La peine de mort pour apostasie n'est pas dans le Coran ; il y a seulement une sanction après la mort.
Effectivement, le Coran ne déclare pas de façon explicite "tuez quiconque quitte l'Islam". Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, le Coran demeure très vague et très flou. D'autres livres, les Hadiths, sont donc nécessaires pour connaître les intentions d’Allah.[...]
La peine de mort pour apostasie est bel et bien prévue dans les Hadith, mais elle ne prévaut qu'en cas de haute trahison. C'est normal étant donné que la haute trahison en temps de guerre est punie de la peine de mort dans la plupart des pays.
Un article qui suit ce raisonnement est "Godsdientsvrijheid in de Islam" (en français : Liberté de religion dans l'Islam), écrit en néerlandais par Linda Bogaert. Un article que l'on pourrait résumer par : "N'ayez pas peur, tout cela est simplement dû à un immense malentendu". Nous avons traduit le passage concernant la peine de mort pour apostasie (l'abandon de la foi) :
Un malentendu, selon lequel les musulmans apostats [qui ont quitté la foi musulmane] méritent la peine de mort, repose sur une interprétation tronquée d'un hadith (une déclaration de Mohamed rapportée par ses contemporains), qui déclare : "Man baddala Dinahu faqtuluh", ou en français : "Tuez celui qui change de religion". Nous avons une fois de plus affaire à une règle de la loi martiale, et non pas une règle relative à la foi. Que s'est-il passé ? A l'époque, plusieurs juifs de Médine avaient échafaudé un plan pour déstabiliser la communauté musulmane. Certains juifs devaient donner l'impression de se convertir à l'Islam, pour ensuite rejeter cette religion. Ce plan devait être répété plusieurs fois, afin de semer le doute et l'inquiétude parmi la communauté des musulmans de Médine. Lorsque le prophète en eut vent, il ordonna de tuer les juifs coupables. Les érudits soulignent que la peine de mort n'a pas été prononcée parce qu'ils avaient rejeté l'islam, mais parce qu'ils étaient en guerre avec les musulmans et voulaient, par leurs actes subversifs, miner le gouvernement et la communauté islamiques. La règle édictée par le prophète concerne donc cette situation spécifique, en l'occurrence la haute trahison, qui n'a rien à voir avec la foi des personnes concernées, mais bien un acte de subversion contre l'État. On ne connaît aucun cas dans lequel le prophète Mahomet a ordonné la peine de mort contre quelqu'un ayant renié l'islam.[...]
Voir ici:
http://www.exmusulman.org/peine-de-mort ... stats.html