Il n’existe sur terre pratiquement aucune nation ou tribu
qui n’admette, sous une forme ou une autre, l’existence d’un
Dieu, d’un esprit ou d’un être suprême. Même les peuplades
les plus primitives et les plus isolées, qui n’ont jamais
eu de contact avec d’autres civilisations ou avec l’évangile,
croient en un dieu. Comment expliquer ce fait? Nous avons
tous la faculté mentale de partir des merveilles de la création
visible pour aboutir au Créateur invisible. Qui pourrait
croire qu’une auto, une montre ou même un bouton ou le
simple trombone se soient faits tout seuls? C’est pourquoi
l’apôtre Paul déclare: «En effet, depuis que Dieu a créé le
monde, ses qualités invisibles, c’est-à-dire sa puissance éternelle
et sa nature divine, se voient dans les oeuvres qu’il a
faites. C’est là que les hommes peuvent les connaître, de
sorte qu’ils sont sans excuse» (Rm 1:20). Mais le livre merveilleux
de la Nature ne nous parle que de l’existence de
Dieu et de certains de ses attributs, à savoir sa toute-puissance
et son intelligence sans limite. Il ne nous dit presque
rien des autres qualités de son auteur, telle que son amour,
sa compassion, sa bonté. Pour en savoir plus sur le Créateur,
nous avons besoin d’un autre livre: la Bible.
QA.2: Où est Dieu?
Notre façon humaine de penser nous pousse à localiser
Dieu. C’est pourquoi les mythologies païennes de
l’Antiquité et les religions païennes d’aujourd’hui assignent
aux divinités des lieux particuliers. Les Grecs croyaient que
leurs dieux demeuraient sur le mont Olympe et les Ger16
mains les localisaient dans le Walhalla. On prête au physicien
français Laplace ces mots: «J’ai sondé l’univers, mais
je n’ai jamais rencontré Dieu.» Ces paroles ont été reprises
par un cosmonaute soviétique: «Lors de mes révolutions
autour de la terre, je n’ai jamais rencontré Dieu» (Nicolaïev
en 1962 à bord du vaisseau spatial Vostok III). D’après
la Bible, toutes ces affirmations sont foncièrement erronées,
car Dieu échappe à toute localisation. Lui, qui a créé
l’espace, ne peut en être une partie. Il remplit chaque recoin
de l’univers; il est omniprésent. C’est ce que Paul déclare
aux païens d’Athènes: «En lui nous avons la vie, nous
pouvons nous mouvoir et nous sommes» (Ac 17:28). Le psalmiste
affirme la même réalité lorsqu’il s’écrie: «Tu es derrière
moi, devant aussi, tu poses ta main sur moi ... Où pourrais-
je aller loin de toi? Où fuir loin de ta présence? Si je
monte au ciel, tu es là; si je me couche parmi les morts, t’y
voici. Si je m’envole jusqu’au soleil levant, ou si je vais
m’établir jusqu’au soleil couchant, même là ta main me saisit
» (Ps 139:5,7-9). Quel témoignage éloquent rendu à
l’omniprésence de Dieu! Le concept mathématique
d’espaces pluridimensionnels (le nôtre a trois dimensions)
peut nous aider à répondre à la question: «Où est Dieu?»
L’espace à n dimensions n’est qu’un sous-ensemble de
l’espace à (n+1) dimensions. Ainsi, l’espace à quatre dimensions
ne peut se représenter dans l’espace à trois dimensions,
mais il l’englobe totalement. La Bible témoigne
de cette vérité lorsqu’elle dit: «Mais Dieu pourrait-il vraiment
habiter sur la terre? Le ciel, malgré son immensité,
ne peut déjà pas le contenir!» (1 R 8:27)
QA. 3: Que signifie le mot «Dieu»?
Le mot «Dieu» n’est pas un acronyme; il n’est pas formé
par la première lettre de plusieurs mots, comme l’est le mot
OVNI (Objet Volant Non Identifié). Dieu s’est fait connaître
aux hommes par des noms qui décrivent sa nature. Voici
quelques-uns de ses noms, avec la référence de leur première
mention dans la Bible:
Elohim (Gn 1:1): un nom pluriel avec un verbe au singulier;
il est traduit par «Dieu»; il évoque la Trinité: Père,
Fils et Saint-Esprit.
Eloah: Ce nom se trouve 41 fois dans le livre de Job;
c’est la forme singulière de Elohim. Il est traduit par
«Dieu».
El (Gn 33:20): il signifie «Dieu tout-puissant».
El-Olam (Gn 21:33): «Dieu éternel».
El-Shaddaï (Gn 17:1): «Dieu tout-puissant».
El-Roï (Gn 16:13): «Dieu qui me voit».
Yahweh (Gn 2:4, d’après Ex 3:15): «Je Suis».
Yahweh-Rapheka (Ex 15:26): «Yahweh ton médecin».
Yahweh-Nissi (Ex 17:15): «Yahweh mon étendard».
Yahweh-Jireh (Gn 22:13-14): «Yahweh pourvoira».
Yahweh-Shalom (Jg 6:24): «Yahweh donne la paix».
Yahweh-Sidkenu (Jé 23:6): «Yahweh est notre justicier».
Yahweh-Shammah (Ez 48:35): «Yahweh est là».
Yahweh-Roï (Ps 23:1): «Yahweh est mon berger».
Yahweh-Sebaoth: «Dieu des armées».
Adonaï (Gn 15:2): «mon Seigneur» (134 fois dans
l’Ancien Testament).
QA. 4: Pourquoi ne peut-on pas voir Dieu?
Adam et Eve, les premiers êtres créés par Dieu, vivaient
dans une communion si étroite avec lui, qu’ils pouvaient le
contempler face à face. Par sa chute, l’homme s’est éloigné
de Dieu qui, en raison de sa sainteté, hait tout péché. Ainsi
prit fin la douce communion de la créature avec son créateur.
«Dieu habite une lumière dont personne ne peut
s’approcher» (1 Tm 6:16); c’est pourquoi nous ne pourrons
de nouveau voir Dieu qu’après la mort, lorsque nous entrerons
dans la maison du Père. Jésus est le seul chemin qui y
conduit: «Nul ne vient au Père que par moi» (Jn 14:6).
QA. 5: Comment concilier la notion d’un Dieu d’amour avec tant
de détresse sur cette terre? Pourquoi Dieu permet-il la souffrance?
Avant la chute, il n’y avait ni mort ni peine, ni souffrance ni
rien de ce qui nous afflige aujourd’hui. Dieu avait disposé
toutes choses pour que l’homme puisse mener une vie parfaite.
Mais l’homme a choisi délibérément de suivre ses propres
voies qui l’ont éloigné de Dieu. Nous ne savons pas
pourquoi Dieu a accordé une telle liberté à l’homme. En
revanche, nous constatons que celui qui se détourne de Dieu
sombre dans la misère. Ceci est confirmé jour après jour.
Beaucoup sont enclins à rendre Dieu responsable de cet
état de choses. Pourtant, la faute n’incombe pas à Dieu,
mais à l’homme. Imaginons que vous rouliez à vive allure,
de nuit, sur une autoroute. Vous décidez alors de votre plein
gré d’éteindre vos phares. Pourriez-vous accuser le constructeur
automobile si votre décision entraînait un accident?
Le constructeur a équipé le véhicule de tous les moyens pour
rouler de nuit et a fourni toutes les indications nécessaires
pour vous permettre d’éclairer votre chemin. Si l’utilisateur
refuse de se servir de l’éclairage, il en porte seul la responsabilité.
«Dieu est lumière» (1 Jn 1:5); si nous prenons le
parti de vivre dans les ténèbres loin de Dieu, ne le lui reprochons
pas, car il nous a créés pour vivre dans sa proximité.
Dieu est et reste un Dieu d’amour; il l’a démontré en
accomplissant une oeuvre inimaginable: il a donné son Fils
unique pour nous arracher à la situation désespérée dans
laquelle nous nous étions mis nous-mêmes. Jésus a dit en
parlant de lui-même:« Le plus grand amour que quelqu’un
puisse montrer, c’est de donner sa vie pour ses amis» (Jn
15:13). Existe-t-il amour plus grand? Jamais une oeuvre
comparable au sacrifice du Calvaire n’a été accomplie en
faveur de l’homme; la croix est bien le point culminant de
l’amour divin.
Que nous soyons croyants ou non, nous vivons tous dans un
monde déchu; la souffrance sous toutes ses formes connues
en fait partie intégrante. Nous n’avons aucune explication
à la souffrance qui frappe l’individu. Pourquoi telle personne
est-elle épargnée par la maladie, alors que telle autre est
atteinte d’un mal implacable et souffre cruellement? Il arrive
même souvent que l’homme pieux soit davantage éprouvé
que l’incroyant. Le psalmiste l’avait déjà constaté:
«J’ai vu en effet ceux qui ont renié Dieu, j’ai vu que tout
leur réussit, et j’ai envié ces insolents. Ces gens-là n’ont
jamais d’ennuis, ils sont gros et gras, ils ne connaissent
pas la peine des hommes; les coups durs sont pour les
autres, pas pour eux» (Ps 73:3-5).
Mais il finit aussi par comprendre le sens de sa détresse
personnelle: elle n’est pas la sanction infligée en raison d’un
péché particulier. Il ne conteste pas avec Dieu; au contraire,
il s’accroche davantage à lui:
«Pourtant je suis toujours avec toi. Tu m’as saisi la main
droite, tu me conduis selon ton plan, ensuite tu me prendras
dans ta gloire ... Mon corps peut s’épuiser, mon coeur
aussi, mais mon appui, mon bien le plus personnel, c’est
toi, Dieu, pour toujours» (Ps 73:23-24, 26).
QA. 6: La responsabilité de tout le mal n’incombe-t-elle pas à Dieu?
Quand, après la chute, Dieu demanda des comptes à Adam,
celui-ci se retourna contre Eve: «C’est la femme que tu m’as
donnée pour compagne; c’est elle qui m’a donné ce fruit, et
j’en ai mangé» (Gn 3:12). Quand Dieu interrogea la femme,
celle-ci mit en cause le serpent: «Le serpent m’a trompée et j’ai mangé du fruit» (Gn3:13). Placés en face de nos
fautes, nous avons toujours tendance à nous disculper et à
rendre Dieu responsable de tout. Mais voilà que se produit
l’inimaginable: en Jésus, Dieu se charge de tous nos péchés.
«Le Christ était sans péché, mais Dieu l’a chargé de notre
péché» (2 Co 5:21). La sanction prononcée par Dieu contre
les péchés du monde tombe sur le Fils de Dieu. Il est
frappé de plein fouet par la malédiction divine: pendant
trois heures, le pays est enveloppé de ténèbres, le crucifié
est réellement abandonné de Dieu. «Le Christ s’est livré
lui-même pour nous sauver de nos péchés» (Ga 1:4).Tel est
le manifeste de l’amour de Dieu. Il n’existe pas de meilleure
nouvelle que celle de l’évangile.
QA. 7: Dans l’Ancien Testament, Dieu fait exterminer des peuples
entiers par la guerre; or, dans le Nouveau Testament il est
écrit: «Aimez vos ennemis.» Le Dieu de l’Ancien Testament
est-il différent de celui du Nouveau Testament?
De nombreuses personnes pensent que le Dieu de l’Ancien
Testament est un Dieu de colère et un Dieu vengeur tandis
que celui du Nouveau Testament est un Dieu d’amour. On
peut facilement démontrer la fausseté d’une telle conception.
Il est en effet écrit dans l’Ancien Testament: «Et je lui
ai dit à mon tour: Je t’aime depuis toujours, c’est pourquoi
je te reste profondément attaché» (Jé 31:3), alors que le
NT affirme: «Il est terrible de tomber dans les mains du
Dieu vivant!» (Hé 10:31). Dieu est tout à la fois le Dieu
courroucé contre le péché et le Dieu compatissant à l’égard
de celui qui se repent. L’Ancien Testament et le NT rendent
tous deux ce témoignage à Dieu, car Dieu est toujours
le même. «Dieu ne change pas et ne produit pas d’obscurité
par des variations de position» (Jc 1:17). Il en est de même
du Fils de Dieu: «Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui
et pour toujours» (Hé 13:8).
La Bible fourmille d’exemples où Dieu châtie les hommes
pécheurs et protège les siens. Lors du déluge, l’humanité tout
entière fut engloutie dans les flots; seules huit personnes furent
épargnées. Il en sera de même lors du Jugement final: la
grande majorité des hommes sera condamnée parce qu’elle
aura emprunté le chemin large de la perdition (Mt 7:13-14).
Dieu avait donné à son peuple la possession de la terre promise,
mais dans la traversée du désert, les Amalécites attaquèrent
les arrières du peuple. Dans Dt 25:17-19, Moïse prophétise
l’extermination des Amalécites; plus tard, sur l’ordre
de Dieu, le roi Saül met cette menace à exécution (1 S 15:3).
A l’époque du Nouveau Testament, Dieu frappe Ananias et
Saphira parce qu’ils n’ont pas dit toute la vérité (Ac 5:1-11).
Ces exemples nous montrent que Dieu prend chaque péché
beaucoup plus au sérieux que nous le faisons. A cet égard,
Dieu n’a pas changé. Il continue de haïr tout péché et jugera
tout méfait. Il pourrait aujourd’hui anéantir des peuples
entiers, en particulier les Allemands qui ont gravement péché
contre lui en ayant conçu et mis à exécution le vaste programme
d’extermination du peuple d’Israël. Le partage de
l’Allemagne en deux durant 40 ans et la perte de territoires
orientaux ont manifestement été le jugement de Dieu contre
cette nation. Dieu aurait pu détruire la nation tout entière,
mais il ne l’a pas fait, à cause de son immense compassion et
peut-être aussi à cause des croyants parmi le peuple allemand.
Sodome et Gomorrhe n’auraient pas été englouties sous une
pluie de feu s’il s’était trouvé au moins dix justes en leur sein
(Gn 18:32). Si le jugement n’intervient pas immédiatement,
c’est en raison de la grâce de Dieu. Mais le jour vient où
chacun devra rendre compte pour lui-même, le chrétien (2
Co 5:10) comme l’incroyant (Hé9:27; Ap 20:11-15).
QA. 8: Dieu a-t-il créé le mal?
La Bible affirme clairement: «Dieu est lumière et il n’y a
aucune obscurité en lui»(1 Jn 1:5). Dieu est absolument pur
et parfait (Mt 5:48); les anges proclament sa perfection:
«Saint, saint, saint est le Seigneur de l’univers!» (Es6:3). Il
est «le créateur des lumières célestes» (Jc 1:17). Il est donc
exclu que le mal puisse trouver son origine en Dieu. La Bible
associe l’apparition du mal à la chute de Satan qui était
un chérubin, un ange de lumière, et qui a voulu devenir
«l’égal du Dieu Très-Haut» (Es 14:14). Le prophète Ezéchiel
décrit son orgueil et sa chute:
«Tu as eu une conduite irréprochable depuis le jour où
tu as été créé jusqu’à ce que le mal apparaisse en toi. Le
développement de ton commerce t’a entraîné à la violence
et à l’injustice. C’est pourquoi je te réduis au rang
du commun des mortels en te chassant de ma montagne.
Le chérubin protecteur t’a expulsé loin des pierres étincelantes.
Ton prestige t’a gonflé d’orgueil et l’éclat de ta
réussite t’a fait perdre la tête. C’est pourquoi je te jette à
terre ...» (Ez 28:15ss).
En succombant à la tentation, le premier couple humain
s’est asservi au péché. Le mal s’est ainsi frayé une entrée
dans l’univers créé par Dieu. Il est évident que Satan a réussi
de la sorte à exercer son emprise sur ce monde. «Car nous
n’avons pas à lutter contre des êtres humains, mais contre
les puissances spirituelles mauvaises du monde céleste, les
autorités, les pouvoirs et les maîtres de ce monde obscur»
(Ep 6:12).
QA. 9: Dieu peut-il encore apprendre?
Apprendre, c’est acquérir de nouvelles connaissances sur
des sujets précédemment inconnus ou mal connus. Comme
Dieu sait toutes choses (Ps 139:2; Jn 16:30), il n’existe rien
de nouveau qu’il puisse apprendre ou découvrir. Il est maître
du temps et de l’espace; comme tel, il connaît le passé et
l’avenir. Nous, en revanche, nous sommes des êtres toujours
susceptibles d’apprendre. Dans son omniscience, Dieu
nous révèle dans la Bible des événements qui doivent encore
s’accomplir.
QA. 11: Quelle est la relation entre Dieu et Jésus? Forment-ils
une seule personne? L’un occupe-t-il un rang plus élevé que
l’autre? Qui devons-nous prier?
Notre intelligence limitée et faussée ne peut concevoir Dieu.
Il est hors du temps, hors de l’espace et insondable. C’est
pourquoi le premier commandement interdisait à l’homme
de faire des représentations visibles de Dieu. Pourtant, Dieu
n’est pas resté sans rendre témoignage de lui-même (Ac
14:17); il s’est révélé à nous. Il est à la fois un et trinitaire.
1. Dieu est un: Il n’existe pas d’autre dieu que le Dieu
d’Abraham, d’Isaac et de Jacob (Ex 3:6): «Je suis le premier
et je suis le dernier, et hors moi il n’y a point de Dieu»
(Es 44:6); «Avant moi il n’a point été formé de Dieu, et
après moi il n’y en aura point. C’est moi, moi qui suis
l’Eternel, et hors moi il n’y a point de Sauveur» (Es 43:10-
11). D’où le deuxième commandement: «Tu n’adoreras pas
d’autres dieux que moi» (Es 20:3). Les représentations de
Dieu que toutes les religions se sont faites sont vaines: «Les
dieux des nations sont tous des nullités» (Ps 96:5), «du vent,
du vide» (Es 41:29).
2. Dieu est trinitaire: Tout en étant «un», Dieu se manifeste
en trois personnes. Il ne s’agit pas de trois dieux différents,
mais comme l’affirme clairement la Bible (p. ex. 1 Co 12:4-
6; Ep 1:17; Hé 9:14) de trois personnes qui ont la même
volonté, font les mêmes oeuvres et possèdent la même nature
divine: le Père, le Fils et le Saint-Esprit. C’est dans la
formule baptismale de Mt 28:19 que cette association des
trois personnes divines ressort le plus clairement. Le mot
«Trinité», qui ne se trouve nulle part dans la Bible, traduit
l’effort humain de résumer en un seul mot le mystère divin.
En Jésus Dieu s’est fait homme: «La Parole a été faite chair»
(Jn 1:14). Dieu est devenu visible, audible, palpable (1 Jn
1:1) et accessible par la foi (Jn 6:69). Dieu a envoyé son Fils
dans le monde et l’a offert en sacrifice (Rm 3:25). Jésus occupe
une place toute spéciale dans le processus de notre salut.
La foi qui sauve est celle qui croit en Jésus. Il est mort sur
la croix, il a expié nos péchés et nous a rachetés à grand prix
(1 P 1:18). Pour être sauvé, il faut faire appel à lui (Rm 10:13).
Par Jésus, nous avons un libre accès au Père (Jn 14:6); par
lui, nous pouvons appeler Dieu ‹Abba›, c’est-à-dire «Papa»!
Jésus est le Fils de Dieu, il partage la même nature divine:
«Le Père et moi, nous sommes un» (Jn 10:30). C’est pourquoi
il a pu dire: «Celui qui m’a vu a vu le Père» (Jn 14:9). En
présence du Ressuscité, Thomas s’écrie: «Mon Seigneur et
mon Dieu!» (Jn 20:28) La divinité de Jésus et son identité de
nature avec le Père se déduisent aussi des titres qu’ils partagent
et des oeuvres qu’ils accomplissent: ils sont, tous deux,
créateur (Es 40:28; Jn 1:3), lumière (Es 60:19-20; Jn 8:12),
berger (Ps 23:1; Jn 10:11), premier et dernier (Es 41:4; Ap
1:17), ils pardonnent les péchés (Jé 31:34; Mc 2:5), ils ont
créé les anges (Ps 148:5; Col 1:16) qui adorent le Fils comme
ils adorent le Père (Ps 148:5; Hé 1:6). L’égalité de Jésus avec
le Père est encore soulignée dans Ph 2:6. En devenant homme,
Jésus a pris la condition de serviteur; il s’est rendu totalement
dépendant du Père et lui a obéi en toutes choses. Dans
l’incarnation, Jésus s’est subordonné au Père: de même que
le mari est le chef de la femme, Dieu est le chef du Christ (1
Co1 1:3). Mais par sa résurrection et son ascension, Jésus est
actuellement à la droite du Père; il est «le reflet de sa gloire
et l’empreinte de sa personne» (He 1:3). Le Père a conféré
au Fils tout pouvoir dans les cieux et sur la terre (Mt 28:18),
y compris celui de juger (Jn 5:22), car «Dieu a tout mis sous
ses pieds» (1 Co 15:27). En fin de compte, «lorsque toutes
choses auront été soumises au Christ, alors lui-même, le Fils,
se soumettra à Dieu qui lui aura tout soumis; ainsi, Dieu
régnera parfaitement sur tout» (1 Co 15:28).
Le Saint-Esprit est lui aussi une personne divine, mais il
est investi d’une mission différente de celle du Fils de Dieu.
Il est notre consolateur (Jn 14:26) et notre avocat; il nous
dévoile le sens de l’Ecriture (Jn 14:17); il intercède en notre
faveur par des prières appropriées (Rm 8:26); sans lui,
nous ne pouvons d’ailleurs pas reconnaître Jésus comme
Sauveur et Seigneur (1 Co 12:3).
La prière: Jésus a enseigné à ses disciples - et par conséquent
à nous aussi - à prier le Père (Mt 6:9-13). Quand
l’apôtre Jean, saisi d’effroi, se jeta aux pieds de l’ange pour
l’adorer, celui-ci l’en empêcha en disant: «Garde-toi de le
faire! Je suis un serviteur comme toi ... Adore Dieu!» (Ap
22:9). La prière adressée à Jésus est non seulement possible,
mais depuis sa venue dans le monde, elle est même recommandée.
Jésus a lui-même déclaré à ses disciples:
«Jusqu’à maintenant, vous n’avez rien demandé en mon
nom» (Jn 16:24) et: «Si vous me demandez quelque chose
en mon nom, je le ferai» (Jn 14:14). Tout ce que nous disons
et faisons, ce qui comprend aussi nos prières, est inclus dans
cette recommandation de l’apôtre Paul aux Colossiens:
«Dans tout ce que vous faites ou dites, agissez au nom du
Seigneur Jésus, en remerciant par lui Dieu le Père» (Col
3:17). Puisque Jésus est le seul médiateur entre Dieu et les
hommes (1 Tm 2:5), nous pouvons lui adresser nos prières.
Etienne, le premier martyr, présenté comme «un homme
rempli d’Esprit Saint» (Ac 7:55), a prié le Seigneur Jésus-
Christ: «Seigneur Jésus, reçois mon esprit!» (Ac 7:59). Pendant
qu’il était sur terre, Jésus a accepté d’être imploré comme
Dieu. Le lépreux (Mt 8:2), l’aveugle de naissance (Jn
9:38) et les disciples (Mt 14:33) se sont prosternés devant
lui. Dans la Bible, cette attitude exprime la forme la plus
élevée de l’adoration et de l’hommage. Pour ce qui est de la
prière adressée à l’Esprit Saint, la Bible n’en parle pas.
QB. 1: La Bible a été écrite par des hommes. Il faut donc relativiser
son contenu. Comment pouvez-vous affirmer qu’elle
est la Parole de Dieu et que tout ce qu’elle dit est vrai?
Prenons un exemple précis qui a l’avantage de s’appuyer
sur les mathématiques. La Bible contient 6408 versets qui
mentionnent des prophéties; 3268 sont déjà accomplies, les
autres concernent des événements encore à venir. On constate
un accord parfait entre la prophétie et sa réalisation.
Aucun autre livre au monde ne peut présenter un tel bilan.
Ce taux de vérité, ou degré de certitude, n’a nulle part son
pareil.Demandons-nous s’il est possible que tant de prophéties
s’accomplissent sans une intervention de Dieu. Nous
allons nous servir du calcul des probabilités. Dans le raisonnement
suivant, nous ne tiendrons compte ni du fait que
souvent plusieurs versets bibliques concernent la même prophétie,
ni du fait que parfois le même verset comporte plusieurs
prophéties. Nous ne tiendrons pas compte non plus
du fait que de nombreuses prophéties sont évoquées plusieurs
fois. Cette simplification du problème affecte très peu
les résultats du calcul.
Admettons que la probabilité qu’une prophétie
s’accomplisse soit p = 0,5. C’est une probabilité très élevée.
La probabilité pour que les 3268 prophéties se réali30
sent sera w = 2-3268 = 1,714x10-984. Or, en réalité, la probabilité
pour qu’une seule prophétie s’accomplisse est
mathématiquement de 1 sur 1000 à 1 sur plusieurs millions.
En admettant une probabilité de 0,5 (1:2), nous nous
sommes placés dans le cas le plus défavorable. Rapprochons
cette probabilité w de quelques probabilités de gagner
au loto. La probabilité de trouver les 6 bons numéros
dans une grille de 49 nombres consécutifs est d’environ 1
sur 14 millions. Combien de numéros la grille du loto devrait-
elle comporter pour que la probabilité de tirer six
bons numéros soit égale à la probabilité d’accomplissement
des prophéties? Quelle serait la dimension d’une telle carte
de loto? Un numéro occupe à peu près 25mm2. Cherchons
à savoir combien de numéros pourraient être juxtaposés
sur trois surfaces significatives:
a) la superficie d’une table de ping-pong qui mesure 1,525 m
sur 2,74 m (surface: 4,1785 m2) permettrait de disposer
167140 numéros;
b) la superficie d’un terrain de football, qui est de 7350m2,
permettrait d’inscrire 459375000 numéros;
c) la surface de la terre entière, à savoir 510 millions de
km2, permettrait d’inscrire 31,3653x1018 numéros. Rappelons
que 1018 correspond à un milliard de milliards!
Sur de telles surfaces, et avec le nombre de numéros correspondants,
la probabilité de cocher 6 bons numéros serait
respectivement:
a) w = 1:0,4x1030 (autrement dit, 2,5x10-30)
b) w = 1:1,3x1049 (autrement dit, 7,69x10-50)
c) w = 1:1,3x10114 (autrement dit, 7,69x10-115)
On constate que toutes ces valeurs de probabilité, y compris
la dernière, sont encore très loin de celle calculée pour
l’accomplissement de toutes les prophéties! Et pourtant, la
probabilité calculée pour cocher les bons numéros est déjà
infinitésimale. Pour nous rapprocher de l’ordre de grandeur
de la probabilité d’accomplissement des prophéties, il faudrait
étendre la grandeur de notre carte de loto à l’univers
entier, et à ses 1080 atomes! Que signifie encore concrètement
ce nombre? Le chiffre 1 suivi de 80 zéros, ou encore
le nombre obtenu en multipliant 10 milliards huit fois par
lui-même! Même dans ce cas, où le nombre de chiffres d’une
carte qui aurait la taille de l’univers serait de 2,74x10164, on
serait encore loin du nombre de combinaisons de toutes les
prophéties. Il faut donc imaginer quelque chose d’encore
plus grand que notre univers! S’il y avait autant d’univers
que le nôtre a d’atomes, la probabilité d’avoir 6 bons numéros
sur une carte de loto aussi gigantesque serait encore
27400 fois plus petite que celle de voir s’accomplir les 3268
prophéties!
Ces considérations n’appellent qu’une seule conclusion:
les prophéties sont d’origine divine; elles ne peuvent en
aucun cas avoir été le résultat de la réflexion humaine.
Les calculs précédents nous conduisent tout droit à souscrire
totalement à l’affirmation de Jésus dans la prière qu’il
a adressée au Père: «Ta Parole est la vérité» (Jn17:17). La
Bible n’est donc pas d’origine humaine. Comme elle le
déclare elle-même: «Toute Ecriture est inspirée de Dieu»
(2 Tm 3:16). Dieu a choisi des hommes auxquels il a révélé
ces choses pour nous les communiquer, sans pour
autant faire fi de leur personnalité, de leur nature ou de
leur sensibilité. Pour de plus amples informations sur ce
sujet, reportez-vous à l’appendice qui traite de l’origine
de la Bible (I.1), de sa véracité (I.2) et qui donne des
moyens de vérifier ses affirmations (I.3).
QB. 2: Comment puis-je savoir que la Bible dit vrai?
Ce n’est pas dans un cercle de discussion que l’on peut décider
si oui ou non un processus physique mathématiquement
prouvé ou une réaction chimique soumise à des conditions
bien définies se produira. C’est l’expérience qui dira
si la théorie était juste. Contrairement aux écrits de toutes
les idéologies et de toutes les religions, la Bible présente
des méthodes qui permettent de s’assurer de sa véracité par
le moyen d’expériences. Quiconque ne se borne pas à discourir
vainement sur la foi, mais veut parvenir à une pleine
conviction, est invité à se prêter à une expérience dans laquelle
Dieu lui-même s’engage:
«Répète sans cesse les enseignements du livre de la loi
et médite-les jour et nuit de façon à observer tout ce qui
y est écrit. Alors tu mèneras à bien tes projets et ils réussiront
» (Jos 1:8).
Cette expérience comporte trois phases:
1. Apprendre à connaître les conditions de l’expérience: Par
une lecture assidue de la Bible, il faut d’abord se familiariser
avec le contenu des Saintes Ecritures.
2. Engager le processus expérimental: Il faut ensuite traduire
toutes les données du Livre dans les faits observables.
3. Analyser les résultats: Tous les hommes souhaitent pouvoir
mener une vie heureuse, sur le plan conjugal, familial,
professionnel et sur celui des loisirs. Les innombrables
questions posées aux conseillers de tout poil qui répondent
dans les colonnes des journaux de tous bords en
témoignent. Mais aucun conseiller conjugal, aucun expert
professionnel, aucun psychologue, aucun homme politique
ne peut donner de recettes garantissant le succès à cent
pour cent. Seule la Bible garantit le succès, si l’homme se
conforme à ses préceptes.
Le bilan de celui qui tente l’expérience sera toujours positif.
Il n’y a ni perte ni risque. Il ne peut perdre sa mise,
comme dans le loto, ou perdre des intérêts, comme dans
les placements financiers. Celui qui prend la Bible au sérieux
prend Dieu au mot. Il ne peut qu’être gagnant. Toujours.
QC. 6: Peut-on prendre au sérieux les données scientifiques
de la Bible, sachant que celle-ci se sert de vieilles représentations
du monde qui sont dépassées depuis longtemps?
Il est faux de dire que la Bible s’appuie sur des représentations
du monde qui avaient cours jadis. C’est plutôt l’inverse
qui se produit: la théologie libérale interprète les textes bibliques
à la lumière des représentations que l’Orient ancien
se faisait du monde. En adoptant cette démarche, il est
facile à Läpple d’écrire:
«On concevait la terre comme un disque rond et plat,
situé au centre de la création, entouré des eaux inférieures,
celles du déluge ou des océans primitifs ... Au-dessus
du disque de la terre serait tendue la voûte céleste à
laquelle sont accrochés, comme des globes lumineux, le
soleil, la lune et les étoiles. Au-dessus du firmament sont
accumulées les eaux supérieures qui se déverseraient en
pluies sur la terre, à travers des fenêtres ou des écluses
pratiquées dans la voûte céleste.»
Quelques versets de la Bible suffiront pour démontrer la
fausseté d’une telle interprétation et pour montrer que bien
avant les découvertes qui ont banalisé nos connaissances
sur la forme de la terre, la Bible avait donné du monde une
représentation exacte.
«C’est Dieu qui étend le nord du ciel sur le vide et qui suspend
la terre au-dessus du néant» (Jb 26:7). La terre ne
flotte donc pas sur un océan primitif et ne repose pas non
plus sur des fondations solides; elle se meut librement dans
le vide. La Bible s’exprime également sur la forme de la
terre, de manière directe et indirecte, bien que tel n’est pas
son rôle premier: «Il siège par-dessus le cercle (héb. chug
signifie cercle ou globe) de la terre» (Es 40:22, Osty). La
forme sphérique de la terre se déduit aussi des paroles prononcées
par Jésus en rapport avec son Retour. Le Seigneur
reviendra d’une manière soudaine (Mt 24:27), visible simultanément
pour tous les hommes (Ap 1:7). A ce moment, la
moitié de la terre sera plongée dans l’obscurité, et l’autre
moitié sera éclairée par le soleil. C’est ce que confirme le
récit de Lc 17:34-36: «Je vous le déclare, en cette nuit-là,
deux personnes seront dans un même lit: l’une sera emmenée
et l’autre laissée. Deux femmes moudront du grain ensemble:
l’une sera emmenée et l’autre laissée. Deux hommes
seront dans un champ: l’un sera emmené et l’autre laissé.
» Ce passage montre clairement qu’il y aura au même
moment des gens qui dormiront - sur la moitié non éclairée
de la terre - et d’autres qui seront dans les champs - sur la
moitié éclairée. Le prophète Zacharie parle lui aussi du
Retour du Seigneur, non dans les termes de ses contemporains,
mais dans un langage conforme à la représentation
exacte de notre monde: «A une époque que seul le Seigneur
connaît, il fera continuellement jour, on ne distinguera
plus entre le jour et la nuit, même le soir, il fera clair» (14:7).
QC. 9: Les deux récits de la création se contredisent-ils?
Le récit de la création occupe non seulement les deux premiers
chapitres de la Bible, mais encore bien d’autres parties
des Saintes Ecritures. Tous se complètent admirablement
et brossent un tableau d’ensemble de l’oeuvre de
Dieu. Face aux récits bibliques, il existe deux grandes attitudes
inconciliables: la foi en ses affirmations ou leur critique.
Cette attitude ne se manifeste pas seulement à
l’égard des événements du NT tels que la résurrection de
Jésus ou ses miracles; ces deux manières d’interpréter se
rencontrent déjà à propos des premières pages de la Bible:
1. Conception respectueuse de la Bible: Le récit de la création
de Gn 1 et Gn 2, de même que toutes les autres parties
de la Bible qui sont inspirées de Dieu, d’après 2Tm3:16,
n’est pas une oeuvre humaine; l’information vient de Dieu
lui-même. Aucun homme n’était témoin des événements
rapportés par l’Ecriture; seul Dieu, par une révélation directe,
a pu dire comment, en combien de temps, dans quel
ordre et selon quels principes il a créé toutes choses. A cette
attitude de foi en l’Ecriture s’oppose la suivante:
2. Conception critique de la Bible: Les partisans de cette thèse
scindent le récit de la création en deux parties: Gn 1-2:4a et
Gn 2:4b-25, qu’ils attribuent à différents auteurs nommés
l’Elohiste (le plus récent) et le Jéhoviste (le plus ancien).
Ces hommes auraient livré leurs propres réflexions sur
l’origine du monde et de la vie. Après l’exil babylonien, les
différentes parties auraient été réunies en un seul ouvrage.
On se plaît à souligner que les deux récits de la création
s’opposent sur plusieurs points et qu’ils ont été composés à
des époques différentes. Les arguments les plus souvent
avancés sont les suivants:
a) les deux récits attribuent à Dieu un nom différent (Elohim,
Yahweh)
b) la succession des choses créées diffère: plantes - animaux
- homme (Gn 1) homme - plantes - animaux (Gn 2)
Il n’est pas difficile de répondre à ces critiques.
a) Dans la Bible, Dieu se révèle comme Père, Fils et Saint-
Esprit sous plus de 700 noms différents, afin de mieux nous
faire saisir l’infinie richesse de sa nature. Vouloir lier les
divers noms de Dieu à différents auteurs humains - et dans
ce cas il en faudrait au moins 700! - relève de l’arbitraire le
plus fantaisiste, totalement étranger à l’esprit de la Bible.
b) Il ne faut pas considérer le passage qui débute avec Gn
2:4b comme un deuxième récit de la création, mais plutôt
comme l’explication plus poussée d’un aspect, à savoir la
création de l’homme. Il s’agit donc en fait d’un récit parallèle
à Gn 1, mais qui poursuit un autre but. Il répond aux
questions: «Quand, où, comment, dans quel ordre, avec
quel lien entre eux et avec le créateur, Dieu a-t-il créé nos
deux premiers parents?» Cette méthode narrative qui consiste
d’abord à donner un aperçu chronologique puis à revenir
au récit pour mettre en relief tel ou tel détail se retrouve
dans d’autres passages de l’Ecriture. Dans le cas
présent, il est dit expressément que Dieu planta un jardin
(v.
De même, au v. 9 il est dit que Dieu «fit pousser du sol
toutes sortes d’arbres»; il ne s’agit pas ici de la création
des arbres. Les verbes «planter» et «faire pousser»
n’indiquent pas des oeuvres créatrices, contrairement aux
verbes utilisés au chapitre premier de la Genèse. Ils décrivent
plutôt des opérations de transformation à partir
d’un matériau déjà disponible. Considérons encore le v.
19. Si on isole ce passage de son contexte, on pourrait en
déduire que les animaux ont été créés après l’homme. Mais
à y regarder de plus près, il apparaît clairement que le passage
de Gn 2:7-25 est fortement anthropocentrique; par
conséquent, le v. 19 ne rapporte pas l’instant de la création
des animaux, mais celui où l’homme leur a donné des noms.
La proposition subordonnée vient simplement rappeler
que les animaux - on peut d’ailleurs faire remarquer que
le texte mentionne principalement les animaux terrestres,
créés le même jour que l’homme - sont eux aussi sortis de
la main du créateur. Il faut noter que dans le texte original
hébreu, les verbes «conduisit» et «façonna» sont à
des temps différents; le premier est au prétérit, ce qui correspond
à notre passé simple, le second au plus-que-parfait.
La traduction littérale donnerait donc:
«Le Seigneur Dieu conduisit à l’homme tous les animaux
des champs et tous les oiseaux du ciel, qu’il avait façonnés
avec de la terre, pour voir comment l’homme les nommerait.»
QD. 3: Comment Jésus a-t-il pu mourir il y a près de 2000 ans
pour les péchés que nous commettons aujourd’hui?
Dieu avait conçu le plan du salut avant la création du monde
(Ep 1:4), car en accordant la liberté à l’homme, Dieu n’avait
pas seulement envisagé la possibilité de la désobéissance, il
l’avait prévue. En principe, Dieu aurait donc pu mettre à exécution
le plan de salut par le Seigneur Jésus aussi bien immédiatement
après la chute qu’à la fin des temps; l’essentiel était
que ce plan s’accomplît une fois (Hé 9:28). Dans le premier
cas, le prix du rachat aurait été versé d’avance, dans le second
avec effet rétroactif. Nos modes de paiement nous ont
familiarisés avec les deux types de règlement: paiement anticipé
ou paiement différé. Dans sa sagesse, Dieu a certainement
choisi le meilleur moment pour réaliser son plan: «Mais
quand le moment fixé fut arrivé, Dieu envoya son Fils» (Ga
4:4). Les hommes qui ont vécu avant la venue de Christ et
ont observé les commandements divins d’alors sont sauvés
par le sacrifice expiatoire deJésus, de même que ceux qui
sont nés après le début de l’ère chrétienne et qui ont accepté
l’évangile (Hé 9:15). L’événement du salut s’est accompli dans
le temps, comme le souligne l’apôtre Paul aux Romains: «Mais
Dieu nous a montré à quel point il nous aime: le Christ est
mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs» (5:8).
Les commandements n’existaient pas encore du temps
d’Abraham ou de Job. Ces hommes agissaient selon leur
conscience et faisaient confiance à Dieu. Cette attitude a été
mise à leur crédit et comptée comme justice (Rm 4:3). A
l’époque de David, les lois de Moïse étaient connues et
s’imposaient à tous. Elles constituaient la norme pour être
justifié aux yeux de Dieu; les péchés des hommes étaient chargés
sur les animaux offerts en sacrifice, mais les sacrifices
d’animaux ne pouvaient pas expier les fautes humaines (Hé
10:4); ces sacrifices sanglants annonçaient et préparaient celui
de Jésus. C’est pourquoi le Seigneur est présenté comme
«l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde» (Jn 1:29).
C’est lui qui nous a obtenu l’expiation définitive. Nous vivons
donc au temps du sacrifice accompli; nous ne sommes plus
tenus de satisfaire les lois promulguées pour le temps de la
préparation, ou de l’ombre; nous n’avons plus à offrir des
animaux en sacrifice; le pardon nous est accordé sur la base
du sacrifice de Jésus, accompli une fois pour toutes.
QD. 5: En raison de la mort expiatoire de Jésus-Christ, Dieu
offre le pardon des péchés à tous les hommes. Pourquoi ne
décrète-t-il pas une amnistie générale?
Parce que Jésus s’est offert en sacrifice pour les péchés de
l’humanité toute entière, Dieu offre le salut à tous. C’est pour
cela que Paul a pu déclarer dans son discours aux Athéniens:
«Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce
maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se
repentir» (Ac 17:30). Plus personne ne devrait être perdu à
cause de son péché. Tout pécheur peut être grâcié. Si l’apôtre
Paul, qui avait voulu exterminer les disciples de Jésus, a pu
faire l’expérience du pardon divin, à combien plus forte raison
les autres! Des deux malfaiteurs crucifiés avec le Seigneur
Jésus, un seul a été sauvé: celui qui a reconnu ses fautes et les a confessées au Sauveur. L’autre n’a pas regretté
son attitude passée; il s’est associé à ceux qui se moquaient
de Jésus; il est resté dans ses péchés. On constate donc que
Dieu ne promulgue pas une amnistie générale: il s’en tient à
la volonté librement exprimée par l’homme:
«Je place devant vous la vie et la mort d’une part, la bénédiction
et la malédiction d’autre part. Choisissez donc
la vie, afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants
» (Dt 30:19).
«Voici ce que déclare le Seigneur: Je vous place à une
croisée de chemins; vous avez devant vous la vie ou la
mort» (Jé 21:8).
Quiconque recherche vraiment le pardon l’obtiendra, en
dépit de ses nombreux manquements. En d’autres termes:
l’homme est perdu non à cause de ses péchés, mais parce
qu’il le veut bien, puisqu’il refuse de se repentir. Le ciel ne
comptera que des volontaires; aucun n’y sera contre son
gré.
QE. 1: Il existe beaucoup de religions; il est impensable que
toutes soient fausses. N’est-il pas prétentieux d’affirmer que
seul le christianisme conduit à la vie éternelle?
Aucune religion ne sauve, pas même la religion chrétienne
si tant est que l’on considère le christianisme comme
une religion. Il n’y a qu’un seul Dieu, celui qui a créé le
ciel et la terre. La Bible révèle ce Dieu. Seul Dieu, par sa
Parole, peut nous dire en toute vérité ce qui peut nous
sauver. S’il avait existé une religion capable de nous sauver
de la perdition éternelle, Dieu nous aurait recommandé
d’en suivre les préceptes. Mais dans ce cas, la mort de
Jésus sur la croix n’aurait pas été nécessaire. Si le Fils de
Dieu est mort en sacrifice à Golgotha, c’est que ce moyen
était absolument indispensable pour notre salut. La croix
nous déclare donc clairement qu’il n’y avait pas de moyen
moins coûteux aux yeux du Dieu saint pour expier les péchés
des hommes. La mort de Jésus sur la croix marque le
jugement de Dieu sur le péché: la seule façon d’être sauvé
consiste donc à se tourner vers Jésus et à lui abandonner
sa vie. Dans toutes les religions, l’homme doit obtenir son
salut par ses propres efforts; en revanche, selon l’évangile,
Dieu a tout accompli en son propre Fils, et l’homme n’a
plus qu’à recevoir le salut par la foi. C’est ce que déclare
explicitement Ac 4:12: «Le salut ne s’obtient qu’en lui (Jésus),
car nulle part dans le monde entier Dieu n’a donné
aux hommes quelqu’un d’autre par qui nous pourrions être
sauvés.» En dehors de Jésus, il n’existe aucun pont entre
la terre et le ciel.
Toutes les religions sont des mirages trompeurs dans le désert
de l’humanité perdue. Or, jamais le mirage d’une oasis
n’a étanché la soif d’un voyageur égaré dans l’étendue désertique.
Même la tolérance envers tous les systèmes religieux
imaginés par les hommes conduit à la mort (Pr 14:12).
L’homme a besoin d’une eau fraîche. L’Ecriture désigne sans
l’ombre d’un doute Jésus comme la véritable oasis, comme
l’unique planche de salut:
«Je suis le chemin, je suis la vérité, je suis la vie. Personne
ne peut aller au Père autrement que par moi» (Jn
14:6).
«Car les fondations sont déjà en place dans la personne
de Jésus-Christ, et aucun homme ne peut en poser
d’autres» (1 Co 3:11).
«Celui qui a le Fils a cette vie; celui qui n’a pas le Fils de
Dieu n’a pas la vie» (1 Jn 5:12).
QE. 3: Comment puis-je savoir que l’évangile n’est pas une
religion inventée par l’homme, mais une révélation divine?
Un examen objectif fait apparaître de notables différences
entre les religions et l’évangile:
1. Dans toutes les religions, l’homme s’efforce d’atteindre
Dieu, mais jusqu’à présent aucun n’a pu honnêtement déclarer:
«J’ai établi une relation personnelle avec Dieu, j’ai la
paix du coeur, mes fautes sont effacées, j’ai l’assurance de
la vie éternelle.» Dans l’évangile de Jésus-Christ, Dieu nous
rejoint à notre niveau. La croix enjambe l’abîme que nos
péchés ont creusé entre lui et nous, et il nous offre un moyen
d’échapper à la condamnation. Quiconque accepte le salut
peut confesser: «J’ai la certitude que ni la mort, ni la
vie ... ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu» (Rm
8:38-39).
2. Toutes les prophéties de l’Ancien Testament relatives au
Sauveur se sont accomplies à la lettre (Gn 3:15; Nb 24:17;
Es11:1-2; Es7:14, etc.). Aucune religion ne peut arguer de
prophéties analogues et de leur accomplissement.
3. Dieu a condamné toutes les religions comme de l’idolâtrie
et de la magie (1 Co 6:9-10; Ga 5:19-21; Ap 21:8) et a mandaté
son Fils Jésus comme seul Sauveur: «Celui-ci est mon
Fils bien-aimé en qui je mets toute ma joie. Ecoutez-le!»
(Mt 17:5).
4. En ressuscitant Jésus d’entre les morts, Dieu prouvait
qu’il avait accepté et validé le sacrifice de son Fils (Rm 4:24-
25). Le tombeau de Christ est le seul tombeau au monde
qui soit resté vide: «Pourquoi cherchez-vous parmi les morts
celui qui est vivant? Il n’est pas ici; il est revenu de la mort
à la vie» (Lc 24:5-6). Tous les fondateurs de religions sont
morts et le sont restés.
5. Dans toutes les religions, l’homme s’efforce de réaliser
son salut par ses oeuvres. En revanche, l’évangile est l’oeuvre
de Dieu. L’homme ne peut absolument pas contribuer en
quoi que ce soit à l’oeuvre de salut accomplie à Golgotha:
nous sommes rachetés à grand prix (1 Co 6:20).
6. Les religions partent d’une fausse image de l’homme et
brossent également un faux portrait de Dieu. Seule la Bible
dit qui nous sommes et qui est Dieu. Par nous-mêmes, nous
ne sommes pas en mesure de nous transformer au point de
devenir agréables à Dieu, car nous sommes privés de la
gloire que nous aurions dû conserver (Rm 3:23).
Dans aucune religion Dieu ne quitte le ciel pour sauver
les hommes. En Jésus, Dieu s’est fait homme: «Celui qui
est la Parole est devenu un homme et a vécu parmi nous,
plein de grâce et de vérité. Nous avons vu sa gloire, la gloire
que le Fils unique reçoit de son Père» (Jn 1:14).
Jésus-Christ n’est donc pas l’alternative à la religion. Il est
sa négation et son rejet. Il est le seul chemin vers la maison,
la maison du Père céleste (Jn 14:6).
QF. 1: Pourquoi sommes-nous sur terre?
Nous ne sommes pas sur terre comme aboutissement d’un
processus évolutif, mais parce que Dieu l’a voulu ainsi. Nulle
part la Bible ne nous fournit les raisons qui ont pu pousser
Dieu à créer l’homme: la solitude? le plaisir de créer? le
désir d’avoir des êtres semblables à lui? le besoin d’avoir
des créatures qu’il pourrait aimer? Nul ne le sait. Gn 1:26-
27 nous rapporte l’intention divine qui a présidé à la création
de l’homme: «Dieu dit enfin: Faisons les êtres humains:
qu’ils nous ressemblent vraiment! ... Dieu créa les êtres humains
à sa propre ressemblance; il les créa homme et femme.
» Nous en concluons que nous sommes là parce que Dieu
l’a expressément décidé ainsi. Nous sommes des êtres désirés
et non des «parasites cosmiques» (F.Nietzsche) ou des
«vagabonds à la limite de l’univers» (J. Monod) ou encore
une forme évoluée de quelque animal. Non, nous sommes
des créatures voulues de Dieu. La Bible ajoute que nous
sommes des créatures aimées de toute éternité: «Je t’aime
depuis toujours, c’est pourquoi je te reste profondément
attaché» (Jé 31:3); «Dieu a tellement aimé le monde qu’il a
donné son Fils unique, afin que tout homme qui croit en lui
ne meure pas, mais qu’il ait la vie éternelle» (Jn 3:16). Ce
verset prouve en outre que nous sommes destinés à la vie
éternelle.
QG. 3: Quand la vie éternelle commence-t-elle?
La Bible dit clairement qu’il n’y a que deux façons de passer
l’éternité: dans la vie éternelle ou dans la perdition éternelle.
C’est pourquoi la plus grande perte pour l’homme
consiste à vivre sans Jésus-Christ et à mourir sans lui. Jn
3:15 déclare formellement: «... afin que tout homme qui
croit en lui ait la vie éternelle.» La vie éternelle ne nous est
donc pas accordée après la mort, mais au moment même
où nous nous convertissons: «Celui qui croit au Fils a la vie
éternelle» (Jn 3:36). Cette foi porte le sceau de la résurrection
de Jésus d’entre les morts et repose donc sur un fondement
assuré et inébranlable. Dieu tient beaucoup à ce que
nous ayons une telle assurance en nous: «Je vous ai écrit
cela afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle,
vous qui croyez au nom du Fils de Dieu» (1 Jn 5:13).


