l islam en Asie
- ali686
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l islam en Asie
Temoignage personnel sur l’islam en Asie …
Bonjour a toutes et a tous , je rentre juste D’Indonésie après un circuit de plusieurs semaines dans cette magnifique région où j’ai la chance de travailler plusieurs fois par an .
Cette fois ci , c’était la première fois que je me rendais sur place en tant qu’apostat déclaré de l’islam.
Etant berbère moi même , n’ayant jamais réellement appris l’Arabe , je m’imaginais toujours la difficulté que cette langue devait représenter pour ces peuples et ce bien plus qu’elle ne l’a été pour moi .
Mes amis sur place et qques collègues travail indonésien me voyaient toujours comme un Arabe de par mon prénom et le fait que j’étais toujours accueilli comme muslim. Il a fallu que je leur explique pendant des heures la différence entre être Arabe et berbère du sud Marocain.
Contrairement à eux , nous n’avons pas pu garder notre culture , notre langue a survécu à l’arabisation forcée car langue maternelle oblige.
J’ai mesuré oh combien les Arabes les écœuraient et ne m’étais jamais douté qu’ils me considéraient comme tel , je me suis donc représenté à certains d’entre eux comme berbère arabisé et libéré pour affirmer haut et fort la différence entre moi et les arabes et l’assimilation forcée dont nous avons été victime.
Mes questions ont cette fois ci été complètement différente des questions que je leur posait d’habitude …J’ai essayé de comprendre comment ils percevaient l’islam et ce qu’ils en savaient….Eh bien pas grand chose :
Tres tres peu de gens connaissent ne fut ce que qques mots d’arabe .
Ils ne savent absolument pas ce que le Coran contient et encore moin les Hadits .
Ils ne vivent cette religion qu’à travers ce que qques Imams formés (ou endoctrinés) en Arabie saoudite veulent bien leur apprendre .
J’avais l’impression d’être pris pour satan lorsque je leur parlait de sujets tres précis que leur Imam évitait j’en suis certain .
Au vu des dizaines de personnes qu’il m’a été donné de cotoyer , je peux affirmer avec certitude que 90 % ( et plus ) de la plus grande communauté dite musulmane dans le monde ne comprends pas un traitre mot de ce que le coran contient , ils ne voient même pas l’
Intérêt de de savoir exactement …se soumettre leur suffit …
Personne par contre n’a pu m’expliquer avec certitude l’arrivée de l’islam en Indonésie et en Asie reculée en général…Alors si quelqu’un a des sources historiques précises et fiables , je suis preneur …
Tout cela m’a fait penser à ma pauvre mère qui elle aussi arabisée de force et par héritage ne comprends pas un mot de ce qu elle récite et ce en quoi elle crois plus que tout depuis son enfance…Idem pour moi et peut être 80% de la communauté musulmane à travers le monde ..
Tout cela remet sur table l’universalité de la religion divine révélée dans une langue tribale que le monde entier est censée apprendre pour pouvoir prétendre au paradis car d’après certains de mes interlocuteurs musulmans , il ne suffit pas d’appliquer à la lettre les 5 piliers de l’islam pour se dire musulman .
Est ce vrai que certains Hadiths ont parlé de la langue arabe comme langue parlée au paradis par dieu et par les anges et ce depuis la nuit des temps ?
Que pensez vous et surtout que disent les Oulemas sur le fait de connaître et de parler l’arabe ? d’ apres eux , est ce une nécessité ou peut on être musulman sans pour autant parler l’arabe ?
Je ne vous parlerai pas des 3 amis musulmans qui m’ont accompagné sur place qui étaient si fiers de se rendre dans les mosquees locales et ce dans toutes les îles ou nopus avons posé nos valises .Ils étaient aussi les premiers à faire le tour de toutes les boites balinaises à la recherche de femelles …Je ne vous parlerai pas non plus de leur nervosité permanente et leur façon de percevoir les autres peuples …(sur une dizaine de voyages en Asie , je n’avais jamais haussé le ton avec qui que ce soit …sur 3 semaines sur place ils ont insulté une dizaine de personnes , se sont battu à 2 reprises …) …et avec tout ça me reprochaient de ne pas faire la prière et de ne pas les accompagner à la mosquée le vendredi.
Voilà…petit témoignage qui vaut ce qu il vaut mais n’en connaissant pas plus que tout ce que je lis sur ce site islamla , je ne me contente que de poster des expériences personnelles ..
Au plaisir de lire vos commentaires …
Bonjour a toutes et a tous , je rentre juste D’Indonésie après un circuit de plusieurs semaines dans cette magnifique région où j’ai la chance de travailler plusieurs fois par an .
Cette fois ci , c’était la première fois que je me rendais sur place en tant qu’apostat déclaré de l’islam.
Etant berbère moi même , n’ayant jamais réellement appris l’Arabe , je m’imaginais toujours la difficulté que cette langue devait représenter pour ces peuples et ce bien plus qu’elle ne l’a été pour moi .
Mes amis sur place et qques collègues travail indonésien me voyaient toujours comme un Arabe de par mon prénom et le fait que j’étais toujours accueilli comme muslim. Il a fallu que je leur explique pendant des heures la différence entre être Arabe et berbère du sud Marocain.
Contrairement à eux , nous n’avons pas pu garder notre culture , notre langue a survécu à l’arabisation forcée car langue maternelle oblige.
J’ai mesuré oh combien les Arabes les écœuraient et ne m’étais jamais douté qu’ils me considéraient comme tel , je me suis donc représenté à certains d’entre eux comme berbère arabisé et libéré pour affirmer haut et fort la différence entre moi et les arabes et l’assimilation forcée dont nous avons été victime.
Mes questions ont cette fois ci été complètement différente des questions que je leur posait d’habitude …J’ai essayé de comprendre comment ils percevaient l’islam et ce qu’ils en savaient….Eh bien pas grand chose :
Tres tres peu de gens connaissent ne fut ce que qques mots d’arabe .
Ils ne savent absolument pas ce que le Coran contient et encore moin les Hadits .
Ils ne vivent cette religion qu’à travers ce que qques Imams formés (ou endoctrinés) en Arabie saoudite veulent bien leur apprendre .
J’avais l’impression d’être pris pour satan lorsque je leur parlait de sujets tres précis que leur Imam évitait j’en suis certain .
Au vu des dizaines de personnes qu’il m’a été donné de cotoyer , je peux affirmer avec certitude que 90 % ( et plus ) de la plus grande communauté dite musulmane dans le monde ne comprends pas un traitre mot de ce que le coran contient , ils ne voient même pas l’
Intérêt de de savoir exactement …se soumettre leur suffit …
Personne par contre n’a pu m’expliquer avec certitude l’arrivée de l’islam en Indonésie et en Asie reculée en général…Alors si quelqu’un a des sources historiques précises et fiables , je suis preneur …
Tout cela m’a fait penser à ma pauvre mère qui elle aussi arabisée de force et par héritage ne comprends pas un mot de ce qu elle récite et ce en quoi elle crois plus que tout depuis son enfance…Idem pour moi et peut être 80% de la communauté musulmane à travers le monde ..
Tout cela remet sur table l’universalité de la religion divine révélée dans une langue tribale que le monde entier est censée apprendre pour pouvoir prétendre au paradis car d’après certains de mes interlocuteurs musulmans , il ne suffit pas d’appliquer à la lettre les 5 piliers de l’islam pour se dire musulman .
Est ce vrai que certains Hadiths ont parlé de la langue arabe comme langue parlée au paradis par dieu et par les anges et ce depuis la nuit des temps ?
Que pensez vous et surtout que disent les Oulemas sur le fait de connaître et de parler l’arabe ? d’ apres eux , est ce une nécessité ou peut on être musulman sans pour autant parler l’arabe ?
Je ne vous parlerai pas des 3 amis musulmans qui m’ont accompagné sur place qui étaient si fiers de se rendre dans les mosquees locales et ce dans toutes les îles ou nopus avons posé nos valises .Ils étaient aussi les premiers à faire le tour de toutes les boites balinaises à la recherche de femelles …Je ne vous parlerai pas non plus de leur nervosité permanente et leur façon de percevoir les autres peuples …(sur une dizaine de voyages en Asie , je n’avais jamais haussé le ton avec qui que ce soit …sur 3 semaines sur place ils ont insulté une dizaine de personnes , se sont battu à 2 reprises …) …et avec tout ça me reprochaient de ne pas faire la prière et de ne pas les accompagner à la mosquée le vendredi.
Voilà…petit témoignage qui vaut ce qu il vaut mais n’en connaissant pas plus que tout ce que je lis sur ce site islamla , je ne me contente que de poster des expériences personnelles ..
Au plaisir de lire vos commentaires …
- Georges
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Re: l islam en Asie
Bienvenue Ali sur ce site
Merci pour ton témoignage.
L' islam est partout le même.
Le Pakistan doit regretter de s'être séparé de l' Inde.
La Malaisie déçoit des progressistes.
L' Indonésie commence à craindre la folie musulmane.
L' islam est partout le même.
Le Pakistan doit regretter de s'être séparé de l' Inde.
La Malaisie déçoit des progressistes.
L' Indonésie commence à craindre la folie musulmane.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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- AliadArrakis
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Re: l islam en Asie
Bonjour ali686 ,
Bienvenue sur islamla.
Je ne suis pas musulmane, mais selon mes connaissances parcellaires sur l'islam en Indonésie, il semblerait que contrairement à l'Afrique du Nord, l'islam serait arrivée dans ce pays via la voie commerciale (et non guerrière), et que c'était surtout un dérivé du soufisme. Il y aurait plusieurs sortes d'islam dans ce pays, dont un qui est un syncrétisme avec les croyances locales.
Mais ces derniers temps, l'islam se radicalise aussi dans ce pays, d'où une montée d'extrémistes et de femmes voilées. Selon certains chercheurs, une des causes vient de leur jalousie vis-à-vis des chinois indonésiens qui contribuent en grande partie à l'économie du pays et de leur pays d'origine. Sans compter le lobby saoudien de l'islam dans le monde.
PS : Je suis vietnamienne d'origine et je ne connais pas bien les autres pays asiatiques. Quels pays as-tu visité lors de tes voyages
Bienvenue sur islamla.
Je ne suis pas musulmane, mais selon mes connaissances parcellaires sur l'islam en Indonésie, il semblerait que contrairement à l'Afrique du Nord, l'islam serait arrivée dans ce pays via la voie commerciale (et non guerrière), et que c'était surtout un dérivé du soufisme. Il y aurait plusieurs sortes d'islam dans ce pays, dont un qui est un syncrétisme avec les croyances locales.
Mais ces derniers temps, l'islam se radicalise aussi dans ce pays, d'où une montée d'extrémistes et de femmes voilées. Selon certains chercheurs, une des causes vient de leur jalousie vis-à-vis des chinois indonésiens qui contribuent en grande partie à l'économie du pays et de leur pays d'origine. Sans compter le lobby saoudien de l'islam dans le monde.
PS : Je suis vietnamienne d'origine et je ne connais pas bien les autres pays asiatiques. Quels pays as-tu visité lors de tes voyages
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
- ali686
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Re: l islam en Asie
Bonjour Alia ,
Je vais régulièrement en Indonésie , à Bali et Java en grande partie .
Bali ayant conservé son Hindouisme et Java a complètement assimilé l'islam mais un Islam très particulier il est vrai .
Mon frère a échappé de très peu à l'attentat de 2002 en plein centre de Kuta (quartier tres tres animé de Bali)..;moi même en sa compagnie en 2005 étions sur place lors du 2eme attentat (j'avais été interviewé par un journaliste de TF1 sur place et passé au JT de 20heures )...
A java , il y a un espèce de fantasme ambiant à cause de la fameuse mosquée restée debout ( parceque construite avec les normes les plus sévères contrairement à tous les autres édifices dont les budgets sont rognés par les classes gouvernantes ) alors que toutes les maisons autour avaient été rasées par le tsunami.
Des copies de cette mosquée commencent à fleurir partout à Java ...miracle oblige ...
J'ai également beaucoup d'échos sur place de la situation à Banda Aceh où l'on essaie de réimposer la sharia après le Tsunami qui a secoué la région en 2004..Tsunami que les Islamistes attribuent à la colère d'Allah pour la perversité grandissante dans la région ( Zina et Marijuana )...
Je me rends aussi régulièrement en Thailande et Singapore , singapore où je penses m'installer dès que j'aurai mis un terme à mes affaires en Belgique ...je voue une admiration grandissante pour l'Asie , l'indonésie en particulier et Singapore pour l'immense sagesse et ouverture d'esprit que je ressens là bas ...on peut y rencontrer des douaniers SIKS , être ensuite pris en charge par une policière voilée pou aller ensuite se balader dans les quartiers LITTLE INDIA et quartier Arabe , sans parler de la communauté chinoise regroupée à China town .
Je n'ai jamais eu l'occasion de visiter le Viet-nam mais cela ne saurait tarder ...
Je vais régulièrement en Indonésie , à Bali et Java en grande partie .
Bali ayant conservé son Hindouisme et Java a complètement assimilé l'islam mais un Islam très particulier il est vrai .
Mon frère a échappé de très peu à l'attentat de 2002 en plein centre de Kuta (quartier tres tres animé de Bali)..;moi même en sa compagnie en 2005 étions sur place lors du 2eme attentat (j'avais été interviewé par un journaliste de TF1 sur place et passé au JT de 20heures )...
A java , il y a un espèce de fantasme ambiant à cause de la fameuse mosquée restée debout ( parceque construite avec les normes les plus sévères contrairement à tous les autres édifices dont les budgets sont rognés par les classes gouvernantes ) alors que toutes les maisons autour avaient été rasées par le tsunami.
Des copies de cette mosquée commencent à fleurir partout à Java ...miracle oblige ...
J'ai également beaucoup d'échos sur place de la situation à Banda Aceh où l'on essaie de réimposer la sharia après le Tsunami qui a secoué la région en 2004..Tsunami que les Islamistes attribuent à la colère d'Allah pour la perversité grandissante dans la région ( Zina et Marijuana )...
Je me rends aussi régulièrement en Thailande et Singapore , singapore où je penses m'installer dès que j'aurai mis un terme à mes affaires en Belgique ...je voue une admiration grandissante pour l'Asie , l'indonésie en particulier et Singapore pour l'immense sagesse et ouverture d'esprit que je ressens là bas ...on peut y rencontrer des douaniers SIKS , être ensuite pris en charge par une policière voilée pou aller ensuite se balader dans les quartiers LITTLE INDIA et quartier Arabe , sans parler de la communauté chinoise regroupée à China town .
Je n'ai jamais eu l'occasion de visiter le Viet-nam mais cela ne saurait tarder ...
- Georges
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Re: l islam en Asie
En Indonésie, l'islam modéré se sent menacé
Mots clés : Radicalisme, Islam, Gouvernement, Religion, Indonésie (pays)
Djakarta -- La tradition d'un islam ouvert et modéré en Indonésie est menacée par la progression du radicalisme favorable à la création d'un État islamique ou d'un califat international, selon un rapport rendu public hier à Djakarta.
Ce document, intitulé L'illusion d'un État islamique: l'expansion des mouvements islamistes transnationaux à l'Indonésie, a été publié conjointement par la fondation de l'ancien chef de l'État Abdurrahman Wahid, l'Institut Maarif et le mouvement Bhinneka Tunngal Ika (Unité dans la diversité).
Selon lui, des islamistes du Parti de la justice et de la prospérité (PKS) et du Hizbut Tahrir Indonesia (HTI) infiltrent progressivement les groupes musulmans modérés et le système éducatif du pays.
Le PKS, qui pourrait se retrouver dans une coalition gouvernementale à l'issue des élections législatives du 9 avril, dément vouloir imposer la loi islamique dans l'archipel. Le Hizbut Tahrir, lui, se dit favorable à la charia et à la création d'un califat, mais uniquement par des moyens pacifiques.
«Des politiciens opportunistes qui travaillent avec des groupes et des partis extrémistes ont joint leurs forces à celles des radicaux pour plonger notre nation dans l'abîme», affirme le rapport, qui prône un islam modéré, des réformes démocratiques et le pluralisme religieux. «Ils menacent l'avenir de notre nation pluriethnique et plurireligieuse.»
D'anciens dirigeants des deux principales organisations musulmanes du pays, le Nahdlatul Ulama (NU) et le Muhammadiyah, qui revendiquent au total plus de 70 millions de partisans, ont participé à la rédaction de ce rapport. L'Indonésie, dont la majorité de la population est musulmane, accueille des minorités chrétienne, hindouiste et bouddhiste.
Le rapport précise que les extrémistes gagnent de l'influence dans les mosquées et autres institutions religieuses par des moyens bien prosaïques, en proposant des aides financières, voire des services gratuits, comme pour le nettoyage des locaux.
Le PKS, qui se veut le champion de la lutte anticorruption, vise 20 % des voix le 9 avril afin de pouvoir présenter un candidat à la présidentielle du 8 juillet. Les sondages ne lui accordent actuellement pas plus de 10 % des suffrages. «Il n'est pas question d'infiltration ou de projet secret, nous sommes un parti qui vit au grand jour», assure son porte-parole, Ahmad Mabruri.
Pour son homologue du Hizbut Tahrir Indonesia, Ismail Yusanto, parler d'infiltration est une pure provocation visant à nuire à sa formation. Celle-ci, a-t-il souligné, ne reçoit aucun financement de l'Arabie saoudite, comme on l'affirme trop souvent.
La province d'Aceh est la seule du pays où la loi islamique est officiellement appliquée, mais certaines pratiques, comme le port du voile pour les femmes ou la récitation du Coran à l'école, ont tendance à s'étendre ailleurs dans l'archipel.
Mots clés : Radicalisme, Islam, Gouvernement, Religion, Indonésie (pays)
Djakarta -- La tradition d'un islam ouvert et modéré en Indonésie est menacée par la progression du radicalisme favorable à la création d'un État islamique ou d'un califat international, selon un rapport rendu public hier à Djakarta.
Ce document, intitulé L'illusion d'un État islamique: l'expansion des mouvements islamistes transnationaux à l'Indonésie, a été publié conjointement par la fondation de l'ancien chef de l'État Abdurrahman Wahid, l'Institut Maarif et le mouvement Bhinneka Tunngal Ika (Unité dans la diversité).
Selon lui, des islamistes du Parti de la justice et de la prospérité (PKS) et du Hizbut Tahrir Indonesia (HTI) infiltrent progressivement les groupes musulmans modérés et le système éducatif du pays.
Le PKS, qui pourrait se retrouver dans une coalition gouvernementale à l'issue des élections législatives du 9 avril, dément vouloir imposer la loi islamique dans l'archipel. Le Hizbut Tahrir, lui, se dit favorable à la charia et à la création d'un califat, mais uniquement par des moyens pacifiques.
«Des politiciens opportunistes qui travaillent avec des groupes et des partis extrémistes ont joint leurs forces à celles des radicaux pour plonger notre nation dans l'abîme», affirme le rapport, qui prône un islam modéré, des réformes démocratiques et le pluralisme religieux. «Ils menacent l'avenir de notre nation pluriethnique et plurireligieuse.»
D'anciens dirigeants des deux principales organisations musulmanes du pays, le Nahdlatul Ulama (NU) et le Muhammadiyah, qui revendiquent au total plus de 70 millions de partisans, ont participé à la rédaction de ce rapport. L'Indonésie, dont la majorité de la population est musulmane, accueille des minorités chrétienne, hindouiste et bouddhiste.
Le rapport précise que les extrémistes gagnent de l'influence dans les mosquées et autres institutions religieuses par des moyens bien prosaïques, en proposant des aides financières, voire des services gratuits, comme pour le nettoyage des locaux.
Le PKS, qui se veut le champion de la lutte anticorruption, vise 20 % des voix le 9 avril afin de pouvoir présenter un candidat à la présidentielle du 8 juillet. Les sondages ne lui accordent actuellement pas plus de 10 % des suffrages. «Il n'est pas question d'infiltration ou de projet secret, nous sommes un parti qui vit au grand jour», assure son porte-parole, Ahmad Mabruri.
Pour son homologue du Hizbut Tahrir Indonesia, Ismail Yusanto, parler d'infiltration est une pure provocation visant à nuire à sa formation. Celle-ci, a-t-il souligné, ne reçoit aucun financement de l'Arabie saoudite, comme on l'affirme trop souvent.
La province d'Aceh est la seule du pays où la loi islamique est officiellement appliquée, mais certaines pratiques, comme le port du voile pour les femmes ou la récitation du Coran à l'école, ont tendance à s'étendre ailleurs dans l'archipel.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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Re: l islam en Asie
Au Pakistan, un président sous influences
Alors qu’il sort de près d’une décennie de pouvoir militaire, le Pakistan doit faire face à une série de périls. Chaque jour, on annonce des morts dans les zones tribales, où les civils sont les victimes de la chasse aux talibans afghans autant que pakistanais. Avec les Etats-Unis, les relations ne sont pas au beau fixe et, sur le plan intérieur, la crise s’étend. Le président Asif Ali Zardari, nouvellement élu, doit naviguer entre les récifs. Toutefois, les discussions sur l’avenir du Cachemire ont repris avec le voisin indien.
Par Jean-Luc Racine
Deux avertissements ont marqué l’arrivée au pouvoir, le 9 septembre, du président pakistanais Asif Ali Zardari. Le 3 septembre, pour la première fois depuis le lancement de la « guerre contre le terrorisme » engagée en Afghanistan en octobre 2001, des commandos américains héliportés ont mené une opération terrestre dans la région du Waziristan sud, une des sept agences des zones tribales sous administration fédérale pakistanaise, les FATA (1). Le 20 septembre, au cœur d’Islamabad, un attentat-suicide laissait plus de cinquante morts dans les ruines de l’hôtel Marriott, point de rencontre de la haute bourgeoisie pakistanaise et des visiteurs étrangers. Cette action spectaculaire s’inscrit dans la série d’attentats lancée après la prise sanglante de la Mosquée rouge d’Islamabad, en juillet 2007. Le jour même de l’élection présidentielle, le 6 septembre, l’un d’entre eux avait fait vingt-cinq morts à Peshawar.
Pris entre les pressions américaines, l’insurrection des zones tribales, la vague terroriste et la puissance de l’armée, le nouveau président civil ne dispose que d’une marge de manœuvre très réduite pour faire face aux trois défis majeurs auxquels le pays est confronté : la stabilisation de la démocratie parlementaire, après tant de régimes militaires ; la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme, qui impose de repenser le paradigme géopolitique sur lequel le Pakistan a fondé de longue date sa politique vis-à-vis de l’Inde et de l’Afghanistan ; le redressement d’une économie en crise.
Dans les mois qui ont suivi l’assassinat de son épouse Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007, M. Zardari a fait preuve d’un remarquable talent de manœuvrier. L’image douteuse de l’ancien joueur de polo, ex-ministre de l’investissement emprisonné pendant dix ans pour corruption sans avoir jamais été formellement condamné, avait poussé le Parti du peuple pakistanais (PPP) à se donner pour président Bilawal, le jeune fils du couple. Toutefois, son père, alors nommé « coprésident », est devenu le vrai patron du PPP, le principal parti du pays après les élections législatives de février 2008 (2).
Une situation incontrôlable
Sans majorité pour autant, M. Zardari a su négocier une alliance avec M. Nawaz Sharif, leader historique de la Ligue musulmane du Pakistan - Nawaz, deuxième force nationale. Il a su agréger à cette coalition le Parti national Awami, vainqueur dans les terres pachtounes de la Province de la frontière du Nord-Ouest, et même le sulfureux mais opportuniste Fazlur Rahman, chef du Jamiat Ulema-e-Islami, connu pour ses liens anciens avec les talibans, mais en rupture avec la coalition islamiste du Muttahidda Majlis-e-Amal « inventée » par les services du général Pervez Moucharraf en 2002.
Ce gouvernement d’union nationale allait-il pouvoir prendre à bras-le-corps les problèmes du pays alors que le président-général décidait de rester en place ? Le réveil de la société civile, marqué par les manifestations répétées contre le limogeage des juges de la Cour suprême en mars 2007, allait-il conforter ce renouveau démocratique ? Jusqu’à présent, une autre ligne a prévalu.
Au sein de son propre camp, M. Zardari a écarté quelques figures de poids pour faire élire M. Youssouf Reza Gilani à la direction du gouvernement et Mme Fehmida Mirza — la première femme à occuper ce poste — à la tête de l’Assemblée nationale. Il a soufflé le chaud et le froid sur le retour des juges limogés, sans rappeler l’ancien président de la Cour suprême Iftikhar Mohammed Chaudhry, connu pour son indépendance d’esprit. Un temps ambigu sur le sort du président Moucharraf, il a finalement joué un double coup. Il s’est allié, de nouveau, à la Ligue musulmane, qui avait quitté le gouvernement pour protester contre l’immobilisme vis-à-vis des juges, afin d’écarter M. Moucharraf ; lequel a préféré démissionner, le 18 août, plutôt que de faire face à une procédure de destitution par le Parlement, voire à une assignation en justice pour violation de la Constitution.
Ensuite, reniant une promesse faite à ses alliés de la Ligue, M. Zardari s’est porté candidat à la présidence, après avoir intelligemment négocié de multiples ralliements : il a été élu par les parlementaires et les assemblées provinciales avec 75 % des suffrages. Reste la question essentielle : fin manœuvrier, M. Zardari peut-il devenir homme d’Etat ?
Pour comprendre les enjeux actuels, il faut se rappeler que, depuis son indépendance et la première guerre du Cachemire en 1947-1948, le Pakistan a toujours cherché à éviter d’être pris en tenaille entre l’Inde et l’Afghanistan, intervenant hors de ses frontières par le biais de francs-tireurs sous contrôle de l’InterServices Intelligence (ISI) — les services secrets. Celui-ci a soutenu les moudjahidins afghans contre les Soviétiques dans les années 1980 (avec l’appui financier des Américains), puis les talibans à compter de 1994, ainsi que les insurgés cachemiris et les djihadistes pakistanais contre la présence indienne au Cachemire dans les années 1990.
Après les attentats du 11 septembre 2001, le général Moucharraf comprit qu’il lui fallait rejoindre la « guerre contre le terrorisme » déclarée par M. George W. Bush. Il le fit non sans ambiguïté. Au Cachemire, les groupes djihadistes furent contenus, mais non démantelés. Au Pakistan même, la répression — sans atteindre M. Oussama Ben Laden — toucha plus les cercles d’Al-Qaida que les talibans afghans ayant trouvé refuge dans les zones tribales pakistanaises ou au Baloutchistan.
Ces demi-mesures suffirent néanmoins, dès la fin 2003, à retourner contre le régime une partie des réseaux islamistes combattants jusque-là instrumentalisés par le pouvoir. La situation s’aggrava rapidement avec l’entrée inédite de l’armée dans les zones tribales et l’ouverture d’un dialogue avec l’Inde. Ni les opérations militaires ni les négociations visant à séparer les insurgés pakistanais des talibans afghans et des réseaux d’Al-Qaida ne furent couronnées de succès. Chefs tribaux et représentants de l’islamisme politique se virent bientôt dépassés par les jeunes chefs de milices fortes de milliers d’hommes, et dénonçant aussi bien l’armée pakistanaise que les drones américains qui, à compter de 2006, commencèrent à bombarder des cibles supposées identifiées, au prix de dommages collatéraux croissants (3).
Quand M. Zardari arrive au pouvoir, la situation est devenue incontrôlable. Côté afghan, les talibans regagnent du terrain en dépit de la présence de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à la tête de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS). Côté pakistanais, les insurgés montent en puissance. Du Waziristan sud à Bajaur, toutes les agences des FATA sont plus ou moins touchées par l’insurrection, qui gagne aussi la vallée de Swat, où les milices du maulana Fazlullah imposent la charia dans les villages. En parallèle, les attentats-suicides dans les villes pakistanaises se développent, faisant près de mille deux cents morts depuis juillet 2007.
Washington, qui n’a lâché M. Moucharraf que tardivement, s’inquiète de voir qu’avec l’appui des Pachtounes du Parti national Awami, au pouvoir à Peshawar, le nouveau gouvernement Gilani cherche à négocier avec les insurgés, sans grand résultat. Les cessez-le-feu semblent favoriser le renforcement de ces derniers. Les commandants américains, qui s’agacent depuis longtemps de l’inefficacité de l’armée pakistanaise, finissent par intervenir le 3 septembre 2008. Un signal de fermeté plutôt risqué. D’autant que la stratégie d’Islamabad s’est déjà infléchie depuis des mois. L’armée marque des points dans la vallée de Swat, et elle est si vigoureusement engagée — aviation comprise — dans l’agence de Bajaur que l’on compte quelque deux cent cinquante mille réfugiés fuyant les combats. En outre, les chefs tribaux fidèles au pouvoir se mettent à lever des milices antitalibans.
En fin de mandat, l’administration Bush a fait sienne, pour partie, la stratégie préconisée par M. Barack Obama, en commençant à retirer des troupes d’Irak pour renforcer les contingents en Afghanistan et en décidant d’opérer au Pakistan si nécessaire. Y a-t-il eu accord secret entre le chef des armées américaines, l’amiral Michael Mullen, et le général Ashfaq Pervez Kayani, à la tête de l’armée pakistanaise ? En tout cas, M. Kayani a protesté contre la violation de la souveraineté nationale, et plusieurs escarmouches opposent, sur la frontière, commandos américains et soldats pakistanais. Devant l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), le 25 septembre, le président Zardari commente : « Violer notre souveraineté nationale n’aide pas à éliminer la menace terroriste. En fait, cela peut l’aggraver (4). »
Face à une opinion publique partagée, et perturbée autant par les attentats que par les opérations de l’armée et les frappes des drones, les autorités pakistanaises veulent montrer que la lutte contre le terrorisme est conduite par le Pakistan, pour le Pakistan, et qu’il ne s’agit en rien d’une guerre américaine.
En ce qui concerne les relations avec l’Inde, M. Zardari entend poursuivre les discussions avec New Delhi. Sa première rencontre avec M. Manmohan Singh, le premier ministre indien, le 24 septembre, a donné lieu à un communiqué prometteur, annonçant la reprise du dialogue, la multiplication des points de passage entre les deux parties du Cachemire et l’intensification des relations bilatérales : un nouveau souffle, alors que les tensions entre hindous et musulmans se sont aggravées depuis l’été au Cachemire indien. Les deux dirigeants ont ainsi mis fin au refroidissement lié à l’attentat du 7 juillet 2008 contre l’ambassade indienne à Kaboul, dans lequel, selon des sources américaines, des éléments de l’ISI auraient été compromis. Toutefois, l’incertitude règne. Sur le statut du Cachemire. Sur la mise au pas de l’ISI, dont le chef, le général Nadeem Taj, a été muté le 30 septembre, un an après sa prise de fonction : simple désaveu ou signe d’une nouvelle ligne moins portée à l’ambiguïté ?
Un changement de paradigme, qui verrait la normalisation des relations avec l’Inde et l’Afghanistan prévaloir sur le vieil impératif de « profondeur stratégique » cher aux militaires, reste toutefois incertain. D’autant qu’une longue pratique de la déstabilisation régionale a conforté l’armée dans ses privilèges comme elle a assuré sa place dans l’appareil d’Etat.
Dans le nouveau contexte dessiné par les négociations qu’ont discrètement engagées des émissaires du président afghan Hamid Karzaï avec les talibans, initiative appuyée par Londres et par des médiateurs saoudiens, il faudra que le président Zardari, en accord avec le général Kayani, clarifie la ligne à suivre sur le front des zones tribales.
Extension d’Al-Qaida
En premier lieu, il y a besoin d’identifier et de différencier les acteurs. Or le 1er septembre, M. Rehman Malik, le conseiller du premier ministre pour les affaires de sécurité, rompait avec la posture habituelle en affirmant que talibans pakistanais, talibans afghans et Al-Qaida étaient étroitement liés, le Tehrik-e-Taliban Pakistan étant défini comme une « extension d’Al-Qaida ». Peut-on, dès lors, négocier avec les talibans pakistanais ? La question dépasse les zones tribales.
L’arrivée, le 31 octobre 2008, du général David Petraeus à la tête du commandement central (CentCom) américain, qui, outre l’Irak, couvre l’Afghanistan et le Pakistan, peut également bousculer la donne, notamment s’il tente de dissocier du réseau Al-Qaida une partie des talibans afghans, comme il a retourné certaines milices sunnites en Irak. Une deuxième série de questions se pose : à quel prix payer de tels ralliements, côté pakistanais ? Islamabad peut-il concéder une islamisation accrue des zones tribales, alors même que la stratégie de modernisation de ces territoires sous statut archaïque appelle à les normaliser ? Pour l’heure, les attentats-suicides, dans les zones tribales ou ailleurs, et les combats entre armée et insurgés font chaque jour des dizaines de victimes, tandis que les drones américains continuent leurs frappes.
Autre défi pour M. Zardari : les problèmes socio-économiques du pays en général et des zones tribales en particulier. Les Etats-Unis ont promis un soutien financier accru. Mais, secoué par la hausse du cours du pétrole brut et par la baisse des investissements étrangers, le Pakistan tente de faire face à une crise de liquidités, à une forte chute de sa monnaie et à la trop grande faiblesse de ses réserves (moins de 5 milliards de dollars). En dépit du contexte de crise mondiale, Islamabad cherche des appuis financiers auprès de pays voisins (Arabie saoudite, Iran, Chine) comme auprès des organisations internationales.
Héritant d’une économie fortement libéralisée sous le régime Moucharraf, M. Zardari a annoncé au Parlement des programmes sociaux, énergétiques et agricoles. Mais il est resté discret sur les financements. La croissance, qui était de 7 % en 2007, devrait baisser de moitié cette année. Sur le front économique aussi, la voie est étroite pour le nouveau président.
Jean-Luc Racine.
Alors qu’il sort de près d’une décennie de pouvoir militaire, le Pakistan doit faire face à une série de périls. Chaque jour, on annonce des morts dans les zones tribales, où les civils sont les victimes de la chasse aux talibans afghans autant que pakistanais. Avec les Etats-Unis, les relations ne sont pas au beau fixe et, sur le plan intérieur, la crise s’étend. Le président Asif Ali Zardari, nouvellement élu, doit naviguer entre les récifs. Toutefois, les discussions sur l’avenir du Cachemire ont repris avec le voisin indien.
Par Jean-Luc Racine
Deux avertissements ont marqué l’arrivée au pouvoir, le 9 septembre, du président pakistanais Asif Ali Zardari. Le 3 septembre, pour la première fois depuis le lancement de la « guerre contre le terrorisme » engagée en Afghanistan en octobre 2001, des commandos américains héliportés ont mené une opération terrestre dans la région du Waziristan sud, une des sept agences des zones tribales sous administration fédérale pakistanaise, les FATA (1). Le 20 septembre, au cœur d’Islamabad, un attentat-suicide laissait plus de cinquante morts dans les ruines de l’hôtel Marriott, point de rencontre de la haute bourgeoisie pakistanaise et des visiteurs étrangers. Cette action spectaculaire s’inscrit dans la série d’attentats lancée après la prise sanglante de la Mosquée rouge d’Islamabad, en juillet 2007. Le jour même de l’élection présidentielle, le 6 septembre, l’un d’entre eux avait fait vingt-cinq morts à Peshawar.
Pris entre les pressions américaines, l’insurrection des zones tribales, la vague terroriste et la puissance de l’armée, le nouveau président civil ne dispose que d’une marge de manœuvre très réduite pour faire face aux trois défis majeurs auxquels le pays est confronté : la stabilisation de la démocratie parlementaire, après tant de régimes militaires ; la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme, qui impose de repenser le paradigme géopolitique sur lequel le Pakistan a fondé de longue date sa politique vis-à-vis de l’Inde et de l’Afghanistan ; le redressement d’une économie en crise.
Dans les mois qui ont suivi l’assassinat de son épouse Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007, M. Zardari a fait preuve d’un remarquable talent de manœuvrier. L’image douteuse de l’ancien joueur de polo, ex-ministre de l’investissement emprisonné pendant dix ans pour corruption sans avoir jamais été formellement condamné, avait poussé le Parti du peuple pakistanais (PPP) à se donner pour président Bilawal, le jeune fils du couple. Toutefois, son père, alors nommé « coprésident », est devenu le vrai patron du PPP, le principal parti du pays après les élections législatives de février 2008 (2).
Une situation incontrôlable
Sans majorité pour autant, M. Zardari a su négocier une alliance avec M. Nawaz Sharif, leader historique de la Ligue musulmane du Pakistan - Nawaz, deuxième force nationale. Il a su agréger à cette coalition le Parti national Awami, vainqueur dans les terres pachtounes de la Province de la frontière du Nord-Ouest, et même le sulfureux mais opportuniste Fazlur Rahman, chef du Jamiat Ulema-e-Islami, connu pour ses liens anciens avec les talibans, mais en rupture avec la coalition islamiste du Muttahidda Majlis-e-Amal « inventée » par les services du général Pervez Moucharraf en 2002.
Ce gouvernement d’union nationale allait-il pouvoir prendre à bras-le-corps les problèmes du pays alors que le président-général décidait de rester en place ? Le réveil de la société civile, marqué par les manifestations répétées contre le limogeage des juges de la Cour suprême en mars 2007, allait-il conforter ce renouveau démocratique ? Jusqu’à présent, une autre ligne a prévalu.
Au sein de son propre camp, M. Zardari a écarté quelques figures de poids pour faire élire M. Youssouf Reza Gilani à la direction du gouvernement et Mme Fehmida Mirza — la première femme à occuper ce poste — à la tête de l’Assemblée nationale. Il a soufflé le chaud et le froid sur le retour des juges limogés, sans rappeler l’ancien président de la Cour suprême Iftikhar Mohammed Chaudhry, connu pour son indépendance d’esprit. Un temps ambigu sur le sort du président Moucharraf, il a finalement joué un double coup. Il s’est allié, de nouveau, à la Ligue musulmane, qui avait quitté le gouvernement pour protester contre l’immobilisme vis-à-vis des juges, afin d’écarter M. Moucharraf ; lequel a préféré démissionner, le 18 août, plutôt que de faire face à une procédure de destitution par le Parlement, voire à une assignation en justice pour violation de la Constitution.
Ensuite, reniant une promesse faite à ses alliés de la Ligue, M. Zardari s’est porté candidat à la présidence, après avoir intelligemment négocié de multiples ralliements : il a été élu par les parlementaires et les assemblées provinciales avec 75 % des suffrages. Reste la question essentielle : fin manœuvrier, M. Zardari peut-il devenir homme d’Etat ?
Pour comprendre les enjeux actuels, il faut se rappeler que, depuis son indépendance et la première guerre du Cachemire en 1947-1948, le Pakistan a toujours cherché à éviter d’être pris en tenaille entre l’Inde et l’Afghanistan, intervenant hors de ses frontières par le biais de francs-tireurs sous contrôle de l’InterServices Intelligence (ISI) — les services secrets. Celui-ci a soutenu les moudjahidins afghans contre les Soviétiques dans les années 1980 (avec l’appui financier des Américains), puis les talibans à compter de 1994, ainsi que les insurgés cachemiris et les djihadistes pakistanais contre la présence indienne au Cachemire dans les années 1990.
Après les attentats du 11 septembre 2001, le général Moucharraf comprit qu’il lui fallait rejoindre la « guerre contre le terrorisme » déclarée par M. George W. Bush. Il le fit non sans ambiguïté. Au Cachemire, les groupes djihadistes furent contenus, mais non démantelés. Au Pakistan même, la répression — sans atteindre M. Oussama Ben Laden — toucha plus les cercles d’Al-Qaida que les talibans afghans ayant trouvé refuge dans les zones tribales pakistanaises ou au Baloutchistan.
Ces demi-mesures suffirent néanmoins, dès la fin 2003, à retourner contre le régime une partie des réseaux islamistes combattants jusque-là instrumentalisés par le pouvoir. La situation s’aggrava rapidement avec l’entrée inédite de l’armée dans les zones tribales et l’ouverture d’un dialogue avec l’Inde. Ni les opérations militaires ni les négociations visant à séparer les insurgés pakistanais des talibans afghans et des réseaux d’Al-Qaida ne furent couronnées de succès. Chefs tribaux et représentants de l’islamisme politique se virent bientôt dépassés par les jeunes chefs de milices fortes de milliers d’hommes, et dénonçant aussi bien l’armée pakistanaise que les drones américains qui, à compter de 2006, commencèrent à bombarder des cibles supposées identifiées, au prix de dommages collatéraux croissants (3).
Quand M. Zardari arrive au pouvoir, la situation est devenue incontrôlable. Côté afghan, les talibans regagnent du terrain en dépit de la présence de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à la tête de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS). Côté pakistanais, les insurgés montent en puissance. Du Waziristan sud à Bajaur, toutes les agences des FATA sont plus ou moins touchées par l’insurrection, qui gagne aussi la vallée de Swat, où les milices du maulana Fazlullah imposent la charia dans les villages. En parallèle, les attentats-suicides dans les villes pakistanaises se développent, faisant près de mille deux cents morts depuis juillet 2007.
Washington, qui n’a lâché M. Moucharraf que tardivement, s’inquiète de voir qu’avec l’appui des Pachtounes du Parti national Awami, au pouvoir à Peshawar, le nouveau gouvernement Gilani cherche à négocier avec les insurgés, sans grand résultat. Les cessez-le-feu semblent favoriser le renforcement de ces derniers. Les commandants américains, qui s’agacent depuis longtemps de l’inefficacité de l’armée pakistanaise, finissent par intervenir le 3 septembre 2008. Un signal de fermeté plutôt risqué. D’autant que la stratégie d’Islamabad s’est déjà infléchie depuis des mois. L’armée marque des points dans la vallée de Swat, et elle est si vigoureusement engagée — aviation comprise — dans l’agence de Bajaur que l’on compte quelque deux cent cinquante mille réfugiés fuyant les combats. En outre, les chefs tribaux fidèles au pouvoir se mettent à lever des milices antitalibans.
En fin de mandat, l’administration Bush a fait sienne, pour partie, la stratégie préconisée par M. Barack Obama, en commençant à retirer des troupes d’Irak pour renforcer les contingents en Afghanistan et en décidant d’opérer au Pakistan si nécessaire. Y a-t-il eu accord secret entre le chef des armées américaines, l’amiral Michael Mullen, et le général Ashfaq Pervez Kayani, à la tête de l’armée pakistanaise ? En tout cas, M. Kayani a protesté contre la violation de la souveraineté nationale, et plusieurs escarmouches opposent, sur la frontière, commandos américains et soldats pakistanais. Devant l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), le 25 septembre, le président Zardari commente : « Violer notre souveraineté nationale n’aide pas à éliminer la menace terroriste. En fait, cela peut l’aggraver (4). »
Face à une opinion publique partagée, et perturbée autant par les attentats que par les opérations de l’armée et les frappes des drones, les autorités pakistanaises veulent montrer que la lutte contre le terrorisme est conduite par le Pakistan, pour le Pakistan, et qu’il ne s’agit en rien d’une guerre américaine.
En ce qui concerne les relations avec l’Inde, M. Zardari entend poursuivre les discussions avec New Delhi. Sa première rencontre avec M. Manmohan Singh, le premier ministre indien, le 24 septembre, a donné lieu à un communiqué prometteur, annonçant la reprise du dialogue, la multiplication des points de passage entre les deux parties du Cachemire et l’intensification des relations bilatérales : un nouveau souffle, alors que les tensions entre hindous et musulmans se sont aggravées depuis l’été au Cachemire indien. Les deux dirigeants ont ainsi mis fin au refroidissement lié à l’attentat du 7 juillet 2008 contre l’ambassade indienne à Kaboul, dans lequel, selon des sources américaines, des éléments de l’ISI auraient été compromis. Toutefois, l’incertitude règne. Sur le statut du Cachemire. Sur la mise au pas de l’ISI, dont le chef, le général Nadeem Taj, a été muté le 30 septembre, un an après sa prise de fonction : simple désaveu ou signe d’une nouvelle ligne moins portée à l’ambiguïté ?
Un changement de paradigme, qui verrait la normalisation des relations avec l’Inde et l’Afghanistan prévaloir sur le vieil impératif de « profondeur stratégique » cher aux militaires, reste toutefois incertain. D’autant qu’une longue pratique de la déstabilisation régionale a conforté l’armée dans ses privilèges comme elle a assuré sa place dans l’appareil d’Etat.
Dans le nouveau contexte dessiné par les négociations qu’ont discrètement engagées des émissaires du président afghan Hamid Karzaï avec les talibans, initiative appuyée par Londres et par des médiateurs saoudiens, il faudra que le président Zardari, en accord avec le général Kayani, clarifie la ligne à suivre sur le front des zones tribales.
Extension d’Al-Qaida
En premier lieu, il y a besoin d’identifier et de différencier les acteurs. Or le 1er septembre, M. Rehman Malik, le conseiller du premier ministre pour les affaires de sécurité, rompait avec la posture habituelle en affirmant que talibans pakistanais, talibans afghans et Al-Qaida étaient étroitement liés, le Tehrik-e-Taliban Pakistan étant défini comme une « extension d’Al-Qaida ». Peut-on, dès lors, négocier avec les talibans pakistanais ? La question dépasse les zones tribales.
L’arrivée, le 31 octobre 2008, du général David Petraeus à la tête du commandement central (CentCom) américain, qui, outre l’Irak, couvre l’Afghanistan et le Pakistan, peut également bousculer la donne, notamment s’il tente de dissocier du réseau Al-Qaida une partie des talibans afghans, comme il a retourné certaines milices sunnites en Irak. Une deuxième série de questions se pose : à quel prix payer de tels ralliements, côté pakistanais ? Islamabad peut-il concéder une islamisation accrue des zones tribales, alors même que la stratégie de modernisation de ces territoires sous statut archaïque appelle à les normaliser ? Pour l’heure, les attentats-suicides, dans les zones tribales ou ailleurs, et les combats entre armée et insurgés font chaque jour des dizaines de victimes, tandis que les drones américains continuent leurs frappes.
Autre défi pour M. Zardari : les problèmes socio-économiques du pays en général et des zones tribales en particulier. Les Etats-Unis ont promis un soutien financier accru. Mais, secoué par la hausse du cours du pétrole brut et par la baisse des investissements étrangers, le Pakistan tente de faire face à une crise de liquidités, à une forte chute de sa monnaie et à la trop grande faiblesse de ses réserves (moins de 5 milliards de dollars). En dépit du contexte de crise mondiale, Islamabad cherche des appuis financiers auprès de pays voisins (Arabie saoudite, Iran, Chine) comme auprès des organisations internationales.
Héritant d’une économie fortement libéralisée sous le régime Moucharraf, M. Zardari a annoncé au Parlement des programmes sociaux, énergétiques et agricoles. Mais il est resté discret sur les financements. La croissance, qui était de 7 % en 2007, devrait baisser de moitié cette année. Sur le front économique aussi, la voie est étroite pour le nouveau président.
Jean-Luc Racine.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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Re: l islam en Asie
Bonjour ali,ali686 a écrit :Bonjour Alia ,
Je vais régulièrement en Indonésie , à Bali et Java en grande partie .
Bali ayant conservé son Hindouisme et Java a complètement assimilé l'islam mais un Islam très particulier il est vrai .
Mon frère a échappé de très peu à l'attentat de 2002 en plein centre de Kuta (quartier tres tres animé de Bali)..;moi même en sa compagnie en 2005 étions sur place lors du 2eme attentat (j'avais été interviewé par un journaliste de TF1 sur place et passé au JT de 20heures )...
A java , il y a un espèce de fantasme ambiant à cause de la fameuse mosquée restée debout ( parceque construite avec les normes les plus sévères contrairement à tous les autres édifices dont les budgets sont rognés par les classes gouvernantes ) alors que toutes les maisons autour avaient été rasées par le tsunami.
Des copies de cette mosquée commencent à fleurir partout à Java ...miracle oblige ...
J'ai également beaucoup d'échos sur place de la situation à Banda Aceh où l'on essaie de réimposer la sharia après le Tsunami qui a secoué la région en 2004..Tsunami que les Islamistes attribuent à la colère d'Allah pour la perversité grandissante dans la région ( Zina et Marijuana )...
Je me rends aussi régulièrement en Thailande et Singapore , singapore où je penses m'installer dès que j'aurai mis un terme à mes affaires en Belgique ...je voue une admiration grandissante pour l'Asie , l'indonésie en particulier et Singapore pour l'immense sagesse et ouverture d'esprit que je ressens là bas ...on peut y rencontrer des douaniers SIKS , être ensuite pris en charge par une policière voilée pou aller ensuite se balader dans les quartiers LITTLE INDIA et quartier Arabe , sans parler de la communauté chinoise regroupée à China town .
Je n'ai jamais eu l'occasion de visiter le Viet-nam mais cela ne saurait tarder ...
Merci pour le témoignage de tes expériences. Je suis belge moi aussi
Personnellement, je n'ai jamais rencontré des musulmans au Viêt Nam, mais il y en a sûrement parmi les minorités ethniques, surtout au sud. Je compte dans le futur pouvoir y retourner, et pourquoi pas visiter toute l'Asie.
Amicalement,
Alia
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
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caius
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Re: l islam en Asie
Bonjour,
Les livres du grand écrivain V.S. NAIPAUL : "Crépuscule sur l'Islam" et "Jusqu'au bout de la foi" donnent un très intéressant aperçu de l'influence de l'Islam sur les quatre plus importants pays musulmans non arabes : l’Indonésie, l’Iran, le Pakistan et la Malaisie.
Un extrait sur le PAKISTAN :
" ...[...] Les Moghols avaient bâti des forts, des palais, des mosquées et des tombaux ; les Anglais, les bâtiments publics pendant la seconde moitié du XIXème siècle. Lahore était riche en monuments des deux périodes. Ironiquement, pour un pays qui parlait tant d’identité islamique et se prétendait même l’héritier de la puissance moghole, c’étaient les monuments moghols qui tombaient en ruines : le fort, la mosquée de Chah Jahan, les jardins de Shalimar, les tombeaux de l’Empereur Jahangir et de son épouse Nour Jahan. Comme si on laissait se déliter deux VERSAILLES, à tout le moins. C’était dû en partie à un manque général d’éducation, à l’idée ancienne que ce qui n’avait plus d’utilité n’exigeait plus de soins. S’y ajoutait aussi l’attitude du converti à l’Islam envers le lieu où il vit. Son pays n’a aucune importance religieuse ou historique ; ses reliques n’ont aucune valeur. Seuls sont sacrés les sables de l’Arabie. [....]..
"Jusqu’au bout de la Foi" - V.S. NAIPAUL - 10/18
Les livres du grand écrivain V.S. NAIPAUL : "Crépuscule sur l'Islam" et "Jusqu'au bout de la foi" donnent un très intéressant aperçu de l'influence de l'Islam sur les quatre plus importants pays musulmans non arabes : l’Indonésie, l’Iran, le Pakistan et la Malaisie.
Un extrait sur le PAKISTAN :
" ...[...] Les Moghols avaient bâti des forts, des palais, des mosquées et des tombaux ; les Anglais, les bâtiments publics pendant la seconde moitié du XIXème siècle. Lahore était riche en monuments des deux périodes. Ironiquement, pour un pays qui parlait tant d’identité islamique et se prétendait même l’héritier de la puissance moghole, c’étaient les monuments moghols qui tombaient en ruines : le fort, la mosquée de Chah Jahan, les jardins de Shalimar, les tombeaux de l’Empereur Jahangir et de son épouse Nour Jahan. Comme si on laissait se déliter deux VERSAILLES, à tout le moins. C’était dû en partie à un manque général d’éducation, à l’idée ancienne que ce qui n’avait plus d’utilité n’exigeait plus de soins. S’y ajoutait aussi l’attitude du converti à l’Islam envers le lieu où il vit. Son pays n’a aucune importance religieuse ou historique ; ses reliques n’ont aucune valeur. Seuls sont sacrés les sables de l’Arabie. [....]..
"Jusqu’au bout de la Foi" - V.S. NAIPAUL - 10/18
- Georges
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Re: l islam en Asie
En Iran aussi ,les plus éclairés datent la décadence de la Perse à partir de l' invasion Arabe du VII siécle
et certains sont franchement racistes à l' égard des Arabes qu'ils qualifient de va-nu-pieds, de mangeurs de sauterelles
et de buveurs de lait de chamelle.
et certains sont franchement racistes à l' égard des Arabes qu'ils qualifient de va-nu-pieds, de mangeurs de sauterelles
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Re: l islam en Asie
http://www.ledevoir.com/2009/07/06

a Chine musulmane en crise
Une flambée de violence touche le Xinjiang
Photo: Agence France-Presse
Pékin -- Une flambée de violence a fait trois morts, Chinois de souche, et plus de 20 blessés hier à Urumqi, capitale du Xinjiang, une région à population majoritairement musulmane du nord-ouest de la Chine, a annoncé l'agence Chine Nouvelle.
Ces troubles sont les plus graves depuis plus d'un an au Xinjiang qui, aux confins de l'Asie centrale, compte environ 8,3 millions de Ouïghours, dont certains dénoncent la répression politique et religieuse menée par la Chine sous couvert de lutte contre le terrorisme.
«Trois personnes ordinaires de l'ethnie han ont été tuées», a annoncé l'agence officielle, citant des sources du gouvernement de la Région autonome du Xinjiang. Plus de vingt autres personnes ont été blessées et de nombreux véhicules ont été incendiés, a ajouté Chine Nouvelle dans la nuit d'hier à aujourd'hui.

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Photo: Agence France-Presse
Pékin -- Une flambée de violence a fait trois morts, Chinois de souche, et plus de 20 blessés hier à Urumqi, capitale du Xinjiang, une région à population majoritairement musulmane du nord-ouest de la Chine, a annoncé l'agence Chine Nouvelle.
Ces troubles sont les plus graves depuis plus d'un an au Xinjiang qui, aux confins de l'Asie centrale, compte environ 8,3 millions de Ouïghours, dont certains dénoncent la répression politique et religieuse menée par la Chine sous couvert de lutte contre le terrorisme.
«Trois personnes ordinaires de l'ethnie han ont été tuées», a annoncé l'agence officielle, citant des sources du gouvernement de la Région autonome du Xinjiang. Plus de vingt autres personnes ont été blessées et de nombreux véhicules ont été incendiés, a ajouté Chine Nouvelle dans la nuit d'hier à aujourd'hui.
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"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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Re: l islam en Asie
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