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L'islam n'a jamais connu que le despotisme et la théocratie et toutes les tentatives de rénovation ont échoué au point que tous les rénovateurs de l'islam ont été soit exécutés soit vivent en Occident de peur d'être sacrifiés à Allah
Même la Turquie est en train de reculer après le grand pas en avant qu'elle a fait Kamal Atatürk
L'espoir mince c'est vrai reste la Tunisie où une élite cultivée parfaitement bilingue combat par ses écrits les barbares barbus adeptes de la charia avec la complaisance sinon le soutien des Louis Massignon et des Vincent Monteil
On ne cesse de nous dire que les musulmans se radicalisent sans nous expliquer en quoi sont-ils devenus extrémistes ni comment sont-ils passés de doux agneaux à des fauves ?
Dire que les musulmans se radicalisent cela entend qu'ils ont fini par durcir le ton devenus plus inflexibles et intransigeants, qui ne sont pas prêts à faire une once de concessions à ceux que le Coran désigne comme étant les ennemis de l'islam.
Se radicaliser c'est ne pas laisser la porte ouverte au dialogue, le refus catégorique du débat.
C'est aussi vouloir imposer ses idées par tous les moyens et ne faire entendre qu'une voix la sienne.
Les musulmans ne se sont pas radicalisés, ils ne font que revenir aux fondamentaux de leur religion qui interdit aux musulmans de lâcher du lest et de faire preuve d'accommodement dans leurs rapports avec les non-musulmans voire leurs propres coreligionnaires qui ne perçoivent pas l'autre comme un ennemi. Il n'y a pas plus d'islam radical que d'islamisme modéré, il y a un islam unique pour tous celui qui ne supporte pas pas que ses adeptes prennent des libertés avec ses préceptes et l'adaptent à leurs besoins personnels.
La radicalisation n'est rien d'autre qu'un retour aux sources de l'islam et la mise en oeuvre fidèle et rigoureuse de la feuille de route que Mahomet a tracée pour tous les musulmans.Le fait pour un musulman de s'inscrire dans la voie de l'islam, shara'a, ne signifie pas qu'il a dérivé vers un islam plus dogmatique, et hermétique, il ne fait en réalité qu'accoster dans les rives de l'islam aux moeurs barbares et amorales et au modèle de société figé, pétrifié, violent, sectaire, rétrograde, recroquevillé sur soi, fermé sur le monde, hostile aux influences extérieures, assoiffé de revanche, qui prône des idées destructrices, nihilistes, nombrilistes, narcissiques, incompatibles avec la vie humaine.
Plutôt que de présenter la radicalisation des musulmans comme étant un épiphénomène, on devrait insister sur les liens de causalité entre la forte progression du taux d'alphabétisation chez les jeunes musulmans et leurs acquisitions des outils de compréhension de la lecture et l'explosion du phénomène de radicalisation qui n'est rien d'autre que leur mise en application de la connaissance des textes sacrés.
A la différence de leurs parents qui étaient majoritairement analphabètes et moins aigris par la rancoeur et les frustrations, les jeunes musulmans trouvent un écho théologique légitimant leurs passages à l'acte et leurs aversions du non-musulman, l'ennemi juré de l'islam qu'il doit soit convertir soit exterminer.