
- zeus
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Ma grand-mere me disait que c'était pour que tout le monde sache que tu est marié.Un peu comme les hindous avec leur point sur le front.