doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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Georges
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Re : doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

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Un deuxième Montréalais pourrait être décapité en Arabie Saoudite

La Presse canadienne

Édition du jeudi 14 août 2008 </2008>

Mots clés : sentence de décapitation, Montréalais, Peine capitale, Justice, Arabie saoudite (Pays)

Ottawa -- Les deux jeunes frères montréalais accusés en Arabie saoudite pour leur implication dans une bagarre dans une cour d'école qui s'est soldée par la mort d'un jeune Syrien pourraient maintenant tous deux faire face à une sentence de décapitation.



Sultan Kohail, âgé de 18 ans, fait maintenant face à la même condamnation que son frère, liée à la mort d'un jeune Syrien de 19 ans, à Djeddah, l'an dernier.



Sultan Kohail a été informé hier qu'il sera jugé comme un adulte. S'il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à être exécuté. Sa cause était jusqu'ici entendue devant un tribunal pour la jeunesse.



Sultan et son frère aîné, Mohamed Kohail, ont été accusés à la suite d'une bagarre dans une cour d'école en janvier 2007. La victime avait succombé à des blessures internes.



Les deux jeunes hommes clament leur innocence depuis leur arrestation. Ils prétendent également que le système judiciaire saoudien ne leur a pas accordé des audiences justes -- une opinion que semble partager le gouvernement canadien.



Mohamed Kohail, âgé de 23 ans, a été reconnu coupable par un tribunal pour adultes au printemps dernier et il a été condamné à mort par décapitation. Sa cause a toutefois été portée en appel.



Son frère cadet a également été reconnu coupable, par un tribunal de la jeunesse, et condamné à 200 coups de fouet. La décision a été annulée en appel, mais un nouveau procès est désormais prévu devant un tribunal pour adultes.



Le gouvernement canadien a réclamé la clémence de l'Arabie saoudite. Les gestes posés par le gouvernement canadien pour convaincre les Saoudiens d'épargner les vies des frères Kohail demeurent toutefois inconnus.



Le député libéral Dan McTeague, qui a suivi le procès des deux frères, exhorte le gouvernement fédéral à s'assurer que les deux jeunes hommes aient droit à une procédure équitable.



«Il est extrêmement urgent que le gouvernement canadien intervienne auprès des représentants du gouvernement saoudien de plus haut niveau pour s'assurer que tous les éléments de preuve soient entendus», a indiqué le député McTeague, porte-parole du Parti libéral en matière de services consulaires.



«Si cela est fait, il n'y a aucun doute qu'ils seront tous deux innocentés», a ajouté le député.



Le ministère des Affaires étrangères n'a pas retourné les appels de La Presse canadienne, hier.



Dan McTeague a indiqué que les récits de l'incident étaient contradictoires.



Depuis qu'il a été condamné, au mois de mars dernier, Mohamed Kohail a porté sa cause en appel deux fois, sans succès. M. McTeague a indiqué que Kohail avait entrepris un troisième recours en appel.



La Cour d'appel a à maintes reprises demandé à un tribunal inférieur d'étudier de nouveaux éléments de preuve, qui innocenteraient Kohail selon sa famille, mais le tribunal a toujours refusé.



La famille Kohail a immigré au Canada il y a huit ans, au Québec. Elle est retournée à Djeddah en 2006, pour ouvrir un commerce de mobilier.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Victorien2
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Re: Re : doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par Victorien2 »

Merci, Georges, d'avor remonté ce fil.
Relisant les débats, je m'aperçois que je n'avais pas réagi à la réponse de Younous -Jonas. Il soulevait tant de points dans son poste que je ne savais par lequel je devais commencer le mien. Puis j'ai dû m'absenter encore à cause de mon boulot et le temps a passé.
Toujours est-il que le témognage de Yousouf est très intéressant, mais je voudrais m'attarder sur le paradoxe qu'il a soulevé dans sa conclusion.
younous a écrit :pour finir, concernant le sujet des texte qui ne changent pas et les attitudes sociologique changenantes, je touve qu'il est plus judicieux de travailler sur ce qui est changenat car il offre la possibilité d'oeuvrer dans ce changement, au lieu d'éssayer de changer ce qui ne change pas.
C'est un point de vue, mais la méthode est vaine à mon avis et je donnerai un seul exemle pour le démontrer : en abolissant la polygamie, Bourguiba s'était attaqué aux textes de l'islam, qu'il a mis hors la loi (au moins sur cet aspect là). S'il ne l'avait pas fait, la polygamie perdurerait en Tunisie.
L'exemple conforte mon point de vue, savoir qu'on ne réformera pas l'islam si on n'en réforme pas les textes. Réformer est à prendre ici dans le sens de ne plus s'en servir, comme on réforme un outil devenu obsolète quand on le remplace par un nouvel outil.
Et puis travailler sur les changements ou les mutations sociologiques sans toucher aux textes, je demande à voir. Les résultats attendus restent aléatoires car tout dépend de la nature de ces changements. Comment faire si ceux-ci évoluent dans un sens négatif ? L'islamisation de plus en plus dure et violente et revendiquée à laquelle nous assistons aujourd'hui en est le cas.
Je crois que l'argument de Younous pèche par excès d'optimisme.

Victorien
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yacoub
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Re : doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par yacoub »

Bourguiba est le premier à avoir défié les islamistes et il a eu deux fatwas
contre lui, l' une d'elle vient du cheikh baz à propos d' Israel.
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« Ici gît Habib Bourguiba, libérateur de la femme ».

Cette phrase qui se trouve à l’entrée du mausolée des Bourguiba à Monastir résume parfaitement l’œuvre majeure du combattant suprême.


Certes, Bourguiba fut le libérateur de la Tunisie, son premier président, l’un des plus importants Leaders arabes…


Mais, Bourguiba fut surtout celui qui a eux le courage de promulguer un révolutionnaire Code du Statut Personnel (CSP) qui instaura la conception moderne de la famille en Tunisie et -surtout- libera la femme.


A jamais « Bourguiba restera associer à la libération de la femme » comme l’a dit le professeur Lotfi Chadli (dans une contribution faite à l’occasion du cinquantenaire de la promulgation du CSP à la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis).




Le Code du Statut Personnel a été promulgué le 13 août 1956, avant même la promulgation de la Constitution tunisienne, ce qui fera dire à Lotfi Chadli qu’il fut « La véritable constitution de la Tunisie, du moins sa constitution sociale ».




Ce Code est révolutionnaire -comme nous l’avons dit- pour plusieurs raisons :


La plus importante est sans doute le fait de soustraire l’organisation, le règlement et le fonctionnement de plusieurs institutions, traditionnellement réglées par les religieux, des mains des Fouquahas à celles du législateur.

1- C’est ainsi que le pouvoir autoritaire dont disposait l’homme et qui lui donnait arbitrairement le droit de répudier sa femme sera complètement aboli. Désormais, le divorce ne se fait que par et devant le juge.


2- C’est ainsi aussi que « La polygamie est interdite. Quiconque, étant engagé dans les liens du mariage, en aura contracté un autre avant la dissolution du précédent, sera passible d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 240.000 francs ou de l’une de ces deux peines seulement, même si le nouveau mariage n’a pas été contracté conformément à la loi. » (Article 18 du CSP).

3- C’est ainsi aussi qu’on fixa l’age minimum du mariage « …l’homme avant vingt ans révolus et la femme avant dix-sept ans révolus ne peuvent contracter mariage… ».


4- C’est ainsi aussi que le consentement de la femme devient l’une des conditions sine qua non de la validité du mariage : « Le Mariage n’est formé que par le consentement des deux époux… » (Article 3 du CSP).


Alors que jusque là et conformément au rite Malékite, le père pouvait marier l’aînée de ses filles sans sa consultation.
5- C’est ainsi encore que le CSP régla partiellement la question de l’héritage de la femme. Je dis partiellement parce que même si l’égalité successorale entre hommes et femmes n’a pas été établie, la femme, après la promulgation du CSP a gagnée le droit d’hériter son père même si elle n’a pas de frères. Alors qu’auparavant, les règles de l’héritage faisaient que « la fille n’hérite pas tout ce que laisse son père si jamais elle n’avait pas de frères » comme l’avait rappelé Bourguiba en 1981.



Mais, malgré son caractère révolutionnaire, Bourguiba a toujours tenu à démontrer que le Code n’était en rien contraire aux préceptes de l’islam. Oui, le Code s’oppose aux pratiques archaïques et rétrogrades qu’on avait l’habitude d’imputer à l’islam mais l’islam en est innocent, selon le combattant suprême.




C’est ce que dira Bourguiba en substance lors de la célébration de la fête de la femme tunisienne le 13 août 1965 lorsqu’il fustigera « les cerveaux gelés » qui avaient critiqués la promulgation du CSP et qui croyaient que « les pratiques et les bida [Innovations] faisaient partie de la religion ».


Et c’est aussi ce que confirmera récemment l’un des plus proche collaborateurs de Bourguiba M. Ahmed Mistiri : « Nous avons trouvés des difficultés à convaincre les gens de la conformité du Code du Statut Personnel à l’islam que se soit les étudiants de la Zitouna, les intellectuels ou la plupart des tunisiens. Nous avons essayés de les convaincre que le Code n’était ni réformateur ni révolutionnaire et qu’il ne s’oppose point à la religion même si nous avons accordés beaucoup de droits aux femmes » (témoignage de Ahmed Mistiri dans le livre de Amel Moussa « Bourguiba et la question religieuse », Cérès édition, Tunis, 2006, p.54).

Et c’est justement pour l’avoir considérer comme « contraire à l’islam » que les religieux vont profiter de la promulgation du CSP pour entamer leurs attaques contre Bourguiba. (Voir Bourguiba et l’islam (3) : Bourguiba et les religieux).

Heureusement, malgré toutes les critiques et l’acharnement de certains religieux sur les acquis du Code afin de les neutraliser, 50 ans après, non seulement, le Code est toujours là mais aussi les acquis de la famille en générale et de la femme en particulier ont été renforcés malgré que beaucoup de travail reste à faire et notamment l’établissement de la pleine et entière égalité successorale entre hommes et femmes. En plus, le Code est désormais protégé par la constitution qui stipule depuis 1997 dans son article 8 que « … les parties politiques doivent respecter la souveraineté du peuple, les valeurs de la Républiques, les droits de l’Homme et les principes relatifs au statut personnel. »




Seulement, ce n’est pas pour autant que Bourguiba se sentira tranquille dans sa tombe car les dangers sont toujours là et le fait que plusieurs tunisiens et tunisiennes n’ont toujours pas intériorisés les acquis du CSP montre que nous devons rester vigilant.


En effet, par les lacunes que contient le Code encore, par sa non intériorisation par la plupart des tunisiens « qui parlent comme si le CSP n’existe pas » et par le fait que les juges conservent un large pouvoir d’interprétation, auxquels s’ajoute la réislamisation que connaissent plusieurs sociétés arabes et le refus de plusieurs femmes des acquis du code (!), nous ne pouvons que rejoindre le professeur Yadh Ben Achour lorsqu’il dit « Oui le Code est une révolution. Mais … c’est une révolution menacée ! ».








…Et pour prolonger la lecture


Ainsi donc prend fin cette série d’article que nous avons consacrés à la relation de Bourguiba avec l’islam. Pour prolonger vos lectures -pour ceux qui sont intéressés par le sujet- je vous soumets les deux (uniques) livres écrits sur la relation de Bourguiba avec l’islam :

« Bourguiba et l’islam, le commandement et l’imamat », Lotfi Hajji, sud édition, Tunis, 2004


Il s’agit d’un livre très intéressant, passionnant et facile à lire. Ce livre contient en plus des documents rares tels que la fameuse fatwas de Ibn Bez et le discours de Bourguiba de 1974.




● « Bourguiba et la question religieuse », Amel Moussa, Cérès édition, Tunis, 2006


Je ne partage pas les idées de l’auteur de ce livre pour qui les actions de Bourguiba s’expliqueraient tantôt par sa haine envers ses adversaires (les religieux) et tantôt par son amour a sa mère qui expliquerait à lui seul son engagement en faveur de la femme (!).


Mais le livre reste malgré cela intéressant, non point pour la lucidité des idées de son auteur, mais plutôt pour l’importance des témoignages historiques que l’auteur a réussit à recueillir auprès de plusieurs anciens proches collaborateurs de Bourguiba.
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Georges
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Re : doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

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LES ARABES, LES FEMMES, LA LIBERTE » de SOPHIE BESSIS


Verbatim : Prologue

Il était une fois, en Tunisie, il y a longtemps

1956 : l’indépendance a six mois à peine quand le pays se réveille, un matin d’été, un 13 août exactement, peuplé de femmes nouvelles. Une loi, une simple loi, leur dit ce jour-là qu’elles sont libres d’épouser qui elles veulent, qu’elles seront l’épouse unique d’un mari contraint à la monogamie, qu’elles peuvent divorcer comme elles veulent, qu’elles deviennent des êtres à part entière au regard de leurs semblables. L’homme qui a fait cette loi leur dit aussi que le voile est leur prison, qu’elles peuvent montrer leurs jambes et leur visage, qu’elles ne doivent plus avoir peur. Alors, beaucoup, beaucoup d’entre elles, bourgeoises ou domestiques, riches et plus modestes, se hasardent à sortir « nues », comme on appelait jadis les femmes dévoilées dans la rue. Je me souviens de Souad, notre jeune femme de ménage, belle comme une statue, demandant à ma mère de l’aider à choisir un imperméable « réversible » qui remplacerait son safseri (1). Il y avait Lili aussi, de bonne généalogie, qui eut trente ans cette année-là. Elle marcha avec peine et perdit l’équilibre la première fois qu’elle sortit dans la rue sans son voile. Mais on s’habitue facilement au bonheur de ne plus avoir à se cacher.

Viennent l’automne, puis l’année suivante. Les tribunaux débordent tout d’un coup de demandes de divorce. Combien de celles qui, à peine pubère, avaient senti une nuit un vieil étranger pénétrer dans leur lit, ou d’autres décidant qu’elles avaient trop trimé, se rendirent auprès du juge ? On ne sait pas vraiment, mais elles furent nombreuses. On m’a raconté l’histoire de l’une d’elles « montée » de sa province pour accompagner son époux à la foire de Tunis. Elle n’aimait pas les mêmes stands que lui et décida de continuer seule sa visite. La retrouvant, le mari, fâché de cette soudaine indépendance, la menaça de représailles. « Un mot de plus, et je vais chez Bourguiba », répondit l’épouse désormais sûre de son droit.

Ainsi, les femmes de ce pays découvrirent qu’elles pouvaient être libres. Depuis, elles ont aussi appris les limites de cette liberté.





Il était une fois, en Égypte, il y a plus longtemps encore

Années 50. Les studios du Caire débordent d’activité. On y tourne des films qui font le tour du monde arabe. Les stars y tiennent des fumecigarettes aussi longs que leurs longs doigts. Leurs robes décolletées laissent voir la naissance de leurs seins. Les hommes sont beaux comme elles. Ils s’embrassent, leurs lèvres s’entremêlent. Ils chantent l’amour. Dieu n’est pas là. Il est loin des écrans, ne leur dicte pas sa loi. Dehors, dans la rue, d’autres femmes marchent, la tête haute, ne portant ni foulard ni voile. Quand elles peuvent, elles proclament et écrivent que le siècle où elles sont nées sera celui de leur liberté, et que les vieux turbans n’y pourront plus rien faire.

Il était une fois, chez les Arabes, encore plus loin dans le temps

Fin du XIXe siècle et début du XXe. En Égypte et ailleurs, des hommes cherchent à sortir les Arabes de leur trop longue somnolence. Comment changer leur monde pour lui faire épouser le siècle qui s’annonce ? Comment quitter l’inusable carcan d’une tradition figée par le discours religieux, qui les étouffe tous, hommes et femmes en même temps, même si les premiers ont le pouvoir pour eux ? Comment se débarrasser d’un Dieu qu’on a privé d’esprit pour le transformer au fil des siècles en un méticuleux greffier de minables interdits ? Comment construire l’avenir si l’on garde les femmes en prison ? De l’Égyptien Kacem Amin au Tunisien Tahar Haddad, bien des penseurs arabes tiennent en ce temps-là les propos les plus osés contre ce qu’on a fait de leur islam. Leurs écrits sont violents comme des cris d’alarme. Tous sont alors convaincus que le progrès tant souhaité de leurs sociétés passe par celui des femmes. Celles de cette époque prennent part à ce bouillonnement. Nombre d’entre elles aspirent à changer de statut, réclament l’abolition de la polygamie et des privilèges masculins, veulent travailler hors du foyer et cesser de dépendre, pour tout acte de la vie, du père, du frère ou du mari.

Retour vers le présent

Mais les temps ont changé. Un siècle plus tard, le vent est à la défense de la religion ou des codes qui en tiennent lieu. Quelques zélotes en mal de reconnaissance qualifieraient peutêtre aujourd’hui les écrits d’antan d’islamophobes, et le premier exégète venu les frapperait d’une fatwa assassine. Les penseurs iconoclastes continuent heureusement d’exister partout dans le monde arabe. Mais ils encourent tous les dangers dès lors qu’ils s’écartent du dogme. Leurs prédécesseurs de l’autre siècle avaient certes subi les foudres des gardiens du temple. Ceux d’aujourd’hui doivent trop souvent choisir entre la mort et l’exil (2), abandonnant leurs sociétés à l’unique magistère des censeurs de liberté.




Le hijab, ce voile « moderne » que beaucoup de femmes portent par choix et non sous la contrainte, a gagné comme une vague les rues et les universités des métropoles arabes. De plus en plus nombreux, les nouveaux gardiens du temple clament qu’on a trahi la norme en accordant aux femmes quelques libertés. Et la norme revient. Certes, elle n’est plus la même. Les citadines modernes de Tunis ou de Rabat se marient tard, une fois leurs études terminées, et n’ont pas plus de deux ou trois enfants. Elles travaillent à l’extérieur car leur ménage a besoin de deux salaires. C’est beaucoup, dira-t-on. Oui mais.

Mais la plupart acceptent sans plus combattre la suprématie de l’homme et répugnent à choquer sa « fierté ». Elles consultent en direct les prédicateurs télégéniques que leur envoient les chaînes orientales, et se conforment de bon gré aux diktats de ces télé-évangélistes d’Allah qui reformulent au goût du jour les dogmes ayant servi depuis toujours à justifier leur sujétion.

Au Koweït, le film Titanic dure une heure de moins que sur les écrans d’Europe et d’Amérique. Les spectateurs avouent qu’ils n’en ont pas très bien compris l’intrigue. Car il n’y a plus un seul baiser dans la version qu’on leur a concoctée. Pas une épaule dénudée, pas l’ombre d’un sein naissant sous le décolleté. Entre deux coups de ciseau, ils n’ont pas pu reconstituer l’aventure des héros. Toujours métropole du cinéma arabe, l’Égypte exporte partout ses feuilletons islamiquement corrects, femmes fidèlement gardiennes du foyer, respect des règles et voile garantis. Ce dernier règne désormais en maître dans les rues de toutes les villes de « la mère du monde », comme les Égyptiens aiment toujours appeler leur pays.

Il n’y a pas si longtemps, un jeune Tunisien n’ayant jamais quitté sa ville natale, une bourgade perdue à l’intérieur des terres, se rendit en vacances chez un oncle résidant sur la côte, en pleine zone touristique. En allant sur les plages, il découvrit la multitude des corps presque nus des femmes. Elles ne se cachaient pas, offrant – bien au contraire – leurs chairs luisantes d’huile aux rayons du soleil. Le soir, à peine plus vêtues, elles arpentaient le front de mer en caressant les hanches de jeunes hommes de son âge. Il ne dit rien de toute la semaine. De retour chez lui, il ne parla pas non plus. Son mutisme prolongé inquiéta ses parents qui le conduisirent chez le médecin. « Aphasie momentanée due à une émotion violente », diagnostiqua ce dernier.

Malade, l’adolescent était malade d’avoir vu.

En 2000, malgré la pression d’un exécutif soucieux de moderniser son image, les parlementaires jordaniens ont refusé de pénaliser les « crimes d’honneur » qui rendent l’homme libre de laver ce bien précieux dans le sang des pécheresses supposées de sa famille. Car l’honneur d’un homme continue de se loger entre les cuisses des femmes de son clan.

En 2005, la version arabe de l’émission Star Academy disparaît de la télévision publique algérienne, au prétexte de violer « la Constitution qui interdit à tout établissement de l’État de véhiculer des programmes contraires à l’éthique et à la morale islamiques », selon les propos d’un dirigeant du parti islamiste officiel. Veut-on d’autres exemples ? Leur liste serait vite fastidieuse tant ils se multiplient. Après une trop brève éclipse, voilà Dieu revenu pour habiller les femmes. Car leur corps est le diable, on l’avait oublié.

Quelques histoires, quelques images, pour demander pourquoi. Pourquoi, dans cette partie du monde, semble-t-il si difficile d’aborder le futur autrement que par le biais du recours au passé ? Pourquoi, une fois de plus et malgré les changements, les femmes sont-elles de nouveau contraintes de porter sur leurs épaules le signe identitaire et de guérir ainsi les blessures d’un temps que les hommes refusent ?

Où est passé l’héritage réformiste ? Dans quels obscurs replis de l’histoire s’est-il perdu pour que les jeunes qui peuplent les écoles et les facultés n’en aient aucune connaissance ? Comment expliquer que le monde arabe ait oublié ses penseurs libéraux pour céder, à peine quelques décennies plus tard, aux sirènes des populismes nationalistes puis islamistes ? Pourquoi, en somme, chaque nouvelle génération de penseurs modernistes est-elle mise en présence d’une page blanche quand elle veut réfléchir à l’avenir des Arabes ? Le mieux aurait-il donc précédé le pire ? Ce n’est pas si simple. Était-ce mieux, est-ce pire ?

La chronologie de nos brefs récits veut pour l’instant rappeler ce que l’on sait maintenant mais qu’on oublie encore, qu’il n’y a pas de sens de l’histoire. On ne peut donc plus penser l’évolution en termes d’opposition entre la tradition et la modernité, la seconde étant supposée remplacer peu à peu la première. Tradition et modernité, ce couple d’opposés a fait fortune au point de résumer, l’une l’essence même de la pensée et de l’action en mouvement vers le pro- grès, l’autre l’immobilisme censé être la norme des cultures situées hors de l’orbite de ce mouvement.

La seconde a essentialisé la première pour en faire un invariant doué d’éternité, afin de se poser comme son inverse irréductible puisqu’elle postule le changement permanent. Or l’histoire récente nous apprend que la tradition ne cesse de se réinventer à travers d’insolites appropriations de la modernité qui, elle aussi, s’imprègne des recompositions d’un passé qu’elle méprise. Et ce qu’on croit souvent sculpté dans le marbre de l’ancien est une tradition « récente », cet oxymore résumant une partie des contradictions que connaît aujourd’hui le monde arabe.

Tout cela fabrique un monde moderne, non pas gagné à la modernité, mais situé dans la contemporanéité, ayant intégré les codes et les outils de cette dernière et revendiquant officiellement, à quelques rares exceptions près, son inscription dans l’actuel. Les monarchies du Golfe, y compris la très obscurantiste monarchie saoudienne, se prévalent d’une telle insertion. Les pays du Maghreb central estiment y être entrés depuis longtemps de plain-pied. Là encore, même l’actuel souverain chérifien – tout commandeur des croyants qu’il continue d’être – veut être un roi moderne, et pas seulement dans l’apparence.

Ce « moderne », appelons ainsi les mutations que connaît la région pour éviter le terme – porteur d’un autre sens – de modernité, existe aussi banalement qu’ailleurs. Toutes les constructions, tous les bricolages, même les plus hasardeux, sont devenus possibles à partir du moment où ce qu’on nomme tradition et ce qui se dit moderne coexistent dans le temps, dans les esprits et les pratiques. La condition des femmes ne peut donc servir à mesurer la marche du premier. Alors de quoi sont-elles aujourd’hui la mesure ?

Des tâtonnements ou des échecs de la modernité ? Les continents du Sud n’en ont en effet connu que des versions tronquées, des caricatures, ses vides en somme – comme on parlerait de l’antimatière – qui ont permis des régressions dont on n’a pas fini de mesurer l’ampleur.

Les femmes, dans ce monde, paraissent en fait errer entre les différentes versions d’un modernisme sans modernité, qui n’a su ni voulu les soustraire totalement aux anciennes oppressions, et la redécouverte d’identités construites sur l’obsession de leur contrôle. C’est ce qui explique peut-être les étrangetés de leur condition : progrès, stagnation, régression, émancipation, libération, sujétion ? Lesquels de ces termes conviennent-ils pour décrire non seulement leur réalité mais celle de l’ensemble du monde auquel elles appartiennent ? Le sort des femmes, ce qu’on fait d’elles et ce qu’elles font d’elles-mêmes, mesurerait-il alors l’intensité du maelström arabe et les parcours heurtés de ses ondes de choc ?

Ces seuls enjeux autour du féminin suffisent à justifier les interrogations sur la place et le devenir des femmes dans le monde arabe. Il faut suivre leur trace pour comprendre, à travers et par elles, les trajectoires de sociétés qui veulent aller quelque part sans savoir où elles vont.

Les héritages : La tentation de la modernité

De l’Égypte à la Syrie (3) et à la Tunisie, les élites arabes entrent dès les années 1850, avant même la période coloniale, dans un ardent débat sur la modernité. Seuls échappent à ce mouvement la Péninsule Arabique – confinée dans son isolement désertique –, l’Algérie – coupée de ses liens orientaux par une colonisation précoce –, le Maroc dont la vieille monarchie puise sa légitimité dans des structures féodales et rurales et, plus généralement, les pays les moins urbanisés de la région. Au Caire, à Beyrouth, à Alep, à Tunis, les bourgeoisies modernistes observent, fascinées, cette Europe qui leur fait face, pétrie par l’universel des Lumières qui l’a faite à la fois puissante et libérale. Elles regardent aussi vers

Istanbul, capitale d’un Empire ottoman dont elles sont proches et dont les réformes entamées à partir des années 1830 sont en train de changer le destin.

À la même époque, l’Égypte offre le premier exemple de tentative de création d’un État arabe moderne, sous l’égide du souverain Mohammed Ali. Pendant le siècle qui suit, elle reste un centre de la pensée libérale, dont les représentants affirment leur admiration pour les Lumières européennes. Tous voient dans la condition féminine une des causes du retard pris par leurs sociétés. Certes, un puissant courant salafiste leur fait face, qui préconise un retour aux sources de l’islam pour se protéger des appétits occidentaux. Les libéraux n’en exercent pas moins une influence déterminante sur le monde intellectuel égyptien du premier tiers du XXe siècle.

En Tunisie, l’instauration d’une quasi-monarchie constitutionnelle en 1857, les réformes introduites par le Premier ministre Khereddinne dès avant la colonisation, la multiplication d’ouvrages qui prônent l’urgente nécessité de moderniser la société, illustrent la vivacité de cette tension vers le nouveau que des élites éclairées sont pressées de mettre en oeuvre. Là encore, dès le début du XXe siècle, nombre d’auteurs se prononcent pour une évolution rapide de la condition féminine. Si, plus tard, Bourguiba maniera plus d’une fois l’arme du nationalisme populiste, il est avant tout l’héritier de cette histoire dont il s’est constamment réclamé et qu’il fera fructifier avec les réformes entreprises dès l’aube de l’indépendance.

Là où existe un courant réformiste, c’est des principes issus de la pensée des Lumières que ses tenants se réclament. Le désenclavement de leur monde leur paraît une question de survie. Ils puisent leurs modèles politiques dans les institutions démocratiques occidentales et introduisent dans la pensée arabe la notion nouvelle de liberté individuelle. Celle-ci doit remplacer, pour ces penseurs, le carcan du communautarisme qui fait partie des archaïsmes contre lesquels ils veulent lutter. Ils restent beaucoup plus prudents sur le chapitre des moeurs, mais n’en placent pas moins la question du « progrès » de la condition féminine au coeur de leurs interrogations sur la modernité.

C’est ainsi que, dès la fin du XIXe siècle, un Kacem Amin (4) peut s’insurger contre l’imposition du voile en s’écriant : « C’est quand même étonnant ! Pourquoi ne demande-t-on pas aux hommes de porter le voile ou de dérober leur visage au regard des femmes s’ils craignent tant de les séduire ? La volonté masculine serait-elle inférieure à celle de la femme ? » Peut-être plus téméraire encore : « Devons-nous vivre ou nous condamner à mourir et à disparaître ? […] Nous devons comprendre comment les gens ont progressé et comment nous avons régressé, comment ils sont devenus forts et nous faibles, comment ils sont heureux et nous malheureux.»

En 1913, un Mansour Fahmi condamne radicalement (5) le sort réservé par l’islam au sexe féminin. « Les éléments sociaux, dit-il, qui ont eu pour effet la décadence croissante de la femme sont en voie de décomposition. L’institution théocratique, qui domine et ombrage tout, est à son déclin. L’évolution inéluctable prépare l’émancipation des opprimés, et bientôt la figure anémiée de la femme musulmane reprendra un aspect de santé et de vie… » Il est certes puni de sa témérité en étant renvoyé de l’université. Il n’en représente pas moins un courant important de la pensée de cette période.

Et en 1930, le Tunisien Tahar Haddad, pourtant sorti de l’université théologique de la Zitouna, publie un ouvrage révolutionnaire, Notre femme dans la loi et dans la société (6), dans lequel il prône un changement radical du statut des femmes, et compare le port du voile « à la muselière qu’on met aux chiens pour les empêcher de mordre ». Lui aussi est sanctionné par les Oulémas. Son ouvrage ne s’inscrit pas moins dans ce moment « féministe » que traversent le Machrek aussi bien que le Maghreb.

Aucun d’entre eux ne renie pour autant son appartenance au vaste monde arabo-musulman, et ils se gardent bien de critiquer l’islam de front. Ils se réclament plutôt de sa tradition libérale et veulent l’inscrire dans leur époque.


1. Voile traditionnel des citadines tunisiennes.

2. De Khartoum à Alger en passant par Le Caire, nombre d’intellectuels ont été assassinés depuis le début des années 90 au nom de la version la plus obscurantiste de l’islam. Quant à ceux qui se sont exilés, ils sont des milliers à enseigner ans les universités d’Europe et d’Amérique.

3. La Syrie pré-mandataire, soit le Liban, la Palestine et la Syrie actuels.

4. K. Amin, égyptien, 1863-1908. Ses deux ouvrages sur la question des femmes sont : Tahrir el mar’a (L’Émancipation de la femme), 1897 ; El mar’a el jadida (La Nouvelle Femme), 1900.

5. M. Fahmy, égyptien, 1886-1959. Son principal ouvrage : La Condition de la femme dans l’islam (avantpropos de M. Harbi), éditions Allia, Paris, 2002 (réédition).

6. T. Haddad, 1898-1935. Traduction française sous le titre Notre femme, la législation islamique et la société, Maison tunisienne de l’édition, 1978.


13:38 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sophie BESSIS, LES ARABES, LES FEMMES, LA LIBERTE
_______________________________________________________________

L’association Citoyennes des Deux Rives (membre du réseau FTCR) organise une table ronde autour du livre de SOPHIE BESSIS : « LES ARABES, LES FEMMES, LA LIBERTE »

le Vendredi 7 décembre à 18h30 à l’AGECA 177 rue de Charonne 75011 Paris en présence de l’auteur.

Modératrice Salwa BEN ABDA

Participantes:

Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH

Amel BEN ABA Enseignante, Cofondatrice du Club féministe Tahar El HADAD

Nahla CHAHAL, Professeure de sociologie politique
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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selene
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Re: doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par selene »

apollon a écrit :salut
avant l islam et a travers l arabie,l idee de la prophetie etait frequente parmi les arabes.moussaylima ibn habib etait un ,mohamed ibn abdellah un autre de tous ces reformateurs religieux qui essayaient de transmettre un "message divin" a leurs adeptes.
personne ne peut ignorer le charismatisme et le pragmatisme de mohamed,ni sa grande personnalite qui lui ont permis d unifier les tribus arabes et d etablir le premier plan du grand etat islamique ,mais comment des normes et des lois concus il y a plus de 14 siecles , dans des circonstances politiques et socio economiques differantes ont pu "survivre" tout ce temps?

le terme de la sunnah est apparu il y a un peu plus d un siecle apres la mort du prophete mohamed .al imam malek etait l un des premiers collecteurs de hadiths suivi apres par d autres.les receuils de mosslim et boukhari resteront selon les musulmans les plus authentiques .
mais comment doit on croire a la sunnah d un prophete compile il y a si longtemps apres sa mort?pourquoi les musulmans n ont pas respecte le voeu du prophete (et selon un hadith de mosslim)d interdire la trancription du hadith?avait on si besoin de manipuler la biographie et les dires du prophete pour des raisons politiques?et surtout pourquoi la sacralisation de cette sunnah vu l existance du texte divin qui est le coran?

apres 14 siecles,beaucoup de musulmans entraines par l illusion d un avenir meilleur se tournent vers le passe au lieu de se diriger vers l avenir et peut etre depasser la "pensee prophetique".apres tout ce temps des "fragements" de cette meme pensee sont devenus l antichambre de l obscurantisme et d integrisme dans ce monde musulman malade.
malgres la cohesion sociale,malgres les manifestes de cette religiosite folklorique le malaise est general.cette hysterie,ce psychose ,ces frustrations ne sont que des manifestations contre l emancipation de la raison,cette raison verouillee tout ce temps par (selon arkoun) "les gestionnaires de notre capital religieux.....qui refusent a convertir ce meme capital au modernisme.
pourquoi mohamed ibn abdellah n a pas cesse de "s insurger" dans notre vie quotidienne,alors qu il n etait qu un messager comme les autres?le considere t on vraiment "seulement" un messager?n est il pas peut etre l image de dieu dans notre subconscient?

sans mettre le message de mohamed "au placard",ni manquer de respect a sa personne peut on sauver l islam en sacrifiant mohamed?le coran peut il etre la seule source de legislation?en le "sacrifiant"(le prophete) la reelecture du coran ne serait elle pas moins fixe?n aura on pas plus la possibilite d "humaniser" le message coranique, de conceptualiser notre present et avenir a travers des textes "adaptables"au lieu des textes figes et intouchables?
en sacrifiant le prophete ne serait on pas en fin libres?

bjr Apollon


En effet quand on voit le folklore qui anime cette nouvelle race de musulmans wahabites et qui se concentre sur la personne de mahomet uniquement au point de le prendre pour dieu lui-même à la place d' allah , il y a de quoi se poser des questions !
Bref ils versent dans l' idôlatrie la plus évidente , celle-là même que leur coran lui-même est censé leur interdire c'est dire s'il y a de quoi tomber dans la schyzophrénie !
Ceci dit ce serait un moindre mal si mahomet était réellement un modèle d'intégrité morale et de vertu , ce qui est loiin d'être le cas car ce personnage est bien plus proche d'un Staline , d'un Hitler , ou même d'un Dutroux que d'un Bouddha , d'un Gandhi ou d'un Abbé Pierre !
D'où l'idéologie immonde qui anime cette secte salafiste qui vénère avant tout ce personnage aussi lubrique qu'impitoyable et qui est un danger non seulement pour les adeptes de ce gourou mais aussi pour Humanité entière si on n' y prend garde !
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Georges
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Re : doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par Georges »

L' etat voyou USA protège depuis 1945 le royaume Saoudien.

Ils savent pourtant que là bas une femme est traitée pire qu'un chien,
qu'on applique la barbare charia, que la police religieuse humilie tout le monde.

A cause du pétrole, l' occcident se tait.
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Re: Re : doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par selene »

Georges a écrit :L' etat voyou USA protège depuis 1945 le royaume Saoudien.

Ils savent pourtant que là bas une femme est traitée pire qu'un chien,
qu'on applique la barbare charia, que la police religieuse humilie tout le monde.

A cause du pétrole, l' occcident se tait.

bsr Georges

Les US et l' Europe et même les Chinois ne sont pas dupes et savent parfaitement que les saoudiens jouent un double jeu et que c'est l' arabie qui finance le terrorisme islamique international et ces groupuscules chargés de répandre cette idéologie malfaisante pour pourrir le monde !
Seulement comme c'est la course au pétrole , ils laissent faire pour le moment tout en les surveillant comme le lait sur le feu mais , à mon avis, cette situation ne durera pas longtemps et gare aux saoudiens le jour où les Occidentaux en auront marre de leur cirque et qu'ils ne seront plus d'aucun intérêt pour personne stratégisquement et économiquement parlant !
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Re: doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par kenny »

il ne faut rien sauver de l'Islam
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Georges
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Re: doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par Georges »

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Re: doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par yacoub »

Impossible de rien sauver de cette secte. :evil:
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Georges
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Re: doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par Georges »

Q : On lit dans le hadith rapporté par Muslim dans son Sahîh, d’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, que le Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Ne soyez pas les premiers à saluer les juifs ou les chrétiens. Si vous croisez l’un d’eux, forcez-les à emprunter la partie la plus étroite du chemin. »1

N’y a-t-il pas dans la pratique de ce hadith ce qui fait fuir de l’islam ?


R : En premier lieu, il faut savoir que le Prophète est le meilleur prêcheur de la religion d’Allah et le meilleur guide. Si on sait cela, toute réflexion que nous tirons alors de la parole du Messager d’Allah et qui nous semble ne pas comporter de sagesse, doit être délaissée et il faut savoir que ce que nous aurons compris alors de la parole du Prophète est faux.


Par ailleurs, il ne faut pas faire d’analogies entre les hadith du Messager et ce que nous comprenons avec nos cerveaux et nos sagesses car ceux-ci sont limitées. Mais, il existe dans la Sharî’a des règles générales vers lesquelles il faut se tourner dans les questions qui touchent les individus.

Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Ne soyez pas les premiers à saluer les juifs ou les chrétiens. Si vous croisez l’un d’eux, forcez-les à emprunter la partie la plus étroite du chemin. »1

Ce hadith signifie : ne leur cédez pas le passage lorsque vous les croisez dans la rue, pour qu’ils soient à l’aise et que vous, vous soyez à l’étroit. Au contraire, continuez à marcher dans votre direction, et s’il arrive que le passage soit étroit, alors forcez-les à emprunter la partie la plus étroite.

Sachons encore que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, ne poussait jamais un mécréant, ni l’acculait au mur lorsqu’il le croisait. Le Prophète n’agissait pas ainsi avec les juifs qui vivaient à Médine, ni ses Compagnons ne faisaient cela.


Nous disons que le hadith signifie : puisque vous ne les saluez pas en premier, ne leur cédez pas le passage. Si vous les rencontrez dans la rue, ne vous dispersez pas pour leur laisser le passage. Au contraire, continuez votre chemin et si le passage est étroit, c’est à eux de vous céder le passage et forcez-les à emprunter la partie étroite du chemin.


Enfin, il n’y a absolument rien dans ce hadith qui fait fuir de la religion islamique, si ce n’est qu’il met en évidence la fierté du musulman et son refus de se soumettre à qui que ce soit en dehors d’Allah, gloire et pureté à Lui.

Fatwa de cheikh Otheimine tirée de son recueil « Majmû’ Fatâwâ wa Rassâ’i »l
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Re: doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par Maried »

Deux néos conservateurs s'opposent sur l'islam
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Re: doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par Krinou »

Qu'est-ce qu'on entend par "sacrifier Mahomet" ?
LES RAISONS DE MON DÉPART DÉFINITIF D'iSLAMLA :

Avant de vous forger une opinion défavorable sur ma personne, suite aux propos malveillants d'un membre mal intentionné, merci de bien vouloir prendre le temps de lire, même partiellement, le topic dont vous trouverez le lien ci-dessous :

cette-fois-vous-dis-vraiment-adieu-peux ... t8188.html
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Arracheed
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Re: doit on sacrifier mohamed pour sauver l islam?

Message non lu par Arracheed »

Georges a écrit :
Par ailleurs, il ne faut pas faire d’analogies entre les hadith du Messager et ce que nous comprenons avec nos cerveaux et nos sagesses car ceux-ci sont limitées. Mais, il existe dans la Sharî’a des règles générales vers lesquelles il faut se tourner dans les questions qui touchent les individus.
C'est plus simple quand on interprète les choses. On voit bien la difficulkté de défendre les principes sur lesquels la religion musulman s'est fondé.

L'apôtre d'Allah a dit:
- Quand arrivera le jour de la résurrection Allah fournira à chaque musulman un juif ou un chrétien et dira:"c'est ton remplaçant pour les feux de l'enfer" récit d'Abu Musa, Muslim, Livre XXXVII, num666

Mohamed dit : Ma nation est une nation bénite et pardonnée. Allah a mit son châtiment par elle même ici bas, Le jour de la résurrection, Allah donnera à chaque membre de ma nation un autre membre des autres religions et lui dira : c’est ton remplaçant dans le feu.
Rapporté par: Mouslim, Masnad Ahmed, Tabarani, Al Bayhaqi.
http://islamweb.net/hadith/display_hboo ... pid=324447
http://islamweb.net/hadith/hadithServic ... 0&sid=5021

DESAVEU DES NON MUSULMANS:
S60V4. Certes, vous avez eu un bel exemple [ą suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent ą leur peuple : "Nous vous DÉSAVOUONS, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont ą jamais déclarées jusqu'ą ce que vous croyiez en Dieu, seul". Exception faite de la parole d'Abraham [adressée] ą son père: "J'implorerai certes, le pardon [de Dieu] en ta faveur bien que je ne puisse rien pour toi auprès de Dieu".........

S9V114. Abraham ne demanda pardon en faveur de son père qu'ą cause d'une promesse qu'il lui avait faite. Mais, dès qu'il lui apparut clairement qu'il était un ennemi de Dieu, il le DÉSAVOUA. Abraham était certes plein de sollicitude et indulgent.


Il est a noté que le musulman n’a pas le droit d’hériter du non musulman et inversement car les liens familiaux sont rompus à cause des confessions qui ne sont pas identiques, entre père et enfants par exemple.
Mohamed a dit: Un musulman n’hérite pas d’un non musulman, et un non musulman n’hérite pas d’un musulman. Boukhari et Mouslim .

http://www.binbaz.org.sa/mat/2933
http://www.islamweb.net/frh/index.php?p ... &id=157609
http://www.muslimfr.com/modules.php?nam ... le&sid=125



Par ailleurs, un père ou tuteur non musulman n’a pas le droit de contracter le mariage de sa fille musulmane.
La charia ne reconnaît pas son autorité, car le musulman n’a pas le droit d’être sous autorité d’un non musulman. Le mariage pourra se faire par un proche musulman ou le juge musulman.
D’ailleurs c’est pour cela que la musulmane n’a pas le droit d’épouser un non musulman et l’inverse est toléré car l’autorité revient à l’homme et de ce fait il est illicite à la femme musulmane d’être sous l’autorité d’un non musulman.
"Pas de mariage sans walî (père ou tuteur)" (rapporté par At-Tirmidhî et Aboû Dâoûd).
"Toute femme s'étant mariée sans le consentement de son walî (père ou tuteur)", son mariage ne compte pas..." (rapporté par At-Tirmidhî et Aboû Dâoûd)




Sourate 5, V56[57] :
O croyants! ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour ami finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers.

Il y a aussi le verset qui abrogea un précédant ''révélé'' en temps de pacte de paix.

S60V8. Dieu ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Dieu aime les équitables.
Abrogé par le verset.

Abrogé par le verset S9V23.

S9V23 – "Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour ami vos pères et vos frères, s’ils préfèrent l’incrédulité à la foi. Ceux d’entre vous, qui les prendraient pour amis seraient injustes".

Il est a noté que la sourate 9 est la 113ème sourate dans l’ordre chronologique. Je veux dire qu’elle clôture et abroge l’esprit des premières heures du fondement de l’islam.

Je te conseille de consulter les clauses du pacte de paix signé entre le calife Omar et les chrétiens de Syrie. Ce pacte répond justement au verset de la sourate 9 (désaveu), l’humiliation des minorités non musulmanes (dhimmis).(113ème)
Il est nécessaire de noter que les premiers califes (apôtres, sont sources de légalisation.

http://voila25.voila.net/dhimmi.htm
Pour voir les choses de plus près il est nécessaire de prendre de la distance.
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