Ah, faudrait voir si Lama serait d'accord. C'est vrai que nous sommes Belges tous les deux.lorie a écrit :Avez vous enfin décider de vous rencontrer tous les deux ? vous êtes complémentaires même si je préfère la sagesse de Lama à la fougue de ma copine Alia !!!
Alors, la philosophie ne m'a rien appris pour les études, vu que je n'ai jamais étudié la philo.J'apprends des tas de choses avec vous et c'est un régal de vous lire même si je préfère rester sur ma philosophie "scolaire"
D'ailleurs à ce sujet .. ayant fait comme toi des études scientifiques plutôt que littéraires ma chère Alia .. la philosophie ne m'a appris qu'à ordonner mes idées .. à les classer et cela m'a aidé dans mes études
Par contre les maths, et le latin m'ont beaucoup aidé.
Selon moi, il n'y a pas vraiment de prédisposition, mais simplement une question d'intérêt, de passion. Si on s'y intéresse, l'abstraction vient naturellement (évidemment, l'inverse aussi, mais je ne crois pas à la bosse des maths ou à la bosse de la philo ou des sciences). Les maths sont souvent peu attirant pour la majorité des gens, alors que beaucoup plus de monde s'intéressent à l'astronomie ou à l'astrophysique (et dire que je n'aime pas beaucoup l'astronomieJe pense donc qu'il faut une prédisposition à la philosophie comme il en faut pour les maths ou pour les sciences
D'ailleurs, si on présente un cours de géométrie comme un cours de dessin pour les allergiques au maths, il semblerait que les résultats scolaires sont bien meilleurs (et inversément pour ceux qui aiment la géo mais détestent le dessin). Comme quoi, l'impression subjective que l'on a pour une branche influence nos capacités à la comprendre...C'est fabuleux!
Disons que pour moi, le philosophe est un peu comme Socrate (ce philosophe qui questionne et argumente, plutôt que donner des cours sur ses propres points de vue), et non un théoriciens d'idées à avaler, même si dans l'apprentissage on passe inévitablement à la lecture de quelques auteurs de philo. C'est la même chose pour toutes les branches (de s'intéresser aux choses passées pour apprendre). Et l'étape suivante est de s'affranchir de ce que l'on apprend... je n'arrive pas à accrocher car il est vrai que je n'arrive pas à prendre pour moi les idées des autres car en fait la philosophie c'est aussi un peu cela "La vie vue au travers d'une idée d'une personne" ..
Comme le dit ce maître philosophe de Star Wars :
Maître Yoda, ce super Jedi a écrit : Désapprends ce que tu as appris
Non, pas forcément. C'est ça qui est difficile, de penser par soi-même. Mais on peut s'inspirer d'un philosophe pour sa méthodologie, et non pour ses idées. Il n'y a aucun problème. Mais c'est à soi de voir. Et il faut prendre énormément de recul pour que l'idéologie ne s'immisce pas dans la philosophie.Ce qui me fait peur je l'avoue c'est surtout que l'on peut avoir un peu de tout dans ce domaine et devons nous forcément prendre pour soi la manière de penser de personnes dont nous serions diamétralement opposés parce qu'ils sont philosophes ?
Nietzsche est bien un problème actuellement. C'est que ce qu'il a écrit est vraiment d'actualité. Il parle de la mort du Dieu moral entretenu par les religions, et surtout le christianisme, un dieu qui entretient une morale de faibles, Dieu dont on doit encore combattre son ombre. A la place, il propose un manière de penser dont ses implications à lui peuvent paraître horribles pour notre moralité. Heureusement qu'on ne doit pas le suivre. Néanmoins, le lire nous aide à nous remettre en question sur les choses que l'on prend comme évident, comme la vérité, le bien et le mal, le progrès, les idéologies etc. Beaucoup de penseurs aux idées fort différentes de Nietzsche s'inspirent de lui.La célébrité des philosophes ne formate t-elle pas les pensées ? Devons nous forcément avoir une génération de penseurs à la Nietzsche comme nous avons eu des penseurs sauce Socrate ou Platon ?
Néanmoins, je ne veux pas de générations fans de Nietzsche, même s'il est pour moi un penseur très intéressant (une pensée un peu trop séduisante pour moi, surtout pour les "jeunes" un peu anar individualistes et aristocratiques). Aussi, je partais en chasse sur les écrits anti-Nietzsche, mais je n'en trouve pas beaucoup (alors que je trouve pas mal d'anti-Marx), sauf en anglais. Mais il faudrait que je me les procure un jour.
Le libre-arbitre est lui-même une question de philosophie. Le libre-arbitre existe-t-il? Perso, je ne crois pas au libre-arbitre, mais là, on pourrait en débattre longtemps (sur un autre sujet si tu as envie).La philosophie nous laisse t-elle notre libre arbitre et si c'est le cas alors avons nous vraiment besoin de la philosophie ?
Mais c'est pas ça la philosophie. J'ai pas besoin de me reférer à x y ou z pour dire ce que je pense, et argumenter. Mais, c'est un peu pour toutes les branches : on a le plus souvent des cas besoin d'un maître, d'un initiateur avant de voler de nos propres ailes.J'avoue ne pas comprendre comment nous pouvons nous référer sans cesse à d'autres personnes pour faire avancer notre vie ....................................................




