ne te laisser croire ou pas

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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Georges
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Re: Croire en Dieu et au rasoir d' Occam‏

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QU’EST-CE QU’UNE RELIGION ?

Le profane et le sacré

L’étymologie du mot religion est issue, pour la plupart des anciens, du mot religare, qui véhicule l’idée d’un lien nous unissant à la divinité.
Néanmoins, on peut également rattacher la religion à religere, qui signifie : vouer un culte et respecter.
On trouve ainsi dans l’idée de religion le thème d’une obligation envers les dieux, de lien, au sens de servitude : religio, ligare.
La religion peut être envisagée sous un double aspect : d’une part, comme institution sociale et objective ; d’autre part, comme système individuel de croyances.
Une des meilleures définitions de la religion nous est fournie par Durkheim :

« Une religion est un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c’est à dire séparées, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale appelée église, tous ceux qui y adhérent. »
Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse.


La religion, nous dit Durkheim, est un système de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées.
Effectivement, toute religion est administration du sacré, et toute conception religieuse du monde implique la distinction du sacré et du profane.
Qu’est-ce à dire exactement ?
Profane vient du latin pro-fanum qui signifie « devant le temple ».
Le profane, c’est donc, étymologiquement, ce qui est à l’extérieur du lieu consacré, par opposition au sacré, qui appartient à un ordre de choses séparées, réservées et inviolables. Comme le note Durkheim, sacré et profane sont deux termes corrélatifs, qui n’ont de sens que l‘un par rapport à l’autre, et forment un cadre essentiel de la pensée :

« Le domaine du profane se présente comme celui de l’usage commun, celui des gestes qui ne nécessitent aucune précaution, et qui se tiennent dans la marge souvent étroite laissée à l’homme pour exercer sans contrainte son activité. Le monde du sacré, au contraire, apparaît comme celui du dangereux et défendu : l’individu ne peut s’en approcher sans mettre en branle des forces dont il n’est pas le maître, et devant lesquelles sa faiblesse se sent désarmée. »
R. Caillois, L’homme et le sacré.

En fait, il existe des zones "réservées" où les droits des individus changent (mosquées, églises...) car ne se confondant plus avec le droit temporel.
Ces lieux de culte ont d’ailleurs, sur tout continent et à toute époque, pu être le refuge, jusqu’à nos jours, de "hors-la-loi".
Ainsi, en France, en 1996, l’Eglise Saint-Bernard abrita des "sans papiers", considérés comme "immigrés clandestins" par le pouvoir.
Cette église, au nom de valeurs spirituelles, affronta clairement - à tort ou à raison, là n’est pas ici la question - le droit positif, c’est-à-dire la "justice des hommes".
Qu’advint-il de cette situation très paradoxale dans un Etat de droit ? Le pouvoir décida de forcer le sanctuaire à coups de hache.
Or, les territoires "sacrés" sont généralement considérés comme inviolables, d’où le choc réactif qu’ils génèrent lorsqu’ils sont "profanés". Inutile de préciser que dans le cas de Saint-Bernard, cette attitude ne servit pas le pouvoir.
De bien plus sinistre mémoire, le massacre d’Oradour sur Glane a frappé les esprits, moins par les hommes tués dans le village que par les femmes et les enfants, lâchement assassinés dans l’église.
Plus légèrement, au Maroc par exemple, et pour des raisons historiques, les non-musulmans ne sont généralement pas admis dans les mosquées, même pour les visiter (quoiqu’il existe des "dérogations" à la règle).
Mais cette règle, de toute façon - cette fois pour des raisons uniquement religieuses - est valable pour le reste de l’Islam. [1]

Nous le voyons, nul lieu de culte n’échappe à des règles et un pouvoir distincts du pouvoir politique.
Ces espaces représentent également un type de propriété originale : collectifs, ils sont en même temps réservés à quelques-uns.


Religion et Magie


La religion est un phénomène qui ne doit pas se confondre avec la magie, cet ensemble de rites et de savoir(s)-faire, cet art d’agir sur la nature par des procédés occultes.
En effet, le magicien, contrairement au religieux, force le consentement de la nature, et tente d’enchaîner les forces surnaturelles et le monde invisible des esprits, afin de produire des effets extraordinaires.
La religion, plus désintéressée, se borne à implorer la faveur des dieux sans jamais les contraindre, ni exiger d’eux qu’ils influent sur les éléments.
Mais la religion et la magie diffèrent aussi par leur objet.
Le monde invisible, sur lequel doivent agir les rites magiques, n’a rien à voir avec la dignité éminente du dieu-personne, qu’implore le croyant avec humilité et respect :

Le magicien n’a pas à faire avec une personne ; c’est au contraire à la personnalité du dieu que la religion emprunte sa plus grande efficacité.
Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion.

C’est à ce titre, sans aucun doute, qu’une tribu d’indiens du Mexique, ayant décidé d’intégrer le catholicisme à ses rites magiques, punit en toute occasion les saints de ne pas avoir satisfait ses souhaits [2].

C’est également pour cette même raison que l’Eglise (celle de Rome celle-là), s’est finalement résolue à les excommunier.
Preuve s’il en fallait une que la magie est peu compatible avec les religions monothéistes.
Les "sorcières" du Moyen-âge, brûlées vives sur des bûchers durant l’inquisition, s’en souviennent encore...


Religion statique et religion dynamique





Une analyse plus fine de la religion renvoie non seulement aux catégories du sacré et du profane, mais à une forme statique et à une forme dynamique de l’expérience religieuse.
Ainsi, Bergson a-t-il mis en évidence cette dualité d’aspect du phénomène religieux dans Les deux sources de la morale et de la religion. La religion statique permet d’assurer la conservation sociale : les tabous et interdits religieux sont avantageux à la société et à l’espèce.

Ainsi en est-il des interdits réglementant les relations sexuelles, manifestement utiles pour assurer la bonne cohésion des groupes.
Assurance contre la désorganisation, la religion statique permet de se prémunir contre l’angoisse de la mort.

En effet, si les animaux ne savent pas qu’ils doivent mourir, l’homme, lui, sait qu’il est destiné à disparaître.

Que de tristesse et de désespoir dans cette idée de la mort, d’où va naître l’image, que nous fournit la religion, d’une continuation de la vie après la mort.
Les chercheurs font d’ailleurs fréquemment coïncider l’apparition du phénomène religieux dans la préhistoire avec les premières tombes retrouvées par les archéologues.
La religion statique est, en troisième lieu, une assurance contre l’imprévisibilité de l’existence.

En effet, l’application de l’intelligence à la vie introduit le sentiment du risque.

Si l’animal est sûr de lui-même, si rien ne s’interpose chez lui entre le but et l’acte, l’intelligence connaît une marge d’imprévu, puisqu’elle combine des moyens en vue d’une fin parfois lointaine.
Avec les rites religieux, l’imprévisibilité tend à s’amenuiser et à perdre du terrain. Ainsi se dévoile la fonction générale de la religion statique :

« C’est un réaction défensive de la nature contre ce qu’il pourrait y avoir de déprimant pour l’individu, et de dissolvant pour la société, dans l’exercice de l’intelligence. »
Bergson, op cit.

Si la religion statique a une fonction essentiellement sociale, la religion dynamique, celle des mystiques, transporte l’âme sur un tout autre plan, celui de l’amour.
Aussi, la religion dynamique se propage-t-elle par attirance amoureuse. Le cortège des mystiques est impressionnant : adeptes des mystères d’Isis et d’Osiris, disciples de Dionysos, initiés de l’orphisme, disciples de Pythagore, contemplatifs hindous, etc...
Mais le mysticisme complet, prise de contact total et coïncidence absolue avec la divinité, semble être l’apport de la mystique chrétienne, continuatrice des prophètes d’Israël.
A la religion statique conçue comme principe de cohésion sociale, s’oppose la religion dynamique dont l’amour est le principe. Dieu apparaît à l’âme mystique comme une présence et une illumination. C’est par cette voie que sont nées toutes les grandes religions, qui apparaissent comme des vérités révélées.



Religion et philosophie : des sœurs ennemies...




Quand la philosophie doute de sa propre capacité à surmonter et à dépasser le savoir scientifique, c’est fréquemment du côté de la religion qu’elle cherche secours et appui. Telle est, à bien des égards, la solution déjà adoptée par Platon.
Condamnant au nom de la science commençante la culture de son temps, il a préféré à l’analyse scientifique conceptuelle le langage du symbole et du mythe, où s’unissent l’inspiration religieuse et l’inspiration poétique.
Pascal, dans ses Pensées, ne s’y est pas trompé, qui voyait en Platon une préparation au christianisme.

Dans la même veine, Nietzsche, dans la préface de Au-delà du bien et du mal, disait du christianisme qu’il était « un platonisme pour le peuple ».
Pour Pascal, la philosophie ne peut être autre chose qu’une introduction au mystère de la religion, alors que pour Nietzsche, la religion n’est en fait que la version vulgaire des vérités dont seule la philosophie peut se saisir.
Quelles que soient leurs divergences, la proximité de l’inspiration platonicienne et de l’inspiration religieuse est incontestable.

Conforme au caractère de Platon, qui a fait de l’Académie une confrérie religieuse, elle véhicule comme lui un langage symbolique et mythique et recherche la vérité dans le supra-sensible.
L’œuvre platonicienne n’est cependant pas ordonnée autour d’un mythe mais d’une histoire réelle, celle du procès et de la mort de Socrate, condamné pour impiété. Il lui fut reproché, par exemple, de ne pas considérer le soleil et la lune comme des dieux, mais de n’y voir qu’une pierre et une motte de terre. De plus, Socrate s’attribuait un don de divination, sans appartenir à une quelconque confrérie religieuse, déclenchant ainsi l’ire de ses accusateurs.

La faute était d’autant plus grave que les voix de Socrate ne le poussaient jamais à agir, mais se bornaient à le dissuader d’agir : l’esprit qui l’animait était d’autant plus mauvais qu’il était un esprit critique.
Les conflits opposant la religion à la philosophie naissent donc dès les origines de cette dernière.

Les condamnations pour impiété touchèrent non seulement Socrate, mais également Anaxagore, Protagoras, ou Aristote pour n’en citer que quelques uns.
Néanmoins, la religion grecque n’a pas le privilège de la persécution.

Le christianisme aussi a condamné l’usage libre de la raison pour athéisme, impiété et orgueil.

Il suffit de se rappeler le sort d’Abélard (théologien et philosophe scolastique français, 1079-1142, émasculé pour avoir épousé sa femme Héloïse, et pour son opposition au mystère de la trinité), de Giordano Bruno (philosophe italien, 1548 - 1600, pourfendeur des conceptions aristotéliciennes d’un univers clos et défenseur des thèses coperniciennes sur l’infinité du monde, ce qui le condamna à brûler vif sur ordre du St Office) ou de Galilée (Astronome et écrivain, 1564 - 1642, adhérant aux thèses coperniciennes, selon lesquelles le soleil est au centre de l’univers. Il dut se rétracter devant l’Inquisition).
Le problème des rapports de la philosophie et de la religion se pose de manière extrêmement complexe.

Si en effet, contre la foi révélée par l’autorité religieuse, la philosophie affirme sa propre foi dans la liberté de la recherche, en revanche, elle maintient l’aspiration religieuse de l’infini et de la totalité.




II) LES PREUVES DE L’EXISTENCE DE DIEU


La philosophie a ressenti dès son origine la hardiesse de sa prétention à élever son propre savoir au dessus des autres.
Elle a cru tenir une solution en s’assignant un objet particulièrement élevé en dignité : le divin.
Ainsi, pour Aristote, la philosophie est « une science divine ».
Platon, quant à lui, côtoie le monde des idées et n’est pas étranger aux thèses de l’immortalité de l’âme.
D’une manière générale, la philosophie grecque s’achève comme la justification d’une théologie qui sera reprise par les pères de l’église dans la scolastique.
C’est ce que chercha à signifier l’apôtre Paul, en disant dans sa prédication : « le juif d’abord et le grec ».
La théologie chrétienne prolonge la philosophie grecque dont elle maintient l’idéal spécifiquement contemplatif.
St Thomas d’Aquin, comme St Augustin, ne chercheront ainsi qu’à accommoder la pensée grecque pour la rendre compatible avec la théologie chrétienne.
Néanmoins, on assiste, avec Descartes notamment, au conflit irréductible de la raison et de la foi.
Ainsi, Descartes considère que l’un des usages de la raison est de faciliter l’accès aux vérités de la foi.
C’est pourquoi, dans sa lettre de dédicace des Méditations Métaphysiques, « A Messieurs les Doyen et Docteurs de la Sacrée Faculté de Théologie de Paris », il se justifie d’avoir entrepris la démonstration philosophique de l’existence de Dieu et de l’immortalité de l’âme :

« J’ai pris garde que vous autres Messieurs, avec tous les théologiens, n’assuriez pas seulement que l’existence de Dieu se peut prouver par raison naturelle ; mais aussi que l’on infère de la Sainte Ecriture que sa connaissance est plus claire que celle que l’on a de plusieurs choses créées, et qu’en effet, elle est si facile que ceux qui ne l’ont point sont coupables.[...] Et pour ce qui regarde l’âme, quoique plusieurs aient cru qu’il n’est pas aisé d’en connaître la nature, et que quelques-uns aient même osé dire que les raisons humaines nous persuadaient qu’elle mourait avec le corps, et qu’il n’y avait que la seule foi qui nous enseignât le contraire ; néanmoins [...] le Concile de Latran tenu sous Léon X, en la session VIII les condamne. »

En se couvrant de l’autorité des Livres Saints ou des décisions conciliaires, Descartes cherche de toute évidence à gagner l’approbation des théologiens.
Cela peut être interprété comme le simple désir d’éviter un conflit avec l’autorité ecclésiastique.
Il y a cependant plus dans la dédicace des Méditations métaphysiques qu’un simple calcul de prudence.
Il y a le souhait clairement affirmé que la Sorbonne veuille bien « déclarer » la validité de la métaphysique cartésienne et en « témoigner publiquement ».
En d’autres termes, Descartes exprime l’ambition de voir dans les références aux autorités philosophiques auxquelles recourt la théologie rationnelle, sa propre philosophie égalée à celle d’Aristote ou même substituée à elle.
Il y a là une petite révolution : si l’aristotélisme affirmait en effet la diversité des formes du savoir selon les objets auxquels il s’applique, le cartésianisme présente au contraire comme universellement valable la méthode « pour bien conduire sa raison ».
Descartes exprime sans doute le zèle d’une piété soucieuse de faire son devoir.
Mais les théologiens auxquels il s’adressait durent être surtout sensibles à l’absolue certitude de soi d’une raison qui ne doute pas d’être capable de parvenir, en s’appuyant sur les ressources de la méthode, à des démonstrations incontestables dans le domaine de la théologie rationnelle.
En effet, le Discours de la Méthode définit plutôt l’indépendance réciproque de la religion et de la science.
D’un côté, « les vérités révélées » apparaissent « au-dessus de notre intelligence », tandis que la science et la philosophie doivent être distinguées « entre les occupations des hommes, purement hommes ».
Descartes révérait la théologie, mais il entre dans cette révérence autant d’éloignement que de respect.
Si la théologie spéculative permet de gagner le ciel, la philosophie et la science donnent le moyen de dominer le monde :

« Comme je crois qu’il est très nécessaire d’avoir compris, une fois dans sa vie, les principes de la métaphysique, à cause que ce sont eux qui nous donnent la connaissance de Dieu et de notre âme, je crois aussi qu’il serait très nuisible d’occuper souvent son entendement à les méditer. » Mieux vaut en effet « employer le reste du temps que l’on a pour l’étude. »

En ce sens, la théologie rationnelle ne sert qu’à assurer le fondement des sciences.
Une démonstration rationnelle de l’existence de Dieu est en définitive une incrédulité, puisqu’elle ne se fonde pas sur la foi, mais sur la raison.
Peu importe que Descartes ait été personnellement croyant ou non. Il ravive une rupture profonde entre la religion et la philosophie, ce qu’analysera parfaitement Pascal :

« Je ne puis pardonner à Descartes : il voudrait bien, dans toute la philosophie, se pouvoir passer de Dieu ; mais il n’a pu s’empêcher de lui donner une chiquenaude pour mettre le monde en mouvement ; après cela, il n’a plus que faire de Dieu. »

C’est pourquoi Pascal, en vrai croyant, affirmera que la religion ne relève pas de la théologie rationnelle, mais se comprend avec le cœur :

« Le cœur a son ordre, l’esprit a le sien qui est par principes et démonstration. Le cœur en a un autre. On ne prouve pas qu’on doive être aimé en exposant d’ordre les causes de l’amour ; cela serait ridicule »

Or, à ses yeux, Dieu est amour, et c’est pourquoi seul le cœur peut comprendre Dieu :

« Voilà ce que c’est que la foi. Dieu sensible au cœur, non à la raison. »


III LES CRITIQUES DE LA RELIGION


Si la raison est impuissante à prouver l’existence de Dieu, elle peut en revanche s’employer à le démolir.
C’est le travail entrepris par Feuerbach, Marx et Freud, qui tenteront de décortiquer rationnellement le phénomène religieux.
Comment expliquer cette mutation historique ?
A cet égard, l’analyse de Feuerbach ne nous paraît pas dénuée de tout fondement : le rejet de la foi prendrait naissance dans la Révolution française.
Ainsi, la Révolution française aurait interdit les ordres contemplatifs parce que la contemplation lui paraissait une forme de paresse qui, vis-à-vis de la prosaïque religion du travail et de la bourgeoisie triomphante, est la véritable impiété.
Dans son activité purement pratique, la société moderne depuis le triomphe de la bourgeoisie est essentiellement irréligieuse :

« L’incroyance a remplacé la foi, la raison a remplacé la Bible, la politique a remplacé la religion et l’église, la terre a remplacé le ciel, le travail la prière, la misère matérielle l’enfer, l’homme a remplacé le chrétien »
Feuerbach, Une transformation nécessaire
Dès lors, la pensée se mouvant sur de nouvelles valeurs, elle pouvait donner naissance à de nombreuses critiques rationnelles de la religion et de la foi.

Feuerbach

Ce qui semble simple et évident à l’âme religieuse ne paraît au critique que le produit d’une longue construction psychologique et sociale.
Il n’est bien évidemment pas question de prendre ici position sur la valeur objective du phénomène religieux, mais simplement d’étudier les arguments rationnels qui peuvent l’expliciter.
Déjà, dans l’antiquité grecque et latine, les philosophes matérialistes Epicure et Lucrèce virent dans la peur l’origine de l’idée de Dieu.
A l’époque moderne, c’est L’essence du christianisme, écrit en 1843 par Ludwig Feuerbach, qui marque un tournant décisif.
Feuerbach y pose le problème religieux en termes d’interprétation et de sens. Quel est le sens du phénomène religieux ?
Si nous décryptons la religion, ce que nous trouvons en elle, c’est l’homme.
Dieu est la personnification de l’espèce humaine et la religion n’est rien d’autre que la relation de l’homme à lui-même.
Tous les attributs de Dieu peuvent, en effet, être rapportés à l’expérience humaine : personnalité, existence, conscience, volonté, amour de soi, bonté, « à ceci près que Dieu les possède sans leurs bornes ».
Pour Feuerbach, le christianisme est à ce titre la religion la plus proche de la vérité car il est la religion du Dieu fait homme.
Mais cette essence humaine est ici aliénée, prêtée à un autre et objectivée en lui :
« Pour enrichir Dieu, l’homme doit se faire pauvre ; pour que Dieu soit tout, l’homme doit n’être rien ».
Tel est le mécanisme fondamental de la projection religieuse. L’homme objective et extériorise son essence et se constitue lui-même en objet. L’humanité de Dieu révèle l’inhumanité de l’espèce humaine.

Marx

Le jeune Marx reprendra à son compte la critique de la religion par Feuerbach.
La critique de la religion est en effet pour lui « la présupposition de toute critique » et enseigne, par un véritable renversement de valeurs, à ne plus situer Dieu au centre du monde, mais bien l’homme lui-même.
Si L’essence du christianisme est pour Marx une véritable illumination, il lui reproche néanmoins d’être une critique trop abstraite du phénomène religieux, qu’il va tenter de mieux rattacher à la réalité historique concrète :

« L’homme, ce n’est pas une essence abstraite, blottie hors du monde. L’homme, c’est le monde de l’homme, l’Etat, la société »
Marx, Introduction à la critique de la philosophie du droit de Hegel.

L’Etat, la société, produisent la religion, « conscience à l’envers du monde car ils sont eux-mêmes un monde à l’envers » (ibid.).
Dieu tout puissant ne fait que résumer les impuissances naturelles et sociales de l’homme. La nature et le monde historique se dressent, étrangers et inexplicables, en face des hommes qu’ils dominent. Ainsi, comme l’écrivait Pascal dans ses Pensées, la condition humaine n’est a priori guère enviable :

« Qu’on s’imagine un nombre d’hommes dans les chaînes, et tous condamnés à mort, dont les uns étant chaque jour égorgés à la vue des autres, ceux qui restent voient leur propre condition dans celle de leurs semblables, et se regardant les uns les autres avec douleur et sans espérance, attendent à leur tour. C’est l’image de la condition des hommes »

Or, la religion, tout en représentant à la fois l’impuissance des hommes et leur aliénation, est également une actualisation fantastique leur permettant d’établir une compensation idéale.
En effet, si elle montre à l’homme la réalité de ses chaînes, elle lui offre en parallèle les consolations de l’au-delà.
Néanmoins, ces consolations ne sont pas destinées à délivrer l’homme de sa captivité terrestre, bien au contraire. Comme le disait Feuerbach : « Il faut que tu sois esclave ici bas, sinon, le ciel est superflu ».
C’est pourquoi la religion, « opium du peuple » selon Marx, est asservissante et doit être dépassée :

« Le dépassement de la religion, bonheur illusoire du peuple, est l’exigence de son bonheur réel. L’exigence du renoncement aux illusions sur sa situation, est l’exigence du renoncement à une situation qui a besoin d’illusions ».
Marx, Introduction à la critique de la Philosophie du droit de Hegel
Marx ne se contente pas de l’athéisme philosophique de Feuerbach. Il veut le prolonger en humanisme pratique :
« Les philosophes ont seulement interprété le monde de diverses façons ; le temps est venu de le changer », ce qu’il tentera de faire en écrivant, notamment, le Manifeste du parti communiste et le Capital.

Freud

Voilà le grand mot lâché par Marx : la religion est un soleil illusoire.
Freud reprendra ce thème de la religion comme illusion, mais situera son origine non dans l’impuissance humaine, mais dans la détresse infantile qui éveille en tout homme le besoin d’être protégé.
L’homme angoissé se cramponne à un père tout puissant : Dieu.
En somme, Dieu n’est qu’une illusion dérivée de désirs humains.
Néanmoins, il s’accorde avec Marx pour dire que ce stade doit être dépassé : ___« Je suis en contradiction avec vous lorsque, poursuivant vos déductions,vous dites que l’homme ne saurait absolument pas se passer de la consolation que lui apporte l’illusion religieuse...
Le stade de l’infantilisme n’est-il pas destiné à être dépassé ? L’homme ne peut éternellement demeurer un enfant, il lui faut s’aventurer dans l’univers hostile »


CONCLUSION : PHILOSOPHIE ET RELIGION AUJOURD’HUI


L’athéisme de Feuerbach et de Marx est celui d’une civilisation industrielle conquérante qui rencontre ses premiers succès dans la lutte contre la nature et prend conscience de ses pouvoirs sur le monde.
Une telle civilisation ne se propose pas de gagner un ciel surnaturel mais bien de conquérir la terre et le ciel réels.
La relation de l’espèce humaine au monde et les relations des hommes entre eux y sont devenues des relations pratiques réelles, et non des relations mystiques.
Comme l’a dit Hegel, "l’homme moderne ne connaît pas d’autre prière du matin que la lecture du journal", qui lie sa propre existence et sa propre action à celle de la collectivité humaine universelle.
L’humanité cherche ici-bas, par des moyens pratiques, et non dans un au-delà et par des moyens surnaturels, la réalisation effective de ses aspirations. Mais, jusqu’à Feuerbach, cette revendication demeurait théorique.
Le propre de Marx est d’avoir fait de cette revendication un mot d’ordre pratique, achevant en un sens la critique philosophique de la religion, rejetant en un autre sens l’aspect théorique de la philosophie.
Dans la pensée de Marx, la philosophie est donc achevée dans les deux sens de ce terme.
D’un côté en effet, elle est accomplie par l’action, puisqu’elle donne un contenu pratique réel à son opposition à la religion ; d’un autre côté, elle est désormais terminée comme entreprise purement théorique ou spéculative : elle cesse d’être philosophie pour devenir politique. La critique philosophique de la religion s’achève donc dans l’exigence du « dépassement de la philosophie ».
La nécessité d’un dépassement de la philosophie et de la religion n’est d’ailleurs pas un mot d’ordre spécifiquement Marxiste : elle imprègne profondément toute la conscience contemporaine, si diverses qu’en soient les colorations politiques.
Pour le prophétisme de Nietzsche, « la mort de Dieu » est « l’action la plus grandiose », « et tous ceux, quels qu’ils soient, qui naîtront après nous, appartiendront, du fait de cette action, à une histoire plus haute que ne le fut jusqu’ici aucune histoire. ».
« Dieu est mort » n’a donc pas le même sens que « Dieu n’existe pas ». La proposition « Dieu n’existe pas » est celle de l’athéisme théorique.
Mais la mort de Dieu est un « événement énorme » ; c’est un événement de l’histoire humaine parce que c’est une action humaine.
La mort de Dieu exprime donc un athéisme essentiellement pratique, qui doit inscrire dans l’histoire humaine des conséquences encore insoupçonnées. Ces conséquences, Zarathoustra les exprime sous la forme de la morale du surhomme : « Morts sont tous les Dieux : ce que nous voulons désormais, c’est que vive le surhomme ! ».
Dans la pensée de Nietzsche, et contrairement à l’interprétation courante, le surhomme ne désigne pas un individu doué de pouvoirs surhumains : il désigne plutôt l’entrée de l’espèce humaine, du fait de la mort de Dieu, dans une phase nouvelle, et plus haute, de son histoire.
Néanmoins, vouloir évacuer rationnellement l’aspiration religieuse du champ de la société constitue une dictature de la raison sur la foi et affirme la primauté de l’une par rapport à l’autre, primauté aussi arbitraire que d’assujettir la raison à la foi.
Les doctrines de Marx et de Nietzsche ont d’ailleurs toutes deux conduit à des totalitarismes de fait, fondés sur la maîtrise de la nature, la puissance industrielle et la main-mise de l’Etat sur les consciences.
En évacuant la possibilité de l’existence même de la foi, ces doctrines négligent de rappeler que si l’on ne peut prouver l’existence de Dieu, on ne peut non plus prouver le contraire, car Dieu, comme le disait Pascal, ne peut se comprendre qu’avec le cœur.
Et même si, du côté de la foi, les fous de Dieu, minoritaires, poursuivent toujours leurs combats incessants contre la démocratie et le droit de chacun à vivre en paix comme à disposer de lui-même, il ne faut jamais oublier que ce sont ces fanatiques qui défient les assises fondamentales de ce que nous considérons relever de la spiritualité [3].
Cette spiritualité, qui nous appartient, par définition et jusqu’à preuve du contraire, ne doit jamais relever que d’une liberté de conscience strictement individuelle...

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[1] "QUI PEUT ENTRER DANS UNE MOSQUEE ?
Lu sur http://www.aceiweb.org/role.htm
"On peut accueillir un polythéiste dans une mosquée quand on veut le convier à l’Islam. Le Prophète (saw) accueillit la délégation thaqifite dans sa mosquée pour l’initier à l’Islam. Si l’accueil des Polythéistes est autorisé, celui des Juifs et des Chrétiens l’est aussi. Le Prophète (saw) reçut la délégation chrétienne de Najran quand elle se rendit chez Lui pour être initiée à la Vérité et à l’Islam. Certains savants estiment toutefois qu’un non musulman dont la conversion est inespérée ne doit pas entrer dans une mosquée, même si l’enseignement et les récitations coraniques l’intéressent. Il est évident que l’entrée aux Mosquées doit être interdite au non musulman qui veut se moquer de l’Islam ou faire preuve de diplomatie en espérant obtenir quelque chose en échange, tel est le cas aujourd’hui d’un bon nombre d’étrangers.
Selon An Nawawi, seuls les actes de manger et de dormir doivent être refusés aux non musulmans dans la Mosquée. D’autres encore affirment que ces actes doivent être absolument interdits dans la mosquée. Al Fariqi autorise l’entrée dans la mosquée pour l’apprentissage des langues, du calcul et d’autres matières ; il va de soi que la permission d’entrer dans une mosquée ne doit être accordée que si elle n’entraîne ni dommages, ni profanation, ni dérangement des Croyants en prière. L’abus le plus important serait d’exposer les Croyants en prière du danger de la séduction par l’entrée dans la mosquée de femmes incrédules scandaleusement vêtues. L’acte de dormir ou de manger, l’entrée dans la mosquée pour la contemplation des gravures et de l’architecture sont des abus tout aussi graves.
(Extrait tiré du Livre "Fiqh as Sira" chapitre relatif à la délégation de Thaqif) Dr Saïd Ramadan Mohamed Al Bouty)
Voir la Vie du Prophète en période médinoise 2

* AUTRE REPONSE DONNEE SUR LE SITE ISLAM QA.COM
Louange à Allah
Il est interdit aux musulmans de permettre à un non-musulman d’entrer dans la mosquée sacrée et le sanctuaire qui l’entoure, compte tenu des propos du Très Haut : « ô vous qui croyez ! Les associateurs ne sont qu’impureté : qu’ils ne s’ approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. Et si vous redoutez une pénurie, Allah vous enrichira, s’Il veut, de par Sa grâce. Car Allah est Omniscient et Sage. » (Coran, 9 : 28).
Quant aux autres mosquées, certains jurisconsultes affirment qu’il est permis aux non-musulmans d’y entrer, faute de preuve les leur interdisant. D’autres jurisconsultes déclarent le contraire par assimilation des autres mosquées à la mosquée sacrée.
L’avis juste consiste à l’autoriser pour un intérêt légitime ou une nécessité comme le fait de lui permettre d’entendre l’appel à l’Islam ou pour répondre au besoin du non musulman de boire de l’eau de la mosquée ou d’autres considérations similaires. Car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a attaché Thoumama Ibn Outhal al-Hanafi à la mosquée avant sa conversion. Il a également installé une délégation de Thaqif et une délégation des chrétiens de Nadjran dans la mosquée en raison des nombreux avantages que cela renfermait. Leur présence dans la mosquée leur permettait d’entendre les sermons du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) et ses discours ; elle leur permettait aussi de voir les prieurs et les lecteurs et leur procurait d’autres grands avantages qui profitent à ceux qui fréquentent les mosquées assidûment.

Extrait des avis de la Commission Permanente, 6/276.
Si des non-musulmans demandent à entrer dans une mosquée pour voir comment prient les musulmans et ne portent rien qui puisse salir la mosquée et ne sont pas des femmes indécemment vêtues, et en l’absence de tout autre obstacle à leur entrée, il n’y a aucun inconvénient à les faire entrer dans la mosquée. On les installe derrière les prieurs pour qu’ils voient comment ils prient et on avertit les musulmans qui ne seraient pas au courant afin qu’ils ne cherchent pas à chasser les étrangers. Allah le sait mieux. (http://www.islam-qa.com)_
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[2] Dans des cages de verres, les saints "désobéissants" sont encore aujourd’hui soumis aux intempéries, et ne réintégrent l’église que lorsqu’ils exécutent les voeux des fidèles. Ils sont, en quelque sorte, "punis" de leur désinvolture envers les mortels et Jésus n’est aux yeux de la communauté qu’un saint comme les autres.

[3] Étymologiquement, ce qui est indissociable de l’esprit
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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AliadArrakis
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Croire en Dieu modifie le cerveau

Message non lu par AliadArrakis »

Hello, voici une expérience intéressante concernant le cerveau des croyants et des athées.
Croire en Dieu modifie le cerveau
Sébastien Bohler

Une zone du cerveau fonctionne au ralenti quand on croit en Dieu : le cortex cingulaire antérieur. Quel est son rôle ? Cette zone cérébrale sert à anticiper l'avenir, et à nous avertir si les événements qui ont lieu correspondent à ce que nous attendions.

Des neurologues de l'Université de Toronto au Canada ont placé des individus, croyants ou athées, dans un scanner, et leur ont fait passer des tests mentaux où il faut anticiper une réponse, et ensuite prendre connaissance de la réponse correcte. Chez les athées, le cortex cingulaire s'active fortement en cas d'erreur : il signale que le résultat n'est pas conforme à la prédiction.

Chez les croyants, il s'active nettement moins. Lorsqu'un événement non conforme à leurs attentes se produit, cela déclenche une réaction moins intense que chez les autres.

En quoi la religion réduit-elle les réactions à l'imprévu ? Dans la plupart des systèmes de croyance, un événement non conforme aux attentes peut toujours être reconsidéré, et interprété de façon à cadrer avec le canevas théorique de la foi. Si un ami a trouvé la mort sur la route, si on vient de découvrir une maladie incurable chez un autre, c'est que Dieu l'a voulu. Et si l'on ne trouve pas d'explication, cela ne veut pas dire qu'il n'y en a pas : c'est que les desseins du Seigneur sont impénétrables.

Cette vision du monde apporte évidemment des bénéfices inestimables : un cortex cingulaire antérieur qui fonctionne au ralenti entraîne moins de tension psychique ; on se préoccupe moins des incertitudes qui entourent l'avenir, on cherche moins à explorer les possibles et à guetter les signes qui confirment ou infirment ses prévisions. On est plus fataliste, mais moins stressé.


La religion est d'ailleurs considérée par nombre de chercheurs comme un anxiolytique, qui se serait répandu dans les différentes cultures en raison de cette vertu apaisante, aidant à affronter les craintes liées à la mort, au caractère imprévisible et incontrôlable de l'existence. À condition d'y croire...

Pour en savoir plus
M. Inzlicht et al., Neural markers of religious convictions, in Psychological Science, vol. 20, p. 385, 2009

L'auteur
Sébastien Bohler est rédacteur au magazine Cerveau & Psycho.
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a ... -22031.php

Il faut aussi avoir en tête que ces résultats ne sont que statistiques. Il y a des croyants qui aiment explorer tous les possibles, et des athées un peu lent pour réagir à l'imprévu. :)

De plus, dans l'article original, les chercheurs avaient hésité entre savoir si c'est la croyance qui a une influence sur le cerveau, ou si c'est un cerveau façonné de cette manière qui pousse vers une certaine croyance en une entité transcendante (ou immanente). Ils ont opté pour la première hypothèse, et je pense que ça doit être ce cas-là.

Bonne lecture!
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Re: Croire en Dieu modifie le cerveau

Message non lu par yacoub »

IL ne fait aucun doute que Muhammad est un des plus grands hommes de l'histoire dans la mesure où toute l'histoire de l'humanité aurait été différente s'il n'avait pas existé. (...) Bien que le dogme ait dépeint Muhammad comme exempt de tout péché, il ne s'est lui-même jamais considéré comme parfait et infaillible. Tor Andrae disait à ce propos que c'était sa meilleure qualité : il était toujours conscient de ses propres défauts et pouvait faire preuve d'autocritique." (Ibn Warraq, "Pourquoi je ne suis pas musulman")

c'est le plus grand gredin que la terre a porté pire que Hitler et Staline.

Et ses crimes continuent. :evil:
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Re: Croire en Dieu modifie le cerveau

Message non lu par AliadArrakis »

Yacoub a écrit :IL ne fait aucun doute que Muhammad est un des plus grands hommes de l'histoire dans la mesure où toute l'histoire de l'humanité aurait été différente s'il n'avait pas existé. (...) Bien que le dogme ait dépeint Muhammad comme exempt de tout péché, il ne s'est lui-même jamais considéré comme parfait et infaillible. Tor Andrae disait à ce propos que c'était sa meilleure qualité : il était toujours conscient de ses propres défauts et pouvait faire preuve d'autocritique." (Ibn Warraq, "Pourquoi je ne suis pas musulman")

c'est le plus grand gredin que la terre a porté pire que Hitler et Staline.

Et ses crimes continuent. :evil:
Faut savoir lire toute la citation, et entre les lignes aussi. ;)
Il a ajouté : "dans la mesure où toute l'histoire de l'humanité aurait été différente s'il n'avait pas existé".
Là il n'a pas tort.

C'est Ibn Warraq, quand même!
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Re: Croire en Dieu modifie le cerveau

Message non lu par phil29 »

Bonjour à tous;
Alia a écrit:

La religion est d'ailleurs considérée par nombre de chercheurs comme un anxiolytique, qui se serait répandu dans les différentes cultures en raison de cette vertu apaisante, aidant à affronter les craintes liées à la mort, au caractère imprévisible et incontrôlable de l'existence. À condition d'y croire...
Les psychiatres préfèrent parler de "béquille métaphysique" pour évoquer le fait que les personnes croyantes utilise la religion pour calmer leurs angoisses existentielles notamment la peur de la mort...

Bonne journée.
Tout ce qu'il y a d'atroce, de nauséabond, de fétide en l'homme se trouve résumé en un mot:DIEU. Fernando Arrabal
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Re: Croire en Dieu modifie le cerveau

Message non lu par jug »

Il est certain qu'avec une éducation musulmane on ne peut etre que musulman.On croit qu'on est sur la bonne voix et le paradis à portée de main.Pour ce bien etre psychique on nie tout travers et méfaits de la religion.Pourvu que dieu nous accepte dans son royaume.Certains esclaves avaient le meme etat de bien etre sous les pieds de leurs maitres...
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Re: Croire en Dieu modifie le cerveau

Message non lu par Georges »

Les musulmans eux mêmes se disent esclaves d' allah
alors que leur soumission va à un homme qui sans le vouloir est devenu leur vrai Dieu
Le coran, arme de destruction massive des cerveaux, ne peut être remis en question.
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Re: Croire en Dieu modifie le cerveau

Message non lu par Rajai »

Il faut admettre que la religion c'est un peu apprivoiser la mort !
Quand la loi et le devoir ne font qu'un dans une religion nul n'est plus vraiment conscient.
Alors on est toujours un peu moins qu'un individu.

Dune II, Frank Herbert
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Re: Croire en Dieu modifie le cerveau

Message non lu par yacoub »

En terre d'islam l' islam alimente les charniers
Ils sont sûrs que la mort n'est qu'un passage donc sans scrupule ils tuent
http://www.youtube.com/watch?v=ydjm7tbIT_E
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Re: Croire en Dieu modifie le cerveau

Message non lu par MUSLIMAFRIQUE »

Intéressant l'article mais il peut être interprété de tant de manières...
Signature désactivée par la modération.
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Georges
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Re: Croire en Dieu modifie le cerveau

Message non lu par Georges »

:lollol Mahomet lui a dit que le fait d' être un mécréant puis d'embrasser l' islamisme
permet de maigir car si le musulman mange avec un intestin, le kafir mange avec 7 intestins
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ne te laisser croire ou pas

Message non lu par nanoutte »

« Quiconque a renié Dieu après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur coeur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une Colère de Dieu et ils ont un châtiment terrible. » (sourate 16 intitulée les Abeilles, An-Nahl, verset 106) ; « Dieu a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu’Il leur donnera la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnera force et suprématie à leur religion qu’Il a agréée pour eux. Il leur changera leur ancienne peur en sécurité. Ils M’adorent et ne M’associent rien et celui qui mécroit par la suite, ce sont ceux-là les pervers. » (sourate 24 intitulée la Lumière, An-Nûr, verset 55).

comme un enfant qui nait de parents musulmans, l'enfant est musulman lui donne-t-on le choix de croire ou pas?
donc si tu n'as jamais cru mais que tu es musulman de naissance
on fait comment ?
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Georges
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Re: ne te laisser croire ou pas

Message non lu par Georges »

Bienvenue Nanoutte suur ce site
Même si on est né dans une famille musulmane, on a quand même son libre arbitre
Il est vrai que si de plus on vit dans un pays musulman hostile à la liberté de conscience
il faut beaucoup de courage pour oser fièrement apostasier l' islam
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Re: ne te laisser croire ou pas

Message non lu par Ouriel »

Il n'y a pas de peines dans l'apostasie le Coran le témoigne, tu es libre de choisir Dieu ou de le rejeter c'est le précieux libre arbitre que Dieu t'a accordé. C'est toi qui choisit ta damnation ou ton salut, tout ce que les gens peuvent faire autour de toi c'est en discuter. Du reste c'est ton choix.
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Re: ne te laisser croire ou pas

Message non lu par zOUnOUrs »

Pardon Ouriel ?
Il n'existe pas de définitions et d'attitudes punitives homogènes à travers le monde islamique : on trouve ainsi de grandes différences selon les orientations politiques et l'époque. Toutefois, les quatre écoles majeures de jurisprudence islamique (madhhab) considèrent qu'un apostat doit être exécuté et ce en se basant sur un hadith d'Ibn `Abbâs dans lequel il rapporte que le prophète de l'islam, Mahomet, aurait dit : « Quiconque change sa religion, tuez-le. ». Ces propos sont rapportés par al-Boukhari mais ne sont pas repris par Muslim1.
D'une manière générale, en arabe, kafir (kâfir) désigne le mécréant, l'apostat et l'athée. Il peut aussi désigner l'hérétique et toutes sortes de dissidents politiques[réf. nécessaire]. Le takfîr représente la déclaration d'apostasie.
Hadith authentique (Sahîh Bukhari) Mohamed a dit : "Celui qui change de relgion,tuez-le !"
« Et ceux parmi vous qui abjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future. »
« Ainsi dit une partie des gens du Livre : “Au début du jour, croyez à ce qui a été révélé aux Musulmans, mais, à la fin du jour, rejetez-le, afin qu'ils retournent (à leur ancienne religion). »
« En vérité, ceux qui ne croient plus après avoir eu la foi, et laissent augmenter encore leur mécréance, leur repentir ne sera jamais accepté. Ceux là sont vraiment les égarés. »
« Ô les croyants ! Si vous obéissez à ceux qui ne croient pas, ils vous feront retourner en arrière. Et vous redeviendrez perdants. »
« Ceux qui ont cru, puis sont devenus mécréants, puis ont cru de nouveau, ensuite sont redevenus mécréants, et n'ont fait que croître en mécréance, Allah ne leur pardonnera pas, ni ne les guidera vers un chemin »
« Ô les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion… Dieu fera alors venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime. »
« Ceux qui sont revenus sur leurs pas après que le droit chemin leur a été clairement exposé, le diable les a séduits et trompés. »
« Quiconque a renié Dieu après avoir cru… - sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une Colère de Dieu et ils ont un châtiment terrible. »
On sait ce qui est réservé aux Kafir dans l'islam. Et le fait de quitter l'oumma n'arrange pas les choses.

Allah n'accorde pas de Libre Arbitre, c'est lui qui décide de tout, Inch'Allah...
C'est toi qui choisit ta damnation ou ton salut
J'adore le choix... La damnation ou le salue... C'est comme l'histoire du verset "nulle contrainte en religion"

256. Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroît au Rebelle tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient.

Voilà... Nulle contrainte, car le choix est déjà fait. Autrement dit, la contrainte ultime !
" L'art de la citation est l'art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-même. " Voltaire
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