la patince " 4"

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victorien3
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la patince " 4"

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I] La patience en cas d’épreuves :

Commençons maintenant par expliquer en détails ce qu’est la patience face aux difficultés. Elle englobe une série de moments et de situations où le croyant doit patienter face à la mort d’un proche, face à une maladie permanente, face à des situations difficiles causées par autrui, face à la pauvreté ou enfin face aux différends conjugaux.

La patience face à la mort d’un proche : ce proche peut être le mari ou la femme… Il est d’autant plus dur à supporter pour la femme qui perd son époux ou l’un de ses enfants et c’est pour cette raison que, lorsque les femmes demandèrent au prophète de leur consacrer un jour dans la semaine pour leur enseigner la religion, il dit ‘Quiconque d’entre vous perd durant sa vie trois de ses enfants, sera protégée contre l’enfer’. On lui demanda ‘Et celle qui en perd deux ?’… il répondit ‘ et celle qui en perd deux’.

Il dit aussi dans un autre Hadith : ‘Lorsque l’enfant du serviteur meurt, Allah demande aux anges : ‘Avez-vous saisi l’enfant de Mon Serviteur ?’ et les anges répondent : ‘Oui, Seigneur’. Il demande de nouveau : ‘ Avez-vous saisi le fruit de son cœur ? ’ et les anges répondent : ‘Oui, Seigneur’. Il leur demande : ‘Et qu’est ce que Mon Serviteur a dit ?’ et les anges répondent : ‘Il T’a loué et a dit : nous appartenons à Allah et nous lui reviendrons’. Alors Allah ordonne à Ses anges de bâtir à Son Serviteur une maison dans le paradis et d’appeler cette maison ‘la maison de louange’.

Il en va de même pour quelqu’un qui perd brusquement son ami intime : son père, sa mère, son frère, son maître. Un Hadith Qudssy dit à ce sujet –ce qui peut être traduit comme : « Un serviteur à qui J’ai pris l’ami intime (le compagnon) dans ce monde et qui a accepté Ma décision, ne peut être récompensé que par le paradis ».

Imaginez-vous qu’en raison de votre patience face à une catastrophe comme celle-ci, vous serez récompensé par le paradis ? Il faut percevoir les catastrophes d’une autre manière et comprendre le sens réel qu’elles cachent. Savez-vous par exemple qu’Allah dit au jour dernier aux enfants, qui sont morts avant d’atteindre l’âge de l’obligation, d’entrer au paradis, mais que les enfants Lui disent qu’ils ne veulent pas y entrer sans leurs pères et mères. Allah leur dit alors : prenez les mains de vos parents et faites les entrer avec vous.

La patience face aux maladies : comme la perte de la vue, les maladies psychologiques ou la dépression, etc. Une histoire nous est rapportée par le compagnon du prophète ‘Attâ’ Ibn Rabâh qui dit qu’un jour le Prophète (BP sur lui) lui demanda s’il voulait voir une habitante du paradis. Et, ayant répondu positivement, le Prophète lui montra une femme noire qui était venue lui demander de la guérir de son épilepsie, le Prophète dit à cette femme : ‘ si tu veux, je peux demander à Allah de te guérir et si tu veux, tu peux patienter et avoir le paradis en récompense’. La femme répondit : ‘Je préfère patienter mais le problème c’est que pendant les crises d’épilepsie, je me déshabille’ (Remarquez sa pudeur alors que beaucoup de gens maintenant le font volontiers). Elle lui demanda d’invoquer Allah pour qu’Il l’empêche de se déshabiller pendant ses crises d’épilepsie. Et c’est ce que le Prophète fit et c’est ce qui fut exaucé.

La perte de vue est aussi une épreuve qui a comme récompense le paradis et c’est ce que montre le Hadith Qudssy affirmant que –ce qui peut être traduit comme : ‘Le Serviteur que j’ai éprouvé par la perte de ses deux chères (les yeux puisqu’elles ont une importance majeure), aura pour récompense le paradis’.

Imagine-toi que suite à un mal de ventre pendant la nuit, tu te lèveras le jour sans aucun péché. Des gens peuvent parfois même se sentir heureux en étant malade. A ce propos, Ibn Mas‘oud a dit : ‘il nous a été dit que les sinistres ne font pas gagner des grâces et ceci nous a attristé. Mais quand il nous a été dit qu’ils effacent les méfaits, ceci nous a contenté’. C’est le même sens qu’un tabe‘î (successeur des compagnons du Prophète) Yazîd Ibn Mayssara a voulu nous transmettre en disant : ‘Le serviteur peut un jour tomber malade sans avoir accompli rien de bon ou sans avoir une bonne relation avec Allah. C’est en ce moment qu’Allah inspire son cœur et l’appelle : « Ô Mon Serviteur, reviens à Moi » et c’est à cet instant que les larmes lui viennent aux yeux. En demandant la grâce d’Allah, Exalté soit-Il, ce malade sort de cette épreuve, pur et sans péchés.

Le fait de supporter la douleur est aussi en soi un genre de patience : lors d’une bataille, le Prophète a été blessé au doigt ; il le regarda et dit : ‘N’es-tu qu’un doigt qui saigne dans la voie d’Allah ?’ C’est dans cette logique qu’il fait également partie de la Sunna de dire à un malade rétabli ‘tahoure in cha Allah’ (ou ‘que votre maladie soit une cause de votre pureté spirituelle’).

Le troisième genre de patience et celui de supporter les embarras et les propos désagréables des autres qu’ils soient le mari, le père, la voisine, la belle mère, ou l’ennemi. Dans un hadith, le Prophète dit qu’au jour de la résurrection et quand Allah rassemble toutes les créatures, les gens du mérite seront appelés à se manifester. Très peu, ils avancent rapidement vers le paradis lorsque les anges les arrêtent et leur demandent qui ils sont. Ils répondent : nous sommes les gens du mérite. Les anges demandent alors : et quel est votre mérite ? Ils répondront : quand nous étions victimes d’injustices, nous patientions, quand quelqu’un nous embêtait, nous pardonnions et quand quelqu’un nous maltraitait nous endurions. Les anges leur diront : rentrez au paradis, «… Que la récompense de ceux qui font le bien est excellente ! » (TSC, Az-Zoumar ‘Les groupes’ : 74). Par conséquent, en cas de propos désagréables, le verset dont tu devrais te souvenir est « Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires » (TSC, Ach-Choûrâ ‘La Consultation’ : 43).

Il faudrait aussi à cette occasion, souligner le verset coranique demandant « … Et Nous avons fait de certains d’entre vous une épreuve pour les autres, endurerez-vous avec constance ?... » (TSC, Al-Fourqân ‘Le Discernement’ : 20) et rappeler que le Prophète (BP sur lui) nous a tous devancé dans la compréhension et dans l’application de ce verset. Un jour, lorsqu’il répartissait le butin d’une conquête, un homme protesta et lui dit rudement : ‘Soit juste, Mohammad, cette répartition n’est pas juste’. Le Prophète dit : ‘Que la Grâce d’Allah soit accordée à mon frère Moïse, il a supporté plus que ça et a patienté’.

La patience peut apparaître également en situation de peine et de douleur. A cet égard, le Prophète dit dans l’un de ses hadiths : ‘Toute fatigue, maladie, tristesse ou douleur ressentie par le musulman –même s’il s’agit d’une petite piqûre- aura comme effet d’effacer ses méfaits’. Ce hadith est très intéressant dans la mesure où il précise que non seulement les peines physiques sont récompensées mais que les peines psychologiques le sont aussi. Et imaginez-vous que votre fatigue suite à un match de foot ou suite à n’importe quel travail sera récompensée par l’effacement de vos méfaits. Ceci ne vous donne pas l’impression qu’Allah a vraiment envie de pardonner à toutes ses créatures surtout quand vous lisez l’autre hadith qui dit : ‘ L’abondance des épreuves et des difficultés qui confrontent le musulman dans sa fortune, ses enfants ou son corps, finira par le rendre à Allah sans aucun péché’. Et c’est pour cette raison que les ennemis de l’islam – ceux qu’Allah n’aime pas-, ne sont pas exposés à beaucoup d’épreuves ou de difficultés. Ils mènent souvent une vie aisée et possèdent beaucoup de bienfaits : « …et lorsqu’ils eurent exulté de joie en raison de ce qui leur avait été donné, Nous les saisîmes soudain, et les voilà désespérés » (TSC, Al- ‘An‘âm ‘Les Bestiaux’ : 44).
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