erazne a écrit :nexus a écrit :erazne a écrit :BarbieTurik a écrit :Je veux dire ici.
Qu'un évangéliste débarque en nous jouant un p'tit scénario.
J'aurais pu etre de ceux ci, mais non je ne crois pas en un livre qui a été modifié à maintes reprises tout en étant totalement ésotérique.
Bof ça c'est de la rhétorique muzz pour le coran c'est pareil.
Donc tu es ?
Agnostique, je ne m'avance pas sur des notions aussi métaphysique que la vie et la mort :p.
Est ce que tu as des sites qui parlent du fait que le Coran a été réécrit ? J'en ai jamais entendu parlé.
Réponse
Désolée , mais il est très pénible de répondre avec un téléphone qui efface la moitié des messages !
La Bible est écrite et remaniée , avec des reprises des religions antérieures , en particulier mésopotamiennes .
Mais curieusement , je n 'ai jamais entendu que les musulmans accuser les juifs ou les chrétiens d 'avoir modifier la Bible , alors que personne ne prétends que c'est un corpus immuable !
C 'est d'ailleurs le cas de la plupart des grands textes de l 'Antiquité , par exemple l ' Iliade et l ' Odysee font il existe des versions archaïques .
Donc c 'est un fait acquis pour la Bible .
Mais réfléchis un peu , pour le Coran aussi ! Même chose ! Des textes écrits , repiques , et réécrits .
!
http://www.capucins.net/coran-aujourdhu ... Coran.html
http://www.lemessieetsonprophete.com/an ... ussali.htm
Un petit lien pour la légende islamique :
http://sciencecoran.free.fr/sciences/16.htm.

.
Et les manuscrits de Sanaa au Yemen ?
"Le Dr Gerd R. Puin, spécialiste renommé de l'islam à l'université de la Sarre, en Allemagne, affirme quant à lui qu'il ne s'agit pas d'une oeuvre homogène, demeurée inchangée à travers les âges. Le Coran pourrait inclure des récits antérieurs au prophète Mahomet, qui auraient ensuite été réécrites. Ces conclusions ont provoqué des réactions de colère chez les musulmans orthodoxes. "Ils pensent que ce n'est pas à un universitaire comme moi de faire des remarques sur ces manuscrits", rapporte le Dr Puin.
Ce philologue spécialiste des langues sémitiques, de la calligraphie arabe et de la paléographie coranique a étudié les manuscrits de Sanaa, c'est-à-dire d'anciennes versions du Coran retrouvées à Sanaa, la capitale du Yémen. Ses découvertes ont provoqué une telle controverse que les autorités yéménites l'ont empêché de poursuivre ses recherches.
Il voudrait montrer que les manuscrits apportent un éclairage nouveau sur les premiers développements du Coran en tant qu'ouvrage doté d'une "histoire textuelle", éclairage qui contredit la croyance musulmane fondamentale selon laquelle le Coran constitue l'immuable parole de Dieu.
Ces manuscrits - qui constituent probablement l'exemplaire le plus ancien du Coran - ont été découverts dans l'ancienne grande mosquée de Sanaa en 1972, lors de travaux de rénovation entrepris après de fortes pluies. Cachés dans le grenier au coeur d'un paquet de vieux parchemins et de papiers, ils auraient été jetés sans la vigilance de Qadhi Isma'il al-Akwa, alors président des Autorités yéménites des antiquités. Conscient de leur importance, ce dernier sollicita l'aide internationale afin de les préserver et de les analyser.
Il n'existait jusqu'alors que trois exemplaires du Coran remontant à cette époque. La bibliothèque de Tachkent, en Ouzbékistan, et le musée de Topkapi, à Istanbul, détiennent chacun une copie du VIIIe siècle. Le troisième, le manuscrit de Ma'il, daté de la fin du VIIe siècle, est conservé à la British Library de Londres. Les manuscrits de Sanaa sont plus anciens encore. Leur calligraphie est par ailleurs originaire du Hijaz, la région d'Arabie où vivait le prophète Mahomet : ces textes sont donc non seulement les plus anciens à avoir été retrouvés, mais ils représentent également l'un des tout premiers exemplaires du Coran.
Puin a constaté des variations textuelles mineures, un ordre inhabituel des chapitres (les sourates), ainsi que des styles de graphie très rares. Il a également remarqué que les parchemins étaient des palimpsestes, c'est-à-dire des manuscrits dont on a effacé le texte initial pour pouvoir en écrire un nouveau. Fort de ces découvertes, Puin avance que le Coran aurait connu une évolution textuelle. En d'autres termes, l'exemplaire qui est le nôtre ne serait pas celui dont on croit qu'il a été révélé au Prophète.
Vingt-neuf ans après la disparition de Mahomet, sous le règne d'Uthman, le troisième calife musulman, une version standard du Coran a été établie sous la forme d'un livre en réponse aux variantes orales et écrites divergentes qui circulaient déjà dans l'empire islamique en expansion. Les musulmans affirment que cette révision a été exécutée avec minutie d'après des copies préexistantes du Coran réalisées selon les instructions du Prophète. Pour les orthodoxes, aucune modification n'a été effectuée depuis la révision d'Uthman. Mais ce principe est remis en cause par les manuscrits de Sanaa, qui lui sont postérieurs de peu."
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Père Zakaria Boutros
épisode 30
Les manuscrits anciens de la Sainte Bible et le Coran
Les manuscrits de la Sainte Bible se comptent par milliers.
Parmi les plus récemment découverts figurent ceux de la Vallée de Qumram. Trouvés en 1958-1959, ils remontent au 1er siècle avant le Christ et contiennent des pans entiers de l'Ancien Testament.
Au sujet de ces manuscrits, Mr. Abbas Mahmoud Al-Akad a écrit, dans son ouvrage intitulé Les trésors de la Vallée de Qumram: " Nous avons pensé que la découverte des manuscrits de la Vallée de Qumram appuierait la thèse d'une falsification de la Sainte Bible, mais ces manuscrits s’avérèrent affirmer la véracité; et il poursuit: "ces pièces archéologiques ont été découvertes dans l'une des grottes de la Vallée de Qumram, dans l'est de la Jordanie...il y a 2000 ans (ce qui veut dire qu'elles sont antérieures de plus de six siècles à l'apparition de l'Islam). Leur examen a montré qu'elles comprenaient une partie complète du livre d'Isaïe...et de bien d'autres livres saints. Ces derniers ne présentaient pas la moindre différence ou variation entre eux et les livres saints que nous possédons de nos jours."
Ce témoignage émane de cet éminent écrivain islamique, auteur de nombreux livres célèbres comme: Le génie de Muhammad, Le génie du Christ,
et beaucoup d'autres, et il s'agit d'un écrivain de renom.
Ces découvertes de la Vallée de Qumram se retrouvent dans des centaines de livres et sont accessibles de nos jours au musée de Jérusalem. Elles ont fait l'objet de maintes recherches de la part de tous les organismes scientifiques.
En plus de ces vieux manuscrits, il en exiSainte aussi qui sont datés des 1er et 2e siècles grégoriens, ainsi:
1/ Le codex du Vatican, conservé jusqu'à maintenant au Vatican, daté d'environ 250 ans avant l'Islam;
2/ Le codex du Sinaï, qui a été découvert dans le monastère de Sainte Catherine dans le Sinaï, daté de plus de 200 ans avant l'Islam; on le trouve actuellement au British Museum;
3/ Le codex d'Alexandrie dont la date remonte aussi à environ 200 ans avant l'Islam; il se trouve également au British Museum;
A quoi s'ajoutent beaucoup d'autres manuscrits qui se trouvent à Cambridge, ainsi que les manuscrits récents de Nagi Hamady.
Tous affirment la véracité de la Sainte Bible, frappant de nullité sa falsification.
Il est bien évident que la Sainte Bible a été conservée et placée sous la garde de la main de Dieu tout-puissant; et jusqu'à nouvel ordre rien ne prouve que la Sainte Bible soit mensongère ou porteuse de la moindre différence par rapport aux manuscrits originaux.
Toute recherche concernant les différences contenues dans la Sainte Bible ne mène qu'au constat de divergences de surface, qui apparaissent au lecteur superficiel; mais une véritable lecture lui permet de restituer la vérité, ce que nous illustrerons ainsi:
1. L'histoire de la transfiguration mentionnée dans l'évangile de Matthieu, au chapitre 17, dit: "Et après six jours, Jésus choisit Pierre et Jacques, et le frère de ce dernier, Jean, et les conduisit en secret dans une haute montagne."
Et dans l'évangile de Luc, au chapitre 9, il dit huit jours ; il semble donc que la divergence soit flagrante, mais en réalité la lecture exégétique de ce passage est simple:
-Lorsque Matthieu calcule six jours, il ne compte pas le jour du discours de Jésus, ni celui de sa transfiguration; il ne fait mention que des jours compris entre ces deux jours-là; aussi y eut-il six jours, alors que Luc a pris en compte le jour où le Christ a parlé et celui où il s'est transfiguré, ce qui donne huit jours. Par conséquent pour qui ne lit qu'en surface il semble qu'il y ait une différence entre six et huit.
Les divergences ne sont qu'apparentes, et rien ne prouve leur véracité.
Ce désaccord est le fait des ennemis de la Sainte Bible. Ces athées ont vécu à l'époque du développement européen du 16e siècle, époque durant laquelle ils s'étaient retirés de l'église et de la religion et commençaient à attaquer la Sainte Bible; et il s'est trouvé des Musulmans ignorants pour rapporter ces calomnies et les mettre au service du dénigrement de la Sainte Bible.
Je dis Musulmans ignorants tout en respectant leur position selon laquelle le Coran atteSainte la véracité de la Sainte Bible, que si un athée peut dénigrer la Sainte Bible, le Musulman qui la dénigre, offense et lui-même et ses propres croyances.
Les gens disent qu'il y a eu une Bible de Barnabé.
Il s'agit d'un canular et non pas d'une bible.
Il a été mentionné dans l'encyclopédie arabe simplifiée concernant ce problème: "La Bible de Barnabé est un livre falsifié écrit par un européen au 15e siècle. Et sa description de la situation politico-religieuse de Jérusalem au temps du Christ comporte de graves erreurs. Il y est déclaré que Iesa (Jésus) avait proclamé qu'il n'était pas le Christ mais qu'il était venu annoncer le moment heureux de la venue de Muhammad qui serait le Christ."
La Bible de Barnabé n'a aucun rapport avec la Sainte Bible.
Les manuscrits du Coran:
Les spécialiSaintes du Coran ont écrit sur les manuscrits du Coran.
Il exiSainte deux manuscrits du Coran.
1/ Le codex de Samarkand
Il est conservé au musée turc portant le nom de Doktary museum à Istamboul, en Turquie
Il a été dit qu'il était daté de l'année 32 AH (654 G); une absence de point telle [...] prête à confusion avec [...] ou [...].
Certaines lettres font également défaut.
Ce codex est également disponible sur Internet sur le site:
www.geocities.com
Il présente de grandes différences avec le Coran actuel, puisqu'il faut compter 750 points différents.
Parmi ces derniers:
--Dans la famille d'Imran, au chapitre 78 (Sourate Aal-' Imran), le Codex dit: "ils disent: "Ceci vient de Dieu"; ce sont eux qui profèrent un mensonge à l'encontre de Dieu."
A quoi s'oppose la nouvelle version du Coran: "ils disent: "Ceci vient de Dieu,', mais ce n'est pas de Dieu: ce sont eux qui profèrent un mensonge à l'encontre de Dieu."
Il y a donc un rajout au texte, pourquoi??? Etait-il présent dans la tablette conservée? C'est un vieux manuscrit daté de l'année 32 H , censé être le Coran d'Othman Ibn Affan et son texte se présente ainsi: alors comment justifier cet addendum? Venait-il de Dieu?
-Autre exemple dans le chapitre consacré au bétail (Sourate Al-An'am) 146, le Codex dit: "Et à ceux qui sont Juifs, nous leur avons interdit la graisse du boeuf et le mouton".
A quoi s'oppose la nouvelle version du Coran:"Et à ceux qui sont Juifs, Nous avons interdit tout animal à sabots, et nous leur avons interdit la graisse du boeuf et le mouton".
Il y a a donc bien un ajout au texte.
-Egalement dans le chapitre consacré au bétail (Sourate Al-An'am) 141, le Codex dit: "Et il est Celui qui produit les jardins avec leurs treilles, et leurs dattiers, et le fruit des récoltes ".
A quoi s'oppose la nouvelle version du Coran: "Et il est Celui qui produit les jardins avec ou sans leurs treilles": il y a un ajout, comment se justifie-t-il? Etait-il déjà là dans les tablettes conservées? Comment quiconque pourrait-il ajouter quoi que ce soit à la tablette conservée?
-Dans la famille d'Imran, au chapitre 37 (Sourate Aal-Imran) , le Codex dit: "Ceci vient d'Allah, Allah donne à qui Il le veut, sans limites"
A quoi s'oppose la nouvelle version du Coran: Ceci vient d'Allah. En vérité, Allah donne à qui Il veut, sans limites": pourquoi cette précision alors qu'il a été dit que le Coran est protégé dans la tablette conservée avant le début des temps?
Tout Musulman lit dans le Coran "Ceci est le glorieux Coran, dans Lauh Mahfûz (tablette conservée) aussi longtemps qu'il est un glorieux Coran et il est conservé dans une tablette; alors pourquoi y a -t-il des variations et des altérations?
Et ainsi de suite pour un total de 750 différences.
2/ Le Codex de Londres:
On le trouve au British Museum de Londres , daté de l'année 150 AH (772 G), donc du deuxième siècle Hijri.
Bien que ce manuscrit date du 2e siècle Hijri, il y manque exactement les mêmes formes et les mêmes ponctuations que dans le Coran d'Othman.
Al-Sajistany a mentionné qu'Al-Hassan et Ibn Serene détestaient les ponctuations du Coran, comme Abu Al-Awed Al-Gothaly commençait à ponctuer le Coran et à y introduire des formes, les premiers ont désapprouvé cela du fait qu'il était rigoureusement impossible de différencier [...] de [...]
Aussi cette seule lettre pouvait-elle se lire de plusieurs façons différentes.
Ils ont donné un exemple: [...........] pouvait se lire de onze manières différentes: [.]
Ainsi, en langue arabe, s'il exiSainte un mot sans forme et sans point(s), comment pourrait-on le lire? Comme il exiSainte onze possibilités de prononcer ce mot, chacune renvoyant à une signification différente, cela a abouti à (il en est résulté) des divergences de taille entre les différentes versions du Coran !
Par exemple, le chapitre de la table (Sourate Al-Ma'idah) 60: "Dois-je vous informer de quelque chose de pire que cela, concernant la récompense d'Allah: ceux qui ont encouru la malédiction d'Allah et Son Courroux, ceux d'entre eux qu'Il a transformés en singes et en pourceaux, ceux qui ont adoré le mal, ceux dont la conduite est pire alors qu'il sont dans le rang, et bien pire encore ceux qui se sont détournés du droit chemin!"
Le texte arabe dit: [.....]
A première vue il semble que le verbe [.] signifiant "adorer" soit lié à Dieu; or il est impossible que Dieu puisse jamais adorer le mal, donc les traducteurs ont diversement interprété ce point.
Il y a eu sept propositions pour Ibn Massoud, quatre pour Obay, six pour Ibn Abbas, Ans, et Obeid Ibn Omeira.
Les sept propositions pour Ibn Massoud étaient celles-ci:
[.]
Ces divergences furent les raisons pour lesquelles le Coran fut brûlé par Othman, afin d'éviter des difficultés considérables suite à ces différentes propositions.
Ensuite, ce fut au tour de Othman al-Hajaj Ibn Yousef Al-Thaqafy de brûler les nouvelles versions du Coran (2)
Donc, en résumé:
1-Muhammad n'a pas laissé un Coran rassemblé dans un livre, mais a plutôt écrit des vers sur des os, des feuilles et des feuilles de palmier
2. Le Coran mis en forme par Abe Baker suite à la disparition des messagers a été conservé avec Hafsa et il a été entièrement détruit par Marawan Ibn Al-Hakam qui l'a déchiré et brûlé.
3.Après ces événements, Othman Ibn Affan a brûlé les différents Coran en raison des écarts importants qu'ils présentaient entre eux. Cela eut pour conséquence que les Musulmans se battirent ensemble et Al Hajaj Ibn Yousef Al- Thaqafy fit de même.
4 Les manuscrits se trouvant en Turquie et à Londres diffèrent du Coran actuellement à disposition des les Musulmans.
Ressort de tout cela la grande question: le Coran actuel est-il le même que le Coran qui avait cours du temps de Muhammad?
Traduction réalisée par NotreDamedeKabylie.net, septembre 2009.
Traduction française placée sous licence commons creatrive : autorisation de copie gratuite avec indication de la source : NotreDamedeKabylie.net & jesusmarie.com, France, Paris, 2009.
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Christoph Luxenberg
Christoph Luxenberg est le pseudonyme d'un philologue allemand d'origine libanaise-chrétienne travaillant dans une université allemande[1], analyste du Coran peut-être inspiré de Georg Christoph Lichtenberg. Il est l'auteur de l'ouvrage controversé Die Syro-Aramäische Lesart des Koran: : Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache (en français : Lecture syro-araméenne du Coran : une contribution pour décoder la langue du Coran), publié en 2000 en allemand. Il s'agit d'une étude philologique dans laquelle un certain nombre d'hypothèses sont étudiées, dont il ressort que les sources du Coran proviendraient de l'adoption de lectionnaires syriaques destinés à évangéliser l'Arabie.
À l'aide de sa méthode, qui consiste à vérifier si les termes arabes n'ont pas un équivalent syriaque, Luxenberg indique que certains passages coraniques seraient mal interprétés : le mot houri signifierait raisins blancs, et non pas vierges aux grands yeux. L'expression sceau des prophètes signifierait « témoin », voulant dire que Mahomet est témoin des prophètes venus avant lui.
En raison du caractère polémique de ses thèses, l'auteur a dû adopter un pseudonyme pour éviter les affrontements avec les factions islamiques intégristes, ouvertement en désaccord avec le fait que l'on puisse tenter ce genre d'étude académique sur le Coran.
La thèse de LuxenbergModifier
La version originale trouvée dans les manuscrits de Uthman du Coran, appelée le rasm (i.e. l'orthographe canonique), ne contient aucun signe diacritique, ces points utilisés en arabe classique afin de distinguer les différentes voyelles des autres lettres de l'alphabet. Les points diacritiques ont commencé à apparaître en arabe au tournant du viiie siècle sur l'ordre de Al-Hajjaj ben Yousef, gouverneur de l'Irak (694-714).
Luxenberg remarque que le Coran présente souvent une langue très ambiguë et même parfois inexplicable. Il affirme que même des savants musulmans trouvent que certains passages sont difficiles à saisir et ont rédigé de nombreux commentaires dans le but d'expliquer ces passages difficiles. Néanmoins, le présupposé était de toujours maintenir l'idée que chaque passage difficile était à la fois vrai et plein de sens et qu'il pouvait être déchiffré avec les instruments traditionnels de la science islamique.
Luxenberg reproche au monde académique occidental travaillant sur le Coran, d'avoir une approche timide et servile du texte, trop souvent adossée à des travaux de musulmans plus exégètes qu'objectifs et de ce fait, souvent biaisée.
Luxenberg affirme que les savants devraient recommencer leurs études à nouveaux frais, en ignorant les vieux commentaires islamiques et en utilisant seulement des méthodes linguistiques et historiques récentes. Son argument est que Mahomet prêchait des concepts qui étaient nouveaux pour ses auditeurs arabes ; ces concepts, Mahomet les aurait lui-même trouvés au cours de conversations avec des Arabes juifs et chrétiens, ou via les chrétiens de Syrie (si l'on admet qu'il a voyagé). Ainsi, si un mot (ou une phrase) du Coran semble inintelligible en arabe, ou ne saurait avoir de sens qu'après des conjectures tirées par les cheveux, ce mot (ou cette phrase) pourrait faire sens – dit Luxenberg – en regardant du côté de l’araméen et du syriaque.
Le commentaire islamique traditionnel se limite généralement à une lexicologie ; Luxenberg propose d'étendre cette recherche à d'autres langues, qui peuvent être consultées.
Il affirme aussi que le Coran est fondé sur des textes antérieurs, en particulier sur des lectionnaires utilisés dans les Églises chrétiennes de Syrie, et qu'adapter ces textes fut le travail de plusieurs générations pour donner le Coran que nous connaissons aujourd'hui. Quelques citations :
« Selon la tradition musulmane, le Coran daterait du VIIe siècle, alors que les premiers exemples de littérature en arabe dans le plein sens du terme ne se trouvent que deux siècles plus tard, au temps de la « Biographie du Prophète », c'est-à-dire de la vie de Mahomet telle qu'elle a été écrite par Ibn Hichâm, décédé en 828. On peut ainsi établir que la littérature post-coranique a été développée par degrés dans la période qui a suivi le travail de Khalil ibn Ahmad, mort en 786, fondateur de la lexicographie arabe (« kitab al-ayn ») et de Sibawayh, mort en 796, à qui l'on doit la grammaire de l'arabe classique. Maintenant, si nous considérons que la composition du Coran s'est achevée à la mort de Mahomet, en 632, nous avons devant nous un intervalle de 150 ans, durant lequel nous ne trouvons pas trace de littérature arabe. »
« À cette époque, il n'y a avait pas d'écoles arabes – excepté probablement, dans les centres urbains chrétiens de al-Anbar et al-Hira, dans le sud de la Mésopotamie, dans ce qui constitue aujourd'hui l'Irak. Les Arabes de cette région avaient été christianisés et instruits par des chrétiens de Syrie. Leur langue liturgique était syro-araméenne. Cette langue était le véhicule de leur culture et plus généralement la langue de la communication écrite. »
« Au commencement du IIIe siècle, les chrétiens de Syrie ne se contentaient pas de porter leur mission évangélique aux pays limitrophes, comme l’Arménie ou la Perse. Ils allaient jusque dans des contrées éloignées, jusqu'aux confins de la Chine et la côte Ouest de l'Inde, en plus de la totalité de la Péninsule Arabique, jusqu'au Yémen et l'Éthiopie. Il est ainsi plus probable que, en vue de porter le message chrétien aux peuples arabes, ils aient utilisé, entre autres langues, la langue des Bédouins, c'est-à-dire l'arabe. Afin de répandre les Évangiles, il leur fut nécessaire d'utiliser un mélange de langues. Mais à une époque où l'arabe était un ensemble de dialectes qui n'avaient pas de forme écrite, les missionnaires n'avaient pas d'autre choix que de recourir à leur propre langue littéraire et à leur propre culture, c'est-à-dire au syro-araméen. Le résultat fut que la langue du Coran est née dans une langue arabe écrite, qui cependant était une langue dérivée de l'arabo-araméen. »
La méthode philologique de Luxenberg
Vérifier si une explication plausible peut être trouvée dans le commentaire de Tabari, l'un de ceux qui a le plus influencé les traducteurs occidentaux ;
Vérifier si l'on trouve une explication plausible dans le Lisan[2] le dictionnaire arabe le plus complet (ce dictionnaire n'avait pas encore été rédigé du temps de Tabari, aussi contient-il des éléments nouveaux) ;
Vérifier si une expression arabe possède une racine homonyme en syriaque ou en araméen avec des sens différents qui pourraient aller avec le contexte ;
Juger si oui ou non le sens en syriaque/araméen de la racine d'un mot donne un meilleur sens au passage incriminé.
Vérifier s'il existe un mot syriaque qui fait sens dans le passage en question ;
Expérimenter les différentes manières de placer les signes diacritiques (qui indiquent les voyelles, etc..) tardivement ajoutés au texte le plus ancien qui fixe le rasm. Peut-être existe-t-il une version du « rasm » qui donnerait un mot arabe faisant sens pour le passage ;
S'il n'y a pas de mot arabe qui convienne, répéter l'expérience et regarder du côté des mots syriaques ;
Traduire la phrase arabe en syriaque et vérifier dans la littérature syriaque une phrase qui aurait pu être littéralement traduite en arabe ; le sens originel en syriaque pourrait faire plus sens que la phrase résultante en arabe (ces phrases traduites sont appelées « calques morphologiques ») ;
Vérifier s'il existe une phrase correspondante dans la littérature syriaque ancienne, qui pourrait être un analogue d'une phrase en arabe, aujourd'hui perdue ;
Vérifier s'il existe une expression correcte en arabe, écrite sur un manuscrit arabe, mais dans une orthographe syriaque.
Luxenberg prétend que toutes ces lectures sont compatibles avec le rasm, les textes coraniques les plus anciens rédigés dans un script qui n'utilise pas les signes diacritiques.
Les conclusions de Luxenberg
Luxenberg conclut de ce travail sur le Coran, que celui-ci est dérivé d'un lectionnaire syro-araméens, contenant des hymnes et des extraits de la Bible, utilisés dans les services rituels chrétiens. Ce lectionnaire aurait été traduit en arabe, dans une intention missionnaire. Il ne s'agissait pas d'inaugurer une nouvelle religion, mais d’en répandre une plus ancienne. Il s’appuie ici sur un travail antérieur de Günter Lüling[3].
Luxenberg n'a pas « corrigé » la totalité du Coran selon ces thèses. Il fonde ses conclusions sur ce qu'il présente comme un échantillon représentatif de passages difficiles.
Un passage qu'il a corrigé a attiré beaucoup l'attention des commentateurs. Il indique que le mot houri, fréquemment interprété par les commentateurs musulmans comme vierges aux grands yeux (qui serviront le croyant au Paradis ; Coran 44:54, 52:20 ,55:72, 56:22) signifie en réalité raisins blancs. Il indique que de nombreuses descriptions chrétiennes du Paradis le montrent contenant du raisin blanc en abondance.
Luxenberg affirme aussi que le passage de la sourate 24 du Coran ordonnant aux femmes de se couvrir, un des textes fondant la doctrine du hijab, leur ordonne en réalité de « serrer leur ceinture autour de leur taille ». Il dit que le passage de la sourate 33, qui est traduit habituellement par « sceau du prophète » signifie en réalité « témoin » . Par cette lecture, Mahomet n'est plus le plus grand des prophètes, celui qui en clôt la lignée, mais seulement un témoin de ces prophètes qui vinrent avant lui.
"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984
DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :