Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-islamiq
- junon
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
très intéressant.merci Nexus
les musulmans ne peuvent pas effacer une histoire aussi riche
les musulmans ne peuvent pas effacer une histoire aussi riche
- nexus
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
junon a écrit :très intéressant.merci Nexus
les musulmans ne peuvent pas effacer une histoire aussi riche
Non JUNON ils ne peuvent pas:Revoila un autre texte concernant l'histoire Nord Africaine
Comment et quand commence l’Algérie ? Certainement pas avec l’Antiquité, les Etats modernes n’existaient pas à cette période. Mettre une date de début, fixer tel événement comme avènement ne sont pas choses aisées.
Lorsque les colons français ont occupé l’Afrique du Nord à partir de 1830, leurs fantasmes les ont poussé à se voir comme les héritiers de Rome en Afrique du nord. Cette vision d’une continuité Mosquée de Mila 2civilisationnelle européenne fait bondir les historiens qui y voient une absurdité et un anachronisme liés aux nationalismes d’une époque d’une part et à l’expansion du capitalisme de l’autre. Les archéologues du XIXème siècle portaient grand soin aux traces laissées par leur soit-disants ancêtres, beaucoup moins aux sites islamiques post-romains (photo Mosquée de Mila). A cette conception française idéologique de l’histoire succèdera une vision non moins idéologique et marquée par le sceau du nationalisme algérien cette fois. On verra pourtant que Rome est en fait l’héritière llibyco-amazigh et punique en Algérie : il n’y a pas que des ruines romaines.
Le Front de Libération Nationale (FLN) , qui a pris le pouvoir en 1962, a fait du 1er novembre 1954 le point zéro de la libération du pays. Selon les manuels Messali Hadjd’histoire, rien ne laissait penser à une volonté d’indépendance très antérieure à 54 : Messali Hadj , le Mouvement pour le triomphe des Chefs FLN 54libertés démocratiques (MTLD) et pas mal de chefs historiques du FLN de 54 sont ignorés volontairement. L’histoire officielle n’est jamais objective, ceci est valable pour tout le monde.
Houari Boumedienne, après avoir éliminé ses opposants (Boudiaf, Ben Bellah…), imposa au peuple algérien une identité basée sur l’islam d’un côté, la langue arabe de l’autre, en prenant appui sur une vision dérivée des conceptions des Oulémas. Contrairement aux Egyptiens ou les Tunisiens qui tiennent compte de leur Antiquité et la portent avec fierté, les Algériens ont cherché à faire coincider le début de leur histoire avec l’avènement de l’Islam en Afrique du Nord, pas avant. La Jahiliyyah, ou état d’ignorance païen et de sauvagerie anté-islamique, ne prendrait que quelques pages dans un livre d’histoire. L’‘isti’mâr (colonisation) était Cavalier Arabe ?décrite de façon monocorde, voire monotone, qu’elle soit romaine , venue des Rûm (Bysantins) ou bien française. Cela est un autre contresens anachronique comme seuls les idéologues peuvent en faire.
Messali Hadj faisait déjà commencer l’histoire du pays à partir de l’islamisation seulement, en opposition avec les thèses de l’historien algérien Ahmed Tawfiq al Madani qui faisait amplement référence à la période anté-islamique ou encore contre les revendications berbéristes de Mabrouk Belhocine. Avant l’Arabe, le Berbère. Si la tentation était grande de faire de chaque Algérien un authentique descendant de Yéménites, la réalité est toute autre, ils sont tout au plus des Berbères arabisés (Cf. Le monde arabe existe-t-il ? : Histoire paradoxale des Berbères de Lucien Oulahbib), tout comme nous sommes des Gaulois romanisés puis germanisés. Les invasions arabes pour l’Algérie sont comparables, en taille, aux invasions germaniques pour la France, elles n’ont pas déplacé les hordes innombrables que l’on croît.
L’ancrage arabo-islamique en Algérie est indéniable, l’arabe étant devenu langue du sacré et langue de haute culture depuis le début, même dans les zones berbérophones les plus reculées comme la Kabylie. Ceci dit, l’Arabe littéraire est quasiment inconnu, le classique peu pratiqué et l’arabe trivial (simplifié à outrance) se mélange à d’autres sources linguistiques.
Une crise sur la langue a toutefois éclaté mais la tendance berbériste a très vite été écartée dans les Amazighitéannées 1950. Durant la guerre d’indépendance, il n’était pas bien vu de clamer sa berbérité immédiatement assimilée à de la traitrise pro-colonialiste. La question s’est à nouveau posée dans les années 80 et la berbérité, ou amazighité, officiellement reconnue en 1995 avec la création du Haut Commissariat à l’amazighité. On peut cependant se poser la question sur cette nouveauté quant à son utilité dans le machivélique diviser pour mieux régner. En tout cas, le fait berbère (maure ou libyque) tire son essence dans la préhistoire.
Les ancêtres des Algériens, non arabisés et non islamisés, ont vécu dans des sociétés régies par des Etats forts, possédaient une véritable culture, faisaient commerce avec le Proche-Orient, l’Afrique noire et, plus généralement, avec tous les pays bordant la mer Méditerranée. Ils étaient sous influence punique par Carthage -donc phénicienne- romaine par Rome ensuite ; leur organisation politique, économique, sociale, culturelle et religieuse s’en est faite sentir. Fait important : leur langue est sémite dès l’origine, très proche du phénicien, de l’hébreu, de l’araméen et… de l’arabe. Aujourd’hui, un effort est fait côté algérien et le spécialiste de l’Antiquité punique, Mohamed Hassine Fantar, écrit : « tout au long des siècles ou la romanité s’est affirmée dans les provinces, l’africitas n’a cessé elle-même de marquer de son empreinte les diverses manifestations sociales et culturelles qui se sont épanouies sur cette terre, pour aboutir à l’harmonieuse symbiose caractéristique de toute les riches civilisations.
Tout en concervant une ponne part du substrat mauro-libyco-berbère originel, ce peuple complexe vécut une symbiose avec le monde méditerranéen. Dans cette histoire algérienne, il y a les ruptures : passage du paganisme au christianisme, de ce dernier à l’islam, de l’occupation ottomane à aujourd’hui, de la colonisation française à l’indépendance ; l’Algérie n’est pas figée en un modèle immuable. Ruptures, certes, mais continuités sans aucun doute également.
Etoile de David chez les bédouins d'Afrique du NordLes peuples autochtones ne passaient certainement pas brusquement d’un style à l’autre. Il devait y avoir adaptation dans le temps et les nouveautés ne l’étaient pas tant que cela. L’interdit, au moins partiel, de la consommation de porc remonte à l’Antiquité lointaine ; le symbole lunaire du croissant de l’islam lui est bien antérieur et les Berbères portaient un culte particulier à la lune et au soleil ; le dieu Saturne Marie chez les bédouins en Afrique du Nordafricain romanisé n’était autre que le dieu punique Ba’al Hammon ; de l’Ishtar (ou Ashtar) babylonienne, on passait facilement à l’Astaré grecque puis à la Venus romaine. On peut même soutenir un certain syncrétisme, mariage d’une croyance à l’autre qui perdure encore aujourd’hui (voir photo des bijoux bédouins d’Afrique du Nord)
En matière d’agriculture aussi il y a continuité. La vigne et le blé sont cultivés depuis l’Antiquité et l’Afrique du Nord a longtemps été le grenier à blé de l’ensemble du pourtour méditerranéen, notamment celui de l’Empire romain. Le couscous dans sa forme actuelle existait bien avant la conquête arabe. Certains historiens affirment que ce plat est berbère et que ce sont les Arabes qui l’ont importé et diffusé par la suite.
Les moeurs également ont peu changé malgré l’arrivée de l’islam : la patrilinéarité, l’endogamie et ses tabous, la suprématie des mâles et le machisme méditérranéen… ne sont pas de facture typiquement arabe. L’influence juive y est forte depuis la plus haute Antiquité, les juifs ayant suivi l’implantation des phéniciens depuis la reine Didon, fondatrice mythique de Carthage, il y a près de 2900 ans. On verra qu’une grande partie des juifs d’Afrique du Nord (et même ceux originaires d’Hispanie) étaient (et sont pour ceux très peu nombreux qui y restent encore actuellement fondus discrètement dans la population) tout aussi algériens que les autres. J’y reviendrais en seconde partie du blogue, inch Allah…
Comptoirs phéniciens
On est donc loin de cette Jahiliyya ignorante et barbare décrite par de trop nombreux algériens aujourd’hui ; de la Mausolée royal de Maurétanie (Tipasa) 2sauvagerie, il y en aura durant toute la période islamique et elle n’est pas le propre du paganisme ni du christianisme. Tout au long de ce blog, j’aborderai l’évolution du territoire algérien depuis la préhistoire, des origines de l’homme à l’Antiquité. Je parlerai des royaumes maures (Ouest) et numides (Est), indépendants au début (Cf. Massinissa, Jugurtha, Tacfarinas), avec leurs caractéristiques propres et en tenant compte de l’influence phénicienne due à Carthage. Les ruines, bazinas précoces typiquement libyco-berbères et tombeaux plus tardifs en forme de dôme, sont à découvrir au nord de Timgad (Medracen), près de Constantine (la Souma du Khroub), en Oranie à Takembrit (tombeau de Beni Rhenane) pour la période mauro-numide et près de Tipasa (le mausolée de Maurétanie, très mal nommé tombeau de la chrétienne) plus tardivement.
Suivra la romanisation de l’Afrique qui se fera en deux temps (46 et 27 Av. J.C.). L’épisode Juba II (prince numide du royaume de Maurétanie, vassal de Rome) évoquera le raffinement atteint dans l’art, l’architecture et les sciences entre 23 av. J.-C. et 24 Ap. J.C., suivi de celui, plus court, de son fils Ptolépée (mort en 40).
Thermes romano-africains de Dougga en TunisieDu Ier au IVème siècle de notre ère, l’Afrique du Nord sera profondément marquée par les Romano-Africains, bien différents des colons que seront plus tard les Français. Rome apportera son administration, son armée et ses cadres militaires, ses normes et sa rationnalité.
C’est pendant la période romano-africaine que les villes ont connu le plus grand essort comme Tipasa, Cherchell, Djemila, Timgad, Tiddis, Tebessa, Sétif, Hippone, Khamissa, Madaure, Lambèze, Zanna, Tigzirt, où l’on retrouve le plus souvent des ruines antérieures aux Romains. Ces derniers y ont exporté leur façon d’y vivre avec leurs théâtres, leurs thermes, leurs marchés, leurs jeux du cirque, leur Mosaïque romaine de Cherchell en Algériedécorum… Art, littérature et culture sont foisonnants tant dans l’espace privé que dans la sphère publique. Les dieux locaux seront quelque peu romanisés mais le Saturne africain n’est autre que le vieux Ba’al Hammon aux origines punico-babyloniennes. La littérature et la philosophie algériennes seront marquées au IIème siècle par Apulée de Madaure (Lucius Apuleius, vers 125-170) dont l’oeuvre majeure est indiscutablement les Métamorphoses ou L’Âne d’or, en onze livres.
Du IVème au VIIIème siècle, le christianisme va peu à peu remplacer le culte païen polythéiste mais ses origines en Afrique du Nord remonte au IIème siècle. Citons Tertullien (Quintus Septimus Florens Tertullianus, vers 150-240, téologien et Père de l’Eglise) et Cyprien (Thascius Caecilius Cyprianus, né vers 200 et décédé en martyr le 14 septembre 258, évêque de Carthage). Le religieux de l’époque chrétienne fut marqué par des événements assez particuliers, pour ne pas dire singuliers, comme le donatisme qui s’attaqua à l’orthodoxie de l’Eglise catholique, mais aussi comme ce très bref accident qu’a été l’arianisme vandale.
Augustin de Thagaste (saint-)Signalons la personnalité d’Augustin de Thagaste (Souk Ahras), évêque d’Hippone (Annaba) qui connut la fin de l’Empire romain d’occident avec l’arrivée des Vandales à laquelle il ne survivra pas. Précisons que les troupes vandales qui ont déferlé jusqu’à la partie la plus orientale du Maghreb pour s’y installer un temps n’étaient pas importantes en nombre. Bysance, de l’Empire romain d’Orient, tentera bien une reprise en main de l’ancien territoire au IVème siècle mais ne réussira temporairement que dans la partie tunisienne.
La fin de Rome en Afrique marque le renouveau de l’architecture préromaine dans les villes qui continuèrent à rester, au moins un temps, le centre des activités culturelles, religieuses et artistiques.
Statue de la Kahena à Khanchela dans les Aurès algériensY a-t-il eu rupture ou glissement du passage du christianisme à l’islam ? La conquête du Maghreb par les Arabes n’a pas été aisée. J’évoquerai les résistances qui leur ont été opposées par les Berbères maures et kabyles et je citerai, en transition avec la deuxième partie du blog sur les juifs d’Afrique du Nord, le combat mené par la Kahena, juive ou chrétienne (?) issue de la tribu des Djerawa, qui a bien failli stopper l’avancée des troupes musulmanes, affaiblies par la mort de leur chef Oqba Ibn Nafaa vaincu et tué par les armées berbères de Koceila, et changer le cours de l’histoire algérienne.
Grand archéologue italien, Andrea Carandini disait un jour, qu’en visitant les musées, on a l’impression que les anciens ne faisaient que sculpter, composer des mosaïques et peindre des parois, des vases et des murs.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
C'est vrai que Nexus prend ce sujet à coeur.
L'algerien est confronté au probléme lingusitique.
Il ne parle ni tout à fait arabe.
Ni tout à fait français.
Ni tout à fait berbére.
Il baragouine un patchwork de langues.
La Tunisie et le maroc sont dans le meme cas.
Les seuls qui parlent vraiment berbéres sont les montagnards.
Pour les personnages illustres pré-islamique il y a Jugurtha,l'homme qui a défié Rome.
http://www.mondeberbere.com/civilisatio ... gurtha.htm
L'algerien est confronté au probléme lingusitique.
Il ne parle ni tout à fait arabe.
Ni tout à fait français.
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Il baragouine un patchwork de langues.
La Tunisie et le maroc sont dans le meme cas.
Les seuls qui parlent vraiment berbéres sont les montagnards.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Salut JUG
Quand on connait l'histoire ,on connait ses origines et donc on peut se forger une identité propre sans se laisser influencer par les cultures extérieures.
Quand on connait l'histoire ,on connait ses origines et donc on peut se forger une identité propre sans se laisser influencer par les cultures extérieures.
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L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Voici 1 autre texte concernant l'histoire de l'Afrique du Nord:
Royaume vandale, principautés maures et reconquête byzantine
Saint-Augustin meurt en 430 alors que l’invasion de l’Afrique du Nord par les Germains nommés Vandales a à peine commencé. Ce peuple originaire de la Baltique instaurera en quelques décennies un royaume comprenant la Numidie, la Proconsulaire, la Byzacène, ainsi que les îles de la Méditerranée occidentale (Sardaigne, Corse, Sicile et Baléares). Prenant place dans une petite période du calendrier historique de l’Algérie, ce royaume tiendra à peine plus d’un siècle et ne laissera que très peu de traces. Sa disparition en 533 marque la reconquête byzantine du Maghreb, avec l’influence artistique et culturelle que l’on sait. Entre temps, les Berbères s’affranchissent peu à peu des différents occupants, formant ici et là des royaumes (ou principautés) indépendants.
Le royaume vandale d’Afrique du Nord (429- 533)
Bien installés en Bétique (la future Andalousie – (V)andalousie ?) depuis 419 (et même avant puisque, depuis 407, ils commettent des incartades ravageuses en Tingitane), les Vandales commencèrent à lorgner sérieusement du côté oriental de l’Afrique du Nord, réputée pour ses richesses, en 428. Genséric, leur roi, décida donc de passer à l’action – une invasion de plus – en entraînant avec lui environ 80000 hommes et femmes de tous âges, dont 15000 à 20000 guerriers, la plupart Vandales, d’autres étant Suèves ou Alains (autres peuples germaniques envahisseurs). Les Colonnes d’Hercule, plus tard renommées “Détroit de Gibraltar (Djabal Tariq)”, furent franchies en 429, et le débarquement dut avoir lieu sur les plages de Tanger. De là, la troupe de Germains entreprit sa longue marche vers la Proconsulaire, région des plus riches s’il en est une. L’histoire dit que Genséric aurait été auparavant mandé, afin de lui venir militairement en aide, dès 427, par Boniface, le dernier général romain d’Afrique, pressé de s’affranchir de Rome (cour de Ravenne) et de créer une principauté indépendante dont il aurait été le monarque. Toujours est-il qu’il n’y aurait eu aucune suite à cette demande. En fait, Genséric pensait déjà fortement – son ambition devait être grande – à s’emparer du grenier à blé des Romains, soit la partie orientale comprenant la Numidie et la Proconsulaire. Au cours de l’année 429, La horde des Barbares avait déjà atteint Altava (Ouled Mimoun, entre Tlemcen et Sidi Bel Abbes) ; elle ne rencontra quasiment pas de résistance, l’armée romaine était divisée par des querelles internes. De plus, le gros des troupes romaines se trouvait sur le lime méridional, il leur était donc difficile de venir immédiatement contrer l’invasion qui se faisait plus au Nord. Du côté des ruraux, peu ou prou de résistance, peut-être bien le contraire tant Maures et Numides désiraient voir mettre un terme à l’occupation romaine qui n’avait que trop duré. Seuls les notables avaient quelque chose à perdre dans cette invasion soudaine. Lorsque l’armée de Boniface arriva enfin au contact des Vandales en 430, elle perdit la bataille entre Calama (Guelma) et Hippone (Annaba), Boniface pourra trouver refuge dans cette dernière. Il y vit un Augustin bien malade, mais haranguant tant bien que mal les citadins pour organiser la défense de la cité. Jusque-là, toute ville s’étant trouvée sur le chemin des envahisseurs était tombée facilement, ou contournée. Le siège que firent les Germains à Hippone dura plusieurs mois, mais Augustin n’en connaîtra pas l’issue puisqu’il mourra peu de temps après son début, vers la fin du mois d’août 430. Selon Mahfoud Kaddache, ce siège aurait duré jusqu’à quatorze mois avant que la ville ne tombe entre les mains de Genséric. La réputation de ce peuple du Nord de l’Europe, qui a laissé son nom pour qualifier la destruction et le pillage, systématiques, allait marquer toute la région ; nombreux sont les écrits décrivant les méthodes employées par ces avides guerriers. Ceux de Possidius Calama relatent en effets des actes d’une infâme cruauté (pillages, massacres, torture, viols…). Mais quelle invasion n’a pas commis de violence ? Villes en ruine, chasse aux prêtres catholiques autant que donatistes, meurtres en séries… les Romains en avaient fait autant ! Lorsque Genséric s’imposera enfin, «il ne touchera pas aux paysans, source de labeur, de richesse et d’impôt», comme le souligne Mahfoud Kaddache. Par contre, terres et trésors, appartenant aux notables ou aux catholiques aisés, seront confisqués. Des églises, en Tunisie surtout, se convertiront par la force des choses à la religion des Vandales : l’arianisme, quand la plupart entrera en résistance, souvent vainement ou au prix de souffrances infligées par les nouveaux maîtres. Rome, vaincue une première fois en 435, proposa à Genséric et sous l’autorité de Valentinien III, de signer un traité de paix (Traité de Ravenne ou d’Hippone) qui lui accordait la Maurétanie sitifienne ainsi que la majeure partie de la Numidie (Nord). Les Vandales acceptèrent de se mettre au service de l’Empire alors en pleine décadence, ils le firent même au titre de “fédérés”. Ne perdant pas le sens des affaires, Rome avait en tête de leur faire payer un impôt pour l’exploitation de ce premier territoire royal.
Saldæ (Bejaïa), qui était provisoirement devenue capitale du royaume vandale, céda la place à Hippone (Annaba) dès 437. A en croire la suite de l’histoire, Genséric ne se satisfit pas de cette maigre conquête. En 439, il rompait la paix pour s’attaquer à la Proconsulaire, encore tenue par les Romains. Ceux-ci subirent alors de nombreux revers militaires et, dès les premiers assauts, Carthage fut occupée. Mais c’est seulement plusieurs années plus tard, en 442, que sera signé un second traité, inversant quelque peu les territoires respectifs des Romains et des Vandales de Genséric. En effet, Ces derniers s’accaparaient la majeure partie de la Numidie, la Proconsulaire, la Byzacène ainsi que la Tripolitaine, alors que les Romains étaient renvoyés vers les Maurétanies qui, visiblement, n’intéressaient pas vraiment les Germains. Mais attendons pour voir.
En cette période où l’Empire d’Occident était en train de vaciller, Genséric ne mit pas longtemps à contrôler, au moins partiellement, les Maurétanies, sitifienne et Césaréenne. Des groupes armés y commirent d’abord des raids meurtriers, avant d’en chasser les Romains encore plus vers l’Ouest et vers le Sud. En 455 (mort de Valentinien III), après avoir saccagé Rome et envahi l’ensemble des îles méditerranéennes occidentales, les Vandales occupaient un vaste territoire en Afrique. En 468, une première tentative byzantine de récupération des territoires perdus par les Romains d’Occident échoua devant la puissante flotte vandale. Signalons aussi qu’en 476, Odoacre, chef des Skires et des Hérules, mettait fin à 1229 années d’Empire romain sur l’Occident, en déposant son dernier empereur, le jeune Romulus Augustus qui n’aura régné que dix mois. Genséric meurt en 477, son fils aîné Hunéric héritera de la couronne. Cette année marque la fin de l’expansion vandale et le début de dissensions internes. Ce début de règne sera entaché (de 477 à 484) par une terrible répression à l’endroit de ceux qui osèrent se rebeller contre le pouvoir. D’après les chroniques de l’évêque Victor de Vita, des milliers de clercs catholiques furent déportés dans le Hodna. Il faut savoir qu’en 454, Genséric s’était montré plus tolérant puisqu’il avait fait élire Deogratias, évêque catholique, comme prélat de Carthage ; à la mort du roi, les persécutions avaient repris de plus belle.
Les Vandales n’entretenaient que quelques garnisons et avaient peu de relations avec les autochtones. Le pays s’organisa en conservant une part de la législation romaine en cours, de nouvelles règles, propres aux Germains, s’y ajoutant. Les juridictions étaient séparées, les Romains devant respecter leurs propres lois tandis que les Vandales ne pouvaient être jugés que par des juges vandales, devant des tribunaux spéciaux. Notons au passage ce qu’il faut prendre pour un signe de puissance montante, les Vandales ont battu monnaie. L’exploitation des domaines impériaux, rapidement confisqués, avaient été confiés à des fermiers ; des intendants les administraient pour le compte du roi. L’aristocratie romaine s’est ainsi vue privée de tous ses biens, les nobles ayant été déchus au rang de simples quidam. L’impôt était levé sur les terres privées et conservées par des Romano-africains. En se qui concerne l’Église, elle subissait les foudres des ariens (disciples d’Arius, violents prosélytes) et ne pouvait que tenter de résister. La chasse aux évêques récalcitrants était rude (90 morts chez les catholiques en 2 ans), et c’est en 484 que Hunéric décida de mettre un terme à la présence des catholiques et des donatistes en imposant un grand concile unificateur à Carthage. 406 prélats répondirent à l’appel, accourant des Maurétanies, de Numidie, de Proconsulaire et d’ailleurs, pensant pouvoir faire entendre leur cause. Peine perdue puisque il leur était donné ordre de se convertir à l’arianisme, pour éviter l’exil (cas des Numides), ou bien pire (cas des Proconsulaires). On sévit par une série de confiscation des biens ecclésiastiques. Quelques temps au moins, des catholiques ont abjuré pour épouser, en apparence, la doctrine des Germains. Le temps des Vandales terminé, le catholicisme retrouvera son rang de religion principale, ce jusqu’à l’arrivée des Arabes. De toutes façons, la grande majorité des citadins n’avait jamais abandonné la foi catholique romaine et apostolique. C’est aussi en 484 que quelques petites tribus berbères résiduelles de l’Aurès et des Némenchas, sans doute converties partiellement au christianisme, se soulevèrent de manière mémorable. Les Vandales eurent beaucoup de mal à en contenir les assauts, conduits sur les grandes exploitations et les anciennes cités romanisées. De succès en succès, les Maures installaient de grandes principautés dégagées de l’emprise romaine ou vandale. La mieux connue, et sans doute aussi la plus puissante d’entre-elles, était celle des Aurès que Mastiès dirigeait au titre d’Imperator chrétien local. Lorsque les Byzantins débarquèrent en Afrique du Nord, les Vandales n’exerçaient déjà plus aucune influence en Numidie occidentale, d’autant moins dans les Maurétanies. De 523 à 530 sous Hildéric, le royaume connut une plus grande tolérance, la vie avait pris un autre cours, même pour les derniers Vandales. Voici ce que dit d’eux Procope, une fois qu’ils eurent goûté à la civilisation : « De toutes les nations que je connais, celle des Vandales est la plus efféminée ; du jour où ils ont occupé l’Afrique, ils ont pris l’habitude de bains journaliers et ont fourni leur table de tout ce que la terre et la mer offrent de plus délicat. Ils sont couverts de bijoux d’or et de vêtements de soie, ils ont fait leurs délices du théâtre, de l’hippodrome, des autres plaisirs de même sorte, et surtout de la chasse ; ils se sont complus aux danses et aux mimes, à la musique et aux spectacles, à tout ce qui peut charmer les yeux ou les oreilles. Ils habitaient pour la plupart de magnifiques villas toutes environnées d’arbres et d’eau courante ; ils passaient le temps en grands festins et se passionnaient pour le plaisir de l’amour ». C’est bien connu, le civilisé n’aime plus faire la guerre.
Lorsque les Grecs de Byzance s’attaquèrent aux Vandales pour les déloger complètement des lieux, ils ne mirent pas longtemps à détruire leur royaume (534), mais ils ne purent reconquérir les Maurétanies, sinon à occuper quelques villes côtières comme Cherchell ou Rusguniae (Tamensouft), l’ensemble du territoire ayant été regagné par les Maures indépendantistes. Quant à eux, les Vandales furent en partie exilés, en partie éliminés, les quelques rescapés s’étant ensuite fondus dans la population locale, notamment en Kabylie. L’occupation vandale en Afrique du Nord n’aura duré qu’un tout petit siècle ; elle n’aura en rien marqué les Maurétanies, leur influence sera minime en Numidie, où l’on ne retrouve que peu de traces de leur passage. Les Tunisiens ont eu plus de chance, car l’empreinte germanique aura été bien plus forte dans l’ancienne Proconsulaire. Cependant, les Vandales n’ont rien bâti et on ne retrouve aucune construction religieuse ou civile à leur attribuer. Des épitaphes ainsi que des funéraires à noms germaniques subsistent tout de même (Tipasa, Tebessa) ; des tablettes de bois portant des inscriptions concernant des actes de propriété (tablettes d’Albertini) ont également été retrouvées. Il n’y aurait pas eu, d’après Serge Lancel, de véritable peuplement vandale dans la partie algérienne de leur royaume, mais seulement sur la frange qui borde la Tunisie.
Les principautés (ou royaumes) maures indépendantes
C’est à partir du milieu du Ve siècle que les premières principautés maures, affranchies du pouvoir romain, virent le jour. Chacune était administrée par un chef, héritier d’une aristocratie berbère romanisée, voire christianisée. On n’en était pas aux premières rébellions ; bien plus avant si l’on s’en souvient, deuxième moitié du IVe siècle, la révolte des fils de Nubel contre Rome, qui avait semblé donner le La d’une reconquête au moins partielle du territoire Nord-africain, s’était terminée par un fiasco. Mais, peu à peu, la quarantaine de tribus maures qu’avait cité Ptolémée au IIe siècle saurait se fédérer pour ne former, avant que les Arabes n’arrivent, qu’une petite huitaine de royaumes indépendants, sept pour ce qui concerne le territoire de l’actuelle Algérie. En ce qui concerne les Vandales, les Maures, qui au début en avaient eu bonne impression parce qu’ils les voyaient comme des libérateurs potentiels, ne soutinrent plus, à partir de 485, les Germains d’Hunéric, bien au contraire. L’histoire de ces royaumes indépendants est fort mal connue et nous n’avons que peu de vestiges de ce monde-là : quelques inscriptions, peu de récits et d’écrits rapportés par les historiens ou les géographes de l’époque, mais quand même plusieurs mausolées (Djeddars) typiquement berbères, malheureusement pillés et quelque peu saccagés ; des preuves, aussi, de différents bâtis effectués par les autochtones déjà affranchis depuis 455 (nouvelles églises d’Ala Miliaria – lieu-dit Benian au Sud-Est de Mascara -, de Castellum Tingitanum – El Asnam – ; basilique de Rusguniæ – Bordj Tamenfoust, ex-Cap Matifou – restaurée…).
Les théories s’affrontent et il est difficile d’en rendre une plus crédible qu’une ‘autre. En gros, il y a la version de Mahfoud Kaddache (historien algérien) contre celles des autres (historiens occidentaux). D’après Kaddache, il n’y aurait eu que deux sortes d’habitants dans cette Algérie de fin d’Antiquité : les Romani et les Mauri, les Romains et les Maures. Je le cite : «le Maure est le Berbère identifié à la vie tribale et resté Africain ; ni le bilinguisme, ni même la conversion n’avaient réussi à faire de lui un Romain». On pourrait donc penser qu’aucun mélange ethnique se soit fait. Pour Gilbert Meynier et Serge Lancel, il est vrai qu’à l’arrivée des Vandales, on commença à échapper à la romanité. Dans les villes reconquises par le Maures, cités dont la vie s’est poursuivie – jusqu’à l’arrivée des Arabes – malgré la dé-romanisation, le latin avait évolué en se créolisant (il s’est vu truffé de mots berbères), l’écriture est devenue cursive comme elle le sera dans le Moyen-Âge européen ; ce latin dénaturé préfigurait alors les futures langues romanes qui allaient émerger ensuite au Moyen-Âge, un peu partout en Occident. Les noms employés redeviennent typiquement berbères, des inscriptions en témoignent (Ingmena, Masviginus, Iider…). C’est l’avènement de l’islam qui, finalement, bloquera l’évolution de la vie urbaine vers la modernité, et qui empêchera de s’épanouir cette civilisation berbéro-romaine originale. M. Kaddache reconnaît cependant que la tradition romaine était encore d’usage pour ce qui était de régir et d’administrer de tels royaumes (procurateur, préfet, rex, imperator), et que le christianisme y avait été fidèlement conservé en de nombreux endroits (beaucoup de rois maures furent chrétiens, et des textes mentionnent plusieurs conciles maurétaniens, en 425 et 646). A cette époque tardive, il semblerait que la paix religieuse et la tolérance régnaient entre païens des origines, juifs et chrétiens. Durant donc environ deux siècles, la Maurétanie césaréenne, qui a en grande partie échappée à la domination vandale et, plus tard, à celle des Byzantins, connut une ère de symbiose réussie entre Mauri et Romani ; Il n’y eut par contre pratiquement aucun contact entre les Maures et les Byzantins, pas plus qu’avec les Vandales. Les rapports entre les plaines et les montagnes furent petit à petit restaurés, l’insécurité ne pouvait que reculer. M. Kaddache aurait une vision trop favorable à l’identité nationale que les Algériens se font d’eux-mêmes : la fin de Rome en Algérie signifie pour lui le retour à la pure tradition des ancêtres, comme nous en ont donné l’exemple, Massinissa et Jugurtha. Je le cite une fois de plus : «l’Afrique romaine finissait, l’Afrique berbère commençait». Pour répondre à Kaddache, on peut se fier à l’historien et archéologue Paul-Albert Février lorsqu’il estime que «les Romani étaient peut-être des Romano-africains de la région, intégrés dans l’Empire depuis l’an 39 ; que les Mauri représentaient des populations tribales d’en deçà du lime, qui n’avaient jamais été intégrées dans l’Empire», ce qui me semble plus vraisemblable.
L’histoire de ces royaumes maures indépendants reste purement hypothétique et plusieurs versions nous ont été données. Il semble certain que la reconquête s’est faite en tache d’huile, de Tanger à Cherchell. On s’en tiendra à quelques éléments en notre possession :
♦ Inscription datant de 508, retrouvée à Altava (Ouled Mimoun), ville fortifiée par les Berbères de l’époque, dans l’Ouest algérien. Elle rend hommage à un roi maure nommé Masuna, qui aurait régné sur une petite région proche de la frontière entre les actuels Maroc et Algérie. Cette épigraphe fait de ce personnage le “roi des peuples maures et des Romains”, en latin dégradé : “Rex gent(ium) Maur(orum) et Roman(orum)”. On retrouve, dans la région, des inscriptions latines tardives (599 pour Altava, 651 pour Tlemcen). Le royaume d’Altava serait le plus ancien de tous.
Cette inscription complète disait à peu près cela : « Pour le salut et la sauvegarde de Masuna, roi de la nation des Maures et des Romains, forteresse édifiée par Masgivin, préfet de Safar, et Iider, procurateur de Castra Severiana, établie à Altava par Masuna »
♦ Soupçons concernant un éventuel royaume de l’Ouarsenis, avec les fameux Djeddars (mausolées princiers ou royaux) de la région de Tiaret (fouilles entreprises par Fatima Kadra). Deux brefs passages en parlent dans les écrits de Procope, citant un grand roi nommé Mastigas (ou Mastinas), qui aurait régné sur la Maurétanie Césaréenne, toute entière si l’on excepte Cesarea (Cherchell) et d’autres villes portuaires.
Situés à 200 km au Sud-Ouest de Tipasa, dans la région de Frenda, les treize djeddars, dont on ne sait s’ils étaient uniquement réservés aux rois défunts ou aussi à d’autres dignitaires berbères, tous en partie christianisés, font penser aux anciennes bazinas d’autrefois. Cependant, alors que les anciennes sépultures étaient de base circulaire, celles-ci ont des fondations quadrangulaires. Serge Lancel distingue deux nécropoles, l’une datant de la fin du Ve siècle, l’autre, du début du VIIe siècle. Elles sont surmontées d’un dôme pyramidal et entouré d’une ou de plusieurs enceintes faites de pierres. En leur noyau central se trouve une fosse funéraire entourée de galeries et de sortes de chambres (chapelles, sépultures associées, déambulatoires). Les décors en bas-reliefs sont rares et représentent des scènes de chasse, des animaux, ainsi que des symboles chrétiens dans le plus ancien des mausolées (rosaces à six pétales, étoiles, chevrons et colombes entourant un calice…) ; certaines représentations rappellent l’esthétique berbère de la préhistoire (bovins, chevaux, antilopes bubales, lions, autruches…). Malheureusement, pas un seul djeddar n’a échappé aux pillards, ce qui laisse peu d’indices aux archéologues pour pouvoir les dater avec précision et en connaître l’occupant ; l’on sait qu’ils ont été construit dans une fourchette de deux siècles à peu près. Les fouilles ont été effectuées par Fatima Kadra, mais on n’a pas réussi à prouver que la dépouille de Masuna a bien été placé dans une de ces imposantes tombes.
♦ Procope mentionne également l’existence d’un royaume contemporain à celui du précédent, dans l’Hodna, au Sud de la Maurétanie sitifienne, et administré par Ortaïas, ennemi juré de Mastigas, qui (selon Kaddache), en s’alliant au roi des Aurès, Iaudas, aurait réussi à s’emparer de l’Hodna. Mentionnons Vartaia, prince maure du Hodna, vers le milieu du VIe siècle.
♦ Le royaume des Aurès aurait été dirigé, avant Iaudas, par un autre grand chef, Masties, qui s’était lui-même qualifié de dux puis d’imperator. Il avait régné lui aussi sur les Maures et les Romains, et était chrétien.
♦ Non loin de Bechar, sur les bords de l’oued Guir, marquant la frontière avec le Maroc, les fouilles menées par Gabriel Camps attestent de l’impact du christianisme dans le désert du Sahara (stèle de Djorf Torba, VIe siècle).
♦ Plus au Sud encore, à Abalessa située sur les contreforts du Hoggar, se trouve un tombeau étonnant ; serait-ce celui de la princesse saharienne Tin Hinan ? Nul ne le sait encore. Le squelette, parfaitement conservé, est celui d’une femme de haute stature, au bassin étroit, et affligée d’une remarquable arthrose. Associé à la défunte, on a retrouvé un véritable trésor d’or et d’argent qui, par chance, avait échappé aux habituels pillards de tombes. Il est exposé au musée du Bardo à Alger. La sépulture est contemporaine d’Augustin de Thagaste et de Nubel (IVe siècle); vu le mobilier et le décor, elle se situe au carrefour des arts nigérien et gréco-romain ! S’il s’agit de Tin Hinan, on pense d’elle qu’elle n’était pas chrétienne, contrairement à ce qui a été dit un peu partout.
La reconquête byzantine
Cela faisait longtemps déjà que les Byzantins cherchaient à déloger les Vandales des anciens territoires que ces derniers avaient peu à peu soufflé à Rome, sur la Méditerranée occidentale. Plusieurs tentatives de reconquête avaient échoué : en 648 et en 470 notamment (expéditions envoyées sous Léon 1er), deux défaites mémorables que les Germains infligèrent aux généraux de l’Empire d’Orient, grâce à leur puissante flotte et à leurs guerriers encore unis. En réalité, le gros de l’armée byzantine était occupée, en Asie mineure, dans sa résistance contre les Perses sassanides, en guerre contre l’Empire depuis le début du Ve siècle. Un traité de paix fut alors signé entre Khosro Ier, le roi perse du moment, et Justinien, l’empereur de Byzance de 527 à 565 ; ce dernier, bien décidé à en découdre avec les barbares, du côté de l’Afrique et de la Sicile, organisait déjà sa future campagne militaire. La trêve, de brève durée en réalité, allait enfin permettre un engagement militaire sans pareil contre les occupants Vandales, en 533, au prétexte que leur roi, Gélimer, venait de déposer Hunéric à qui étaient reprochées ses défaites contre les Maures, sa trop grande tolérance envers les catholiques, ainsi que son alliance avec l’empereur. Les meilleurs généraux byzantins, Bélisaire et Solomon, épaulés plus tard par un excellent lieutenant, Jean Troglita, furent envoyés vers l’Afrique du Nord. Quand la flotte byzantine – un important corps expéditionnaire de 16000 hommes -, dotée de 500 navires de guerre et convoyée par 92 croisières, approcha les côtes tunisiennes, elle ne rencontra quasiment pas de résistance ; on allait même trouver des soldats vandales mal préparés, une armée très réduite en nombre et une marine complètement inefficace. C’était l’été 533. Les 200000 Germains, un peu amollis depuis qu’ils avaient goûté aux plaisirs de la civilisation, avaient perdu en partie leurs vertus guerrières, mais, surtout, étaient divisés en deux groupes qui s’opposaient, notamment en Sardaigne, les uns étant restés loyaux envers Hunéric, les autres ayant pris parti pour Gélimer. Byzance en profita donc. Le débarquement eut lieu près de Sousse, au Sud d’Hadrumetum, en Byzacène. Première victoire byzantine, les troupes vandales furent défaites. La longue marche sur Carthage fut immédiatement entreprise, rendue aisée par le laisser-faire des tribus maures, qui voyaient dans les militaires byzantins des bienfaiteurs, et l’espoir suscité chez les catholiques et les aristocrates romains, encore sous emprise vandale. Le pillage fut d’ailleurs interdit tout au long du parcours, afin de rassurer les populations autochtones. Une seconde victoire sur les troupes vandales de Gélimer eut lieu à l’Ad Decimum (13 septembre 533), la suivante et dernière (bataille de Tricameron du 15 décembre 533) précipitera le royaume germain vers sa fin. C’est seulement en mars 434 que Gélimer se rendit ; il sera fait prisonnier, puis envoyé en exil en Asie mineure. Bélisaire ne se gênera pas pour spolier immédiatement les barbares de tous leurs biens. Le royaume de Genséric à jamais perdu, les Vandales survivants de l’hécatombe s’éparpillèrent en partie dans les campagnes de Numidie, d’autres furent tout simplement déportés et vendus comme esclaves.
Mais, comme le dit Gilbert Meynier : « le byzantin n’était pas, aux yeux des (Nord-)Africains, une autorité bienfaisante et populaire », ce qui fait qu’en 534, les Berbères attaquèrent les postes-frontière du Sud-Est, en Byzacène, la révolte s’étendant jusqu’en Numidie. En Byzacène, les armées grecques, bien qu’en nombre réduit et peu mobiles à cause leur matériel lourd, l’emportèrent facilement. Ailleurs et pour cette même raison, la tactique berbère de type guérilla obligea Solomon à battre en retraite dans les Aurès. En 536, profitant de mutineries au sein du corps expéditionnaire byzantin, les Maures firent encore reculer le grand général. En 539, une deuxième expédition romaine s’aventura à nouveau dans les Aurès. Le roi maure, Iaudas, blessé, dut se réfugier en Maurétanie. C’était une grande victoire pour Solomon qui soumettait enfin des tribus de l’Hodna et de la région de Sitif (Sétif) ; mais, en 544, il fut battu lors d’une nouvelle bataille, fatidique puisqu’il y perdit la vie, près de Théveste (Tebessa). Byzance, qui cherchait coûte que coûte à refouler les Maures vers le Sud et vers les Maurétanies, entretint cette guerre jusqu’à ce qu’un compromis soit trouvé entre Byzantins et Maures, en 548. De nombreuses forteresses et des petits fortins virent le jour, côté byzantin, qui tentaient de séparer les deux peuples et de protéger ce qui pouvait encore l’être (Aurès, Nemenchas, Sitifienne, Proconsulaire…). Des révoltes maures eurent bien lieu, de 563 à 565 et de 569 à 578, mais, si elles l’entravaient certainement, elles n’empêchèrent pas l’épanouissement de la civilisation byzantine en Algérie orientale, civilisation que Justinien 1er allait porter à son apogée. Il n’y eut pas cependant de continuum entre l’Empire romain d’Occident et celui d’Orient. Ce n’est qu’en théorie que Justinien restaura l’ordre ancien, avec ses divisions territoriales d’avant l’invasion vandale.
Le compromis de 548 redonnait un semblant de pouvoir aux Byzantins qui rétablissaient les normes en vigueur du temps de la grande Rome. Les cadres administratifs et législatifs anciens furent ainsi restaurés. L’Église catholique, largement favorisée et même privilégiée sous Justinien, vit aussi le diocèse d’Afrique réorganisé en sept provinces. Les arianistes furent tout simplement persécutés, tout comme les donatistes qui n’avaient pas complètement disparu de la scène religieuse, et les juifs, contraints à leur conversion au catholicisme ; cela alla de paire avec la reprise forcenée de l’évangélisation dans les terroirs. Le pouvoir militaire fut rendu à des chefs de province, les dux, nommés par les autorités byzantines. Côté future Algérie, ces chefs, commandant chacun une armée d’Afrique, étaient intallés, l’un à Cæsarea (Cæsarea/Cherchell pour la Césaréenne), l’autre à Contantine (ancienne Cirta pour la Numidie). Ils nommaient eux-mêmes de plus petits chefs qui agissaient comme des præsides, à la romaine, dans les tribus fédérées. En devenant vassal, le dux recevait comme insignes le bâton et le diadème d’argent, un manteau blanc et des chaussures relevées d’ornement en or. Ils recevaient également de l’Empire un subside en échange d’un service militaire obligatoire pour leurs sujets mâles. Chaque tribu envoyait donc, sans sourciller, ses foederati ou ses gentilles. En Maurétanie sitifienne, Sitif (Sétif) fut seulement occupée en place forte. Mais, loin de faire confiance entièrement à ces futurs chefs déjà programmés, qui seront – s’ils ne l’étaient pas déjà – en partie vassalisés et christianisés, et comme pour faire barrage aux Berbères non fédérés – ceux qui refuseraient de faire à nouveau allégeance aux Rûms -, Solomon avait pris les devants en faisant lever de puissantes murailles autour des cités bordant le nouveau lime (Théveste/Tebessa, Thelepte/Feriana, Madauros/M’daourouch, Thamugadi/Timgad, Tipasa/Tiffech, Tigisis/Aïn el Bordj), et en faisant bâtir ou renforcer de nombreuses autres citadelles (Thagora/Thagora, Gadiaufala/Ksar Sbahi, Ad Centenarium, Tigisis/Teghzeh, Vegesala/Ksar el Kelb, Cedia/Oum Kif, Masula/Khenchella…). D’autres places avaient été munies de fortins (Choba/Ziama, Milev/Mila…). Il faut bien comprendre que la frontière nouvellement établie par les Byzantins avait bien rétréci depuis la chute de Rome, surtout depuis que les Maures avaient osé attaquer certaines cités, en faisant intervenir au moins trente mille cavaliers (Lambæsis/Lambèse-Tazoult, Diana veteranorum/Aïn Zana, Timgad et Bagaï/Ksar Baghaï…). Jamais le faste romain de l’apogée impérial ne fut retrouvé, tous les moyens allaient maintenant à l’action militaire. De la Sitifienne à la Tingitane, les Byzantins occupèrent quand même quelques ports (Iomnium/Tigzirt, Igilgili/Djidjelli, Saldæ/Bejaïa, Rusippisir/Azeffoun, Russucuru/Dellys, Rusguniæ/Bordj el Bahri, Tipasa/Tifech, Gunugu/Gouraya, Cæsarea/Cherchell). Les années passèrent qui usèrent le pouvoir, à force de luttes épuisantes et coûteuses contre les tribus indigènes non soumises, et qui le minèrent peu à peu de l’intérieur, à cause de querelles religieuses et théologiques interminables, comme par exemple dans l’affaire des Trois chapitres, lors du grand schisme monophysite. Un terrible malaise s’était installé et persistait, malgré les règlements de compte qui avaient eu lieu lors du deuxième concile de Constantinople. Les persécutions étaient souvent plutôt contre-productives, les fuyards arrivaient à s’échapper et se réfugiaient parmi les Maures eux-mêmes : de nombreuses conversions au judaïsme ont certainement eu cours, comme dans le Sud tunisien par exemple.
L’Empire, devenu instable, est fatigué et fragilisé ; le pouvoir central n’a plus d’effet sur les fonctionnaires qui n’obéissent plus ; les subsides ne sont plus versés. Les armées byzantines du VIIe siècle ne sauront contenir l’invasion arabe qui aura lieu en 642, par la Lybie pentapole ; elles ne pourront faire mieux quand les nouveaux venus arriveront, à peine un an plus tard, en Tripolitaine (643) ; après une résistance marquée jusqu’en 647, elles n’empêcheront pas leur avancée en Byzacène. Au final, Carthage tombera en 698 et les Byzantins devront se replier sur la Maurétanie tingitane (Maroc actuel), notamment à Septem (Ceuta), qui sera prise à son tour en 709. Si, au VIIe siècle, le christianisme était la religion adoptée par de nombreuses tribus, sur la côte comme à l’intérieur, la romanité de l’Afrique du Nord, “l’Occidentale”, cèdera définitivement sa place à l’islam venu d’Orient. Les Arabes découvrirent alors des tribus maures indépendantes (Djeroua, Ifren, Magraoua, Auraba, Zenata…), qui avaient fait émergence pendant le lent déclin des Grecs ; une résistance les opposèrent, un temps seulement. On retiendra au final une faible influence byzantine en Algérie, la majeure partie du pays avait fini par échapper en réalité à leur contrôle, seul un tiers de la Numidie leur avait été finalement échu ; leur empreinte ne fut réel qu’ailleurs, en Byzacène et en Proconsulaire, où, à Carthage, siégeaient les véritables décideurs (préfet du prétoire et prélat catholique), et où la culture gréco-latine s’était un peu maintenue. Mais cela fait davantage partie de l’histoire des Tunisiens.
Selon l’historien Yves Modéran (décédé en 2010), les royaumes maures auraient pu, s’ils n’avaient été gênés par la reconquête byzantine, former à l’instar de ce qui s’est fait en Gaule sous Clovis, la matrice d’entités étatiques nouvelles. L’idée même sera enterrée définitivement avec l’arrivée des Arabes. Les villes cesseront de se développer, le nomadisme reprendra le dessus, l’enfermement tribal empêchera un État d’émerger. Le mariage romano-arabe ne se fera pas, jamais quand bien même l’occupation française en aurait, plus tard, fait rêver certains.
Royaume vandale, principautés maures et reconquête byzantine
Saint-Augustin meurt en 430 alors que l’invasion de l’Afrique du Nord par les Germains nommés Vandales a à peine commencé. Ce peuple originaire de la Baltique instaurera en quelques décennies un royaume comprenant la Numidie, la Proconsulaire, la Byzacène, ainsi que les îles de la Méditerranée occidentale (Sardaigne, Corse, Sicile et Baléares). Prenant place dans une petite période du calendrier historique de l’Algérie, ce royaume tiendra à peine plus d’un siècle et ne laissera que très peu de traces. Sa disparition en 533 marque la reconquête byzantine du Maghreb, avec l’influence artistique et culturelle que l’on sait. Entre temps, les Berbères s’affranchissent peu à peu des différents occupants, formant ici et là des royaumes (ou principautés) indépendants.
Le royaume vandale d’Afrique du Nord (429- 533)
Bien installés en Bétique (la future Andalousie – (V)andalousie ?) depuis 419 (et même avant puisque, depuis 407, ils commettent des incartades ravageuses en Tingitane), les Vandales commencèrent à lorgner sérieusement du côté oriental de l’Afrique du Nord, réputée pour ses richesses, en 428. Genséric, leur roi, décida donc de passer à l’action – une invasion de plus – en entraînant avec lui environ 80000 hommes et femmes de tous âges, dont 15000 à 20000 guerriers, la plupart Vandales, d’autres étant Suèves ou Alains (autres peuples germaniques envahisseurs). Les Colonnes d’Hercule, plus tard renommées “Détroit de Gibraltar (Djabal Tariq)”, furent franchies en 429, et le débarquement dut avoir lieu sur les plages de Tanger. De là, la troupe de Germains entreprit sa longue marche vers la Proconsulaire, région des plus riches s’il en est une. L’histoire dit que Genséric aurait été auparavant mandé, afin de lui venir militairement en aide, dès 427, par Boniface, le dernier général romain d’Afrique, pressé de s’affranchir de Rome (cour de Ravenne) et de créer une principauté indépendante dont il aurait été le monarque. Toujours est-il qu’il n’y aurait eu aucune suite à cette demande. En fait, Genséric pensait déjà fortement – son ambition devait être grande – à s’emparer du grenier à blé des Romains, soit la partie orientale comprenant la Numidie et la Proconsulaire. Au cours de l’année 429, La horde des Barbares avait déjà atteint Altava (Ouled Mimoun, entre Tlemcen et Sidi Bel Abbes) ; elle ne rencontra quasiment pas de résistance, l’armée romaine était divisée par des querelles internes. De plus, le gros des troupes romaines se trouvait sur le lime méridional, il leur était donc difficile de venir immédiatement contrer l’invasion qui se faisait plus au Nord. Du côté des ruraux, peu ou prou de résistance, peut-être bien le contraire tant Maures et Numides désiraient voir mettre un terme à l’occupation romaine qui n’avait que trop duré. Seuls les notables avaient quelque chose à perdre dans cette invasion soudaine. Lorsque l’armée de Boniface arriva enfin au contact des Vandales en 430, elle perdit la bataille entre Calama (Guelma) et Hippone (Annaba), Boniface pourra trouver refuge dans cette dernière. Il y vit un Augustin bien malade, mais haranguant tant bien que mal les citadins pour organiser la défense de la cité. Jusque-là, toute ville s’étant trouvée sur le chemin des envahisseurs était tombée facilement, ou contournée. Le siège que firent les Germains à Hippone dura plusieurs mois, mais Augustin n’en connaîtra pas l’issue puisqu’il mourra peu de temps après son début, vers la fin du mois d’août 430. Selon Mahfoud Kaddache, ce siège aurait duré jusqu’à quatorze mois avant que la ville ne tombe entre les mains de Genséric. La réputation de ce peuple du Nord de l’Europe, qui a laissé son nom pour qualifier la destruction et le pillage, systématiques, allait marquer toute la région ; nombreux sont les écrits décrivant les méthodes employées par ces avides guerriers. Ceux de Possidius Calama relatent en effets des actes d’une infâme cruauté (pillages, massacres, torture, viols…). Mais quelle invasion n’a pas commis de violence ? Villes en ruine, chasse aux prêtres catholiques autant que donatistes, meurtres en séries… les Romains en avaient fait autant ! Lorsque Genséric s’imposera enfin, «il ne touchera pas aux paysans, source de labeur, de richesse et d’impôt», comme le souligne Mahfoud Kaddache. Par contre, terres et trésors, appartenant aux notables ou aux catholiques aisés, seront confisqués. Des églises, en Tunisie surtout, se convertiront par la force des choses à la religion des Vandales : l’arianisme, quand la plupart entrera en résistance, souvent vainement ou au prix de souffrances infligées par les nouveaux maîtres. Rome, vaincue une première fois en 435, proposa à Genséric et sous l’autorité de Valentinien III, de signer un traité de paix (Traité de Ravenne ou d’Hippone) qui lui accordait la Maurétanie sitifienne ainsi que la majeure partie de la Numidie (Nord). Les Vandales acceptèrent de se mettre au service de l’Empire alors en pleine décadence, ils le firent même au titre de “fédérés”. Ne perdant pas le sens des affaires, Rome avait en tête de leur faire payer un impôt pour l’exploitation de ce premier territoire royal.
Saldæ (Bejaïa), qui était provisoirement devenue capitale du royaume vandale, céda la place à Hippone (Annaba) dès 437. A en croire la suite de l’histoire, Genséric ne se satisfit pas de cette maigre conquête. En 439, il rompait la paix pour s’attaquer à la Proconsulaire, encore tenue par les Romains. Ceux-ci subirent alors de nombreux revers militaires et, dès les premiers assauts, Carthage fut occupée. Mais c’est seulement plusieurs années plus tard, en 442, que sera signé un second traité, inversant quelque peu les territoires respectifs des Romains et des Vandales de Genséric. En effet, Ces derniers s’accaparaient la majeure partie de la Numidie, la Proconsulaire, la Byzacène ainsi que la Tripolitaine, alors que les Romains étaient renvoyés vers les Maurétanies qui, visiblement, n’intéressaient pas vraiment les Germains. Mais attendons pour voir.
En cette période où l’Empire d’Occident était en train de vaciller, Genséric ne mit pas longtemps à contrôler, au moins partiellement, les Maurétanies, sitifienne et Césaréenne. Des groupes armés y commirent d’abord des raids meurtriers, avant d’en chasser les Romains encore plus vers l’Ouest et vers le Sud. En 455 (mort de Valentinien III), après avoir saccagé Rome et envahi l’ensemble des îles méditerranéennes occidentales, les Vandales occupaient un vaste territoire en Afrique. En 468, une première tentative byzantine de récupération des territoires perdus par les Romains d’Occident échoua devant la puissante flotte vandale. Signalons aussi qu’en 476, Odoacre, chef des Skires et des Hérules, mettait fin à 1229 années d’Empire romain sur l’Occident, en déposant son dernier empereur, le jeune Romulus Augustus qui n’aura régné que dix mois. Genséric meurt en 477, son fils aîné Hunéric héritera de la couronne. Cette année marque la fin de l’expansion vandale et le début de dissensions internes. Ce début de règne sera entaché (de 477 à 484) par une terrible répression à l’endroit de ceux qui osèrent se rebeller contre le pouvoir. D’après les chroniques de l’évêque Victor de Vita, des milliers de clercs catholiques furent déportés dans le Hodna. Il faut savoir qu’en 454, Genséric s’était montré plus tolérant puisqu’il avait fait élire Deogratias, évêque catholique, comme prélat de Carthage ; à la mort du roi, les persécutions avaient repris de plus belle.
Les Vandales n’entretenaient que quelques garnisons et avaient peu de relations avec les autochtones. Le pays s’organisa en conservant une part de la législation romaine en cours, de nouvelles règles, propres aux Germains, s’y ajoutant. Les juridictions étaient séparées, les Romains devant respecter leurs propres lois tandis que les Vandales ne pouvaient être jugés que par des juges vandales, devant des tribunaux spéciaux. Notons au passage ce qu’il faut prendre pour un signe de puissance montante, les Vandales ont battu monnaie. L’exploitation des domaines impériaux, rapidement confisqués, avaient été confiés à des fermiers ; des intendants les administraient pour le compte du roi. L’aristocratie romaine s’est ainsi vue privée de tous ses biens, les nobles ayant été déchus au rang de simples quidam. L’impôt était levé sur les terres privées et conservées par des Romano-africains. En se qui concerne l’Église, elle subissait les foudres des ariens (disciples d’Arius, violents prosélytes) et ne pouvait que tenter de résister. La chasse aux évêques récalcitrants était rude (90 morts chez les catholiques en 2 ans), et c’est en 484 que Hunéric décida de mettre un terme à la présence des catholiques et des donatistes en imposant un grand concile unificateur à Carthage. 406 prélats répondirent à l’appel, accourant des Maurétanies, de Numidie, de Proconsulaire et d’ailleurs, pensant pouvoir faire entendre leur cause. Peine perdue puisque il leur était donné ordre de se convertir à l’arianisme, pour éviter l’exil (cas des Numides), ou bien pire (cas des Proconsulaires). On sévit par une série de confiscation des biens ecclésiastiques. Quelques temps au moins, des catholiques ont abjuré pour épouser, en apparence, la doctrine des Germains. Le temps des Vandales terminé, le catholicisme retrouvera son rang de religion principale, ce jusqu’à l’arrivée des Arabes. De toutes façons, la grande majorité des citadins n’avait jamais abandonné la foi catholique romaine et apostolique. C’est aussi en 484 que quelques petites tribus berbères résiduelles de l’Aurès et des Némenchas, sans doute converties partiellement au christianisme, se soulevèrent de manière mémorable. Les Vandales eurent beaucoup de mal à en contenir les assauts, conduits sur les grandes exploitations et les anciennes cités romanisées. De succès en succès, les Maures installaient de grandes principautés dégagées de l’emprise romaine ou vandale. La mieux connue, et sans doute aussi la plus puissante d’entre-elles, était celle des Aurès que Mastiès dirigeait au titre d’Imperator chrétien local. Lorsque les Byzantins débarquèrent en Afrique du Nord, les Vandales n’exerçaient déjà plus aucune influence en Numidie occidentale, d’autant moins dans les Maurétanies. De 523 à 530 sous Hildéric, le royaume connut une plus grande tolérance, la vie avait pris un autre cours, même pour les derniers Vandales. Voici ce que dit d’eux Procope, une fois qu’ils eurent goûté à la civilisation : « De toutes les nations que je connais, celle des Vandales est la plus efféminée ; du jour où ils ont occupé l’Afrique, ils ont pris l’habitude de bains journaliers et ont fourni leur table de tout ce que la terre et la mer offrent de plus délicat. Ils sont couverts de bijoux d’or et de vêtements de soie, ils ont fait leurs délices du théâtre, de l’hippodrome, des autres plaisirs de même sorte, et surtout de la chasse ; ils se sont complus aux danses et aux mimes, à la musique et aux spectacles, à tout ce qui peut charmer les yeux ou les oreilles. Ils habitaient pour la plupart de magnifiques villas toutes environnées d’arbres et d’eau courante ; ils passaient le temps en grands festins et se passionnaient pour le plaisir de l’amour ». C’est bien connu, le civilisé n’aime plus faire la guerre.
Lorsque les Grecs de Byzance s’attaquèrent aux Vandales pour les déloger complètement des lieux, ils ne mirent pas longtemps à détruire leur royaume (534), mais ils ne purent reconquérir les Maurétanies, sinon à occuper quelques villes côtières comme Cherchell ou Rusguniae (Tamensouft), l’ensemble du territoire ayant été regagné par les Maures indépendantistes. Quant à eux, les Vandales furent en partie exilés, en partie éliminés, les quelques rescapés s’étant ensuite fondus dans la population locale, notamment en Kabylie. L’occupation vandale en Afrique du Nord n’aura duré qu’un tout petit siècle ; elle n’aura en rien marqué les Maurétanies, leur influence sera minime en Numidie, où l’on ne retrouve que peu de traces de leur passage. Les Tunisiens ont eu plus de chance, car l’empreinte germanique aura été bien plus forte dans l’ancienne Proconsulaire. Cependant, les Vandales n’ont rien bâti et on ne retrouve aucune construction religieuse ou civile à leur attribuer. Des épitaphes ainsi que des funéraires à noms germaniques subsistent tout de même (Tipasa, Tebessa) ; des tablettes de bois portant des inscriptions concernant des actes de propriété (tablettes d’Albertini) ont également été retrouvées. Il n’y aurait pas eu, d’après Serge Lancel, de véritable peuplement vandale dans la partie algérienne de leur royaume, mais seulement sur la frange qui borde la Tunisie.
Les principautés (ou royaumes) maures indépendantes
C’est à partir du milieu du Ve siècle que les premières principautés maures, affranchies du pouvoir romain, virent le jour. Chacune était administrée par un chef, héritier d’une aristocratie berbère romanisée, voire christianisée. On n’en était pas aux premières rébellions ; bien plus avant si l’on s’en souvient, deuxième moitié du IVe siècle, la révolte des fils de Nubel contre Rome, qui avait semblé donner le La d’une reconquête au moins partielle du territoire Nord-africain, s’était terminée par un fiasco. Mais, peu à peu, la quarantaine de tribus maures qu’avait cité Ptolémée au IIe siècle saurait se fédérer pour ne former, avant que les Arabes n’arrivent, qu’une petite huitaine de royaumes indépendants, sept pour ce qui concerne le territoire de l’actuelle Algérie. En ce qui concerne les Vandales, les Maures, qui au début en avaient eu bonne impression parce qu’ils les voyaient comme des libérateurs potentiels, ne soutinrent plus, à partir de 485, les Germains d’Hunéric, bien au contraire. L’histoire de ces royaumes indépendants est fort mal connue et nous n’avons que peu de vestiges de ce monde-là : quelques inscriptions, peu de récits et d’écrits rapportés par les historiens ou les géographes de l’époque, mais quand même plusieurs mausolées (Djeddars) typiquement berbères, malheureusement pillés et quelque peu saccagés ; des preuves, aussi, de différents bâtis effectués par les autochtones déjà affranchis depuis 455 (nouvelles églises d’Ala Miliaria – lieu-dit Benian au Sud-Est de Mascara -, de Castellum Tingitanum – El Asnam – ; basilique de Rusguniæ – Bordj Tamenfoust, ex-Cap Matifou – restaurée…).
Les théories s’affrontent et il est difficile d’en rendre une plus crédible qu’une ‘autre. En gros, il y a la version de Mahfoud Kaddache (historien algérien) contre celles des autres (historiens occidentaux). D’après Kaddache, il n’y aurait eu que deux sortes d’habitants dans cette Algérie de fin d’Antiquité : les Romani et les Mauri, les Romains et les Maures. Je le cite : «le Maure est le Berbère identifié à la vie tribale et resté Africain ; ni le bilinguisme, ni même la conversion n’avaient réussi à faire de lui un Romain». On pourrait donc penser qu’aucun mélange ethnique se soit fait. Pour Gilbert Meynier et Serge Lancel, il est vrai qu’à l’arrivée des Vandales, on commença à échapper à la romanité. Dans les villes reconquises par le Maures, cités dont la vie s’est poursuivie – jusqu’à l’arrivée des Arabes – malgré la dé-romanisation, le latin avait évolué en se créolisant (il s’est vu truffé de mots berbères), l’écriture est devenue cursive comme elle le sera dans le Moyen-Âge européen ; ce latin dénaturé préfigurait alors les futures langues romanes qui allaient émerger ensuite au Moyen-Âge, un peu partout en Occident. Les noms employés redeviennent typiquement berbères, des inscriptions en témoignent (Ingmena, Masviginus, Iider…). C’est l’avènement de l’islam qui, finalement, bloquera l’évolution de la vie urbaine vers la modernité, et qui empêchera de s’épanouir cette civilisation berbéro-romaine originale. M. Kaddache reconnaît cependant que la tradition romaine était encore d’usage pour ce qui était de régir et d’administrer de tels royaumes (procurateur, préfet, rex, imperator), et que le christianisme y avait été fidèlement conservé en de nombreux endroits (beaucoup de rois maures furent chrétiens, et des textes mentionnent plusieurs conciles maurétaniens, en 425 et 646). A cette époque tardive, il semblerait que la paix religieuse et la tolérance régnaient entre païens des origines, juifs et chrétiens. Durant donc environ deux siècles, la Maurétanie césaréenne, qui a en grande partie échappée à la domination vandale et, plus tard, à celle des Byzantins, connut une ère de symbiose réussie entre Mauri et Romani ; Il n’y eut par contre pratiquement aucun contact entre les Maures et les Byzantins, pas plus qu’avec les Vandales. Les rapports entre les plaines et les montagnes furent petit à petit restaurés, l’insécurité ne pouvait que reculer. M. Kaddache aurait une vision trop favorable à l’identité nationale que les Algériens se font d’eux-mêmes : la fin de Rome en Algérie signifie pour lui le retour à la pure tradition des ancêtres, comme nous en ont donné l’exemple, Massinissa et Jugurtha. Je le cite une fois de plus : «l’Afrique romaine finissait, l’Afrique berbère commençait». Pour répondre à Kaddache, on peut se fier à l’historien et archéologue Paul-Albert Février lorsqu’il estime que «les Romani étaient peut-être des Romano-africains de la région, intégrés dans l’Empire depuis l’an 39 ; que les Mauri représentaient des populations tribales d’en deçà du lime, qui n’avaient jamais été intégrées dans l’Empire», ce qui me semble plus vraisemblable.
L’histoire de ces royaumes maures indépendants reste purement hypothétique et plusieurs versions nous ont été données. Il semble certain que la reconquête s’est faite en tache d’huile, de Tanger à Cherchell. On s’en tiendra à quelques éléments en notre possession :
♦ Inscription datant de 508, retrouvée à Altava (Ouled Mimoun), ville fortifiée par les Berbères de l’époque, dans l’Ouest algérien. Elle rend hommage à un roi maure nommé Masuna, qui aurait régné sur une petite région proche de la frontière entre les actuels Maroc et Algérie. Cette épigraphe fait de ce personnage le “roi des peuples maures et des Romains”, en latin dégradé : “Rex gent(ium) Maur(orum) et Roman(orum)”. On retrouve, dans la région, des inscriptions latines tardives (599 pour Altava, 651 pour Tlemcen). Le royaume d’Altava serait le plus ancien de tous.
Cette inscription complète disait à peu près cela : « Pour le salut et la sauvegarde de Masuna, roi de la nation des Maures et des Romains, forteresse édifiée par Masgivin, préfet de Safar, et Iider, procurateur de Castra Severiana, établie à Altava par Masuna »
♦ Soupçons concernant un éventuel royaume de l’Ouarsenis, avec les fameux Djeddars (mausolées princiers ou royaux) de la région de Tiaret (fouilles entreprises par Fatima Kadra). Deux brefs passages en parlent dans les écrits de Procope, citant un grand roi nommé Mastigas (ou Mastinas), qui aurait régné sur la Maurétanie Césaréenne, toute entière si l’on excepte Cesarea (Cherchell) et d’autres villes portuaires.
Situés à 200 km au Sud-Ouest de Tipasa, dans la région de Frenda, les treize djeddars, dont on ne sait s’ils étaient uniquement réservés aux rois défunts ou aussi à d’autres dignitaires berbères, tous en partie christianisés, font penser aux anciennes bazinas d’autrefois. Cependant, alors que les anciennes sépultures étaient de base circulaire, celles-ci ont des fondations quadrangulaires. Serge Lancel distingue deux nécropoles, l’une datant de la fin du Ve siècle, l’autre, du début du VIIe siècle. Elles sont surmontées d’un dôme pyramidal et entouré d’une ou de plusieurs enceintes faites de pierres. En leur noyau central se trouve une fosse funéraire entourée de galeries et de sortes de chambres (chapelles, sépultures associées, déambulatoires). Les décors en bas-reliefs sont rares et représentent des scènes de chasse, des animaux, ainsi que des symboles chrétiens dans le plus ancien des mausolées (rosaces à six pétales, étoiles, chevrons et colombes entourant un calice…) ; certaines représentations rappellent l’esthétique berbère de la préhistoire (bovins, chevaux, antilopes bubales, lions, autruches…). Malheureusement, pas un seul djeddar n’a échappé aux pillards, ce qui laisse peu d’indices aux archéologues pour pouvoir les dater avec précision et en connaître l’occupant ; l’on sait qu’ils ont été construit dans une fourchette de deux siècles à peu près. Les fouilles ont été effectuées par Fatima Kadra, mais on n’a pas réussi à prouver que la dépouille de Masuna a bien été placé dans une de ces imposantes tombes.
♦ Procope mentionne également l’existence d’un royaume contemporain à celui du précédent, dans l’Hodna, au Sud de la Maurétanie sitifienne, et administré par Ortaïas, ennemi juré de Mastigas, qui (selon Kaddache), en s’alliant au roi des Aurès, Iaudas, aurait réussi à s’emparer de l’Hodna. Mentionnons Vartaia, prince maure du Hodna, vers le milieu du VIe siècle.
♦ Le royaume des Aurès aurait été dirigé, avant Iaudas, par un autre grand chef, Masties, qui s’était lui-même qualifié de dux puis d’imperator. Il avait régné lui aussi sur les Maures et les Romains, et était chrétien.
♦ Non loin de Bechar, sur les bords de l’oued Guir, marquant la frontière avec le Maroc, les fouilles menées par Gabriel Camps attestent de l’impact du christianisme dans le désert du Sahara (stèle de Djorf Torba, VIe siècle).
♦ Plus au Sud encore, à Abalessa située sur les contreforts du Hoggar, se trouve un tombeau étonnant ; serait-ce celui de la princesse saharienne Tin Hinan ? Nul ne le sait encore. Le squelette, parfaitement conservé, est celui d’une femme de haute stature, au bassin étroit, et affligée d’une remarquable arthrose. Associé à la défunte, on a retrouvé un véritable trésor d’or et d’argent qui, par chance, avait échappé aux habituels pillards de tombes. Il est exposé au musée du Bardo à Alger. La sépulture est contemporaine d’Augustin de Thagaste et de Nubel (IVe siècle); vu le mobilier et le décor, elle se situe au carrefour des arts nigérien et gréco-romain ! S’il s’agit de Tin Hinan, on pense d’elle qu’elle n’était pas chrétienne, contrairement à ce qui a été dit un peu partout.
La reconquête byzantine
Cela faisait longtemps déjà que les Byzantins cherchaient à déloger les Vandales des anciens territoires que ces derniers avaient peu à peu soufflé à Rome, sur la Méditerranée occidentale. Plusieurs tentatives de reconquête avaient échoué : en 648 et en 470 notamment (expéditions envoyées sous Léon 1er), deux défaites mémorables que les Germains infligèrent aux généraux de l’Empire d’Orient, grâce à leur puissante flotte et à leurs guerriers encore unis. En réalité, le gros de l’armée byzantine était occupée, en Asie mineure, dans sa résistance contre les Perses sassanides, en guerre contre l’Empire depuis le début du Ve siècle. Un traité de paix fut alors signé entre Khosro Ier, le roi perse du moment, et Justinien, l’empereur de Byzance de 527 à 565 ; ce dernier, bien décidé à en découdre avec les barbares, du côté de l’Afrique et de la Sicile, organisait déjà sa future campagne militaire. La trêve, de brève durée en réalité, allait enfin permettre un engagement militaire sans pareil contre les occupants Vandales, en 533, au prétexte que leur roi, Gélimer, venait de déposer Hunéric à qui étaient reprochées ses défaites contre les Maures, sa trop grande tolérance envers les catholiques, ainsi que son alliance avec l’empereur. Les meilleurs généraux byzantins, Bélisaire et Solomon, épaulés plus tard par un excellent lieutenant, Jean Troglita, furent envoyés vers l’Afrique du Nord. Quand la flotte byzantine – un important corps expéditionnaire de 16000 hommes -, dotée de 500 navires de guerre et convoyée par 92 croisières, approcha les côtes tunisiennes, elle ne rencontra quasiment pas de résistance ; on allait même trouver des soldats vandales mal préparés, une armée très réduite en nombre et une marine complètement inefficace. C’était l’été 533. Les 200000 Germains, un peu amollis depuis qu’ils avaient goûté aux plaisirs de la civilisation, avaient perdu en partie leurs vertus guerrières, mais, surtout, étaient divisés en deux groupes qui s’opposaient, notamment en Sardaigne, les uns étant restés loyaux envers Hunéric, les autres ayant pris parti pour Gélimer. Byzance en profita donc. Le débarquement eut lieu près de Sousse, au Sud d’Hadrumetum, en Byzacène. Première victoire byzantine, les troupes vandales furent défaites. La longue marche sur Carthage fut immédiatement entreprise, rendue aisée par le laisser-faire des tribus maures, qui voyaient dans les militaires byzantins des bienfaiteurs, et l’espoir suscité chez les catholiques et les aristocrates romains, encore sous emprise vandale. Le pillage fut d’ailleurs interdit tout au long du parcours, afin de rassurer les populations autochtones. Une seconde victoire sur les troupes vandales de Gélimer eut lieu à l’Ad Decimum (13 septembre 533), la suivante et dernière (bataille de Tricameron du 15 décembre 533) précipitera le royaume germain vers sa fin. C’est seulement en mars 434 que Gélimer se rendit ; il sera fait prisonnier, puis envoyé en exil en Asie mineure. Bélisaire ne se gênera pas pour spolier immédiatement les barbares de tous leurs biens. Le royaume de Genséric à jamais perdu, les Vandales survivants de l’hécatombe s’éparpillèrent en partie dans les campagnes de Numidie, d’autres furent tout simplement déportés et vendus comme esclaves.
Mais, comme le dit Gilbert Meynier : « le byzantin n’était pas, aux yeux des (Nord-)Africains, une autorité bienfaisante et populaire », ce qui fait qu’en 534, les Berbères attaquèrent les postes-frontière du Sud-Est, en Byzacène, la révolte s’étendant jusqu’en Numidie. En Byzacène, les armées grecques, bien qu’en nombre réduit et peu mobiles à cause leur matériel lourd, l’emportèrent facilement. Ailleurs et pour cette même raison, la tactique berbère de type guérilla obligea Solomon à battre en retraite dans les Aurès. En 536, profitant de mutineries au sein du corps expéditionnaire byzantin, les Maures firent encore reculer le grand général. En 539, une deuxième expédition romaine s’aventura à nouveau dans les Aurès. Le roi maure, Iaudas, blessé, dut se réfugier en Maurétanie. C’était une grande victoire pour Solomon qui soumettait enfin des tribus de l’Hodna et de la région de Sitif (Sétif) ; mais, en 544, il fut battu lors d’une nouvelle bataille, fatidique puisqu’il y perdit la vie, près de Théveste (Tebessa). Byzance, qui cherchait coûte que coûte à refouler les Maures vers le Sud et vers les Maurétanies, entretint cette guerre jusqu’à ce qu’un compromis soit trouvé entre Byzantins et Maures, en 548. De nombreuses forteresses et des petits fortins virent le jour, côté byzantin, qui tentaient de séparer les deux peuples et de protéger ce qui pouvait encore l’être (Aurès, Nemenchas, Sitifienne, Proconsulaire…). Des révoltes maures eurent bien lieu, de 563 à 565 et de 569 à 578, mais, si elles l’entravaient certainement, elles n’empêchèrent pas l’épanouissement de la civilisation byzantine en Algérie orientale, civilisation que Justinien 1er allait porter à son apogée. Il n’y eut pas cependant de continuum entre l’Empire romain d’Occident et celui d’Orient. Ce n’est qu’en théorie que Justinien restaura l’ordre ancien, avec ses divisions territoriales d’avant l’invasion vandale.
Le compromis de 548 redonnait un semblant de pouvoir aux Byzantins qui rétablissaient les normes en vigueur du temps de la grande Rome. Les cadres administratifs et législatifs anciens furent ainsi restaurés. L’Église catholique, largement favorisée et même privilégiée sous Justinien, vit aussi le diocèse d’Afrique réorganisé en sept provinces. Les arianistes furent tout simplement persécutés, tout comme les donatistes qui n’avaient pas complètement disparu de la scène religieuse, et les juifs, contraints à leur conversion au catholicisme ; cela alla de paire avec la reprise forcenée de l’évangélisation dans les terroirs. Le pouvoir militaire fut rendu à des chefs de province, les dux, nommés par les autorités byzantines. Côté future Algérie, ces chefs, commandant chacun une armée d’Afrique, étaient intallés, l’un à Cæsarea (Cæsarea/Cherchell pour la Césaréenne), l’autre à Contantine (ancienne Cirta pour la Numidie). Ils nommaient eux-mêmes de plus petits chefs qui agissaient comme des præsides, à la romaine, dans les tribus fédérées. En devenant vassal, le dux recevait comme insignes le bâton et le diadème d’argent, un manteau blanc et des chaussures relevées d’ornement en or. Ils recevaient également de l’Empire un subside en échange d’un service militaire obligatoire pour leurs sujets mâles. Chaque tribu envoyait donc, sans sourciller, ses foederati ou ses gentilles. En Maurétanie sitifienne, Sitif (Sétif) fut seulement occupée en place forte. Mais, loin de faire confiance entièrement à ces futurs chefs déjà programmés, qui seront – s’ils ne l’étaient pas déjà – en partie vassalisés et christianisés, et comme pour faire barrage aux Berbères non fédérés – ceux qui refuseraient de faire à nouveau allégeance aux Rûms -, Solomon avait pris les devants en faisant lever de puissantes murailles autour des cités bordant le nouveau lime (Théveste/Tebessa, Thelepte/Feriana, Madauros/M’daourouch, Thamugadi/Timgad, Tipasa/Tiffech, Tigisis/Aïn el Bordj), et en faisant bâtir ou renforcer de nombreuses autres citadelles (Thagora/Thagora, Gadiaufala/Ksar Sbahi, Ad Centenarium, Tigisis/Teghzeh, Vegesala/Ksar el Kelb, Cedia/Oum Kif, Masula/Khenchella…). D’autres places avaient été munies de fortins (Choba/Ziama, Milev/Mila…). Il faut bien comprendre que la frontière nouvellement établie par les Byzantins avait bien rétréci depuis la chute de Rome, surtout depuis que les Maures avaient osé attaquer certaines cités, en faisant intervenir au moins trente mille cavaliers (Lambæsis/Lambèse-Tazoult, Diana veteranorum/Aïn Zana, Timgad et Bagaï/Ksar Baghaï…). Jamais le faste romain de l’apogée impérial ne fut retrouvé, tous les moyens allaient maintenant à l’action militaire. De la Sitifienne à la Tingitane, les Byzantins occupèrent quand même quelques ports (Iomnium/Tigzirt, Igilgili/Djidjelli, Saldæ/Bejaïa, Rusippisir/Azeffoun, Russucuru/Dellys, Rusguniæ/Bordj el Bahri, Tipasa/Tifech, Gunugu/Gouraya, Cæsarea/Cherchell). Les années passèrent qui usèrent le pouvoir, à force de luttes épuisantes et coûteuses contre les tribus indigènes non soumises, et qui le minèrent peu à peu de l’intérieur, à cause de querelles religieuses et théologiques interminables, comme par exemple dans l’affaire des Trois chapitres, lors du grand schisme monophysite. Un terrible malaise s’était installé et persistait, malgré les règlements de compte qui avaient eu lieu lors du deuxième concile de Constantinople. Les persécutions étaient souvent plutôt contre-productives, les fuyards arrivaient à s’échapper et se réfugiaient parmi les Maures eux-mêmes : de nombreuses conversions au judaïsme ont certainement eu cours, comme dans le Sud tunisien par exemple.
L’Empire, devenu instable, est fatigué et fragilisé ; le pouvoir central n’a plus d’effet sur les fonctionnaires qui n’obéissent plus ; les subsides ne sont plus versés. Les armées byzantines du VIIe siècle ne sauront contenir l’invasion arabe qui aura lieu en 642, par la Lybie pentapole ; elles ne pourront faire mieux quand les nouveaux venus arriveront, à peine un an plus tard, en Tripolitaine (643) ; après une résistance marquée jusqu’en 647, elles n’empêcheront pas leur avancée en Byzacène. Au final, Carthage tombera en 698 et les Byzantins devront se replier sur la Maurétanie tingitane (Maroc actuel), notamment à Septem (Ceuta), qui sera prise à son tour en 709. Si, au VIIe siècle, le christianisme était la religion adoptée par de nombreuses tribus, sur la côte comme à l’intérieur, la romanité de l’Afrique du Nord, “l’Occidentale”, cèdera définitivement sa place à l’islam venu d’Orient. Les Arabes découvrirent alors des tribus maures indépendantes (Djeroua, Ifren, Magraoua, Auraba, Zenata…), qui avaient fait émergence pendant le lent déclin des Grecs ; une résistance les opposèrent, un temps seulement. On retiendra au final une faible influence byzantine en Algérie, la majeure partie du pays avait fini par échapper en réalité à leur contrôle, seul un tiers de la Numidie leur avait été finalement échu ; leur empreinte ne fut réel qu’ailleurs, en Byzacène et en Proconsulaire, où, à Carthage, siégeaient les véritables décideurs (préfet du prétoire et prélat catholique), et où la culture gréco-latine s’était un peu maintenue. Mais cela fait davantage partie de l’histoire des Tunisiens.
Selon l’historien Yves Modéran (décédé en 2010), les royaumes maures auraient pu, s’ils n’avaient été gênés par la reconquête byzantine, former à l’instar de ce qui s’est fait en Gaule sous Clovis, la matrice d’entités étatiques nouvelles. L’idée même sera enterrée définitivement avec l’arrivée des Arabes. Les villes cesseront de se développer, le nomadisme reprendra le dessus, l’enfermement tribal empêchera un État d’émerger. Le mariage romano-arabe ne se fera pas, jamais quand bien même l’occupation française en aurait, plus tard, fait rêver certains.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Pour Donia 
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
L'Origine des Berbères.
Les Berbères se désignent par le terme d'Amazigh, qui signifie : homme libre. Peuple à la fois méditerranéen et saharien, ils constituent le substrat ethnique et socioculturel de l'Afrique du Nord auquel sont venues s'ajouter des composantes extérieures aussi bien ethniques (grecques, phéniciennes, romaines, byzantines, arabes, turques.) que religieuses (paienne, animiste, juive, chrétienne et musulmane).
Groupe de peuples dont on retrouve les traces, à diverses époques, depuis l'Égypte jusqu'à l'Atlantique et du Niger à la Méditerranée. Aussi loin qu'on remonte dans le passé, l'Afrique du Nord est occupée par des Berbères, connus des historiens grecs et latins sous des noms divers : Garamantes du Sahara, Maures et Sanhadjas implantés dans la zone intermédiaire Algérie-Mali-Maroc, Numides et Gétules de Tunisie et d'Algérie, Nasamons et Psyles de Lybie, ...etc.
Les Berbères subirent ensuite l'influence de Carthage qui fonda des comptoirs sur la côte méditerranéenne. Ainsi les carthaginois, qui ont commercé plusieurs siècles avec les Berbères, leur ont apporté non seulement l'or, la vigne et certaines méthodes agricoles, mais aussi de nouveaux rites religieux.
Réputés pour leur hospitalité légendaire, ils ne se sont jamais conduits en agresseurs mais se sont toujours défendus contre l’envahisseur. Les multiples occupations qu’ils vont subir dans leur histoire vont faire d’eux de farouches résistants qui défendront leur liberté en refusant de vivre sous dominations, au dépend parfois d'une politique identitaire irréversible, mais pleine de paradoxes.
L'Afrique du Nord fut peuplée très précocement de tribus paléolithiques puis, vers le 5ème millénaire, des Hamites de culture Néolithique, probablement indigènes et proches parents des Egyptiens archaÏques. Ces populations évoluèrent peu à peu et devinrent le peuple appelé par ses voisins les "Berbères" qui a le même sens que "barbares".
Ces berbères avaient des relations suivies avec les peuples de navigateurs sur les côtes, notamment les Phéniciens qui, en 814, y installèrent Carthage, mais aussi, par les grandes voies caravanières de l'intérieur, avec l'Egypte et le Pays de Koush. C'est sans doute par là qu'ils acquirent le cheval, d'abord attelé à un char, puis monté, qui allait faire leur réputation.
Au 6ème siècle, on commence à distinguer 4 peuples parmi les berbères : l'est et le centre de l'Afrique du Nord (de Tripoli à Alger) sont occupés par les Numides, l'ouest (Oran, le Maroc et jusqu'en Mauritanie actuelle) par les Maures, les montagnes de l'Atlas par les Gétules, le Sahara et le Sahel, y compris le sud libyen, par les mystérieux Garamanthes. Rapidement, Carthage emploie de nombreux Numides comme mercenaires
cavalier numideLes Maures étaient surtout des cavaliers. Peu engagés dans les guerres entre Rome et Carthage, ils servirent de mercenaires dans toutes les armées. Le Roi des Maures étant le beau-père de Jugurtha, il le soutint un moment, mais le livra aux romains quand celui-ci, vaincu, vint se réfugier dans son royaume. La Maurétanie entra peu à peu dans l'Empire Romain. Elle fut annexée par Caligula (37 - 41 après J.C.) et forma 2 provinces romaines.
Les Gétules étaient un peuple moins important. Ils servirent surtout de mercenaires. Ils sont remarquables en ce qu'ils combattaient souvent en ordre relativement serré et avec un javelot lourd que l'on classera comme le pilum.
Les Garamanthes sont un peuple mystérieux. Ils sont connus par divers textes de l'antiquité ainsi que par les peintures rupestres du Sahara. On sait qu'il existait, au temps où le Sahara était encore de la savane, des routes à char qui allaient de la Haute Egypte à l'Océan Atlantique. Ce sont plus des chars de transport que de guerre sans doute. Vers le 2ème siècle avant J.C., ils commencèrent à utiliser le dromadaire importé d'Arabie, car le Sahara devenait de plus en plus sec. Ces peuples sont sans doute les ancêtres de nos touaregs actuels
Les Berbères se désignent par le terme d'Amazigh, qui signifie : homme libre. Peuple à la fois méditerranéen et saharien, ils constituent le substrat ethnique et socioculturel de l'Afrique du Nord auquel sont venues s'ajouter des composantes extérieures aussi bien ethniques (grecques, phéniciennes, romaines, byzantines, arabes, turques.) que religieuses (paienne, animiste, juive, chrétienne et musulmane).
Groupe de peuples dont on retrouve les traces, à diverses époques, depuis l'Égypte jusqu'à l'Atlantique et du Niger à la Méditerranée. Aussi loin qu'on remonte dans le passé, l'Afrique du Nord est occupée par des Berbères, connus des historiens grecs et latins sous des noms divers : Garamantes du Sahara, Maures et Sanhadjas implantés dans la zone intermédiaire Algérie-Mali-Maroc, Numides et Gétules de Tunisie et d'Algérie, Nasamons et Psyles de Lybie, ...etc.
Les Berbères subirent ensuite l'influence de Carthage qui fonda des comptoirs sur la côte méditerranéenne. Ainsi les carthaginois, qui ont commercé plusieurs siècles avec les Berbères, leur ont apporté non seulement l'or, la vigne et certaines méthodes agricoles, mais aussi de nouveaux rites religieux.
Réputés pour leur hospitalité légendaire, ils ne se sont jamais conduits en agresseurs mais se sont toujours défendus contre l’envahisseur. Les multiples occupations qu’ils vont subir dans leur histoire vont faire d’eux de farouches résistants qui défendront leur liberté en refusant de vivre sous dominations, au dépend parfois d'une politique identitaire irréversible, mais pleine de paradoxes.
L'Afrique du Nord fut peuplée très précocement de tribus paléolithiques puis, vers le 5ème millénaire, des Hamites de culture Néolithique, probablement indigènes et proches parents des Egyptiens archaÏques. Ces populations évoluèrent peu à peu et devinrent le peuple appelé par ses voisins les "Berbères" qui a le même sens que "barbares".
Ces berbères avaient des relations suivies avec les peuples de navigateurs sur les côtes, notamment les Phéniciens qui, en 814, y installèrent Carthage, mais aussi, par les grandes voies caravanières de l'intérieur, avec l'Egypte et le Pays de Koush. C'est sans doute par là qu'ils acquirent le cheval, d'abord attelé à un char, puis monté, qui allait faire leur réputation.
Au 6ème siècle, on commence à distinguer 4 peuples parmi les berbères : l'est et le centre de l'Afrique du Nord (de Tripoli à Alger) sont occupés par les Numides, l'ouest (Oran, le Maroc et jusqu'en Mauritanie actuelle) par les Maures, les montagnes de l'Atlas par les Gétules, le Sahara et le Sahel, y compris le sud libyen, par les mystérieux Garamanthes. Rapidement, Carthage emploie de nombreux Numides comme mercenaires
cavalier numideLes Maures étaient surtout des cavaliers. Peu engagés dans les guerres entre Rome et Carthage, ils servirent de mercenaires dans toutes les armées. Le Roi des Maures étant le beau-père de Jugurtha, il le soutint un moment, mais le livra aux romains quand celui-ci, vaincu, vint se réfugier dans son royaume. La Maurétanie entra peu à peu dans l'Empire Romain. Elle fut annexée par Caligula (37 - 41 après J.C.) et forma 2 provinces romaines.
Les Gétules étaient un peuple moins important. Ils servirent surtout de mercenaires. Ils sont remarquables en ce qu'ils combattaient souvent en ordre relativement serré et avec un javelot lourd que l'on classera comme le pilum.
Les Garamanthes sont un peuple mystérieux. Ils sont connus par divers textes de l'antiquité ainsi que par les peintures rupestres du Sahara. On sait qu'il existait, au temps où le Sahara était encore de la savane, des routes à char qui allaient de la Haute Egypte à l'Océan Atlantique. Ce sont plus des chars de transport que de guerre sans doute. Vers le 2ème siècle avant J.C., ils commencèrent à utiliser le dromadaire importé d'Arabie, car le Sahara devenait de plus en plus sec. Ces peuples sont sans doute les ancêtres de nos touaregs actuels
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Merci chouchou Nexus 
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Un Alphabet : le Tifinagh.
Voici quelques hypothèses en attendant d'autres travaux. La seule certitude nous vient d'une inscription qui porte une date : celle du temple du roi Massinissa qui attribue la construction du temple vers l'année 192 avant JC. Pour certains, les transcriptions libyco berbères commencent à apparaître vers 150 ans avant notre ère et s'étend sur une période de quelques 600 à 700 ans. Mais cette date bute sur une objection de taille : Etant devant un alphabet déjà perfectionné, il est à supposer une certaine période de développement qui ne peut être atteint en si peu de temps. Camps (1978) remonte la date de l'apparition de Tifinagh au moins jusqu'au VI siècle avant J.C.
L'évolution du Tifinagh :

Alphabet berbère • Officialisation chez les rois Massinissa et Micipsa pendant leurs règnes
• Usage maintenu jusqu'à la période romaine (mentionné chez les auteurs latins: Fulgence le mythographe, Corippus, etc.)
• Son maintien chez les Touarègs jusqu'à nos jours
• Sa renaissance au début des années 70 chez les Berbères d'Afrique du Nord (surtout d'Algérie et du Maroc)
Les origines du Tininagh :

Les ancêtres des Berbères, les Libyens, mot qui vient de "Libou" par lequel les Egyptiens les désignaient, disposaient d'un alphabet à un moment où la plupart des autres peuples n'en avaient pas ou n'utilisaient que des systèmes hiéroglyphiques ou au plus syllabiques. La question a donc été soulevée pour savoir d'où leur vient cet alphabet. Certains seraient tentés de voir dans cette interrogation une manière implicite de sous-entendre que rien ou presque n'est typiquement amazigh ou d'Afrique du Nord. Et s'il s'agit tout simplement d'une invention berbère ? Les Amazighs, surtout au Maroc, certainement excédés par cette recherche éternelle d'une origine extérieure à tout ce qui se rapporte au domaine berbère, ont développé une version fréquemment citée pour consacrer l'origine autochtone de cet alphabet. Pour eux, Tifinagh est un mot composé de "Tifi" qui signifie trouvaille ou découverte et de l'adjectif possessif "nnagh" qui signifie notre.
Tifinagh voudrait donc dire notre trouvaille ou notre découverte. Cette interprétation simpliste et très probablement éronnée ne tient pas compte des variations régionales et de l'évolution de la langue amazighe ; le berbère d'il y'a plus de 2500 ans n'est certainement plus le même que le chleuh ou le kabyle parlés actuellement.
Ci-après, nous exposons les hypothèses les plus fréquemment soulevées.
Une origine inconnue :
Cité par Prasse (1972), M. Cohen (La grande invention de l'écriture et son évolution (1958)), conclut que l'origine de l'alphabet tifinagh reste inconnue. Selon lui, toutes les tentatives de le dériver des hiéroglyphes égyptiens, des alphabets sudarabique, grec, ibérique, voire phénicien punique, n'ont pas réussi à fournir la preuve décisive.
Une origine phénicienne :
Selon Hanoteau, le nom même de l'alphabet amazigh trahit son origine phénicienne. Tifinagh est un nom féminin pluriel dont le singulier serait tafniqt : la phénicienne.
Cette hypothèse est largement partagée par les berbérisants. Ainsi, pour Salem Chaker (1984), "L'alphabet Tifinagh est très certainement d'origine phénicienne, comme la quasi totalité des systèmes alphabétiques existants." Plusieurs raisons ont poussé S. Chaker à considérer que l'alphabet tifinagh est d'origine punique :
- Le nom tifinagh : ce mot vient de la racine /fnq/ qui désigne les phéniciens en sémitique. L'alternance q / gh est une alternance morphologique très fortement attestée en berbère, le cas de la construction de l'intensif en est l'exemple : negh --- neqqa "tuer".
- L'usage de tifinagh s'est surtout développé dans les régions d'Afrique du Nord qui ont connu une influence punique.
- L'orientation originelle est abandonnée au profit d'une pratique épigraphique punique (i.e. horizontal de droite à gauche remplace l'usage courant i.e. vertical)
- Il n'existe aucune tradition pré-alphabétique qui permettrait d'envisager sérieusement l'hypothèse d'une formation autochtone.
Une origine autochtone influencée par le punique :
Ch. Higounet (1986) estime que les Amazighs n'auraient emprunté aux Carthaginois que le principe de l'écriture alphabétique : quant aux caractères, certains auraient été empruntés d'autres puisés dans un fonds local des signes symboliques.

Une origine autochtone :
Plusieurs chercheurs cependant contestent l'origine phénicienne. (St Gsell (1956), J. G. Février (1956), Friedrich (1966)). L'hypothèse punique bute en effet sur plusieurs objections. D'une part, selon Gsell (1956), il est fort probable que les "Phéniciens" ne se soient pas donnés eux-mêmes le nom de "Phéniciens", par lequel les Grecs les désignaient. L'exemple des Amazighs désignés par un autre nom par les Romains - Barbarus d'où est dérivé le mot "berbère" - soutient cette analyse.
La deuxième objection émane de la comparaison entre les deux alphabets et qui montre très peu de ressemblance entre le tifinagh et le phénicien. C'est notamment l'absence de notation de voyelles initiales en berbère, le très peu de lettres identiques (6 lettres) et les différentes dispositions des deux écritures (horizontalement et de droite à gauche pour le punique et verticalement et de bas en haut pour le tifinagh) qui ont conduit à douter de cette origine.
Selon St. Gsell (cité par Khettouch 1996 : 58) "Des figures élémentaires semblables aux lettres de l'alphabet libyque apparaissent déjà, mélangées à des animaux, sur des gravures rupestres relevées un peu partout en Afrique du Nord et antérieures au premier millénaire avant J.C." Selon le même auteur, ces écritures pourraient être le résultat de l'évolution d'un système pictographique où des images seraient devenues des signes phonétiques.
La date de l'apparition de ces figures exclut le lien entre le libyque et le punique. Même constat pour Gabriel Camps (1968 - pp 47 : 60) : le libyque est anté-punique et rien ne prouve que son alphabet a été importé. J. Friedrich (1966), de son côte, soutient que l'alphabet berbère est une soeur de l'alphabet sémitique plutôt qu'un descendant emprunté.
Conclusion :
Il semblerait prudent d'attendre le résultat de futurs travaux sur l'alphabet berbère pour répondre définitivement à la question de ses origines. Le libyque est un domaine très peu investi, un champ d'investigation très large où beaucoup de recherches spécialisées restent à faire. Une conclusion est toutefois incontestable : les berbères disposaient d'un système d'écriture assez élaboré, à une époque où d'autres civilisations en étaient encore à un stade peu évolué.
Voici quelques hypothèses en attendant d'autres travaux. La seule certitude nous vient d'une inscription qui porte une date : celle du temple du roi Massinissa qui attribue la construction du temple vers l'année 192 avant JC. Pour certains, les transcriptions libyco berbères commencent à apparaître vers 150 ans avant notre ère et s'étend sur une période de quelques 600 à 700 ans. Mais cette date bute sur une objection de taille : Etant devant un alphabet déjà perfectionné, il est à supposer une certaine période de développement qui ne peut être atteint en si peu de temps. Camps (1978) remonte la date de l'apparition de Tifinagh au moins jusqu'au VI siècle avant J.C.
L'évolution du Tifinagh :

Alphabet berbère • Officialisation chez les rois Massinissa et Micipsa pendant leurs règnes
• Usage maintenu jusqu'à la période romaine (mentionné chez les auteurs latins: Fulgence le mythographe, Corippus, etc.)
• Son maintien chez les Touarègs jusqu'à nos jours
• Sa renaissance au début des années 70 chez les Berbères d'Afrique du Nord (surtout d'Algérie et du Maroc)
Les origines du Tininagh :

Les ancêtres des Berbères, les Libyens, mot qui vient de "Libou" par lequel les Egyptiens les désignaient, disposaient d'un alphabet à un moment où la plupart des autres peuples n'en avaient pas ou n'utilisaient que des systèmes hiéroglyphiques ou au plus syllabiques. La question a donc été soulevée pour savoir d'où leur vient cet alphabet. Certains seraient tentés de voir dans cette interrogation une manière implicite de sous-entendre que rien ou presque n'est typiquement amazigh ou d'Afrique du Nord. Et s'il s'agit tout simplement d'une invention berbère ? Les Amazighs, surtout au Maroc, certainement excédés par cette recherche éternelle d'une origine extérieure à tout ce qui se rapporte au domaine berbère, ont développé une version fréquemment citée pour consacrer l'origine autochtone de cet alphabet. Pour eux, Tifinagh est un mot composé de "Tifi" qui signifie trouvaille ou découverte et de l'adjectif possessif "nnagh" qui signifie notre.
Tifinagh voudrait donc dire notre trouvaille ou notre découverte. Cette interprétation simpliste et très probablement éronnée ne tient pas compte des variations régionales et de l'évolution de la langue amazighe ; le berbère d'il y'a plus de 2500 ans n'est certainement plus le même que le chleuh ou le kabyle parlés actuellement.
Ci-après, nous exposons les hypothèses les plus fréquemment soulevées.
Une origine inconnue :
Cité par Prasse (1972), M. Cohen (La grande invention de l'écriture et son évolution (1958)), conclut que l'origine de l'alphabet tifinagh reste inconnue. Selon lui, toutes les tentatives de le dériver des hiéroglyphes égyptiens, des alphabets sudarabique, grec, ibérique, voire phénicien punique, n'ont pas réussi à fournir la preuve décisive.
Une origine phénicienne :
Selon Hanoteau, le nom même de l'alphabet amazigh trahit son origine phénicienne. Tifinagh est un nom féminin pluriel dont le singulier serait tafniqt : la phénicienne.
Cette hypothèse est largement partagée par les berbérisants. Ainsi, pour Salem Chaker (1984), "L'alphabet Tifinagh est très certainement d'origine phénicienne, comme la quasi totalité des systèmes alphabétiques existants." Plusieurs raisons ont poussé S. Chaker à considérer que l'alphabet tifinagh est d'origine punique :
- Le nom tifinagh : ce mot vient de la racine /fnq/ qui désigne les phéniciens en sémitique. L'alternance q / gh est une alternance morphologique très fortement attestée en berbère, le cas de la construction de l'intensif en est l'exemple : negh --- neqqa "tuer".
- L'usage de tifinagh s'est surtout développé dans les régions d'Afrique du Nord qui ont connu une influence punique.
- L'orientation originelle est abandonnée au profit d'une pratique épigraphique punique (i.e. horizontal de droite à gauche remplace l'usage courant i.e. vertical)
- Il n'existe aucune tradition pré-alphabétique qui permettrait d'envisager sérieusement l'hypothèse d'une formation autochtone.
Une origine autochtone influencée par le punique :
Ch. Higounet (1986) estime que les Amazighs n'auraient emprunté aux Carthaginois que le principe de l'écriture alphabétique : quant aux caractères, certains auraient été empruntés d'autres puisés dans un fonds local des signes symboliques.

Une origine autochtone :
Plusieurs chercheurs cependant contestent l'origine phénicienne. (St Gsell (1956), J. G. Février (1956), Friedrich (1966)). L'hypothèse punique bute en effet sur plusieurs objections. D'une part, selon Gsell (1956), il est fort probable que les "Phéniciens" ne se soient pas donnés eux-mêmes le nom de "Phéniciens", par lequel les Grecs les désignaient. L'exemple des Amazighs désignés par un autre nom par les Romains - Barbarus d'où est dérivé le mot "berbère" - soutient cette analyse.
La deuxième objection émane de la comparaison entre les deux alphabets et qui montre très peu de ressemblance entre le tifinagh et le phénicien. C'est notamment l'absence de notation de voyelles initiales en berbère, le très peu de lettres identiques (6 lettres) et les différentes dispositions des deux écritures (horizontalement et de droite à gauche pour le punique et verticalement et de bas en haut pour le tifinagh) qui ont conduit à douter de cette origine.
Selon St. Gsell (cité par Khettouch 1996 : 58) "Des figures élémentaires semblables aux lettres de l'alphabet libyque apparaissent déjà, mélangées à des animaux, sur des gravures rupestres relevées un peu partout en Afrique du Nord et antérieures au premier millénaire avant J.C." Selon le même auteur, ces écritures pourraient être le résultat de l'évolution d'un système pictographique où des images seraient devenues des signes phonétiques.
La date de l'apparition de ces figures exclut le lien entre le libyque et le punique. Même constat pour Gabriel Camps (1968 - pp 47 : 60) : le libyque est anté-punique et rien ne prouve que son alphabet a été importé. J. Friedrich (1966), de son côte, soutient que l'alphabet berbère est une soeur de l'alphabet sémitique plutôt qu'un descendant emprunté.
Conclusion :
Il semblerait prudent d'attendre le résultat de futurs travaux sur l'alphabet berbère pour répondre définitivement à la question de ses origines. Le libyque est un domaine très peu investi, un champ d'investigation très large où beaucoup de recherches spécialisées restent à faire. Une conclusion est toutefois incontestable : les berbères disposaient d'un système d'écriture assez élaboré, à une époque où d'autres civilisations en étaient encore à un stade peu évolué.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Géographie ...Antique.
L’atlas est la frontière méridionale de l'Europe. Les chênes liège gris tapissent les côtés inférieurs de ces magnifiques montagnes, dont les sommets sont couverts de pins. La flore de L'Afrique du Nord est d'un type ibérique. Le détroit du Gibraltar est un simple accident, il n'y a rien qui distingue cette région de l’andalousie.


Dans cette région de l'Afrique du Nord, on peut entrevoir une séparation entre trois régions : d’abord une région de maïs, se trouvant entre l'atlas et la mer, excessivement fertile mais étroite dans l'ampleur. Ensuite l’atlas lui-même, avec ses grandes réserves de bois de construction et d'éléphant; et enfin une région de plateaux de sol arénacé, dotée de pâturages entremêlés de vergers, de date arbres, où l’on croise en abondance des autruches, des lions, des gazelles, et qui se prolonge graduellement au loin avec le désert.


La majeure partie de l'extrémité du nord du continent africain est désertique. Il y a, cependant, une bande de terre qui commence de l'Océan Atlantique et se prolonge jusqu’au golfe de Syrtis, large de deux à trois cents milles, en bordure du rivage méditerranéen, propice à la culture des champs grâce à un approvisionnement régulier en eau. Cet approvisionnement en eau est apporté grâce aux vents d'hiver qui soufflent de l’atlantique et qui font tomber les pluies sur les montagnes entourant ce bassin méditerranéen, causant des précipitations régulières en hiver.


Les récentes fouilles archéologiques ont montré des indices de cette faune et flore autour de cent milles de la frontière du Sahara, qui est maintenant pré désertique, non cultivé. C’était une région extrêmement prospère et substantielle. Pendant la période de l’occupation romaine, elle a soutenu une plus grande population qui a permis l’implantation massive de fermiers pour cultiver l'orge, les olives et pour élever des moutons et des chèvres.
Les montagnes étaient couvertes de forêts de conifères et de plantes vertes. Dans les plaines on cultivait des olives et des figues et dans les régions les plus fertiles, le grain. Comme animaux de la région on trouvait des serpents, des scorpions, des autruches, des gnous, des antilopes, des gazelles, des éléphants, des panthères, des léopards, des lions, et des ours.
Il est vrai qu'aux temps des carthaginois l'éléphant a abondé dans les forêts de l'atlas. Il est probable que l'éléphant de Barbarie ait appartenu à la même espèce que le petit éléphant de l'Europe, dont les os ont été découverts à Malte et dans certaines cavernes d’Espagne.

Ci-contre : Gravure rupestre du site de l'Oued El Hesbaïa, près de Sidi Makhlouf, où on y cultive l'Alfa. On voit ici représentés, un éléphant, des autruches, des bovidés et ailleurs, des lions, des antilopes ...
Mer méditerranée : l'Hypothèse du niveau d'eau.
Un fait qui semble raisonnablement sûr : aux alentours de 500 avant J.C., à l’époque du plein essor des civilisations antiques, (Grecques et Phéniciennes par exemple), le niveau de l’océan était entre un à deux mètres inférieur à celui d’aujourd'hui.
Depuis, et pendant presque 800 années (de - 600 avant JC à presque 100 ans après) le niveau de l’océan est demeuré assez bas et le climat suffisamment assez réconfortant, pour permettre la culture côtière du sel, au point que cette dernière était abondante à Rome. Le Salinae Romanae était presque certainement la raison d’être de la construction du port d'Ostie, probablement bien avant 400 avant J.C. En effet, Rome n’aurait pas pu se développer sans le sel d'Ostie. Quand le niveau de la mer méditerranéenne s’est élevé, les lits de sel d'Ostie et d'autres endroits, inondés au cours d'une période courte ont cessé de produire le sel. Le port de Rome, Ostie, a été déplacé au moins en trois périodes, attestant avec évidence de cette élévation de niveau de la mer.
L'empereur Claudius a reconstruit un port à Fumicino, près du port d’aujourd'hui, mais dans l'année 62 [ Tacite ], après que 200 bateaux aient été détruits là, Trajan a situé son port encore plus vers le haut du Tibre, comme bassin hexagone : vers l’année 400 il était également inutilisable. L'évidence archéologique de cette élévation du niveau de la mer peut également être vue à d'autres emplacements autour du bassin méditerranéen là où les constructions originales [au temps des civilisations antiques grecque et phénicienne] sont aujourd’hui submergées, indiquant qu'elles ont été bâties quand le niveau de la mer était encore inférieur au niveau d’aujourd’hui.
La Magna de Lepcis, le port polygonal en Afrique du Nord a été également construit à l'époque de Trajan : il est aujourd'hui également, sans littoral. Montez Cassius sur la côte de Sinaï, et Ephese en Turquie semblerait également avoir des caractéristiques semblables.
La mer morte elle-même donne une autre indication du climat très humide de cette période : elle s'est soudainement levée pour atteindre 72 mètres, (de 70,2) au-dessus du niveau actuel entre 70 avant JC et 40 avant JC et les lettres de Quomran, les rouleaux de la mer morte ont probablement été mis en cavernes hautes pour les protéger, plutôt que pour les cacher.
L’atlas est la frontière méridionale de l'Europe. Les chênes liège gris tapissent les côtés inférieurs de ces magnifiques montagnes, dont les sommets sont couverts de pins. La flore de L'Afrique du Nord est d'un type ibérique. Le détroit du Gibraltar est un simple accident, il n'y a rien qui distingue cette région de l’andalousie.


Dans cette région de l'Afrique du Nord, on peut entrevoir une séparation entre trois régions : d’abord une région de maïs, se trouvant entre l'atlas et la mer, excessivement fertile mais étroite dans l'ampleur. Ensuite l’atlas lui-même, avec ses grandes réserves de bois de construction et d'éléphant; et enfin une région de plateaux de sol arénacé, dotée de pâturages entremêlés de vergers, de date arbres, où l’on croise en abondance des autruches, des lions, des gazelles, et qui se prolonge graduellement au loin avec le désert.


La majeure partie de l'extrémité du nord du continent africain est désertique. Il y a, cependant, une bande de terre qui commence de l'Océan Atlantique et se prolonge jusqu’au golfe de Syrtis, large de deux à trois cents milles, en bordure du rivage méditerranéen, propice à la culture des champs grâce à un approvisionnement régulier en eau. Cet approvisionnement en eau est apporté grâce aux vents d'hiver qui soufflent de l’atlantique et qui font tomber les pluies sur les montagnes entourant ce bassin méditerranéen, causant des précipitations régulières en hiver.


Les récentes fouilles archéologiques ont montré des indices de cette faune et flore autour de cent milles de la frontière du Sahara, qui est maintenant pré désertique, non cultivé. C’était une région extrêmement prospère et substantielle. Pendant la période de l’occupation romaine, elle a soutenu une plus grande population qui a permis l’implantation massive de fermiers pour cultiver l'orge, les olives et pour élever des moutons et des chèvres.
Les montagnes étaient couvertes de forêts de conifères et de plantes vertes. Dans les plaines on cultivait des olives et des figues et dans les régions les plus fertiles, le grain. Comme animaux de la région on trouvait des serpents, des scorpions, des autruches, des gnous, des antilopes, des gazelles, des éléphants, des panthères, des léopards, des lions, et des ours.
Il est vrai qu'aux temps des carthaginois l'éléphant a abondé dans les forêts de l'atlas. Il est probable que l'éléphant de Barbarie ait appartenu à la même espèce que le petit éléphant de l'Europe, dont les os ont été découverts à Malte et dans certaines cavernes d’Espagne.

Ci-contre : Gravure rupestre du site de l'Oued El Hesbaïa, près de Sidi Makhlouf, où on y cultive l'Alfa. On voit ici représentés, un éléphant, des autruches, des bovidés et ailleurs, des lions, des antilopes ...
Mer méditerranée : l'Hypothèse du niveau d'eau.
Un fait qui semble raisonnablement sûr : aux alentours de 500 avant J.C., à l’époque du plein essor des civilisations antiques, (Grecques et Phéniciennes par exemple), le niveau de l’océan était entre un à deux mètres inférieur à celui d’aujourd'hui.
Depuis, et pendant presque 800 années (de - 600 avant JC à presque 100 ans après) le niveau de l’océan est demeuré assez bas et le climat suffisamment assez réconfortant, pour permettre la culture côtière du sel, au point que cette dernière était abondante à Rome. Le Salinae Romanae était presque certainement la raison d’être de la construction du port d'Ostie, probablement bien avant 400 avant J.C. En effet, Rome n’aurait pas pu se développer sans le sel d'Ostie. Quand le niveau de la mer méditerranéenne s’est élevé, les lits de sel d'Ostie et d'autres endroits, inondés au cours d'une période courte ont cessé de produire le sel. Le port de Rome, Ostie, a été déplacé au moins en trois périodes, attestant avec évidence de cette élévation de niveau de la mer.
L'empereur Claudius a reconstruit un port à Fumicino, près du port d’aujourd'hui, mais dans l'année 62 [ Tacite ], après que 200 bateaux aient été détruits là, Trajan a situé son port encore plus vers le haut du Tibre, comme bassin hexagone : vers l’année 400 il était également inutilisable. L'évidence archéologique de cette élévation du niveau de la mer peut également être vue à d'autres emplacements autour du bassin méditerranéen là où les constructions originales [au temps des civilisations antiques grecque et phénicienne] sont aujourd’hui submergées, indiquant qu'elles ont été bâties quand le niveau de la mer était encore inférieur au niveau d’aujourd’hui.
La Magna de Lepcis, le port polygonal en Afrique du Nord a été également construit à l'époque de Trajan : il est aujourd'hui également, sans littoral. Montez Cassius sur la côte de Sinaï, et Ephese en Turquie semblerait également avoir des caractéristiques semblables.
La mer morte elle-même donne une autre indication du climat très humide de cette période : elle s'est soudainement levée pour atteindre 72 mètres, (de 70,2) au-dessus du niveau actuel entre 70 avant JC et 40 avant JC et les lettres de Quomran, les rouleaux de la mer morte ont probablement été mis en cavernes hautes pour les protéger, plutôt que pour les cacher.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Chronologie Antique
-238 : Naissance de massinissa. Carthage cède aux romains la Corse et la Sardaigne.
-237 : Début de la conquête de l'Espagne par les carthaginois.
-236 : Triomphe de T. Manlius Torquatus sur les Sardes. Naissance de Scipion l'Africain.
-235 : Naissance de Sophonisba, fille du général Carthaginois Hasdrubal Giscon.
-234 : Naissance de M. Porcius Caton.
-233 : Refus des carthaginois d'une demande de réparation romaine.
-232 : Loi Flaminius sur la colonisation romaine du pays Sénon.
-231 : Envoyés romains rencontrent Hamilcar Barca en Espagne. Campagne de Sardaigne et de Corse.
-230 : Invasion Gauloise sur Rome, refoulée sur la rive de Po. Menace des pirates Illyriens sur le commerce romain.
-229 : Mort d'Hamilcar Barca. Hasdrubal, son beau fils prend la relève carthaginoise en Espagne.
-228 : Intervention romaine en Illyrie, contre la reine des pirates Teuta. Hasdrubal fonde Carthago Nova.
-227 : La Sicile devient une province romaine. Tremblement de terre à Rodhes. Coup d'état de Cleomenes à Spartes.
-226 : Accord entre Rome et Carthage sur les frontières espagnoles.
-225 : Guerre romaine contre les Gaulois.
-224 : Rome part à la conquête de la Gaule Cisalpine.
-223 : Victoire du Consul C. Flaminius sur les Gaulois. ( Prise de Milan ). Antiochus III succede à Seleucus III.
-222 : Victoire Romaine sur les Insubres. ( Prise de Clastidium )
-221 : Mort d'Hasdrubal, son beau frère Hannibal lui succéde.
-220 : Guerre contre Demetrios de Pharos.
-219 : Prise de Sagonte ( Ibérie) par Hannibal.
-218 : Début de la 2eme guerre punique. Hannibal passe le Rhone, franchit les Alpes et menace Rome.
-217 : P. Scipion rejoint son frère en Espagne. Défaite romaine à la Trébie et à Trasimène.
-216 : Défaite d'Hasdrubal en Espagne. Défaite romaine à Cannes. Défection de Capoue.
-215 : Succès des Scipions en Espagne. Mort de Hiéron II.
-214 : Achèvement de la grande muraille de chine.
-213 : Syphax s'allie avec les Scipions. Gaïa et Massinissa avec les Carthaginois. Retrait carthaginois d'Espagne,
-212 : Le père et l'oncle de Scipion tués dans la bataille en Espagne.
-211 : Raid d'Hannibal sur Rome. Prise de Syracuse. Bataille de Castulo, La bataille d'Ilorca.
-210 : Massinissa est en Espagne avec 5 000 cavaliers,
-209 : Massiva est fait prisonnier par les romains puis relaché par scipion,
-208 : Bataille de Baecula. Hasdrubal, le frère d'hannibal arrive en Espagne. Mort de Gaïa, roi des massyles.
-207 : Défaite et Mort d'Hasdrubal, frère de Hannibal, à la bataille de Baecula en Espagne. Mort d'Ulzacen.
-206 : Bataille d'Ilipa, défaite Romaine. Massinissa rencontre secrètement Scipion avant de rentrer en Numidie.
-205 : Défaite de l'armée de Magon en Lygurie. Scipion visite Syphax en pays Maessaeyles, qui décline l'alliance.
-204 : Scipion débarque en afrique. Mariage de Sophonisba avec Syphax.
-203 : Capture de Syphax à la bataille des grandes plaines par Massinissa. Hannibal quitte le sol de l'Italie.
-202 : Bataille de Zama et fin de la 2eme guerre punique, couronnement de Massinissa.
-201 : Reconstitution du Royaume Numide de Massinissa. Traité de Tunis.
-200 : Hamilcar soulève les Ligures, les Boïens, les Insubres, et les Cenomans contre les romains.
-199 : Défaite d'Hamilcar face aux romains prés de Crémone.
-198 : les Carthaginois apportent à Rome le premier tribut en argent. Ils récuperent ainsi 100 otages.
-197 : Défaite des Insubres. Thèbes se soumet à l'autorité de Rome.
-196 : Masinissa envoit 200 cavaliers, dix éléphants et du blé aux troupes romaines qui combattent en Grèce.
-195 : Hannibal s'éxile definitivement.
-194 : Hannibal décide Antiochus à faire la guerre aux Romains.
-193 : Défaite des Boïens. Masinissa s'empare d'Emporia et de la ville de Lepsis, les annexant à son royaume.
-192 : Mort de Scipion l'Africain
-191 : La cavalerie numide sauve l'armée romaine, bloquée dans un défilé par les Ligures.
-190 : Masinissa offre 500 000 mesures de blé, 300 000 d'orge pour l'armée romaine de Grèce.
-189 : Massinissa envoit cinq cents chevaux et vingt éléphants au consul M'. Acilius. Bataille de Magnésie.
-188 : Traité d'Apamée.
-187 : Procès de Publius Scipion l'africain à Rome. Les poursuites contre P. Scipion sont abandonnées.
-186 : Affaire des Bacchanales : Des rites secrets dégénèrent en orgies et en crimes.
-185 : Naissance de Scipion le jeune. Naissance du Poete Numide Afer Tenrentius.
-184 : Censure de Caton l'ancien. Exil de Scipion l'Africain
-183 : Suicide d'Hannibal pour éviter d'être livrer à Rome.
-182 : Mort de Scipion.
-181 : Défaites des pirates Ligures. Fondation d'Aquilée.
-180 : Révolte en Sardaigne et en Corse.
-179 : Mort de Philippe V de Macédoine, son fils Persée lui succède.
-178 : Défaite des Celibères par Gracchus.
-177 : Soumission définitive de l’Istrie par Rome
-176 ; Visite de Caton à Carthage.
-175 : Caton finit tous ses discours par la phrase : "Carthage dit être détruite" .
-174 : Massinissa enlève aux Carthaginois plus de 70 cités ou places.
-173 : Arbitrage de Rome entre Massinissa et Carthage.
-172 : Rome expulse deux philosophes épicuriens sous prétexte que leur théorie corrompt la jeunesse.
-171 : Début de la guerre de Rome contre le roi Persée de Macédoine.
-170 : La Gaule Cisalpine est intégrée au territoire de Rome.
-169 : La révoltes des Machabbées.
-168 : Bataille de Pydma. Conquête de l'Egypte par Antiochus IV et intervention romaine.
-167 : Décadence de Rhodes. Polybe est assigné à résidence à Rome.
-166 : Le roi Persée, dernier roi de Macédoine est renversé par les romains.
-165 : Ilyrie tombe sous le contôle des romains et son roi envoyé à Rome.
-164 : Les Maccabées reprennent Jérusalem et le temple sacré.
-163 : La Corse tombe sous le contôle des romains.
-162 : Massinissa s'empara des cités des Emporia en particulier de Leptis Magna.
-161 : Des philosophes grecques sont expulsés de Rome sous la Lex Fannia.
-160 : Rome assiège Phocée.
-159 : Mort du Poete Numide Afer Tenrentius.
-158 : Réouverture des mines de Macédoine, fermées sous la pression des publicains romains sur le sénat.
-157 : Colonie romaine à Auximum dans le Picenum, décidée et contrôlée par le Sénat Romain.
-156 : À Rome, consulat de L. Cornelius Lentulus Lupus, C. Marcius Figulus (pour la seconde fois).
-155 : Révolte des Lusitanien, réprimée par Mummius.
-154 : Révolte des Celtibères. Victoire des Liguriens.
-153 : Massinissa annexe le territoire des grandes plaines à son royaume.
-152 : Fin de l'exil de Polybe.
-151 : Interdiction à Rome de l'itération du consulat.
-150 : Guerre et Victoire de Massinissa contre Carthage.
-149 : Début de la 3eme guerre punique. Mort de Caton.
-148 : Mort de Massinissa.
-147 : Guerre contre Rome et la ligue Achéenne
-146 : Destruction définitive de Carthage et fin de la 3eme guerre punique.
-238 : Naissance de massinissa. Carthage cède aux romains la Corse et la Sardaigne.
-237 : Début de la conquête de l'Espagne par les carthaginois.
-236 : Triomphe de T. Manlius Torquatus sur les Sardes. Naissance de Scipion l'Africain.
-235 : Naissance de Sophonisba, fille du général Carthaginois Hasdrubal Giscon.
-234 : Naissance de M. Porcius Caton.
-233 : Refus des carthaginois d'une demande de réparation romaine.
-232 : Loi Flaminius sur la colonisation romaine du pays Sénon.
-231 : Envoyés romains rencontrent Hamilcar Barca en Espagne. Campagne de Sardaigne et de Corse.
-230 : Invasion Gauloise sur Rome, refoulée sur la rive de Po. Menace des pirates Illyriens sur le commerce romain.
-229 : Mort d'Hamilcar Barca. Hasdrubal, son beau fils prend la relève carthaginoise en Espagne.
-228 : Intervention romaine en Illyrie, contre la reine des pirates Teuta. Hasdrubal fonde Carthago Nova.
-227 : La Sicile devient une province romaine. Tremblement de terre à Rodhes. Coup d'état de Cleomenes à Spartes.
-226 : Accord entre Rome et Carthage sur les frontières espagnoles.
-225 : Guerre romaine contre les Gaulois.
-224 : Rome part à la conquête de la Gaule Cisalpine.
-223 : Victoire du Consul C. Flaminius sur les Gaulois. ( Prise de Milan ). Antiochus III succede à Seleucus III.
-222 : Victoire Romaine sur les Insubres. ( Prise de Clastidium )
-221 : Mort d'Hasdrubal, son beau frère Hannibal lui succéde.
-220 : Guerre contre Demetrios de Pharos.
-219 : Prise de Sagonte ( Ibérie) par Hannibal.
-218 : Début de la 2eme guerre punique. Hannibal passe le Rhone, franchit les Alpes et menace Rome.
-217 : P. Scipion rejoint son frère en Espagne. Défaite romaine à la Trébie et à Trasimène.
-216 : Défaite d'Hasdrubal en Espagne. Défaite romaine à Cannes. Défection de Capoue.
-215 : Succès des Scipions en Espagne. Mort de Hiéron II.
-214 : Achèvement de la grande muraille de chine.
-213 : Syphax s'allie avec les Scipions. Gaïa et Massinissa avec les Carthaginois. Retrait carthaginois d'Espagne,
-212 : Le père et l'oncle de Scipion tués dans la bataille en Espagne.
-211 : Raid d'Hannibal sur Rome. Prise de Syracuse. Bataille de Castulo, La bataille d'Ilorca.
-210 : Massinissa est en Espagne avec 5 000 cavaliers,
-209 : Massiva est fait prisonnier par les romains puis relaché par scipion,
-208 : Bataille de Baecula. Hasdrubal, le frère d'hannibal arrive en Espagne. Mort de Gaïa, roi des massyles.
-207 : Défaite et Mort d'Hasdrubal, frère de Hannibal, à la bataille de Baecula en Espagne. Mort d'Ulzacen.
-206 : Bataille d'Ilipa, défaite Romaine. Massinissa rencontre secrètement Scipion avant de rentrer en Numidie.
-205 : Défaite de l'armée de Magon en Lygurie. Scipion visite Syphax en pays Maessaeyles, qui décline l'alliance.
-204 : Scipion débarque en afrique. Mariage de Sophonisba avec Syphax.
-203 : Capture de Syphax à la bataille des grandes plaines par Massinissa. Hannibal quitte le sol de l'Italie.
-202 : Bataille de Zama et fin de la 2eme guerre punique, couronnement de Massinissa.
-201 : Reconstitution du Royaume Numide de Massinissa. Traité de Tunis.
-200 : Hamilcar soulève les Ligures, les Boïens, les Insubres, et les Cenomans contre les romains.
-199 : Défaite d'Hamilcar face aux romains prés de Crémone.
-198 : les Carthaginois apportent à Rome le premier tribut en argent. Ils récuperent ainsi 100 otages.
-197 : Défaite des Insubres. Thèbes se soumet à l'autorité de Rome.
-196 : Masinissa envoit 200 cavaliers, dix éléphants et du blé aux troupes romaines qui combattent en Grèce.
-195 : Hannibal s'éxile definitivement.
-194 : Hannibal décide Antiochus à faire la guerre aux Romains.
-193 : Défaite des Boïens. Masinissa s'empare d'Emporia et de la ville de Lepsis, les annexant à son royaume.
-192 : Mort de Scipion l'Africain
-191 : La cavalerie numide sauve l'armée romaine, bloquée dans un défilé par les Ligures.
-190 : Masinissa offre 500 000 mesures de blé, 300 000 d'orge pour l'armée romaine de Grèce.
-189 : Massinissa envoit cinq cents chevaux et vingt éléphants au consul M'. Acilius. Bataille de Magnésie.
-188 : Traité d'Apamée.
-187 : Procès de Publius Scipion l'africain à Rome. Les poursuites contre P. Scipion sont abandonnées.
-186 : Affaire des Bacchanales : Des rites secrets dégénèrent en orgies et en crimes.
-185 : Naissance de Scipion le jeune. Naissance du Poete Numide Afer Tenrentius.
-184 : Censure de Caton l'ancien. Exil de Scipion l'Africain
-183 : Suicide d'Hannibal pour éviter d'être livrer à Rome.
-182 : Mort de Scipion.
-181 : Défaites des pirates Ligures. Fondation d'Aquilée.
-180 : Révolte en Sardaigne et en Corse.
-179 : Mort de Philippe V de Macédoine, son fils Persée lui succède.
-178 : Défaite des Celibères par Gracchus.
-177 : Soumission définitive de l’Istrie par Rome
-176 ; Visite de Caton à Carthage.
-175 : Caton finit tous ses discours par la phrase : "Carthage dit être détruite" .
-174 : Massinissa enlève aux Carthaginois plus de 70 cités ou places.
-173 : Arbitrage de Rome entre Massinissa et Carthage.
-172 : Rome expulse deux philosophes épicuriens sous prétexte que leur théorie corrompt la jeunesse.
-171 : Début de la guerre de Rome contre le roi Persée de Macédoine.
-170 : La Gaule Cisalpine est intégrée au territoire de Rome.
-169 : La révoltes des Machabbées.
-168 : Bataille de Pydma. Conquête de l'Egypte par Antiochus IV et intervention romaine.
-167 : Décadence de Rhodes. Polybe est assigné à résidence à Rome.
-166 : Le roi Persée, dernier roi de Macédoine est renversé par les romains.
-165 : Ilyrie tombe sous le contôle des romains et son roi envoyé à Rome.
-164 : Les Maccabées reprennent Jérusalem et le temple sacré.
-163 : La Corse tombe sous le contôle des romains.
-162 : Massinissa s'empara des cités des Emporia en particulier de Leptis Magna.
-161 : Des philosophes grecques sont expulsés de Rome sous la Lex Fannia.
-160 : Rome assiège Phocée.
-159 : Mort du Poete Numide Afer Tenrentius.
-158 : Réouverture des mines de Macédoine, fermées sous la pression des publicains romains sur le sénat.
-157 : Colonie romaine à Auximum dans le Picenum, décidée et contrôlée par le Sénat Romain.
-156 : À Rome, consulat de L. Cornelius Lentulus Lupus, C. Marcius Figulus (pour la seconde fois).
-155 : Révolte des Lusitanien, réprimée par Mummius.
-154 : Révolte des Celtibères. Victoire des Liguriens.
-153 : Massinissa annexe le territoire des grandes plaines à son royaume.
-152 : Fin de l'exil de Polybe.
-151 : Interdiction à Rome de l'itération du consulat.
-150 : Guerre et Victoire de Massinissa contre Carthage.
-149 : Début de la 3eme guerre punique. Mort de Caton.
-148 : Mort de Massinissa.
-147 : Guerre contre Rome et la ligue Achéenne
-146 : Destruction définitive de Carthage et fin de la 3eme guerre punique.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Que puis je dire , sinon m'incliner.Donia a écrit :Merci chouchou Nexus
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Les habitants de l'antique cité de Carthage sont originaires du pays de Canaan, c'est-à-dire du Proche-Orient actuel (Liban et Palestine). Egalement appelés Phéniciens, les Cananéens étaient d'habiles navigateurs et des commerçants hors pair. Ils étaient connus des Egyptiens contemporains de Ramsès II sous le nom de Peuples de la Mer. Ils furent à l'origine de notre alphabet phonétique.
Les cités phéniciennes comme Sidon ou Tyr créèrent des colonies tout autour de la mer Méditerranée, autour de anses rocheuses propices à l'amarrage des navires et appelées cothons. Gadès et Utique furent fondées par les Phéniciens dans l'actuelle Tunisie entre le XIIe et le Xe siècles.

Carthage (ou Qart hadasht, la Ville neuve) fut fondée plus tard, en 663 avant JC, par des marins de Tyr, sur une presqu'île entourée de lagunes, au nord de l'actuelle Tunis. Au sommet de sa gloire, la cité comptera 700.000 habitants si l'on en croit Strabon, un historien romain du IIe siècle avant JC.
Selon la chronologie chrétienne, et les récits de Virgile dans l'Enéide, Elissa Didon, soeur de Pygmalion, roi de Tyr, fuyant l'oppression de son frère, débarqua avec ses trésors et une poignée de fidèles Tyriens et Chypriotes sur la côte africaine de Tunis, vers 860-870 avant Jésus Christ. Entre le lac et les marais saumâtres, dans la péninsule formée par l'ancienne embouchure et les alluvions du fleuve Medjerda, elle fonda Carthage "Qart Hadast" (ville nouvelle).

HiarbasDidon C'est aussi dans l'Enéide, que nous trouvons trace du premier personnage historique du territoire occupé par l'Algérie d'aujourd'hui, Hiarbas ou Iarbas, roi de Getulie, ancienne contrée de l'Afrique en bordure de l'Atlas Saharien. Selon Virgile, Hiarbas, fils de Jupiter Amon et d'une nymphe, demanda à Didon de l'épouser. Ayant essuyé un refus, Hiarbas fit la guerre à Carthage. Justin, dans les histoires Philippiques, résumé de la grande histoire universelle, adaptée par Trogue Pompée d'une oeuvre grecque plus ancienne, nous présenta l'épisode ainsi :
"Des envoyés de Hiarbas, chef de la tribu (Maxyés) arrivèrent à Cathage pour demander la main de Didon au nom de leur maître . . . Mais ils n'osèrent pas brusquer les choses et cherchèrent un détour. Ils feignirent d'être en quête d'un prince qui consentît à enseigner à Hiarbas et à ses sujets les moyens de vivre d'une manière moins barbare . . ."



Plan de Carthage Carthage a un gouvernement de forme républicaine. Le Sénat, qui regroupe les hommes libres, élit chaque année deux Rois ou suffètes. Les Rois sont assistés par un Conseil des Anciens, recruté parmi les sénateurs. Ils sont choisis au début dans la famille des Magonides puis dans celle des Hannonides.
Dans les faits, le gouvernement est accaparé par les principales familles de marchands. C'est une oligarchie comme plus tard Venise ou Florence.
L'agriculture savante, l'arboriculture et la céramique sont les principales ressources de Carthage, sans oublier surtout le commerce... «Les Puniques inventèrent le commerce» écrit l'historien romain Pline l'Ancien.
Comme Tyr, Carthage fait le négoce des métaux (argent, étain) avec Gadès ou Cadix, en Espagne, et avec les îles Cassitérides de l'Atlantique.
L'Histoire garde le souvenir du prodigieux voyage du suffète Hannon, qui longea les côtes africaines avec une flotte de nombreux navires et un total de 30.000 hommes ( !). Il atteignit le golfe de Guinée avant de regagner la mère patrie.
Ba alTanit Les Carthaginois adorent Tanit et surtout Ba'al Hammon. A ce dieu, selon une coutume originaire de Tyr, ils offrent en sacrifice des enfants au cours d'une cérémonie appelée «molek» (ou Moloch). Les malheureux sont jetés dans une fournaise et leurs cendres sont conservées dans un endroit appelé «tophet». Les archéologues en ont retrouvé les traces sur le site de Carthage.
Carthage, méconnue, fait l'objet d'un petit ouvrage très complet de François Decret : Carthage ou l'empire de la mer (Seuil, Points Histoire).
Il vaut la peine de lire ou relire aussi Salammbô. Gustave Flaubert raconte dans ce roman épique la guerre des mercenaires, qui mit en péril la grande cité après la première guerre punique.


Les cités phéniciennes comme Sidon ou Tyr créèrent des colonies tout autour de la mer Méditerranée, autour de anses rocheuses propices à l'amarrage des navires et appelées cothons. Gadès et Utique furent fondées par les Phéniciens dans l'actuelle Tunisie entre le XIIe et le Xe siècles.

Carthage (ou Qart hadasht, la Ville neuve) fut fondée plus tard, en 663 avant JC, par des marins de Tyr, sur une presqu'île entourée de lagunes, au nord de l'actuelle Tunis. Au sommet de sa gloire, la cité comptera 700.000 habitants si l'on en croit Strabon, un historien romain du IIe siècle avant JC.
Selon la chronologie chrétienne, et les récits de Virgile dans l'Enéide, Elissa Didon, soeur de Pygmalion, roi de Tyr, fuyant l'oppression de son frère, débarqua avec ses trésors et une poignée de fidèles Tyriens et Chypriotes sur la côte africaine de Tunis, vers 860-870 avant Jésus Christ. Entre le lac et les marais saumâtres, dans la péninsule formée par l'ancienne embouchure et les alluvions du fleuve Medjerda, elle fonda Carthage "Qart Hadast" (ville nouvelle).

HiarbasDidon C'est aussi dans l'Enéide, que nous trouvons trace du premier personnage historique du territoire occupé par l'Algérie d'aujourd'hui, Hiarbas ou Iarbas, roi de Getulie, ancienne contrée de l'Afrique en bordure de l'Atlas Saharien. Selon Virgile, Hiarbas, fils de Jupiter Amon et d'une nymphe, demanda à Didon de l'épouser. Ayant essuyé un refus, Hiarbas fit la guerre à Carthage. Justin, dans les histoires Philippiques, résumé de la grande histoire universelle, adaptée par Trogue Pompée d'une oeuvre grecque plus ancienne, nous présenta l'épisode ainsi :
"Des envoyés de Hiarbas, chef de la tribu (Maxyés) arrivèrent à Cathage pour demander la main de Didon au nom de leur maître . . . Mais ils n'osèrent pas brusquer les choses et cherchèrent un détour. Ils feignirent d'être en quête d'un prince qui consentît à enseigner à Hiarbas et à ses sujets les moyens de vivre d'une manière moins barbare . . ."



Plan de Carthage Carthage a un gouvernement de forme républicaine. Le Sénat, qui regroupe les hommes libres, élit chaque année deux Rois ou suffètes. Les Rois sont assistés par un Conseil des Anciens, recruté parmi les sénateurs. Ils sont choisis au début dans la famille des Magonides puis dans celle des Hannonides.
Dans les faits, le gouvernement est accaparé par les principales familles de marchands. C'est une oligarchie comme plus tard Venise ou Florence.
L'agriculture savante, l'arboriculture et la céramique sont les principales ressources de Carthage, sans oublier surtout le commerce... «Les Puniques inventèrent le commerce» écrit l'historien romain Pline l'Ancien.
Comme Tyr, Carthage fait le négoce des métaux (argent, étain) avec Gadès ou Cadix, en Espagne, et avec les îles Cassitérides de l'Atlantique.
L'Histoire garde le souvenir du prodigieux voyage du suffète Hannon, qui longea les côtes africaines avec une flotte de nombreux navires et un total de 30.000 hommes ( !). Il atteignit le golfe de Guinée avant de regagner la mère patrie.
Ba alTanit Les Carthaginois adorent Tanit et surtout Ba'al Hammon. A ce dieu, selon une coutume originaire de Tyr, ils offrent en sacrifice des enfants au cours d'une cérémonie appelée «molek» (ou Moloch). Les malheureux sont jetés dans une fournaise et leurs cendres sont conservées dans un endroit appelé «tophet». Les archéologues en ont retrouvé les traces sur le site de Carthage.
Carthage, méconnue, fait l'objet d'un petit ouvrage très complet de François Decret : Carthage ou l'empire de la mer (Seuil, Points Histoire).
Il vaut la peine de lire ou relire aussi Salammbô. Gustave Flaubert raconte dans ce roman épique la guerre des mercenaires, qui mit en péril la grande cité après la première guerre punique.


L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
Les Comptoirs Puniques.
Fondée environ deux mille ans avant JC par des exilés de Tyr, Carthage fut la ville la plus riche du monde. Jusqu'au IIIe siècle avant J.-C., elle dominait toute la Méditerranée occidentale. Les tentatives d'expansion territoriale de Rome en Sicile devaient l'entraîner dans de graves conflits. Ces luttes devaient prendre fin avec la destruction complète de la ville. César la reconstruisit et en 44 avant J.-C. elle redevient, sous Auguste, la cité la plus prospère d'Afrique; elle rivalise bientôt avec Rome par la splendeur de ses monuments.

Navires carthaginoisComme l'ont montré plusieurs générations d'historiens, la configuration géomorphologique de l'Algérie a favorisé des accès naturels de pénétration; et le relief, dont les grandes lignes restent parallèles au rivage, peut expliquer l'établissement de courants d'échanges par les voies de communication maritimes et terrestres. Il faut imaginer que les navigateurs phéniciens qui fondèrent Utique (Sousse) et Carthage en Tunisie, Lixus (Larache) au Maroc, durent certainement faire escale dans l'un des abris indispensables pour la navigation de l'époque que pouvait offrir la côte algérienne. Salluste écrivit à ce sujet: « Les Phéniciens, les uns pour diminuer la population qui se pressait chez eux, les autres par désir de domination, entraînèrent des gens du peuple et d'autres hommes avides de nouveauté, et fondèrent au bord de la mer Hippone, Hadrumète, Leptis et d'autres villes. Les colonies prirent vite un grand développement et devinrent l'appui ou l’honneur de la mère patrie. »
En effet, Carthage fut, dès 814, le principal comptoir phénicien en Méditerranée occidentale, avant de devenir la base d'un empire maritime qui allait concurrencer les Grecs puis les Romains.

Carte des escales carthaginoises en Afrique du Nord
La toponymie appliquée au chapelet de relais antiques reconnus fournit des indications intéressantes sur l'occupation de certains sites de la côte algérienne aux époques phénicienne et punique. C'est le cas d'Icosium, actuelle Alger, dont la syllabe initiale se retrouve dans les noms de certains comptoirs, tels lol (Cherchell) ou lgilgili (Jijel). Ailleurs, la syllabe « rus » désigne les sites établis sur des caps ou promontoires, comme Rusicade (Skikda), Rusazus (Azeffouffl, Rusucurru (Dellys) ou Rusgunia (Bordj al Bahri); on note que cette syllabe a la même origine sémitique que « ras » (cap, en arabe).
Les navigateurs phéniciens vers la fin du premier millénaire, puis carthaginois à partir du VIIIe siècle, occupèrent certainement les îles bordières avant de se fixer sur le continent. Leurs établissements, appelés « échelles » ou comptoirs, furent ainsi créés ou renforcés sur tout le littoral maghrébin à environ cinquante kilomètres les uns des autres, équivalent de la distance parcourue en une journée par une embarcation antique.
Quels rapports eurent ces comptoirs avec les tribus avoisinantes et, d'une manière générale, avec les populations libyques ou imazighen et ce pendant plusieurs siècles, entre le VIIIe et le IIIe siècle av. J. C. ? Il faut également s'interroger sur le nombre des « comptoirs puniques » et se demander s'il n'existait pas, à proximité ou sur les mêmes lieux, des bourgades plus anciennes fondées par les habitants du pays.
La présence de l'empire carthaginois en Afrique du Nord va profondément transformer la société berbère.
Fondée environ deux mille ans avant JC par des exilés de Tyr, Carthage fut la ville la plus riche du monde. Jusqu'au IIIe siècle avant J.-C., elle dominait toute la Méditerranée occidentale. Les tentatives d'expansion territoriale de Rome en Sicile devaient l'entraîner dans de graves conflits. Ces luttes devaient prendre fin avec la destruction complète de la ville. César la reconstruisit et en 44 avant J.-C. elle redevient, sous Auguste, la cité la plus prospère d'Afrique; elle rivalise bientôt avec Rome par la splendeur de ses monuments.

Navires carthaginoisComme l'ont montré plusieurs générations d'historiens, la configuration géomorphologique de l'Algérie a favorisé des accès naturels de pénétration; et le relief, dont les grandes lignes restent parallèles au rivage, peut expliquer l'établissement de courants d'échanges par les voies de communication maritimes et terrestres. Il faut imaginer que les navigateurs phéniciens qui fondèrent Utique (Sousse) et Carthage en Tunisie, Lixus (Larache) au Maroc, durent certainement faire escale dans l'un des abris indispensables pour la navigation de l'époque que pouvait offrir la côte algérienne. Salluste écrivit à ce sujet: « Les Phéniciens, les uns pour diminuer la population qui se pressait chez eux, les autres par désir de domination, entraînèrent des gens du peuple et d'autres hommes avides de nouveauté, et fondèrent au bord de la mer Hippone, Hadrumète, Leptis et d'autres villes. Les colonies prirent vite un grand développement et devinrent l'appui ou l’honneur de la mère patrie. »
En effet, Carthage fut, dès 814, le principal comptoir phénicien en Méditerranée occidentale, avant de devenir la base d'un empire maritime qui allait concurrencer les Grecs puis les Romains.

Carte des escales carthaginoises en Afrique du Nord
La toponymie appliquée au chapelet de relais antiques reconnus fournit des indications intéressantes sur l'occupation de certains sites de la côte algérienne aux époques phénicienne et punique. C'est le cas d'Icosium, actuelle Alger, dont la syllabe initiale se retrouve dans les noms de certains comptoirs, tels lol (Cherchell) ou lgilgili (Jijel). Ailleurs, la syllabe « rus » désigne les sites établis sur des caps ou promontoires, comme Rusicade (Skikda), Rusazus (Azeffouffl, Rusucurru (Dellys) ou Rusgunia (Bordj al Bahri); on note que cette syllabe a la même origine sémitique que « ras » (cap, en arabe).
Les navigateurs phéniciens vers la fin du premier millénaire, puis carthaginois à partir du VIIIe siècle, occupèrent certainement les îles bordières avant de se fixer sur le continent. Leurs établissements, appelés « échelles » ou comptoirs, furent ainsi créés ou renforcés sur tout le littoral maghrébin à environ cinquante kilomètres les uns des autres, équivalent de la distance parcourue en une journée par une embarcation antique.
Quels rapports eurent ces comptoirs avec les tribus avoisinantes et, d'une manière générale, avec les populations libyques ou imazighen et ce pendant plusieurs siècles, entre le VIIIe et le IIIe siècle av. J. C. ? Il faut également s'interroger sur le nombre des « comptoirs puniques » et se demander s'il n'existait pas, à proximité ou sur les mêmes lieux, des bourgades plus anciennes fondées par les habitants du pays.
La présence de l'empire carthaginois en Afrique du Nord va profondément transformer la société berbère.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl
CIRTA
L'épopée Géologique : La lutte de l’eau et de la roche
Quand on explore les gorges du Rhumel, aprés les instants admiratifs du spectacle offert aux yeux des non-initiés, on ne peux s'empêcher de poser quelques questions :
Quelles sont les origines de cet étrange phénomène topographique ?
Oeuvre de Titans des âges mythiques ?
Ou est ce la seule nature qui façonna cette merveille ?
Si c'est elle, combien de millénaires a-t-elle pu mettre pour façonner ce chef d'oeuvre ?
Le débat, entre géologues, géographes et archéologues, a fait couler des flots d'encre et provoqué maintes controverses. Il en résulte une littérature scientifique qui n'est pas des moindres en volume à celle des auteurs d'impressions de voyage.
A la veille de la prise de Constantine en 1837, l'archéologue Dureau de la Malle, chargé d'étudier le terrain pour des raisons stratégiques, émit dans « Recueil de renseignements pour l'expédition de Constantine » l'hypothèse pour la moins surprenante que les rois numides, Massinissa ou Micipsa (2/1 siècle avant notre ère) avaient détourné le Rhumel pour compléter les ouvrages défensifs de leur capitale Cirta mentionnés par le géographe grec Strabon.
En 1907, Léonce Joleaud, professeur à la Faculté de Paris et chargé de collaborer à la carte de l’Afrique, étudia le problème des gorges, mais ce n'est que plus tard qu'il exposa une théorie revue et mieux documentée dont on peut trouver l'essentiel dans les premières pages de l'Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Constantine de 1937 (Annuaire du Centenaire).
Avaient paru entre temps le guide de Constantine de M Alquier (1930) qui s'inspire des premières hypothèses de Joleaud pour expliquer la formation des gorges (chap. 1.) et, en 1932 et 1933, une étude de M. A. E. Mittard, professeur à l'Ecole Normale de Constantine « A propos du rocher de Constantine », publiée par la « Dépêche de Constantine » du 18 juillet 1932, et dans la « Revue de géographie alpine » (fasc. 1.1933).
De toute cette abondante litterature, à propos de la formation des gorges, on peut finalement se reposer sur deux hypothèses principales :
1. L'hypothèse de la surimposition ou Epigénie, selon laquelle le Rhumel aurait commencé à creuser son lit dans une couche de sédiments recouvrant jusqu'à la fin du Tertiaire le rocher actuellement dénudé. Après avoir percé ces formations superficielles, le fleuve aurait tout naturellement continué à creuser son lit dans la roche vive, ce qui, après le déblayage des sédiments par l'érosion aurait abouti à l'aspect actuel des gorges et du Rocher.
2. L'hypothèse des Captures. Part de la difficulté éprouvée par les défenseurs de la « surimposition» d’expliquer l'existence des voûtes naturelles sous lesquelles le Rhumel s'engouffre. Si la roche a été sciée de haut en bas par le lent travail d'approfondissement du Rhumel, Pourquoi les voûtes n’auraient elIes pas été coupées elles aussi ?
Pour étayer la surimposition il fallait donc recourir à une hypothèse auxiliaire pouvant expliquer ces voûtes. On croyait pouvoir trouver en les déclarant formées de travertin (un précipité du calcaire sous l'action du gaz carbonique des eaux d'infiltration).
Mais cette théorie, adoptée d'abord par Joleaud et, à sa suite par Alquier et le géographe Augustin Bernard « l'Afrique septentrionale », p. 206 et suiv.) Enfin partiellement aussi par Mittard, ne résiste pas à un examen plus attentif de la roche des voûtes.
Sans doute, le travertin ne manque pas dans les gorges : On en trouve à la cascade près des « Bains de César » Il y en a, plus loin, à l'entrée et sous la grande voûte où il forme de pittoresques draperies de stalagmites et de stalactites et même un bassin en gradins auréolés où se jette une source pétrifiante.
On en trouve enfin autour des orifices des parties souterraines des gorges où le travertin a fait soudure ; mais les voûtes elles mêmes sont indiscutablement, constituées de roche calcaire vive et massive.
C'est pourquoi M Joleaud, obligé d'abandonner l'hypothèse de la surimposition, en adopta une nouvelle, plus compliquée peut être, mais seule plausible (voir l’annuaire de 1937) et qui peut se résumer comme suit :
Jusqu’à la fin du Tertiaire, le Rhumel coulait directement du Polygone (voir croquis 1) par les vallées du Hall El Mardj et de l’Oued Mellah Jusqu’au pont actuel d'Aumale. Au Polygone, Il recevait le Bou Merzoug qui devant la face sud du Rocher de Constantine, s’élargissait en nappe lacustre. Ce que nous appelons aujourd'hui le Rhumel contournait donc le Rocher dans une direction nord ouest.
A la fin du Tertiaire le niveau de la méditerranée s’abaissa, ce qui imposa au Rhumel qui s'y jette à l’est de Jijel un surcroît de creusement de son lit vers l'amont, (érosion recrudescente). Le rocher de Constantine, redressé à la même époque par le plissement alpin et faillé en maint endroit fut creusé plus activement : en surface par un torrent, l'Ain El Areb (grossi du Chabet Sfa) descendant du Djebel El Wahche et coulant dans la direction Nord Sud Pour se jeter dans la nappe lacustre du Bou Merzoug.
L’Aïn el Areb se dirigeait donc en sens inverse du Rhumel actuel dont il ébauchait le futur lit en surface du Rocher. Simultanément ce dernier était creusé souterrainement par l’infiltration des eaux de l'Ain el Areb (érosion dite « Karstique »). Ce double travail d'érosion explique le profil actuel des gorges qui à mi-hauteur comporte un palier si bien taillé sur toute la longueur des gorges, qu'on a pu y établir, rive droite, le fameux Chemin des Touristes et, rive gauche, des cultures en terrasse (tomates et chrysanthèmes) prés des gourbis troglodytes entre la Médersa et le pont, d’El Kantara.
Le redressement du rocher de Constantine eut encore un deuxième effet d'une importance capitale : La grande faille de coupure le long de toute la face nord du Rocher se prolongeait en direction du Polygone et le dénivellement qui en résultait suffit pour couper à cet endroit l'ancien cours du Rhumel, de sorte que le fleuve, capté par son affluent, le Bou Merzoug, vint se jeter conjointement avec ce dernier, dans le lac baignant l’extrémité Sud du Rocher, ainsi que dans le défilé souterrain formé par les infiltrations de l’Ain el Areb dans le rocher de Constantine.
Peu à peu, l’Aïn el Areb et son affluent, le Chabet Sfa, furent captés verticalement par le Rhumel engagé dans le défilé. Les voûtes séparant les deux eaux finirent par s'écrouler totalement sur le parcours Sidi Rached El Kantara parce que, sur ce parcours, l’épaisseur de la roche était, et est encore, inférieure de 66 mètres à celle mesurée à la sortie de Sidi M'Cid (altitude 200 mètres).
Entre El Kantara et Sidi M’cid, la voûte plus épaisse a mieux résisté et, vu le ralentissement de l'action érosive des eaux, se trouve conservée avec son pittoresque aspect actuel.
Au début du Quaternaire, peut être plus récemment, un effondrement accompagné du jaillissement de sources chaudes venues d'une profondeur de plusieurs milliers de mètres ouvrit largement la sortie des gorges en amont de la grande cascade. Cet événement relativement récent explique la verticalité des falaises à cet endroit que l'érosion a à peine commencé à entamer.
L'une des roches surplombantes est devenue pour cette raison la « roche Tarpéienne » ou le fameux « Kef Chkara » d'où l'on précipita plus tard les condamnés à mort.
La durée de l'épopée géologique des gorges peut être évaluée à plus d'une centaine de millénaires et, comme nous venons de voir, elle comporte des péripéties multiples et compliquées.
Le héros principal de cette lutte épique contre la roche est l'eau, protagoniste inconscient, incroyablement patient et lent, mais doué d'un dynamisme auquel aucune roche, même plus dure que les perméables calcaires constantinois, ne saurait résister.
Si l'artiste se plait à admirer le prodigieux chef d'oeuvre résultant des seuls effets sculpturaux de l'érosion par l'eau, l'historien peut amplement satisfaire sa curiosité des faits humains en étudiant les conséquences d'une importance capitale que ce labeur titanesque de la nature devait avoir pour les destinées des futurs habitants du site constantinois.
L’envergure du fossé des gorges allait imposer à ceux ci une autre lutte, moins longue et moins patiente, mais bien plus spectaculaire que la première : La lutte de l’homme contre l'abîme.
L'épopée Géologique : La lutte de l’eau et de la roche
Quand on explore les gorges du Rhumel, aprés les instants admiratifs du spectacle offert aux yeux des non-initiés, on ne peux s'empêcher de poser quelques questions :
Quelles sont les origines de cet étrange phénomène topographique ?
Oeuvre de Titans des âges mythiques ?
Ou est ce la seule nature qui façonna cette merveille ?
Si c'est elle, combien de millénaires a-t-elle pu mettre pour façonner ce chef d'oeuvre ?
Le débat, entre géologues, géographes et archéologues, a fait couler des flots d'encre et provoqué maintes controverses. Il en résulte une littérature scientifique qui n'est pas des moindres en volume à celle des auteurs d'impressions de voyage.
A la veille de la prise de Constantine en 1837, l'archéologue Dureau de la Malle, chargé d'étudier le terrain pour des raisons stratégiques, émit dans « Recueil de renseignements pour l'expédition de Constantine » l'hypothèse pour la moins surprenante que les rois numides, Massinissa ou Micipsa (2/1 siècle avant notre ère) avaient détourné le Rhumel pour compléter les ouvrages défensifs de leur capitale Cirta mentionnés par le géographe grec Strabon.
En 1907, Léonce Joleaud, professeur à la Faculté de Paris et chargé de collaborer à la carte de l’Afrique, étudia le problème des gorges, mais ce n'est que plus tard qu'il exposa une théorie revue et mieux documentée dont on peut trouver l'essentiel dans les premières pages de l'Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Constantine de 1937 (Annuaire du Centenaire).
Avaient paru entre temps le guide de Constantine de M Alquier (1930) qui s'inspire des premières hypothèses de Joleaud pour expliquer la formation des gorges (chap. 1.) et, en 1932 et 1933, une étude de M. A. E. Mittard, professeur à l'Ecole Normale de Constantine « A propos du rocher de Constantine », publiée par la « Dépêche de Constantine » du 18 juillet 1932, et dans la « Revue de géographie alpine » (fasc. 1.1933).
De toute cette abondante litterature, à propos de la formation des gorges, on peut finalement se reposer sur deux hypothèses principales :
1. L'hypothèse de la surimposition ou Epigénie, selon laquelle le Rhumel aurait commencé à creuser son lit dans une couche de sédiments recouvrant jusqu'à la fin du Tertiaire le rocher actuellement dénudé. Après avoir percé ces formations superficielles, le fleuve aurait tout naturellement continué à creuser son lit dans la roche vive, ce qui, après le déblayage des sédiments par l'érosion aurait abouti à l'aspect actuel des gorges et du Rocher.
2. L'hypothèse des Captures. Part de la difficulté éprouvée par les défenseurs de la « surimposition» d’expliquer l'existence des voûtes naturelles sous lesquelles le Rhumel s'engouffre. Si la roche a été sciée de haut en bas par le lent travail d'approfondissement du Rhumel, Pourquoi les voûtes n’auraient elIes pas été coupées elles aussi ?
Pour étayer la surimposition il fallait donc recourir à une hypothèse auxiliaire pouvant expliquer ces voûtes. On croyait pouvoir trouver en les déclarant formées de travertin (un précipité du calcaire sous l'action du gaz carbonique des eaux d'infiltration).
Mais cette théorie, adoptée d'abord par Joleaud et, à sa suite par Alquier et le géographe Augustin Bernard « l'Afrique septentrionale », p. 206 et suiv.) Enfin partiellement aussi par Mittard, ne résiste pas à un examen plus attentif de la roche des voûtes.
Sans doute, le travertin ne manque pas dans les gorges : On en trouve à la cascade près des « Bains de César » Il y en a, plus loin, à l'entrée et sous la grande voûte où il forme de pittoresques draperies de stalagmites et de stalactites et même un bassin en gradins auréolés où se jette une source pétrifiante.
On en trouve enfin autour des orifices des parties souterraines des gorges où le travertin a fait soudure ; mais les voûtes elles mêmes sont indiscutablement, constituées de roche calcaire vive et massive.
C'est pourquoi M Joleaud, obligé d'abandonner l'hypothèse de la surimposition, en adopta une nouvelle, plus compliquée peut être, mais seule plausible (voir l’annuaire de 1937) et qui peut se résumer comme suit :
Jusqu’à la fin du Tertiaire, le Rhumel coulait directement du Polygone (voir croquis 1) par les vallées du Hall El Mardj et de l’Oued Mellah Jusqu’au pont actuel d'Aumale. Au Polygone, Il recevait le Bou Merzoug qui devant la face sud du Rocher de Constantine, s’élargissait en nappe lacustre. Ce que nous appelons aujourd'hui le Rhumel contournait donc le Rocher dans une direction nord ouest.
A la fin du Tertiaire le niveau de la méditerranée s’abaissa, ce qui imposa au Rhumel qui s'y jette à l’est de Jijel un surcroît de creusement de son lit vers l'amont, (érosion recrudescente). Le rocher de Constantine, redressé à la même époque par le plissement alpin et faillé en maint endroit fut creusé plus activement : en surface par un torrent, l'Ain El Areb (grossi du Chabet Sfa) descendant du Djebel El Wahche et coulant dans la direction Nord Sud Pour se jeter dans la nappe lacustre du Bou Merzoug.
L’Aïn el Areb se dirigeait donc en sens inverse du Rhumel actuel dont il ébauchait le futur lit en surface du Rocher. Simultanément ce dernier était creusé souterrainement par l’infiltration des eaux de l'Ain el Areb (érosion dite « Karstique »). Ce double travail d'érosion explique le profil actuel des gorges qui à mi-hauteur comporte un palier si bien taillé sur toute la longueur des gorges, qu'on a pu y établir, rive droite, le fameux Chemin des Touristes et, rive gauche, des cultures en terrasse (tomates et chrysanthèmes) prés des gourbis troglodytes entre la Médersa et le pont, d’El Kantara.
Le redressement du rocher de Constantine eut encore un deuxième effet d'une importance capitale : La grande faille de coupure le long de toute la face nord du Rocher se prolongeait en direction du Polygone et le dénivellement qui en résultait suffit pour couper à cet endroit l'ancien cours du Rhumel, de sorte que le fleuve, capté par son affluent, le Bou Merzoug, vint se jeter conjointement avec ce dernier, dans le lac baignant l’extrémité Sud du Rocher, ainsi que dans le défilé souterrain formé par les infiltrations de l’Ain el Areb dans le rocher de Constantine.
Peu à peu, l’Aïn el Areb et son affluent, le Chabet Sfa, furent captés verticalement par le Rhumel engagé dans le défilé. Les voûtes séparant les deux eaux finirent par s'écrouler totalement sur le parcours Sidi Rached El Kantara parce que, sur ce parcours, l’épaisseur de la roche était, et est encore, inférieure de 66 mètres à celle mesurée à la sortie de Sidi M'Cid (altitude 200 mètres).
Entre El Kantara et Sidi M’cid, la voûte plus épaisse a mieux résisté et, vu le ralentissement de l'action érosive des eaux, se trouve conservée avec son pittoresque aspect actuel.
Au début du Quaternaire, peut être plus récemment, un effondrement accompagné du jaillissement de sources chaudes venues d'une profondeur de plusieurs milliers de mètres ouvrit largement la sortie des gorges en amont de la grande cascade. Cet événement relativement récent explique la verticalité des falaises à cet endroit que l'érosion a à peine commencé à entamer.
L'une des roches surplombantes est devenue pour cette raison la « roche Tarpéienne » ou le fameux « Kef Chkara » d'où l'on précipita plus tard les condamnés à mort.
La durée de l'épopée géologique des gorges peut être évaluée à plus d'une centaine de millénaires et, comme nous venons de voir, elle comporte des péripéties multiples et compliquées.
Le héros principal de cette lutte épique contre la roche est l'eau, protagoniste inconscient, incroyablement patient et lent, mais doué d'un dynamisme auquel aucune roche, même plus dure que les perméables calcaires constantinois, ne saurait résister.
Si l'artiste se plait à admirer le prodigieux chef d'oeuvre résultant des seuls effets sculpturaux de l'érosion par l'eau, l'historien peut amplement satisfaire sa curiosité des faits humains en étudiant les conséquences d'une importance capitale que ce labeur titanesque de la nature devait avoir pour les destinées des futurs habitants du site constantinois.
L’envergure du fossé des gorges allait imposer à ceux ci une autre lutte, moins longue et moins patiente, mais bien plus spectaculaire que la première : La lutte de l’homme contre l'abîme.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.