pour ceux qui ont froid ------------------------------------

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tfou-3likom
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pour ceux qui ont froid ------------------------------------

Message non lu par tfou-3likom »

pour ceux qui ont froid et qui veulent se rechauffer . ils n' ont qu ' a suivre l' exemple de david "


1 Kings 1
1 Le roi David était vieux, avancé en âge; on le couvrait de vêtements, et il ne pouvait se réchauffer. 2 Ses serviteurs lui dirent: Que l'on cherche pour mon seigneur le roi une jeune fille vierge; qu'elle se tienne devant le roi, qu'elle le soigne, et qu'elle couche dans ton sein; et mon seigneur le roi se réchauffera.



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yacoub
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Re: pour ceux qui ont froid ------------------------------------

Message non lu par yacoub »

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Raf
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Re: pour ceux qui ont froid ------------------------------------

Message non lu par Raf »

Puisque le spam Vidéo de Yacoub est légal dans ce forum, je vais m'y mettre aussi - avce des textes de fond autrement plus intéressants :

« Le passé, c’est encore le présent »

Sabra et Chatila, retour sur un massacre

Dans les territoires de Cisjordanie et de Gaza, l’armée israélienne poursuit sa politique d’occupation, de blocus des villes, de destruction des institutions civiles, de chasse aux militants, d’assassinats ciblés. Pour la première fois, elle a reconnu qu’elle utilisait des « boucliers humains » dans ses opérations, un crime de guerre selon les conventions internationales. C’est un long calvaire qui se poursuit ainsi. Le massacre de Sabra et Chatila perpétré il y a vingt ans, en septembre 1982, qui vit l’assassinat de centaines de civils dans les camps du Liban par les milices libanaises de droite, sous l’œil complice des soldats israéliens, est vécu par les Palestiniens comme une étape supplémentaire dans une histoire ponctuée de massacres et d’exactions, de Deir Yassine à l’opération « Rempart », en passant par Qibya. Pour eux, le passé, c’est encore le présent.

Par Pierre Péan

Image

Vingt ans après, les mots des livres réouverts (1), comme les paroles recueillies auprès des survivants dans ce qui reste des camps de Sabra et Chatila dégoulinent de sang. Le temps n’a rien lavé. Tout au long de mon enquête, j’ai été tétanisé par ces récits qui charrient, enchevêtrés, enfants égorgés ou empalés, ventres de femmes ouverts avec leurs foetus, têtes et membres coupés à la hache, monceaux de cadavres... Jusqu’à la nausée.

Je ne suis pas entré dans ce qui reste des camps de Sabra et Chatila par la porte principale, mais par un quartier insalubre, en périphérie, dans lequel vivent les nouveaux arrivants, notamment d’Asie. Je débouche sur la « grande rue » qui reliait l’hôpital Gaza - aujourd’hui disparu - à l’entrée principale située près de l’ambassade du Koweït, au luxe aussi incongru que celui de la nouvelle Cité sportive toute proche, où étaient regroupés et interrogés les adultes palestiniens et libanais ayant échappé au massacre. Les gens s’y faufilent entre les boutiques, les étals de marchands de fruits, de CD, de produits neufs et usagés, entre les voitures et les scooters...

Comment choisir entre tous les témoins directs ou indirects des massacres qui, sans hausser la voix, font revivre pour moi les scènes d’horreur de la mi-septembre 1982 ?

Mme Oum Chawki, 52 ans, a perdu dix-sept personnes de sa famille, dont un fils de 12 ans et son mari. Elle habitait dans le quartier de Bir Hassan, près de l’ambassade du Koweït. Après les massacres, elle s’est installée, avec ses douze enfants restants, dans la rue principale de Chatila. Elle vit au quatrième étage d’un bâtiment construit selon des règles d’architecture approximatives. L’intérieur est propre, des bouquets de fleurs artificielles complètent les couleurs des fauteuils et des reproductions collées ou accrochées au mur - Al Qods (Jérusalem) et le drapeau du Hamas. Même si elle n’appartient pas à cette organisation : « Je n’adhère à rien. Je ne m’engagerai que lorsque je serais sûre du résultat. » Et ses enfants ? « Je ne veux pas qu’ils se sacrifient pour rien, mais le jour où je serai sûre d’assouvir ma vengeance, je les encouragerai et je serai avec eux... »

Chaque jour et chaque nuit, elle revoit les images de cadavres, de gens mutilés, de son fils et de son mari qu’elle n’a jamais revus et dont elle ne sait rien. Les couleurs du salon n’arrivent pas à atténuer le noir de sa robe, de ses cheveux et de ses yeux. Mme Oum Chawki ne sourit pas et s’enflamme sans élever la voix quand elle revit la deuxième tragédie de sa famille (la première ayant été le départ en 1948 de Tarshiha, un village près de Haïfa).

- On a frappé à la porte de la maison. Quelqu’un a dit : « Nous sommes libanais, nous venons faire une perquisition pour chercher des armes... » Mon mari a ouvert la porte, pas spécialement inquiet, car il n’appartenait à aucune organisation combattante. Il travaillait au club de golf, près de l’aéroport.

Mme Chawki parle ensuite des trois soldats israéliens et d’un militaire des Forces libanaises, les milices chrétiennes de droite, qui sont entrés dans la maison, ont pris les bracelets de sa fille et arraché ses boucles d’oreille - elle montre le lobe déchiré d’une de ses oreilles - et les ont frappés.

Elle est certaine que ces soldats venaient d’Israël.

- Leurs uniformes étaient différents de ceux des Forces libanaises et ils ne parlaient pas en arabe. Je ne sais pas si c’était de l’hébreu, mais je suis sûre que c’étaient des Israéliens.

Ce n’est pas impossible, car le quartier de Bir Hassan, hors du périmètre des camps, était occupé par l’armée israélienne. Comme d’autres familles palestiniennes, celle d’Oum Chawki avait été transportée à l’intérieur des camps.

- On nous a fait monter dans une camionnette, qui a roulé vers l’entrée du camp de Chatila. Les militaires ont séparé les hommes des femmes et des enfants. Le Libanais a pris les papiers de trois de nos cousins avant de les abattre devant nous. Mon mari, mon fils et d’autres cousins ont été emmenés par les Israéliens.

Les femmes et les enfants sont partis à pied vers la Cité sportive. Sur le bord de la route, des femmes criaient, pleuraient, affirmant que tous les hommes avaient été tués... Le soir, dans la pagaille, Mme Chawki s’est enfuie avec ses enfants vers le quartier de la caserne El Hélou. Au petit matin, elle a laissé ses enfants dans une école avant de repartir à pied vers la Cité sportive pour s’enquérir du sort de son mari et de son fils. Elle n’a pas pu parler à l’un des officiers israéliens présents. Elle a entendu des ordres donnés en arabe pour que les hommes fassent tamponner leurs cartes d’identité, et vu un camion israélien plein d’adultes et de jeunes gens. Une femme en sanglots, qui a perdu toute sa famille, lui a montré l’endroit où étaient déversés les cadavres. Les deux femmes ont alors marché vers le quartier d’Orsal et enjambé des morts libanais, syriens et palestiniens. Mme Chawki dit en avoir vu des centaines. C’est effectivement le quartier d’Orsal qui a compté le plus de victimes.

- Ils étaient méconnaissables. Visages déformés, gonflés... J’ai vu vingt-huit corps d’une même famille libanaise, dont deux femmes éventrées... J’essayais de repérer les vêtements de mon fils et de mon mari. J’ai cherché toute la journée. Je suis revenue encore le lendemain... Je n’ai reconnu aucun cadavre de gens de Bir Hassan.

Mme Chawki a vu des soldats libanais creuser des fosses pour y pousser les cadavres... Elle n’a jamais retrouvé ceux de son mari et de son fils. Elle aborde plus difficilement le cas de sa fille qui a été violée...

- Je pense à tout cela nuit et jour. J’ai élevé seule mes enfants... J’ai été obligée de mendier. Je n’oublierai jamais. Je veux venger tout cela. Mon cœur est comme la couleur de ma robe. Je transmettrai ce que j’ai vu à mes enfants, à mes petits-enfants...

Sous les injures
Après avoir circulé dans un incroyable dédale de toutes petites ruelles, où pendent partout des fils électriques, où courent au sol des canalisations d’eau, j’arrive enfin dans un local de trois ou quatre bureaux. Dans l’un d’eux, tout au fond, Mme Siham Balkis, présidente de l’Association du retour, est assise, droite, derrière un petit bureau. Egalement assis autour de la pièce, un responsable palestinien et deux autres survivants. Mme Balkis, la quarantaine, est une militante engagée et déterminée. Sa famille est originaire de Kabé, dans la province d’Akka, en Israël. Elle commence son récit recto tono.

- Le massacre a commencé le jeudi soir vers 17 h 30. Nous n’y avons pas cru... Nous sommes restés à l’intérieur de notre maison jusqu’au samedi matin et n’avons pas su grand-chose, sinon que, jeudi et vendredi, un petit groupe de Palestiniens et de Libanais ont essayé de se défendre, mais ils n’étaient pas assez nombreux et n’avaient pas assez de munitions. Nous avons vu, la nuit, des fusées éclairantes et entendu des coups de feu. Nous croyions que les Israéliens voulaient seulement s’en prendre aux combattants et trouver leurs armes... Quand tout est redevenu calme, le samedi matin, nous sommes montés sur le balcon et avons aperçu un groupe des Forces libanaises (FL) accompagné d’un officier israélien. Les Libanais nous ont crié de sortir. Ce que nous avons fait, sous les injures. L’Israélien avait un talkie-walkie. Un des Libanais le lui a pris et a dit : « Nous sommes arrivés à la fin de la zone cible. »

Mme Balkis est sûre qu’il s’agissait d’un Israélien car, dit-elle, il avait un badge en hébreu et n’avait pas un visage d’arabe. Il parlait avec les Libanais en français.

Avec d’autres elle a été emmenée vers l’hôpital Gaza. Leurs accompagnateurs ont rassemblé les médecins étrangers et les gens qui s’étaient abrités dans et autour de l’hôpital.

- Ils ont tué une dizaine de combattants. Ils ont repéré un jeune Palestinien qui avait revêtu une blouse blanche au milieu des médecins et infirmiers et ils l’ont tué. Quand tout le monde a été rassemblé - des centaines de personnes -, nous sommes partis vers l’ambassade du Koweït. Il y avait beaucoup de cadavres dans les rues. Des jeunes filles avec les poings liés. Des maisons détruites. Des chars, probablement israéliens. Les restes d’un bébé incrustés dans les chenilles de l’un d’entre eux. Avant d’arriver à la Cité sportive, les hommes ont été séparés. Des militaires demandaient aux jeunes gens de ramper. Ceux qui rampaient bien étaient considérés comme des combattants et abattus par des militaires des Forces libanaises. Les autres recevaient des coups de pied... J’ai vu Saad Haddad (2) avec d’autres devant l’ambassade du Koweït. Puis, en arrivant près de la Cité sportive, un grand nombre de soldats israéliens. Un colonel israélien a dit que les femmes et les enfants pouvaient rentrer chez eux. Plus tard, j’ai aperçu mon frère monter dans une Jeep alors que d’autres montaient dans des camions. J’ai couru vers lui. En vain. J’ai entendu un officier dire en arabe : « On va vous livrer aux FL. Ils sauront mieux vous faire parler que nous. »

Tous les témoins racontent grosso modo les mêmes histoires, les mêmes horreurs. J’ai ainsi rencontré Mme Kemla Mhanna, une épicière libanaise du quartier Orsal :

- Tous les gens de notre quartier qui sont restés ont été assassinés. En majorité des Libanais. Quand je suis revenue, un monceau de corps étaient empilés. A côté de chez moi, un Palestinien était accroché à un croc de boucher, découpé en deux comme un mouton. J’ai vu comment, dans la grande fosse, on a déposé une première couche de cadavres sur laquelle on a étalé du sable, puis on a remis une couche de cadavres et ainsi de suite... J’ai vu aussi un autre Libanais du quartier Orsal, Hamad Chamas, un des rares survivants du massacre de ce quartier. Il était dans un abri quand sont arrivés deux Israéliens dans une Jeep et sept ou huit soldats. Je suis sûre que ces soldats étaient israéliens car il portaient des uniformes israéliens et ne parlaient pas un arabe correct. Les soldats nous ont demandé de sortir de l’abri en nous injuriant. Ils m’ont donné l’ordre de déposer l’enfant que j’avais dans les bras et de me mettre en rang avec les autres. L’un d’entre eux, qui parlait bien arabe, a fouillé tout le monde et a pris l’argent d’un des hommes, puis ils ont tous tiré sur nous. J’étais seulement blessée à la tête et à la cuisse, sous une pile de cadavres. Il y a eu vingt-trois morts... Je me suis cachée dans un abri toute la nuit. Au petit matin, il y avait une forte odeur de cadavres partout.

La loi de la mémoire

Rien de nouveau dans ces témoignages. Ils ressemblent à ceux que Mme Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine en France, une des premières à visiter les camps après les massacres, a recueillis seule ou avec Jean Genet. Ils sont - aux accidents de la mémoire près - également conformes à ceux des membres (anglais, norvégiens, suédois, finlandais, allemands, irlandais et américains) de l’équipe médicale de l’hôpital Gaza et à ceux qu’ont enregistrés de nombreux journalistes après les massacres.

Elias Khoury, écrivain libanais et homme de théâtre renommé (3), raconte avec passion le combat impossible pour la mémoire du peuple palestinien en général et pour les massacres de Sabra et Chatila en particulier.

- La loi de la mémoire ne fonctionne pas chez les Palestiniens, car les massacres continuent : Deir Yassine, Qibya (4), Sabra et Chatila, et aujourd’hui Jénine. Il leur est impossible de regarder le passé puisque le passé, c’est encore le présent. Ils sont depuis 1948 dans un mécanisme infernal... Les Palestiniens sont victimes de l’instrumentalisation de la Shoah par le gouvernement israélien. Les normes éthiques s’arrêtent aux frontières d’Israël. Dans ce contexte, l’idée même de la tragédie de Sabra et Chatila devient marginale...

D’autant qu’au Liban la question est taboue : le premier accusé était Elie Hobeika (5), qui a été ministre du gouvernement...

- Les criminels ont pris le pouvoir après la guerre, poursuit Elias Khoury. De plus, les Palestiniens sont devenus les boucs émissaires de la guerre au Liban et ils sont régis dans ce pays par des lois qui n’ont rien à envier à celles de Vichy à l’égard des juifs. Même les chiffres de morts et de disparus demeurent dans le plus grand flou. Ils varient, selon les estimations, de 500 à 5 000. Une historienne, Mme Bayan Hout, essaie depuis vingt ans de combler cette lacune. Née à Jérusalem, où elle a vécu jusqu’à l’âge de 9 ans, professeure à l’université de Beyrouth, cette Libanaise a fait un travail de fourmi auprès des familles des victimes et disparus, analysé des centaines de questionnaires, croisé les listes des organisations humanitaires, de la Croix-Rouge, essayé de retrouver tous les cimetières... Elle est maintenant sûre de ses chiffres : 906 tués de 12 nationalités, dont la moitié de Palestiniens... et 484 disparus, dont 100 ont été sûrement enlevés. Soit un chiffre global de 1 490 victimes identifiées.

Ces massacres et ces disparitions s’inscrivent dans le contexte de la guerre lancée par le gouvernement israélien le 6 juin 1982 pour obtenir la neutralisation de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). L’invasion du Liban a coûté la vie à plus de 12 000 civils, fait quelque 30 000 blessés et a laissé 200 000 personnes sans abri.

Mi-juin 1982, les Israéliens ont commencé le siège de Beyrouth et encerclé les 15 000 combattants de l’OLP et de ses alliés libanais et syriens. Le président des Etats-Unis, M. Ronald Reagan, a envoyé, début juillet, M. Philip Habib - assisté de M. Morris Draper - pour résoudre cette crise risquant d’embraser le Proche-Orient et de menacer les intérêts américains. Il s’avère rapidement que le règlement de la crise passe par le départ des combattants palestiniens et de M. Yasser Arafat de Beyrouth. Ce dernier est bientôt convaincu qu’il n’a pas d’autre solution.

Les négociations vont être compliquées parce que les Israéliens et les Américains ne veulent pas discuter directement avec les Palestiniens (6) : Elias Sarkis, le président chrétien du Liban, et son premier ministre sunnite, Chafiq Wazzan, vont servir d’intermédiaires. Parce que les Israéliens vont poursuivre une pression militaire brutale et exiger de M. Arafat une reddition totale et honteuse.

Celui-ci multiplie les offres et cherche à obtenir des garanties de sécurité pour les familles palestiniennes qui resteront au Liban. Il craint les exactions des soldats israéliens ou de leurs alliés phalangistes. Pour M. Arafat, ces garanties ne peuvent être qu’américaines et internationales.

M. Habib obtient finalement l’assurance du premier ministre israélien que ses soldats n’entreront pas dans Beyrouth-Ouest et ne s’attaqueront pas aux Palestiniens des camps ; l’assurance du futur président libanais, Béchir Gemayel, que les phalangistes ne bougeront pas ; l’assurance du Pentagone que les marines seront les garants ultimes de ces engagements. Fort de ces promesses, le représentant de M. Reagan s’engage par écrit sur la sécurité des civils. Deux lettres sont ainsi adressées au premier ministre libanais. Cet engagement américain se retrouvera dans la quatrième clause de l’accord du départ de l’OLP, publié par les Etats-Unis le 20 août, c’est-à-dire à la veille de l’embarquement des premiers combattants palestiniens (7).

Pourtant, M. Arafat est de plus en plus inquiet du sort des civils palestiniens. M. Habib (8) entreprend une nouvelle démarche auprès de Béchir Gemayel, qui renouvelle ses promesses. Il insiste sur le rôle de la force multinationale composée de 800 Français, 500 Italiens et 800 Américains. Le premier contingent - français - arrive le 21 août et doit assurer l’évacuation et la collecte des armes. Cette force doit rester une trentaine de jours, empêcher tout dérapage et protéger les familles palestiniennes. Finalement, M. Arafat accepte de quitter Beyrouth...

Mais personne ne respectera sa parole. A commencer par le gouvernement américain. M. Caspar Weinberger, secrétaire à la défense, donnera l’ordre à ses marines de quitter le Liban alors même que les milices chrétiennes prennent position, le 3 septembre, dans le quartier Bir Hassan, en bordure des camps de Sabra et Chatila. Le départ des Américains entraîne automatiquement celui des Français et des Italiens. Le 10 septembre, le dernier soldat est parti de Beyrouth, alors que M. Habib avait fondé son plan sur une évacuation entre le 21 et le 26 septembre.

Le 14 septembre, Bechir Gemayel, le nouveau président libanais porté au pouvoir par les Israéliens, est assassiné. M. Ariel Sharon prend ce prétexte pour envahir Beyrouth-Ouest, pour cerner les camps de Sabra et Chatila et encourager les milices libanaises à les nettoyer.

Une « responsabilité personnelle »
A ce jour, une seule enquête officielle a été menée, celle de la commission israélienne dirigée par Itzhak Kahane, le chef de la Cour suprême, rendue publique en février 1983. Elle charge les phalangistes et, dans une moindre mesure, M. Ariel Sharon. Le rapport parle d’abord d’une grave erreur de celui-ci, qui n’a « pris aucune mesure pour surveiller et empêcher les massacres ». Il se dit « perplexe » sur l’attitude de M. Sharon qui n’a pas prévenu Menahem Begin de sa décision de faire entrer les phalangistes dans les camps. Pour finir, il lui reconnaît la « responsabilité de n’avoir pas ordonné que les mesures adéquates soient prises pour empêcher d’éventuels massacres ». M. Sharon porte une « responsabilité personnelle » et « doit en tirer les conclusions personnelles ».

Les journaux israéliens ont publié - en 1994 notamment - de nombreux articles confirmant et amplifiant ces conclusions. Ainsi, Amir Oren, à partir de documents officiels, a, dans Davar du 1er juillet 1994, affirmé que les massacres faisaient partie d’un plan décidé entre M. Ariel Sharon et Béchir Gemayel, qui utilisèrent les services secrets israéliens, dirigés alors par Abraham Shalom, qui avait reçu l’ordre d’exterminer tous les terroristes. Les milices libanaises n’étaient rien moins que des agents dans la ligne de commandement qui conduisait, via les services, aux autorités israéliennes.

L’émission « Panorama », intitulée L’Accusé, qui est passée sur la BBC le 17 juin 2001, a fait progresser la connaissance, notamment grâce au témoignage, difficilement contestable, de M. Morris Draper, l’assistant de M. Habib. Au rappel des affirmations de M. Sharon qu’il ne pouvait prévoir ce qui est arrivé dans les camps, M.Draper s’est contenté de faire un bref commentaire : « Complètement absurde. » Il a raconté sa rencontre, à Tel-Aviv, au ministère de la défense, avec MM. Sharon et Yaron, son chef d’état-major, le jeudi, alors que les Israéliens étaient déjà entrés dans Beyrouth-Ouest malgré leur promesse. M. Amos Yaron a justifié cette décision par la volonté d’empêcher les phalangistes de se retourner contre les Palestiniens après l’assassinat du président Béchir Gemayel. « Notre groupe d’une vingtaine de personnes resta silencieux. Ce fut un moment dramatique. » Précisant que les Etats-Unis avaient refusé la proposition israélienne de déployer les phalangistes dans Beyrouth-Ouest « parce que nous savions que ce serait un massacre si ces gens-là entraient », il ajoute : « Il ne fait aucun doute que Sharon est responsable [des massacres] ; c’est le cas même si d’autres Israéliens doivent partager cette responsabilité. »

L’ancien diplomate américain n’a pas été interrogé sur les responsabilités américaines ni sur celles de l’Italie et de la France, qui ont retiré leurs soldats après le départ des marines...

Vingt ans après, les familles des victimes et des disparus des camps de Sabra et Chatila ont droit à la vérité. Pour pouvoir faire enfin le deuil. Cela ne concerne pas que les familles. Tout le monde a le droit de savoir pourquoi, comment et qui a organisé et exécuté des actes d’une telle sauvagerie.

Pierre Péan.
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lorie
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Re: pour ceux qui ont froid ------------------------------------

Message non lu par lorie »

Puisque tu veux parler de Sabra et Chatila .. alors nous allons aussi nous rappeler ce que tes chers amis palestiniens ont fait à Damour au Liban ..

Massacre tout aussi horrible que tu ne cites jamais, cher raf, parce qu'il ne faudrait pas que les palestiniens passent aussi pour des criminels !!





Les Massacres et la Destruction de Damour ou l’Oradour sur Glanes libanais



Damour se situe au bord de l’autoroute reliant Beyrouth à Sidon à environ 20 kms au sud de la capitale sur les collines de la montagne libanaise. De l’autre côté de la route se trouve une mince bande côtière qui est bordée par la mer. C’était une ville de25.000 habitants, avec 5 églises, 3 chapelles, 7 écoles privées et publiques, et un hôpital public dans lequel les musulmans des villages environnants et les chrétiens étaient admis à la charge de la municipalité.

Le 9 janvier 1976, 3 jours après l’Épiphanie, le prêtre de Damour, le père Mansour Labaky, bénissait comme le veut la tradition maronite les maisons des fidèles. Alors qu’il se tenait sur le pas de la porte d’une maison faisant face au village voisin musulman de Harat Na’ami, une balle effleura son oreille et toucha la maison. Soudain, il entendit une succession de tirs de mitraillettes. Il se réfugia dans la maison et appris que la ville était assiégée. Plus tard, il connut qui avait mené l’offensive et leur nombre. Les forces assiégeantes étaient celles de la Sa’iqa avec 16,000 palestiniens, syriens ainsi que des unités des Mourabitoun, quelques quinzaines de membres de milices avec l’appui des mercenaires iraniens, afghans, pakistanais et un contingent de libyens.



Le père Labaky téléphona immédiatement au Sheikh musulman responsable du district lui demandant, en tant que leader politique, ce qu’il pourrait faire afin d’aider les habitants de la ville. Il répondit “Je ne peux rien faire, ils veulent vous faire du mal. Ce sont les palestiniens. Je ne peux pas les arrêter.”

Alors que les tirs et quelques obus rythmèrent la vie de la ville le 9 janvier 1976, le père Labaky tenta de joindre une longue liste de politiciens de gauche et de droite leur demandant de l’aide. Ils s’excusèrent tous et regrettèrent qu’ils ne pouvaient rien faire. Puis il téléphona à Kamal Joumblatt, qui est le député représentant la ville de Damour. “Père, répondit Joumblatt, je ne peux rien faire pour vous car tout dépends de Yasser Arafat.” Joumblatt lui donna le numéro d’Arafat. Un assistant d’Arafat dit au père Labaky qu’il ne pourrait pas parler à Arafat, le père lui dit alors “les palestiniens bombardent et tirent sur ma ville. Je veux vous assurer qu’en tant que leader religieux nous ne voulons pas la guerre, nous ne croyons pas en la violence.” Il ajouta que près de la moitié des habitants de la ville avait voté pour Kamal Joumblatt aux dernières élections. “Que voulez-vous?” demanda finalement le père Labaky à la personne de l’OLP. “Père, ne vous inquiétez pas. Nous ne voulons pas faire de mal. Si nous vous attaquons ce n’est que pour des raisons stratégiques.”



Le père Labaky ne s’arrêta pas de se mobiliser même si la destruction n’était que d’ordre stratégique, il poursuivit ses appels téléphoniques exigeant de parler à Arafat afin qu’il rappelle ses combattants. A 23 heures, le quartier de l’OLP dirait à leurs combattants “d’arrêter les tirs”. Alors que les minutes s’égrenaient, les tirs fusaient toujours dans les rues de Damour. Le père Labaky appela encore une fois Joumblatt lui demandant ce que l’aide de camp d’Arafat lui avait dit. Joumblatt avisa le père de continuer à appeler Arafat ainsi que ses amis personnels et Joumblatt ajouta “car je ne lui fais pas confiance.”

A environ 23h30 téléphone, eau et électricité étaient coupés. La première percée dans la ville se déroula dans l’heure qui suivit minuit depuis la partie de la ville où le prêtre avait été pris pour cible plus tôt dans la journée. Les hommes de la Sa’iqa surgirent dans les maisons. Ils massacrèrent une cinquantaine de personnes cette nuit là. Le père Labaky entendit des cris et descendis dans la rue. Des femmes couraient vers lui en chemises de nuit “en se tirant les cheveux et hurlant: ils veulent nous tuer!” Les survivants s’enfuirent de cette zone de la ville en se réfugiant dans le périmètre de l’église. Les envahisseurs prirent position dans la partie de la ville qu’ils venaient de prendre. Le père Labaky décrit la scène comme suit:

“Au petit matin je me débrouillai afin de m’introduire dans une maison malgré les bombardements afin d’extraire quelques corps. Je me souviens de quelque chose qui me hantera pour toujours. Une famille entière avait été massacrée, la famille Can’an, 4 enfants tous morts, ainsi que la mère, le père et le grand-père. La mère tenait encore dans ses bras l’un des enfants. Elle portait en son ventre un cinquième enfant. Les yeux de l’enfant avaient disparus et ses membres sectionnés. Plus de bras ni de jambes. C’était horrible. Nous les avons emmenés dans une camionnette. Et celui qui m’aida à transporter les corps n’était autre que le seul survivant de ce massacre le frère du père de famille. Il s’appelle Samir Can’an. Il porta avec moi les restes de son propre frère, de son père, de sa belle soeur et des pauvres enfants. Nous les avons enterrés dans le cimetière, malgré les bombardements de l’OLP. Pendant que je les enterrais, d’autres corps ont été découverts dans les rues.”



La ville tenta d’assurer elle-même sa défense. 225 jeunes hommes, pour la plupart âgés de seulement 16 ans, équipés de fusils de chasse et sans aucune formation militaire ils résistèrent 12 jours. Les habitants se cloîtraient dans des abris de fortune faits avec des sacs de sable empilés sur le pas de leurs portes. Le père Labaky visitait foyer après foyer afin de les ravitailler en pain et en lait. Souvent, il allait “soutenir les jeunes hommes chargés de la défense de la ville”. Le pilonnage incessant de la ville provoqua des dégâts conséquents. Dans ce siège qui débuta le 9 janvier les palestiniens avaient empêché les approvisionnements en eau et en nourriture en refusant au passage à la Croix Rouge d’évacuer les blessés.

Les nourrissons et les enfants mourraient de déshydratation. Trois villageois furent tués par les assaillants de l’OLP entre la première nuit et le dernier jour de l’occupation c’est à dire le 23 janvier. Mais le jour de l’assaut final des centaines de chrétiens furant tués. Le père Labaky raconte: “L’attaque provenait des montagnes derrière. C’était véritablement l’apocalypse. Ils arrivaient par milliers en criant “Allahu Akbar! (Dieu est Grand) Laissez nous les trucider pour l’honneur des Arabes, laissez nous offrir à Mohammed un holocauste” Et ainsi ils massacraient chaque personne sur leur passage, des hommes, des femmes et des enfants…”

Des familles entières furent tuées dans leur maison. Plusieurs femmes furent violées par plusieurs palestiniens en même temps et peu furent laissées en vie… Une femme sauva sa fille du viol en la barbouillant de savon bleu. Alors même que les atrocités se commettaient, les palestiniens eux-même prenaient des photos de leurs actes afin de les vendre à la presse européenne. Les survivants ont témoignés de ce qui s’était passé. Une adolescente de seize ans, Soumavya Ghanimeh, fut témoin de l’exécution de son père et de son frère par deux palestiniens puis ensuite assista impuissante à la mise à sac et l’embrasement de sa maison et des autres maisons de la rue où elle habitait. Elle expliqua: “Pendant qu’ils m’emmenaient à travers la rue les maisons brûlaient tout autour de moi. Ils avaient environ dix camionnettes face aux maisons dans lesquelles ils empillaient des objets. Je me souviens combien j’étais effrayée, je criais… Pendant les mois qui ont suivis je ne pouvais même pas supporter que quelqu’un allume une allumette à mes côtés. Je ne supportais plus l’odeur du feu.”

Elle et sa mère Mariam, ainsi qu’une jeune soeur et un bébé, avaient été sauvés d’une possible exécution lorsqu’elle se précipita vers un des palestiniens pour lui demander qu’un autre palestinien ne les tuent pas. Elle pleura “Ne le laisse pas nous tuer!”; il accepta ce rôle de protecteur que la fille venait de lui assigner. “Si vous les tués vous devrez me tuer aussi” dit le palestinien à ses camarades. Les quatres libanais furent précipités dans les rues en feu et jetées dans les camionettes qui allaient les emmener au camp de Sabra à Beyrouth. Là-bas elles furent détenues dans une prison surpeuplée. “Nous devions dormir sur le sol et il faisait un froid sec.”

Par hasard, le père Labaky retrouva les corps meurtris du père et du frère dans la maison des Ghanimeh “nous ne pouvions plus discerner s’ils étaient des hommes ou des femmes”.

Dans leur frénésie à détruire leurs ennemies définitivement, comme si même les limites absolues de la nature ne pouvaient plus les arrêter, les palestiniens forcèrent les tombes et jettèrent les os dans les rues. Ceux qui réchappèrent à la première offensive tentèrent de s’enfuir par tous les moyens, en voiture, en vélo; en moto, en charrue… Quelques-uns rejoignèrent à pieds la côte afin de fuir par bateau. Mais la mer était démontée et l’attente de secours était longue alors même qu’ils savaient que les ennemies pouvaient leur tomber dessus à tout moment. Environ 500 âmes se réfugièrent dans l’église Saint-Elias. Le père Labaky y alla à six heures du matin quand le tumulte des attaques le réveilla. Il prêcha un sermon sur le sens de massacres sur les innocents. Et il leur dit qu’il ne savait plus quoi faire. “Si je vous dis de fuire par la mer vous vous ferez tuer. Si je vous dis de rester vous vous ferez tuer aussi.”



Un homme d’un certain âge suggéra de hisser le drapeau blanc.”Peut-être que si nous nous rendons, ils nous épargnerons.”Le père Labaky lui tendit son surplis. Il le posa sur la croix de procession et la disposa sur le parvis de l’église. Dix minutes plus tard quelqu’un frappa à la porte de l’église, trois coups rapides, puis trois grands coups. Tous étaient pétrifiés. Le père Labaky dit à tout le monde qu’il irait voir qui était à la porte. Si c’était un ennemi, ils l’épargneraient.”Mais s’ils nous tuent, au moins nous mourrons tous ensemble et nous aurons une belle paroisse une fois au Paradis, 500 personnes, et plus aucun check points!” Tous rigolèrent, et le prêtre s’en alla à la porte.

Ce n’était pas l’ennemi à la porte mais deux hommes de Damour qui avaient fuit la ville et avaient vu le drapeau blanc depuis la côte. Ils étaient revenus pour avertir les occupants de l’église que le drapeau n’y ferait rien. “Nous avons hissé le drapeau blanc face à Notre-dame et ils nous ont tirés dessus.”


Une fois encore ils discutèrent quoi faire… Le prêtre leur dit qu’il n’y avait qu’une seule chose à faire, bien que ce serait difficile voir impossible à faire. Il leur dit de prier pour pardonner aux palestiniens qui s’apprêtaient à les exécuter. Alors qu’ils priaient, deux jeunes hommes qui défendaient la ville et qui avaient vu le drapeau entrèrent et dirent “Courez maintenant en direction de la côte nous vous couvrons.”

Les deux jeunes hommes se tinrent sur le parvis de l’église et tirèrent sur les positions des fedayins qui faisaient feu. Il avait fallu dix minutes pour que l’ensemble des occupants de l’église l’évacue et quitte la ville. Les 500 s’enfuirent à l’exception d’un vieil homme qui leur dit qu’il ne pouvait pas marcher autant et qu’il préférait mourir face à sa maison. Il ne fut pas tué. Le père Labaky le retrouva des semaines plus tard dans une des prison de l’OLP, et appris ce qui s’était passé après qu’ils aient quitté l’église. Quelques minutes après “l’OLP est venue et a explosé l’église sans même y entrer. Ils défoncèrent la porte de l’église et y jetèrent directement des grenades.” Ils auraient tous été tués s’ils étaient restés réfugiés dans l’église. Le prêtre emmena ses oilles le long de la côte et remonta vers le palais du Président Camille Chamoun. Mais lorsqu’ils arrivèrent sur place ils trouvèrent les lieux saccagés, pillés et en partie brûlés. Ils trouvèrent refuge au sein d’un palais d’un musulman qui “ne cautionnait pas l’action des palestiniens” ensuite ils embarquèrent à bord de petites embarcations qui les amenèrent vers un bateau à bord duquel ils furent dirigés vers le port de Jounieh. “Une pauvre femme devait donner naissance à son enfant à bord de ce petit bateau à ciel ouvert sur une mer agitée.”

En tout, 582 personnes furent tuées dans la fureur de Damour. Le père Labaky revint avec la Croix Rouge afin d’enterrer les morts. Plusieurs corps avaient été démembrés ils devaient alors compter les têtes et numéroter les morts. Trois hommes avaient été trouvés avec leurs organes génitaux coupés et fourrés dans leur bouche.



L’horreur ne s’arrêta pas là. Le vieux cimetière Chrétien fut entièrement ravagé, les cercueils furent éventrés, les morts dépouillés, les caveaux forcés et les corps ainsi que les ossements dispersés autour du cimetière. Damour fut par la suite transformée en une forteresse du Fatah et du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine). La ville détruite devint l’un des centres de l’OLP pour la promotion du terrorisme international. L’église St Elias fut transformé en un garage afin de réparer les véhicules de l’OLP mais aussi en un stand de tir avec des cibles paintes sur le mur est de la nef de l’église.

Le commandant en chef qui conduisit ces exactions à Damour jusqu’au 23 janvier se nommait Zuhayr Muhsin, chef d’al-Sa’iqa, et connut à travers le Liban Chrétien sous le nom du “Boucher de Damour”. Il a été assassiné le 15 juillet 1979 à Cannes dans le sud de la France.



Voilà ce qui a amené les chrétiens à commettre le massacre de Sabra et Chatilla .. mais il est sûr que dans son envie de justice envers le peuple palestinien, raf, notre éminent historien, humaniste à ses heures perdues, a "oublié" de dénoncer ce massacre .. Il est tellement plus facile d'accuser les juifs d'avoir commis le massacre de Sabra et Chatilla .. pour avoir une raison de plus de vouloir la mort de tous les juifs de la planète .. et aussi des chrétiens .. leur vie compte si peu pour un homme comme raf !!!
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Re: pour ceux qui ont froid ------------------------------------

Message non lu par tfou-3likom »

La commission Kahane, chargée par le gouvernement israélien d'enquêter sur le massacre, a établi que si les tueries n'ont été le fait que des seules Phalangistes, la conduite de la campagne militaire israélienne était fautive et que certaines personnalités politiques israéliennes dont le Ministre de la Défense de l'époque, Ariel Sharon, avaient une « responsabilité personnelle » dans les événements du fait de sa non-action durant les massacres entre chrétiens et palestiniens



:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: c' est pas moi qui dit ca mais c' et c' est La commission Kahane, chargée par le gouvernement israélien d'enquêter sur le massacre :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
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Georges
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Re: pour ceux qui ont froid ------------------------------------

Message non lu par Georges »

La commission Kahane :)

Combien y a-t-il de commissions musulmanes qui enquêtent sur les crimes de Hassan II, de Boumediene, de Kadhafi,
de Nasser et de tous les autres potentats arabes qui sont un veritable fléau pour leur propre peuple . :mad:
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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