Maari2013 a écrit :"On peut être dépressif même au Paradis. J’en suis la preuve vivante.
Vous savez ce que c’est que d’être dépressif : on n’a plus goût à rien, on s’isole, on se replie sur soi, on est anesthésié affectivement, notre libido est au point mort (le fait que ma libido soit au point mort est le signe intangible et indiscutable de ma dépression), on perd le sens des valeurs et l’estime de soi. En un mot, on se sent comme une merde, on a envie de commettre l’irréparable : le suicide. Et qu’est qu’un suicide au paradis ? Une redescente sur terre. Et je assure que de là-haut, la vie terrestre ne donne vraiment pas envie. Nous les morts, on vous plaint vous les vivants.
Au Paradis comme sur terre, lorsque vous êtes dépressif, vos amis essaient de vous remonter le moral en vous flattant. Ils tentent de vous rassurez en vous rappelant les choses biens que vous avez accomplies dans votre vie. Alfonse, mon meilleurs ami ne cesse de me répéter : « Jamais homme n'entreprit, avec de si faibles moyens, une œuvre si démesurée aux forces humaines, puisqu'il tu n’as eu, dans la conception et dans l'exécution d'un si grand dessein, d'autre instrument que toi même et d'autres auxiliaires qu'une poignée de barbares dans un coin de désert. Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l'immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l'homme, qui osera te comparer humainement à un grand homme de l'histoire moderne ? Les plus fameux n'ont remué que des armes, des lois, des empires; Ils n'ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux. Tu as remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d'hommes sur un tiers du globe habité; mais tu as remué de plus, des autels, des dieux, des religions, des idées, des croyances, des âmes; tu as fondé sur un livre ou chaque lettre est devenue loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toute langue et de toute race. »
Lorsque vous êtes au fond du trou, des compliments aussi gentils et flatteurs coulent sur vous comme la pluie sur un parapluie.
Je me suis adressé à Dieu et je lui ai dit : Seigneur on m’accuse. On m’accuse de n’avoir été qu’un imposteur, qu’un pillard sanguinaire. On m’accuse de n’avoir apporté à l’humanité que haine, violence, barbarie et intolérance. Seigneur on m’accuse de pédophilie, de sexisme. Pire encore, à coté de cet excès d’indignité des uns, je suis victime de l’excès d’honneur que me font les miens. Je suis pour eux le modèle parfait alors que je n’ai cessé toute ma vie terrestre de répéter que je ne suis qu’un homme parmi les hommes, donc faible et faillible. Seigneur ce que fut ma vie ne m’a jamais appartenu. Après ma mort, les hagiographes et les faiseurs de légendes ont été chargés de rédiger ma biographie en la difformant à souhait, au grès des nécessité du moment, des intérêts des uns et des autres, qu’il s’agisse de légitimer une dynastie, un empire, une famille ou de défendre une cause, de soutenir une thèse, d’appuyer une idée. Je suis à la fois l’un des hommes les plus célèbres et le plus méconnu de l’Histoire, l’un des morts le plus vénéré et aussi le plus trahi. Ma vie est un mythe, une légende que de littérateurs sans scrupule se sont arrogés le droit de forger pour servir leurs propres intérêts et pour asservir les masses ignorantes. Alors Seigneurs, laissez-moi m’exprimer une dernière fois pour dire quel homme je fus vraiment : un homme avec ses défauts et ses qualités, ses grandeurs et ses misères, ses doutes et ses certitudes, ses angoisses et ses peurs, avec ses moments de courage et de lâcheté.
Dieu dans Son Infini Sympathie m’a accordé exceptionnellement un billet de sortie. Chers lectrices, chers lecteurs, je ne veux pas vous prendre pour des imbéciles, je ne vous dirai pas que je suis redescendu physiquement sur terre (je n’en ai pas envie, je vous assure). Je n’insulterai pas votre intelligence et votre raison raisonnante en vous disant j’ai envoyé l’ange Gabriel en tant que Messager de l’au-delà. Un tel stratagème ne duperait plus personne aujourd’hui, même pas les musulmans. La réalité est très simple, d’une simplicité biblique. J’ai utilisé le moyen d’expression le plus banal qui existe : l’inspiration. Qu’est ce que l’inspiration ? L’inspiration signifie littéralement « avoir Dieu en soi ». Et bien ce « Dieu en soi, c’est le petit con téméraire devant son écran d’ordinateur qui l’a.
Je ne veux pas vous expliquer mon inexplicable cœur... Je ne veux pas non plus me confesser. Ma démarche est tout autre. Je souhaite simplement dire la vérité, la nue vérité. Je veux relater les faits brutes pour que chacun puisse en son âme et conscience me juger. Mes détracteurs se diront probablement que je n’étais pas aussi indigne qu’ils le pensaient, et mes ouailles se diront certainement que je n’étais pas aussi parfait qu’ils le croyaient.
De toutes les accusations proférées contre moi au fil des siècles, c’est celle de pédophilie qui me fait le plus mal. On me reproche aujourd’hui d’avoir épousé une fille de 13 ans il ya plus de 1400 ans. Juge t-on un homme d’hier avec les valeurs d’aujourd’hui ? Aïcha était ma Lolita. La lumière de ma vie… Mon innocence, ma jeunesse perdue. Elle était le charme de ma vieillesse. Et ce n’est pas Vladimir qui me contredira. Aïcha était mon enfant, ma sœur ; avec elle tout n’était qu’insouciance et douceur. Et n’en déplaise aux féministes frigides, aux mal baisées, aux peines à jouir, aux hypocrites puritains et autres coincés du cul à la morale pudibonde. Oui j’ai aimé les femmes. Toutes les femmes : les vieilles, les jeunes, les grosses, les maigres, les belles, les moins belles, les grandes, les petites, les spirituelles, les ingénies… ET JE VOUS EMMERDE. On me reproche ma polygamie. Mais que valent ma vingtaine de femmes à coté des sept cent épouses et trois cent concubines du roi Salomon. Et pour me comparer à des hommes de votre temps, je peux vous certifier que j’ai consommé infiniment moins de femmes que JFK et mes mœurs sexuelles étaient nettement moins dépravées que celles de DSK.
Quant aux miens, je veux leur dire ceci : oubliez moi un petit peu. Lâchez-moi la grappe. Trouvez-vous un autre modèle humain à singer. Un homme de votre temps. Arrêtez de prononcez mon nom à tort et à travers et à longueur de journée. J’invoque le droit imprescriptible à l’oubli, à la tranquillité de l’âme. Je n’en peux plus de vos prières et de vos invocations serviles. Vous voulez être fidèle à mon Message ? Alors arrêtez de regardez en arrière et allez de l’avant. Je vous rappelle que moi je n’ai pas été fidèle à mes ancêtres, bien au contraire. Moi, j’ai fait table rase du passé en établissant des idées révolutionnaires et avant- gardistes, en rupture avec les idées traditionalistes de mon temps. Faîtes de même !
Mais commençons par le début. Je m’appelle Abou Qâsim Mohammed Ibn Abd Allâh Ibn al Mouttalib ibn Hâchim. On me nomme plus simplement Mohammed en Arabe, Mehmet en turc, Mohand en berbère, Mahometus en latin, Mahomet en français, Muhammed en anglais, Mouhammadou ou Mamadou en Afrique noire [...]
On se dit que Maari fume peut être de l'herbe mais que Maried se défonce surement à la coc...