spin a écrit :nexus a écrit :Le coran n’était à l'origine que rédige en consonnes et dans une forme primitive de l'arabe.C'est Abu al-Aswad al-Du‘ali qui inventa les voyelles encore inexistantes dans cette écriture auparavant et qui permit le développement de la grammaire arabe.
Pardon, les voyelles longues (Alif, Waw, Ya) étaient écrites, c'étaient les courtes qui ne l'étaient pas. Mais d'autre part beaucoup de lettres s'écrivaient de la même façon (comme le U et le V ou le I et le J au début de notre alphabet à nous) : Djim et Ha et Kha, Sin et Shin, Dal et Dhal, Ra et Zay, etc. Ca devait induire beaucoup de variantes possibles dans le texte...
à+
Spin dans le manuscrit hedjazien découvert à Sanaa en 1972 et qui est considéré comme le plus ancien manuscrit coranique connu la voyelle longue alif faisait défaut ainsi que les voyelles courtes et les signes diacritiques.
Donc je maintiens ce que je citais plus haut à savoir que les premiers corans étaient rédiges dans une écriture consonantique (même si les 2 autres voyelles longues Waw, Ya y sont apparemment présentes) plus propices à un déchiffrage orale.
C'est bien Abu al-Aswad al-Du‘ali qui inventa les voyelles encore inexistantes et les points diacritiques dans cette écriture et qui permit le développement de la grammaire arabe et c'est ce que je citais plus haut.
Dans le pavé plus bas d'autres grammairiens sont cités dans leur contribution a la fixation des dialectes arabes en une langue classique.
L'écriture hedjazienne est dite "défective". Elle ignore la notation des voyelles brèves, qui n'apparaîtra que bien plus tard. Mais surtout, elle ne comporte pas de signes diacritiques : ces points situés au-dessus ou au-dessous des lettres, qui permettent de différencier par exemple le "b", le "n", le "y" et le "t". Ce qui signifie que le manuscrit présuppose une tradition orale qui permette de le déchiffrer. Souvent aussi, la voyelle longue alif fait défaut. "Ainsi, le mot ql sans alif peut se traduire par 'dis !' ou 'il disait'", précise le Dr Puin.
Luxenberg pense que " L'arabe classique n'est pas la langue du Coran " Selon Luxenberg, le milieu qui a vu se développer le dernier monothéisme n'est linguistiquement ni homogène, ni monolingue. Les mots coraniques qui embarrassaient les commentateurs, les tournures de ce texte qui frisaient le "mauvais arabe" ne sont pas du "mauvais arabe" mais du "bon araméen" (ou du syro-araméen). Culturellement, il convient de parler d'une langue arabo-araméenne à laquelle Mohammad (saws) eut recours pour transmettre son message, vu que l'arabe était éparpillés en dialectes et était peu standardisé. Il a fallu attendre l'oeuvre des Grammairiens Si Bouwayh et Al Khalîl Ibn Ahmed pour que cette fixation des dialectes arabes en une langue classique soit enfin parachevée. Or, à l'époque du Prophète, il y'avait soit des dialectes arabes, soit la langue lithurgique syro-araméenne qui a servi à la christianisation de ces populations. Cette langue était même devenue une sorte de lingua franca parlée dans toute la péninsule arabique (et non seulement une langue écrite à usage lithurgique) Or, Mohammad (saws) usa des deux, ce qui donna un Coran récité en arabo-araméen. Ceux qui élaborèrent, bien après la mort du Prophète, ce que l'on appelle la Tradition, vinrent après l'oeuvre des grammairiens arabes et ne connurent que l'arabe devenu classique. La situation linguistique a beaucoup changé entre temps et l'ancienne langue syro-araméenne a complètement été suppléée par la langue du nouveau culte musulman
Voir ici
http://expositions.bnf.fr/parole/grand/098.htm
http://en.wikipedia.org/wiki/History_of ... nown_today
http://anglesdevue.canalblog.com/archiv ... 43511.html