y' a t il de la justice dans le judaisme !!!!!

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victorien3
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Chapitre VII : La Justice

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L'un des sens littéraires de la justice c'est la normalisation l'ajustement de deux choses. On dit "A'dala" ou émettre un jugement équitable, c'est normaliser, ajuster égaliser. Dieu dit dans la sourate (les bestiaux) (Sourate "les bestiaux" nº6 verset nº1) “Pourtant les mécréants donnent des égaux à leur Seigneur!” C'est à dire qu'ils rendent égaux Dieu et leurs idoles. Le Coran a utilisé le vocable "A'dl" c'est-à-dire justice dans ce sens littéral au sens d'atténuer modérer, l'exagération, l'abus qui est le dépassement des limites en parlant ou en faisant quelque chose. Le "tafrit" c'est ne pas atteindre les limites par négligence, par paresse, par manquement.

Dieu rappelle dans le Coran qu'il a créé le cosmos et toutes ses créatures avec équité. parfois il le dit en utilisant le terme lui même comme dans la Sourate les bestiaux"(Sourate "les bestiaux" nº 6 verset nº115) “Et la parole de ton Seigneur s'est accomplie en toute vérité et équité”. Parfois aussi il le dit en employant le terme" justice" comme dans la sourate "Al A'raf"(Sourate "Al A'raf" nº 7 verset nº29 , 39) “"Dis : “Mon Seigneur a commandé l'équité’” en utilisant le terme "vérité comme dans la sourate "la Fumée"(Sourate "la fumée" nº 44 verset nº38) “Ce n'est pas par divertissement que Nous avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux .

Nous ne les avons créés qu'en toute vérité”. C'est-à-dire avec une équité totale dans leur composition et dans la manière avec laquelle ils sont organisés et maintenus; manière qui maintient les cieux et tout ce qu'ils contiennent comme le brouillard, les astres, les étoiles, qui maintient la terre et tout ce qu'elle renferme comme les êtres humains, les montagnes, les océans, les mers et les cours d'eau, les plantes, les cultures et les arbres: L'équité est symbolisée par Dieu dans le Coran avec la balance. Il dit qu'il en a fait le fondement de l'organisation du Cosmos dans la totalité. Il dit dans la sourate (le Très Miséricordieux) (Sourate "le Trés Miséricordieux" nº 55 verset nº7, 8,9) “il a établi la balance , afin que vous ne transgressiez pas dans la pesée : Donnez toujours le poids exact et ne faussez pas la pesée.” Dieu dit qu'il a établi la balance " c'est-à-dire qu'il a conçu la justice et qu'il en a fait une loi générale parmi Ses créatures et dans l'existence, qu'il l'a liée à toutes les "Charaïe" ou lois religieuses. Il dit dans la sourate "La consultation"(Sourate "la consultation" nº 42 verset nº17) “C'est Allah qui a fait descendre le Livre avec vérité ainsi que la balance”. Le Livre ici ce sont les Livres révélés comme il dit dans la sourate "Le fer" (ourate "le fer" nº 57 verset nº25) “Nous avons effectivement envoyé Nos messagers avec des preuves évidentes et fait descendre avec eux le Livre et la balance “Dieux-le Tout Majestueux, dit qu'il a fait descendre avec les "Charaïe" des Envoyés (ou lois religieuses) qui éclairent les gens et les guident là où ils ont le bonheur ici-bas et dans l'au-delà , la balance, c'est-à-dire l'équité sans quoi la vie de l'Islam ici-bas et sur le plan de la religion, ne sert à rien. L'un des exégètes dit que le sens de la balance dans la sourate "le fer", veut dire la balance réelle. Sur ce, l'Imam Al Ghazali a dit: "Penses-tu que la balance attachée au Livre dans le verset c'est la balance servant à peser le froment, l'orge , l'or et l'argent ? ou est-ce que tu imagines que c'est la bascule, la pesette? Que ce calcul est loin de la réalité ! Que cette calomnie est terrible! Crains Dieu et n'abuse pas dans l'interprétation. Sache que cette balance, c'est la balance pour savoir ce qu'est Dieu, ce que sont les Anges, Ses Livres, Ses Envoyés, Sa Royauté, Son Royaume des cieux, pour que tu apprennes comment distinguer Dieu de ses prophètes. "Al Ghazali ne parle pas de la "connaissance" ou du "savoir" tel quel, mais il parle du produit de l'équité en toute chose, ce que ne possède le musulman,que s'il connaît entièrement la religion avec ce qu'elle ordonne et ce qu'elle interdit. A ce moment là, il n'agira qu'avec équité au moyen de flambeaux éclaireurs de la religion.

Dieu dit dans la sourate "le Très Miséricordieux" “Afin que vous ne transgressiez pas dans la pesée.” C'est à dire ne dépassez pas les bornes et ne démolissez pas la balance de Dieu ”Donnez toujours le poids exact”, c'est à dire pesez et mesurez avec équité en vendant et en achetant - Dieu répète dans le Coran aux musulmans qu'ils doivent combler les mesures et le poids jusqu'à ce que le vendeur s'acquitte de on dû sans la moindre retenue et l'acheteur prenne on droit sans la moindre largesse, comme le dit Dieu dans la sourate "Les bestiaux" Et donnez la juste mesure et le bon poids en toute justice”.

Dieu termine les versets sur la balance dans la sourate :" le Très Miséricordieux" en disant : “ne faussez pas la balance”. Certains exégètes interprètent le terme "balance" dans le verset comme étant l'instrument réel qui sert à peser. La formule conseille de ne pas manquer à l'équité à laquelle les musulmans doivent tenir comme le veut Dieu. D'autres exégètes disent que la balance dans ce verset est la balance de l'équité divine pesant le jour du jugement dernier, les actes élogieux et les actes blâmables et répréhensibles des gens. Dieu le très Majestueux dit à ce propos dans la sourate (les prophètes)(Sourate "les prophètes" nº71, verset 47) “Au jour de la résurrection, Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera lésée en rien, fût ce du poids d'un grain de moutarde que Nous ferons venir.

Nous suffisons largement pour dresser les comptes.” les balances ici sont les exemples de l'équité dans la sanction et la récompense du jour de la résurrection. La "moutarde" ce sont des grains ressemblant au sésame. Les balances dans les versets poussent le musulman à rechercher dans tous ses agissements et ses affaires, l'équité sans laquelle la vie des peuples ne peut être normale.

Dieu ordonne d'être équitable dans la sourate (les abeilles). le premier devoir du musulman à l'égard de l'équité c'est d'être équitable vis-à-vis de lui même. Il ne doit pas s'exposer à des dommages, ou à la mort mais il doit se protéger contre les maladies, sinon il est injuste, inéquitable à l'égard de lui-même. Comme il doit être équitable envers Dieu en reconnaissant Son unicité, en croyant en sa "Charia", en accomplissant les prescriptions divines et les obligations de la religion et en s'abstenant des prohibitions. Il doit être aussi équitable envers sa famille. Il répond aux voeux exprimés par son épouse et à tous ses droits. S'il est marié à plus d'une femme, il doit être équitable avec elles dans le logement, la nourriture, l'habillement, la cohabitation, la bonne humeur. Dieu dit dans la sourate : (Les femmes) quand il a permis à l'homme de se marier à plus d'une femme (ourate "la table servie" nº 5 verset nº 8) “et si vous craignez de n'être pas justes, alors ,une seule” le professeur Ibrahim Fahmi; le président de la cour de cassation a écrit en 1935 une étude dans laquelle il dit que ce verset interdit de se marier à plus d'une femme car il est impossible - selon lui- à quelqu'un marié à plus d'une femme d'être équitable avec elles en toute chose. En tout état de cause, le verset oblige le marié à plus d'une femme à être équitable avec ses épouses, Il en fait une loi divine. Et comme il doit être équitable avec son épouse, il doit l’être avec les enfants dans son comportement avec eux, dans les cadeaux qu'il leur offre, leur anniversaire et d'autres occasions. Il ne doit pas avoir de préférence pour l'un d'entre eux en lui offrant quelque chose de ses biens ou en léguant par testament pour lui une partie de l'héritage. Mais il doit être équitable avec eux en toute chose. Dans les "Sahihaines": Al Boukhari et Mouslim, No’man Ibn Bachir Al Ansari a dit : Mon père m'a fait un don important . Ma mère lui a répondu : "Je n'agrée ce don que si tu prends l'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) à témoin. "Mon père est allé solliciter son témoignage.

L'Envoyé de Dieu lui dit : "Est ce que tu as offert la même chose à tous tes enfants?". Mon père lui a répondu : "Non" -L'Envoyé de Dieu (S.B sur lui) lui a répondu : "Craignez Dieu et soyez équitables envers vos enfants." Puis il a ajouté : "je ne peux accorder mon témoignage pour une injustice". An-no’mane a dit : "Mon père est revenu ; il a annulé son don ." Il est normal que la préférence des parents d'un enfant à ses frères entraîne beaucoup de problèmes, en plus de la désobéissance aux parents.

Comme le musulman est équitable avec sa famille , il faut qu'il le soit avec ses proches, ses voisins et avec tout le monde car l'équité est l'essence même de l'Islam et le musulman doit s'engager à être équitable dans tous ses actes et dans tout ce qu'il dit. Dieu dit dans la sourate" les bestiaux (1) “Et quand vous parlez, soyez équitables, même s'il s'agit d'un proche parent.” Il faut que le musulman fasse de l'équité sa devise dans tout ce qu’il dit. S'il loue quelqu'un, il le fait pour ses qualités réelles sans exagération. Si on lui demande son avis sur quelque chose, il répond loyalement. S'il entreprend une conciliation, il est impartial envers les deux parties. S'il vend quelque chose, il dit la vérité sur la marchandise sans en élever exagérément le prix avec lequel il l'a achetée. Il ne dira que la vérité pour que ses proches soient satisfaits de lui. Et comme Dieu a rendu l'équité obligatoire envers les proches, il l'a rendue obligatoire aussi à l'égard des ennemis comme il le dit dans la sourate "La table servie" “Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l'équité : cela est plus proche de la piété” C'est-à-dire que la haine des gens et leur hostilité ne doivent pas vous pousser à leur porter préjudice, mais soyez équitables envers eux, envers tous : amis et ennemis.

Pour amener la communauté musulmane à aimer l'équité et pour que le musulman fasse preuve d'équité dans ses actes et ses paroles, Dieu dit “Nous avons fait de vous une communauté de justes.” C'est-à-dire un peuple dont tous les membres sont équitables, prônent le juste milieu, en toute chose. Ils n'abusent pas et ne négligent rien dans tout ce qu'ils font et ce qu'ils disent. C'est comme un pacte que Dieu a établi entre Lui et les musulmans, en vertu du quel ils s'engagent à être équitables et modérés en toute chose. Dans la sourate "Le discernement"(Sourate "le discertement" nº25, verset " nº67) Dieu conseille aux musulmans de dépenser modérément dans l'achat de leur approvisionnement en disant :“Et, lorsqu'ils dépensent, ils ne sont ni prodigues ni avares”. Le “Infak” dans la sourate veut dire les dépenses générales pour le logement et les provisions. Le " Israf", le dépassement et l'exagération dans les dépenses si bien qu'on dépense plus qu'il n'en faut. Le "Ik'tar" c'est la maigre subsistance ou l'avarice envers sa famille comme le dit Dieu dans la sourate. "Le voyage nocturne"(Sourate "le voyage nocturne" nº17 verset nº29) “Ne porte pas ta main enchaînée à ton cou [par avarice],et ne l'étend pas non plus trop largement, sinon tu te trouveras blâmé et chagriné.” "Magh'loula" veut dire emmenottée, attachée avec une chaîne“ à ton cou”. On ne peut rien faire avec la main qui est attachée. C'est une prohibition de l'avarice, de la parcimonie “et ne l'étend pas non plus trop largement”. Il y a là une prohibition de la dépense exagérée. Ainsi Dieu interdit aux musulmans la parcimonie et l'abus dans les dépenses pour l'approvisionnement. Autrement dit, il leur conseille, le juste milieu, la modération entre les deux extrêmes. Dieu dit qu'il interdit au musulman ces deux mauvais penchants pour qu'il ne se blâme pas et que personne ne le blâme pour son avarice exécrable et pour qu'il ne regrette pas le gaspillage de son argent pour des dépenses exagérées.

Alors que Dieu le -Très Majestueux - a souvent incité les riches à faire don d'une partie de leur argent en faveur de leurs proches nécessiteux, des pauvres, des voyageurs, nous le voyons plus souple avec le musulman riche et généreux en lui disant qu'il ne doit pas trop dépenser pour eux. Il dit dans la sourate : (le voyage nocturne)(Sourate "le voyage nocturne" nº17 verset nº26) “Et donne au proche parent ce qui lui est dû ainsi qu'au pauvre et au voyageur (en détresse). Et ne gaspille pas indûment”. Leurs droits tous c'est dans la "zakat" et l'aumône. Dieu a fait du droit des proches nécessiteux, une obligation pour l'homme pour resserrer les liens qui unissent les membres de la famille. Pour ce qui est du pauvre, il bénéfice en tant que musulman d'une aide pour atténuer sa misère. Quant au voyageur ou " fils de la route", c'est un étranger qui a besoin d'être nourri et hébergé, pour assurer sa sécurité . Dieu ordonne à celui qui dépense son argent au profit de ceux-là de ne pas exagérer au point de gaspiller son argent et d'en garder suffisamment pour couvrir ses propres besoins. De même, Dieu dit dans la sourate : (les bestiaux)(Sourate "le bestiaux " nº6 verset nu 141) “C'est lui qui a crée les jardins” C'est-à-dire des jardins de vignes,“treillagés” C'est à dire que les vignes sont soutenues par des treillages “et non treillagés” C'est-à-dire des vignes qui poussent à même le sol. “Ainsi que les palmiers et la culture aux récoltes diverses; [de même que ] l'olive et la grenade, d'estecès semblables et différentes. Mangez de leurs fruits quand ils en produisent.” c'est à dire du raisin, des dattes et des grenades. “et acquittez- en les droits” C'est à dire la "Zakat", “le jour de la récolte” C'est-à-dire le jour où le fruit a été cueilli de l'arbre et le grain retiré de la plante. Puis Dieu dit : “Ne gaspillez pas” à propos de la "Zakat" sur les fruits et les grains en donnant plus qu'il n'en faut au point où vous connaissez une pénurie et une vie de misère et vous regretterez ce que vous avez perdu.

Comme Dieu a ordonné aux musulmans de modérer équitablement les dépenses dans l'achat des provisions et dans le logement, l'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) leur a ordonné de modérer équitablement leur culte et leur piété.

Ce que l'Envoyé de Dieu a dit, entre autres à celui qui est trop rigide dans sa piété et son culte et qui rend sa vie difficile : "Cette religion est solide. Allez y doucement". l'Envoyé de Dieu veut qu'il soit plus souple à l'égard de lui-même.

Il lui donne l'exemple d'un voyageur isolé qui a lassé sa bête en marchant au point qu'elle n'a pas pu continuer sa marche. L'Envoyé de Dieu dit : "l'homme est resté seul, isolé. Il n'a pu continuer sa marche et n'a pu non plus prendre soin de sa bête". L'Envoyé de Dieu a appris que Abdellah Ibn Amr Ibn Al A's jeûnait toute la journée et priait toute la nuit. Il l'a rencontré et lui a dit : "O Abdellah Ibn Amr ! "J'ai appris que tu jeûnes le jour et tu pries toute la nuit : -"Oui", lui a-t-il répondu,- "Ne le fais pas", lui a dit l'Envoyé de Dieu. Jeûne et romps le jeune, puis dors et prie. Ton corps a des droits, ton épouse a des droits, tes visiteurs ont des droits. Il te suffit de jeûner 3 jours par mois et sur chaque bienfait, tu en as dix pareils ; cela fait l'équivalent d'un mois de jeune.." A propos du jeûne tout le temps et d'après Aïcha - que Dieu l'agrée - L'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) est rentré chez elle et a trouvé une femme . Il lui a dit : qui est elle ? elle a répondu: "c'est X. Elle fait sa prière tout le temps". Il a dit : "Mah! "c'est-à-dire suffi! "Ne priez qu'en fonction de vos possibilités". Il est clair que l'Envoyé de Dieu a fait des reproches à Aïcha parce qu'elle a loué la femme pour ses nombreuses prières. C'est comme s'il leur disait de prier et de faire leur culte au même rythme tous les jours. Une petite quantité qui dure vaut mieux qu'une grande quantité qui arrête et qui ne dure pas. L'une des choses aux sujets desquelles Dieu a incité Son Envoyé à être toujours équitable,c'est la justice et l'arbitrage dans les différends et les litiges. Dieu-le Très Majestueux dit dans la sourate "les femmes"(Sourate "les femmes" nº4, verset 58)“Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayant droit et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité”. Dieu ordonne aux musulmans de rendre les dépôts à leurs ayant droit sans soustraire quoi que ce soit et sans les nier car ceci mérite un grand châtiment. En cas de jugement entre les gens, Il ordonne aussi que l'équité soit le fondement de la justice et du jugement. Il est évident que le juge s'appuie, pour ses jugements, sur les préceptes de la "Charia" ou loi islamique, c'est-à-dire le Coran. S'il n'y trouve pas ce qui peut l'orienter vers l'équité il revient à la "Sounna". S'il n'y trouve pas ce qui peut le guider vers le bon jugement, il revient à l'accord à l'unanimité des opinions de peuple car l'Envoyé de Dieu dit : "Ma "Oumma" ne se réunit pas pour la perdition". S'il ne trouve pas dans l'unanimité des opinions ce qui peut l'orienter dans le jugement, il peut recourir à l'"ijtihad" conformément aux préceptes du Livre et de la Sounna. Nous avons dans le chapitre "le Rationalisme de l'Islam" essayé de définir l'Ijtihad et comment l'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) l'a adopté comme l'un des principes de la religion et que ses Califes Abou Bakr Es-Sekkid et Omar Ibn Alkhattab y ont recouru lorsqu'on leur a exposé des cas et des problèmes. Après eux les juges ont continué à y recourir pour trancher sur des affaires au sujet desquelles ils n'ont pas trouvé dans le Coran et la Sounna des textes et des préceptes pouvant les guider vers le bon jugement. De la même manière quand ils ne trouvaient pas dans l'unanimité des opinions du peuple (la Oumma) un jugement d'une affaire similaire ayant fait l'objet de l'unanimité de la Oumma à ce moment-là , ils recouraient à l'ijhtihad à la lumière des préceptes du Coran et de la Sounna pour établir un jugement se rapportant à une affaire, à un problème nouveau.

L'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) a souvent fait l'éloge des juges équitables. Il a dit: " Ceux qui sont équitables dans leurs jugements entre les musulmans seront le jour de la résurrection sur une estrade (sur une tribune) lumineuse.

Et comme Dieu ordonne aux juges de rechercher l'équité dans les différends entre les gens, il ordonne la même chose aux témoins dans ces différends. Il dit dans la sourate "les femmes"(Sourate "les femmes" nº4 , verset nº135) “Ô les croyants! observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l'ordonne, fût-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents -Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez sachez qu'Allah est parfaitement connaisseur de ce que vous faites.”

Dieu le-Très Majestueux- ordonne dans le verset aux croyants d'observer l'équité dans les jugements. “témoins (Véridiques) comme Allah l'ordonne” C'est-à-dire témoignez pour Dieu d'une manière véridique, même si c'est “contre vous mêmes”; C'est à dire même si dans votre témoignage il y a quelque chose qui vous est préjudiciable. Dieu ordonne que vous disiez la vérité même si elle est en votre défaveur. Le devoir exige que vous disiez la vérité, que vous ne la cachiez pas bien qu'elle soit dure pour vous et quelqu'en soient les torts et les domaines. Vous devez dire la vérité au sujet de vos parents, indépendamment de toute courtoisie à leur égard quelqu'en soient ces dommages pour eux ou pour l'un d'entre eux. De la même manière, Dieu aime qu'on dise la vérité à propos de ses proches. L'Islam a aboli l'ardeur, le sectarisme et interdit de prendre parti pour soi-même, pour sa famille et ses proches et le fanatisme et l'ardeur sont orientés vers la justice et la réhabilitation des droits aux victimes d'injustices. Dieu -le Très Majestueux -dit : “qu'il s'agisse d'un riche” c'est-à-dire que l'un des parents ou des proches soit "riches", cette richesse n'est pas prise en considération dans le témoignage. “Ou d'un besogneux ”, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de place à la pitié dans le témoignage. “Allah a priorité sur eux deux” c'est-à-dire Dieu s'en occupe et Il est le premier à savoir où se trouve leur intérêt. Le témoin ne doit pas être influencé par leur richesse ni par leur pauvreté et il doit toujours s'en tenir à la justice et à la vérité . “Ne suivez par la passion”, l'ardeur et le fanatisme. Dieu menace ceux qui altèrent le témoignage ou le dissimulent en disant “Si vous portez un faux témoignage” c'est-à-dire si vous altérez le témoignage pour que celui dont le droit a été spolié ne récupère pas son droit, ou“si vous refusez” c'est-à-dire si vous dissimulez le témoignage ou vous ne témoignez pas du tout, la dissimulation du témoignage est un grand pêché comme le dit Dieu dans la sourate " la vache"(Sourate "La vache " Nº1, verset Nº 283) “Et ne cachez pas le témoignage. Quiconque le cache, a certes un coeur pêcheur” C'est une mise en garde sévère de Dieu à propos de la dissimulation du témoignage qui vise à éviter la vérité . Dieu commente ici l'altération du témoignage et sa dissimulation en menaçant comme il dit :(Sourate "les Femme n°4 verset nº 135) “Sachez qu'Allah est parfaitement connaisseur de ce que vous faites” Le calife Omar Ibn Al Khattab (que Dieu l'agrée) a écrit une importante recommandation sur les fonctions de juges, ce qu'il faut pour que le juge soit équitable dans son comportement avec les gens et avec les parties en litige, et les règles auxquelles, il doit s'attacher et qu'il doit suivre dans le jugement. Il commence cette recommandation en disant : "La justice est un devoir précis (exact) et une règle suivie (en vigueur). La religion l'a imposée et l'a instituée pour le bien de la société, de ses membres et pour régler les litiges et les différends qui peuvent surgir entre eux. Omar dit au juge :"Comprends si on te donne des preuves. "C'est-à-dire si le plaignant et la partie adverse donnent des preuves et si la partie adverse essaie de comprendre et d'aller lentement pour saisir les arguments jusqu'à ce que par clairvoyance et perspicacité, la vérité soit connue. Puis Omar s'adresse au juge: "Réconcilie les gens, seul ou lors de ton conseil. Ainsi les gens nobles ne pourront pas exploiter ton iniquité et les démunis ne craindront pas ta justice." Ici Omar demande au juge de réconcilier les gens lors de son conseil, dans ses propos et même avec l'expression du visage et la bonne humeur pour qu'une notabilité ne pense pas qu'elle sera avantagée et qu'un pauvre ne pense pas qu'à cause de sa pauvreté il a été désavantagé, et que la justice et l'équité soient utilisées pour l'un et pour l'autre.

Omar propose ensuite au juge deux règles d'or qui sont le fondement de l'instance et du jugement auxquelles il doit s'en tenir scrupuleusement. Ce sont: "La charge de la preuve qui incombe au demandeur, et serment pour celui qui nie". Le plaignant doit présenter des preuves comme des témoins par exemple.

S'il ne peut pas et si l'accusé nie les faits et les droits que réclame le plaignant, il doit affirmer sous serment qu'il dira la vérité et qu'il ne cachera rien. Puis Omar dit au juge: "Si les deux antagonistes (les deux parties) jugent bon de se concilier, accepte-le. La conciliation mène toujours à la vertu sauf si la conciliation conduit à la prohibition de ce qui est licite ou légal, cela n'est pas acceptable. De la même manière, on n'accepte pas de rendre licite ce qui est illicite. Omar ouvre largement les portes devant le juge pour qu'il revoie ses jugements. S'il se rend compte qu'il a commis des erreurs dans un jugement, il faut qu'il en informe les antagonistes et qu'il l'annule. Le retour à la vérité vaut mieux que la persistance dans l'erreur et la mensonge.

Omar met devant les yeux du juge les fondements de la loi qui lui servent à juger ou qui sont à la base de ses jugements : Ce sont le Coran et le Sounna.

S'il n'y trouve pas ce qui peut éclairer son cheminement vers le jugement équitable, il aura recours à "l'ijtihad" et il essaiera de comparer son jugement avec celui de ses confrères. Puis Omar ajoute : "Si le plaignant demande un délai pour faire venir les témoins, accorde -le lui. S'ils viennent, s'ils témoignent en sa faveur et si leur témoignage est valable, les droits du plaignant lui seront restitués. Sinon, il a perdu sa cause : "Omar souligne une règle instituée concernant les témoins. C'est que les musulmans sont équitables et les témoignages des uns contre les autres sont acceptés sauf le témoignage de celui qui a été fouetté -par punition- conformément à la loi prévue par l'Islam au sujet des crimes et délits ou de l'accomplissement d'actes prohibés, n'est pas accepté.

Il en est de même pour le faux témoignage qui n'est pas du tout accepté et le témoignage d'un proche, qui peut être complaisant n'est pas accepté. Il ne faut pas que le plaignant fasse intervenir le témoignage d'un proche, pour éviter tout soupçon et toute suspicion. Enfin Omar ordonne au juge de ne pas faire de mal aux antagonistes ni d'avoir de l'antipathie pour l'un d'eux et d'être indulgent avec eux tous. Il est certain que ces recommandations de Omar sur la justice et l'équité constituent un document important en cette première période du règne de l'Islam, sur la justice, l'équité et les règles qui en constituent la base.

Depuis longtemps, le problème des riches et des pauvres préoccupait les gens dans les sociétés. Ils voulaient toujours lui trouver une solution adéquate jusqu'à l'arrivée de l'Islam et Dieu - Le Très Majestueux- a résolu ce problème ; les uns et les autres ont été satisfaits et plus personne ne reste affamé dans les pays musulmans. La solution à ce problème est la "Zakat" qui est imposée aux riches. L'appel constant dans le Coran à la "sadaqat" (ou l'aumône),et son appellation par Dieu est à la fois anoblissement et prêt pour Dieu qui dit(Sourate "la vache" nº1 verset 245) “quiconque prète à Allah de bonne grâce, il le lui rendra multiplié plusieurs fois”. Ainsi Dieu n'a pas fait de l'annôme seulement une cession par les riches d'une partie de leurs biens au profit des pauvres mais il en a fait aussi un bienfait.

Celui qui cède une partie de son argent au profit des pauvres dans la sociétés, réalise un bienfait à l'égard de Dieu. Avec l'aumône "zakat", la justice sociale n’est pas seulement un des idéaux souhaités par l'homme qui désire ardemment le réaliser, mais elle est devenue dans l'Islam une réalité puisque c'est une obligation pour les riches parmi les musulmans de céder une partie de leur argent aux pauvres qui sont devenus comme leurs associés. Ils attendent chaque année, et de temps en temps, ce qu'ils vont leur donner de cet argent au titre de la "zakat". Ce n'est donc ni une bourse accordée par les musulmans riches aux pauvres, ni une donation mais c'est un de leurs droits comme cela est dit dans le Coran. Ce qui les met à l'abri de la supériorité de riches et de leurs abus. Ainsi les riches peuvent avoir le sentiment qu'ils sont leurs égaux, qu'ils aident ceux qui sont nécessiteux, qu'ils assistent les opprimés et qu'ils offrent du pain à ceux qui en on besoin.

Cette justice sociale est voulue par la religion qui en fait l'un des cinq piliers de l'Islam. C'est un exercice du culte comme la prière. Dieu - le Très Majestueux- lie toujours la "zakat" à la prière dans le Coran. C'est pour cela que lorsque certains arabes ont reculé devant l'accomplissement de ce devoir après la mort de l'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui), le Calife Abou Bakr es-seddik n'a pas hésité à les combattre pour les ramener à l'Islam et à l'exécution de ses fondements. C'est là un honneur qui lui est dû depuis toujours. Il ne s'est jamais produit- jusqu'à nos jours - qu'un groupe de musulmans se soit élevé contre ce principe qui est l'un des principes de l'Islam. Au contraire pour eux, ce pilier de l'Islam a toujours préservé les pauvres de la rogne contre les riches et de leur accaparement des richesses à l'exclusion des autres. Depuis longtemps, les plus riches, de la communauté faisaient bénéficier les plus démunis de beaucoup d'oeuvres de bienfaisance. Bien plus, ils faisaient des legs pieux pour les oeuvres de bienfaisance; ce qui fait distinguer - jusqu'à nos jours - le monde musulman des autres pays du monde par l'existence dans leur pays respectifs de ministères chargés de ces legs pieux, des rendements qu'ils rapportent et de leur distribution.

Dieu et Son Envoyé ont bâti cette justice sociale dans la communauté musulmane sur les principes de la bienfaisance, la sympathie et l'entraide entre les membres de la communauté, les riches aidant les pauvres à se procurer leur pain quotidien. Ceci a satisfait les couches sociales démunies depuis toujours.

Si nous comparons cette justice divine avec la justice que les communistes voulaient établir entre les riches et les pauvres, nous remarquons que la justice divine des musulmans respecte la liberté de l'homme dans sa vie et dans la gestion de ses biens. Son argent reste sa propriété dont il cède une partie chaque année au titre de la "Zakat" en faveur de son frère pauvre par conviction et par désir réel d'avoir la grâce de Dieu qui récompense le musulman ayant accompli sa "Zakat" et ayant fait l'aumône comme cela est dit dans le Coran.(Sourate "la vache" nº1, verset nº 961) “ceux qui dépensent leurs biens dans le sentier d'Allah” et pour avoir sa grâce et sa bénédiction, combattent ainsi l'ennemi et font la paix pour leurs frères pauvres “tel un grain d'où naissent sept épis, à cent grains l'épi. Car Allah multiplie la récompense à qui il veut. Et la grâce d'Allah est immense, et il est omniscient.”

Ceci est une promesse divine où il évoque la récompense dont il fait bénéficier celui qui fait la "Zakat" et qui fait l'aumône avec un grain semé dans une bonne terre et qui a fait pousser sept “épis à cent grains l'épi” C'est-à-dire que Dieu multiplie les récompenses de celui qui fait la "Zakat" et l'aumône au profit des nécessiteux sept cent fois plus. Quel musulman entend cette récompense divine pour la "zakat" et l'aumône et ne les accomplit pas pour L’amour d'Allah en attendant la récompense ici-bas et dans l'au -delà?

Il y a là une grande différence entre la justice sociale dans l'Islam et la justice que le communisme russe a voulu consolider et répandre pendant plus de soixante dix ans et qui portait en lui les signes de l'échec de son application et de son institution pour des raisons nombreuses parmi lesquelles le fait de reposer sur la sujétion la soumission , la privation de l'homme de sa liberté, de son argent et la soumission à un contrôle permanent dans tous ses comportements, dans ce qu'il produit matériellement et intellectuellement. Ainsi l'homme perd tous les bienfaits et les privilèges dont Dieu l'a comblé dans sa vie et sombre dans un matérialisme excessif et un athéisme réfractaire à Dieu et à ses religions.

Certaines de ces raisons étaient suffisantes pour écrouler la justice communistes très tôt et en particulier la perte de l'homme de sa liberté et plus grave encore sa perte de la religion et sa renonciation à la foi . Il est fortement établi que l'homme a besoin de croire en Dieu qui préside à ses destinées et l'élève à faire oeuvre utile, l'éloigne du mal et des abominations, lui ménage une bonne vie. La justice sociale des musulmans est exempte des défauts destructeurs du communisme. Elle ne connaît pas la sujétion ni l'atteinte à la volonté de l'homme et à sa liberté. La liberté lui est plutôt totalement garantie sur le plan de la pensée, des comportements, de la vie et la liberté de disposer de ses biens. l'homme dans la justice sociale islamique ne perd pas ses efforts sa prééminence, ses capitaux et ses biens. C'est une justice divine conçue par le créateur du cosmos et par Son Envoyé. C'est pourquoi elle est une justice infaillible dans la "Charia" et la foi. L'Islam considère la justice comme l'exercice du culte, le jeûne et le pèlerinage - culte qui remplit les coeurs des musulmans de quiétude, de tranquillité et de satisfaction.
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victorien3
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y' a t il de la justice dans le judaisme !!!!!

Message non lu par victorien3 »

aprés avoir lu ce passage de Deutéronome . j' en doute fort :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:


Celui qui est issu d`une union illicite n`entrera point dans l`assemblée de l`Éternel;


même sa dixième génération n`entrera point dans l`assemblée de l`Éternel



:lol: :lol: :lol: :lol:

a +
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yacoub
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Re: y' a t il de la justice dans le judaisme !!!!!

Message non lu par yacoub »

La loi islamique concernant la permission d'exécuter les prisonniers de guerre
Par le cellule religieuse Tchétchéne. Traduit par Al Futuhat pour Al Mourabitoune

Toutes les louanges sont à Allah Seigneur des mondes. Que la paix et les bénédictions d'Allah le Très Haut soient sur son Prophète Muhammad qui a été envoyé comme une miséricorde pour toute la création, et que la bénédiction divine soit sur la famille et les compagnons du dernier Messager, que la paix soit sur lui.

Le gouvernement russe a échoué dans sa réponse à la demande des Moujahideen que le criminel de guerre russe Budanov soit remis entre les mains des Moujahideen pour exécution. Le gouvernement russe avait été averti que s'il ne rendait pas Budanov, neuf prisonniers russes attrapés en train de marauder dans un village tchétchène seraient exécutés.

Le gouvernement russe a jusqu'ici choisi de protéger Budanov et le viol et le meurtre brutal qu'il a commis. En réponse, nous Moujahideen avons accompli notre serment d'exécuter neuf membres russes de la police spéciale OMON qui était en garde à vue chez nous. (Voir photographies des prisonniers OMON exécutés)

Nous avons été blessés quand des musulmans ont condamné cette action par des commentaires durs et inappropriés. Certains musulmans ont déclaré que notre acte avait été mauvais, et avec un manque de connaissances ils ont arbitrairement cité les versets suivants du Saint Qur'an pour justifier leur point de vue Lorsque vous rencontrez au combat ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux [Sourate Al Qitâl - ou Mohammad - 47:4]

Et Personne ne portera le fardeau d'autrui... [Sourate Fâtir 35:18]

D'autres critiques ont demandé à ce que nous adhérions à des conventions internationales qui rendent illégal l'assassinat des prisonniers de guerre et que le droit de chaque prisonnier soit respecté.

Nous avons fait des efforts pour préparer ce document pour clarifier pourquoi nos actions ont eu lieu et pour montrer les principes établis de la Shari'ah qui justifient l'exécution des prisonniers de guerre. Nous demandons à Allah le Très haut de nous compter parmi ceux dont la position (Ijtihad) est droite.

Notre clarification est longue et spécifique; elle a donc été divisée en deux études; la première étude répondra à l'argument présenté par certains que les prisonniers russes auraient dû être traitée selon le verset : Ensuite c'est soit la libération gratuite, soit la rançon . La première étude traitera quatre questions, étant toutes considérées comme permises ou nous permises d'après la loi Divine.

La seconde étude répondra à ceux qui arguent que les Moujahideen devraient adhérer à des conventions internationales sur les droits des prisonniers.


--------------------------------------------------------------------------------


Contenu de l'étude numéro 1 :


A. La permission d'exécuter les prisonniers ennemis, cinq opinions.
B. La permission de rançonner les prisonniers ennemis en échange de prisonniers musulmans.
C. La permission d'échanger les restes des mécréants contre des prisonniers musulmans et/ou des restes de musulmans.
D. La permission de déplacer les restes des mécréants.


Etude numéro 2:


En réponse à ceux qui critiquent les Moujahideen parce qu'ils ne se conforment pas aux traités internationaux sur les droits de l'homme.







Etude 1 A: La permission d'exécuter les prisonniers ennemis




" Etablissant la permission d'exécuter les prisonniers, et répondant à ceux qui déclarent que les prisonniers exécutés auraient du être traités selon les versets du Qur'an sus-mentionnés."

Lorsque vous rencontrez au combat ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux [Sourate Al Qitâl - ou Mohammad - 47:4]

Et Personne ne portera le fardeau d'autrui... [Sourate Fâtir 35:18]

La loi islamique divine (Shari'ah) a garanti les droits des prisonniers de guerre. La Shari'ah protège les droits des prisonniers, mais a aussi pour but d'empêcher l'ennemi en général de violer délibérément des droits de l'homme. Le Prophète a traité les prisonniers de guerre de façons différentes en fonction des situations et selon la personne de chaque prisonnier. Guidés par la Shari'ah et la Sunnah (tradition prophétique), nous prouverons, en utilisant des principes établis de la loi divine, la validité de l'exécution des prisonniers de guerre, incluant les neufs soldats russes qui ont été récemment exécutés.

Les savants érudits de l'Islam (Ulama) ont cinq opinions concernant le destin des prisonniers de guerre:


1. La première opinion argumente que tous les prisonniers mécréants doivent être exécutés sous certaines circonstances. L'opinion stipule que l'on ne doit pas se montrer généreux avec les prisonniers de guerre mécréants ni les rançonner, et que le verset Qur'anique : Ensuite c'est soit la libération gratuite, soit la rançon est abrogé (mansookh) par les versets suivants :



Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers de guerre avant d'avoir prévalu sur la terre. [Sourate Al Anfâl 8:67]



...tuez les associateurs où que vous les trouviez... [Sourate At-Tawba 9:5]




Donc, si tu les maîtrises à la guerre, inflige-leur un châtiment exemplaire de telle sorte que ceux qui sont derrière eux soient effrayés. Afin qu'ils se souviennent. [Sourate Al-Anfâl 8:57]


Les savants qui soutiennent cette première opinion concluent que les versets ci-dessus, et les versets cités dans sourate At-Tawbah (Sourate 9) abrogent les versets Qur'aniques qui ont été révélés aux premiers stades, et parmi le verset parlant de la générosité et de la rançon. Les savants érudits qui adhèrent à cette opinion incluent l'Imam Ibn 'Abbas, Qutada, Ibn Jurayj, Al Awfi, Al Sadi et de nombreux autres savants Kufi.

On a aussi raconté que l'Imam 'Abd Al Karim Al Jawzi avait été informé que certains prisonniers mécréants étaient dans les prisons des Moujahideen, et que certains Moujahideen voulaient rançonner les prisonniers. L'Imam Al Jawzi réfuta leur position et ordonna que les prisonniers soient exécutés.

Cette opinion (non pas l'acte de l'Imam Al Jawzi) ne correspond pas entièrement à la Sunnah du Prophète . Nous expliquerons comment cette première opinion diffère quelque peu de la tradition prophétique quand nous traiterons de la cinquième et plus valable opinion des savants érudits.



2. La deuxième opinion argumente que l'on ne doit pas se montrer généreux envers tous les prisonniers mécréants, y compris les juifs et les chrétiens, ni les rançonner, mais qu'ils doivent être tués. Cette opinion correspond au second avis de la première opinion que les versets de la sourate At-Tawbah (qui valide l'élimination des prisonniers) abrogent les versets des premiers stades.


La seconde opinion, cependant, est plus générale que la première opinion en ceci qu'elle traite deux points supplémentaires : premièrement, la seconde opinion souligne la sottise de rendre à son peuple un combattant ennemi, car le prisonnier libéré pourrait combattre à nouveau les musulmans ultérieurement.

Deuxièmement, cette opinion valide le rançonnement des femmes et des enfants, puisqu'ils ne doivent pas être exécutés d'après la loi islamique. La seconde opinion valide aussi le rançonnement des gens du Livres (juifs et chrétiens) qui payent la Jizya (la taxe spéciale imposée aux juifs et aux chrétiens en échange de la protection des musulmans et des services du gouvernement musulman et qui sont dans les prisons des musulmans.

La seconde opinion est la position de la majorité de l'école de jurisprudence Hanafi. La position de la seconde opinion concernant les versets de la sourate At-Tawbah en tant que contrainte légale a été défendue par les savants érudits Moujahid et Al Hakam.


3. La troisième opinion argumente que les prisonniers de guerre ne peuvent pas être exécutés et qu'on doit leur montrer de la générosité ou les rançonner. Cette opinion dépend du verset suivant et de sa validité :



Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux... [Sourate Al Qitâl 47:4]


Les savants érudits qui défendent cette opinion, dont Al Thawri, argumentent que le verset ci-dessus (47:4) abroge les autres versets qui décrivent le traitement des prisonniers de guerre ennemis. Al Thawri a argumenté que le verset ci-dessus qui déclare ...tuez les associateurs où que vous les trouviez [Sourate At-Tawbah 9:5] Al Ash'ath a aussi raconté que l'Imam Al Hassan détestait que l'on tue les prisonniers et il récitait toujours, Ensuite c'est soit la libération gratuite, soit la rançon.

Al Hassan a interprété les mots frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux... comme une indication que l'exécution des prisonniers était permise seulement jusqu'à la fin des hostilités. Son interprétation stipule que la fin des hostilités signifie que les prisonniers ne peuvent plus être tués. La cessation des hostilités indique le temps de enchaînez-les solidement - ceci a été interprété comme signifiant une de ces trois choses : leur montré de la générosité, les rançonner ou les garder enchaînés.

Cette opinion est rejetée parce que le Prophète fit exactement le contraire de ce verset en plusieurs occasions après sa révélation. De plus, si nous devions accepter cette opinion, l'exécution des prisonniers serait permise parce que les Moujahideen en Tchétchénie restent en état de guerre, et aucune cessation d'activité n'a pris effet.



4. La quatrième opinion déclare qu'on ne peut pas montrer de la générosité ni rançonner les prisonniers jusqu'à la victoire des musulmans et jusqu'à ce que l'ennemi soit soumis : Un Prophète ne devrait pas faire de prisonniers de guerre avant d'avoir prévalu sur la terre.:close


Cette opinion soutient que si un ennemi est capturé par les musulmans, l'Imam (le commandant/le chef des musulmans) a la liberté de juger entre l'exécution, ou une autre action (la générosité, l'échange du prisonnier contre une rançon ou le garder en captivité).

L'opinion ci-dessus est défendue par Sa'id Ibn Jubair.



5. La cinquième opinion confirme à l'Imam (au commandant ou au chef des musulmans), ou à ceux qui sont légalement députés par l'Imam, le droit de choisir toute action jugée plus bénéfique à la Ummah. L'Imam ou ses députés peuvent juger sans prendre en considération le moment ou la situation (contrairement à la quatrième opinion), et ils peuvent choisir de tuer les prisonniers, de les échanger contre des rançons, de les garder en captivité ou de leur montrer de la miséricorde.


L'écrasante majorité des savants érudits ont défendu cette opinion (la cinquième). Certains savants soutiennent cette position, dont l'Imam Malik, l'Imam Shafi'i et l'Imam Ahmad Ibn Hanbal. C'est l'opinion sur laquelle les Moujahideen se sont basés pour agir ; Les Moujahideen suivent cette opinion à cause du consensus des savants qui en reconnaissent la droiture et qui est appuyé par de nombreux et irréfutables exemples tirés du Qur'an et de la tradition prophétique.

Enfin, nous citerons les opinions de quelques savants qui défendent cette position:

L'Imam Tabari , le grand commentateur du Qur'an, a expliqué à propos de : Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux... [Sourate Al Qitâl 47:4]. L'explication de ce verset quand vous rencontrez les mécréants au combat fait référence à ceux qui ne croient pas en Allah et Son Prophète et qui cherchent à combattre Allah et Son Prophète, frappez-en les cous des mécréants. Puis quand vous les avez dominés enchaînez-les solidement fait référence à la défaite à la domination des mécréants qui n'ont pas été tués dans la bataille, » et qui ont été capturés, et il est requis de les garder enchainés pour qu'ils ne puissent pas essayer de s'échapper. Ensuite c'est soit la libération gratuite (générosité) ou la rançon fait référence à votre choix de vous montrer soit généreux envers les prisonniers en les relâchant sans aucune condition ou de les échanger contre rançon."


" L'interprétation correcte de ce verset implique que le choix a été donné au Prophète soit de se montrer généreux, de rançonner ou de tuer les prisonniers. Ceci s'applique aussi aux chefs des musulmans après le Prophète . L'exécution (des prisonniers) n'a pas été mentionnée dans ce verset car elle l'avait été dans d'autres Tuez-les où que vous les trouviez. Cette position est telle parce que le Prophète tuait les prisonniers, les rançonnait, et se montrait généreux avec d'autres. Par exemple, le jour de la bataille de Badr, il (le Prophète ) ordonna de tuer 'Uqba Ibn Abi Muit qui avait été capturé au préalable. Le Prophète ordonna aussi de tuer les juifs des Banu Qurayzah bien qu'ils étaient sous la protection de Sa'd qui était susceptible de les relâcher et/ou de les rançonner."


" A Badr, le Prophète rançonna les prisonniers. Le même jour, il relâcha Thammamah Ibn Athaal Al Hanafi. Cette tradition prophétique s'est étendue à toutes ses campagnes militaires . En fait, le verset Ensuite c'est soit la libération gratuite (générosité) ou la rançon:close: a été révélé autorisant le Prophète à relâcher ou à rançonner les prisonniers après des versets répétés du Qur'an l'autorisant aussi à les tuer, s'il choisissait de le faire."

" Jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux dans ce verset, Allah le Très-Haut explique que quand vous rencontrez les mécréants, frappez-en les cous et garder-les captifs comme je vous l'ai ordonné (expliqué dans le paragraphe ci-dessus) jusqu'à ce que la garde dépose ses fardeaux."

[Fin de la note de l'Imam Tabari]


L'Imam Qurtubi a expliqué qu'il y avait cinq opinions concernant les prisonniers (celles qui ont été traitées ci-dessus) et, après avoir défendu la cinquième, il a confirmé: "Le verset est clair et fournit au dirigeant (:chef musulman) la liberté de choix dans toutes les situations (:où les prisonniers sont impliqués). C'est la position d'Ibn 3Abbas , confirmée par de nombreux autres savants érudits dont Ibn 'Umar, Al Hassan et Al Ata'. C'est aussi la position des écoles de l'Imam Malik , de l'Imam Shafi3i , de l'Imam Al Thawri , de l'Imam Al Awzai3i et d'autres.

" Ce choix est défendu parce qu'il a été pratiqué par le Prophète et par les quatre Califes bien guidés. Le Prophète a tué 'Uqba Ibn Abi Muit et Al Nadhar Ibn Al Harith le jour de Badr. Il a rançonné d'autres prisonniers à Badr et il a relâché Thammamah Ibn Athaal Al Hanafi qui était prisonnier aux mains du Prophète . Il prit aussi comme esclave une femme de Salmah Ibn Al Akwa' et l'échangea contre un prisonnier musulman. En d'autres occasions, il relâcha la captive Khuza'a (:une tribu qui essaya de combattre l'Islam). Les sages compagnons et les habitants de Médine, Shafi'i, Abi 'Obeid et Tahawi raconte cette position qui est celle de la majorité, et Allah le Plus Glorieux sait mieux."


Imam Al Jassaas a expliqué dans son livre 'Ahkam Al Qur'an' que : "Concernant les prisonniers, Allah a donné au Prophète et aux croyants le choix entre les tuer, les garder prisonniers ou les rançonner.... Abu Bakr a rapporté que les juristes de tous les pays musulmans sont en consensus concernant la validité de l'exécution des prisonniers, et nous n'avons connaissance d'aucun juriste qui dispute cette position...pendant Al Fath (la libération) de la Mecque, le Prophète a ordonné l'exécution des plus traîtres parmi les mécréants quand il a dit : 'Tuez-les même s'ils se pendent au manteau de la Ka3ba."
Imam Ibn Kathir, dans son explication du Qur'an dit : "L'Imam Shafi3i a dit que le (politicien) Imam (:chef musulman) a le choix de tuer les prisonniers, de se montrer miséricordieux envers eux, de les rançonner ou de les garder captifs. Ce point a été confirmé et prouvé dans notre livre 'Al Ahkam'. "

Les savants érudits ont aussi souligné que cette opinion appelle le chef des musulmans à choisir sagement en décidant du destin des prisonniers. Parmi les savants qui soutiennent la cinquième et la plus droite opinion, les suivants ont parlé concernant la façon de décider du destin des prisonniers doit être décidé:

Imam Ibn Qoudama a expliqué dans son livre 'Al Mughni' que : "Chaque prisonnier a ses propres qualités qui devraient déterminer son destin; si le prisonnier est d'une nuisance exceptionnelle envers les croyants, alors le tuer est la meilleure chose à faire. Si le prisonnier est faible mais riche, le mieux est de la rançonner. Si le prisonnier est sage et tient les musulmans en haute estime, alors recherchez sa conversion en le relâchant sans condition ou son échange contre des prisonniers musulmans est la meilleure chose. Si le prisonnier peut être utile aux musulmans, par exemple les jeunes prisonniers et les femmes, alors le mieux est de les conserver en captivité. Le chef musulman saura quel est l'intérêt des musulmans quand il en vient à décider du destin des prisonniers, il doit donc être consulté en la matière et l'autorité finale prendra la décision."

Imam Ibn Qoudama continue: "Ce choix (dans la détermination du destin des prisonniers) ne constitue pas la liberté de choisir entre selon ses désirs et ses caprices; la décision doit être basée sur ce qui est le meilleur dans l'intérêt de la Ummah."



Sheikh Al Islam Ibn Taymiyyah appuie cette position explique dans son travail encyclopédique 'Al Fataawa': "Comme on donne le choix à l'Imam de tuer, de rançonner, de garder en captivité ou de se montrer miséricordieux envers ses prisonniers, il doit choisir ce qui est meilleur pour les musulmans. S'il prenait la bonne décision d'après les commandements d'Allah, il sera récompensé doublement, sinon il est récompensé et n'est pas tenu responsable de ne pas savoir ce qui était le meilleur intérêt de la Ummah."
De nombreux autres savants érudits qui s'opposent à cette (cinquième) opinion ont écrit des verdicts similaires à ce sujet. Leurs noms sont écrits ci-dessous et leur défense de cette opinion est écrite dans les livres dont les titres sont cités:

Sheikh Al Islam Ibn Al Qayyim
Zad Al Ma'ad (34/116)

Imam Ibn Hajar
Fath Al Bari (6/151-152)

Imam Al Suyuti
Al Ashbah Wal Nadhair (1/121)

Imam Al Kasani
Badaii Al Sanaii (7/119)

Imam Al Shawkani
Nail Al Awtar (8/145-147)

Imam Al Mubarakpuri
Tuhfat Al Ahwathi (7/247-248)

Imam Al Azim Abadi
Awn Al Ma'abud (7/247-248)

Imam Al Sarakhsi
Al Mabsut (10/137-138)


Après avoir montré les verdicts des savants érudits de l'Islam concernant la permission de tuer les prisonniers, il devrait dorénavant être clair pour ceux qui ont critiqué nos actes que les Moujahideen n'exécutent pas les prisonniers à cause de leurs capricieux désirs. Au contraire, nous avons exécuté les prisonniers parce que nous avons jugé que c'était la meilleure chose de les exécuter en conjonction de notre demande que nous soit remis un criminel de guerre.

Certainement peuvent naïvement demander : "Quel pêché les neuf prisonniers ont-ils commis si le crime a été commis par un seul meurtrier (le criminel de guerre Budanov)?". Ceux qui se servent de ce faux argument citent le verset du Qur'an: :open:Nul ne porte le fardeau d'un autre.

Notre réponse est que les crimes commis par les prisonniers eux-mêmes garantissaient leur exécution. De plus, Allah Le Très-Haut a sanctionné l'assassinat des prisonniers justes parce que ce sont des prisonniers, si ceci est le meilleur intérêt des musulmans, comme cela fut longuement expliqué plut tôt. C'était dans le meilleur intérêt de la Ummah de faire exécuter ces prisonniers à cause du crime d'un autre criminel de guerre. Nous les punissons (les ennemis) les uns par les autres à cause des crimes qu'ils commettent.

Le Prophète a accompli un acte similaire, comme cela fut décrit dans le Hadith authentique suivant de l'Imam Mouslim: "Les Thaqif (une tribu arabe en guerre contre les musulmans) étaient les alliés des Banu Aqeel (une autre tribu arabe). Thaqif captura deux compagnons du Prophète . Plus tard, d'autres Compagnons capturèrent un homme des Banu Aqeel, et l'apportèrent au campement du Prophète .

Le prisonnier dit : "Oh Muhammad!"
Sur quoi le Prophète s'approcha de lui et lui répondit : "Que cherches-tu?"
Le prisonnier répondit : "Pourquoi m'avez-vous fait prisonnier et pourquoi avez-vous pris mon chameau (qui avait été pris par le Prophète et qui s'appelait 'Al Addbaa') ?
Le Prophète répondit au prisonnier : "Je t'ai fait prisonnier à cause des crimes commis par tes alliés de Thaqif."

Le Prophète ne se trompait pas dans ses actions, car la guerre demande de telles actions dans la défense des soldats de l'Islam. De plus, nous ne pouvons pas protéger les vies et le bien-être des musulmans sans entreprendre de telles actions. Nous avons aussi tant d'autres raisons qui justifient l'exécution des prisonniers qui ne sont pas évidents aux autres; nous avons jugé l'exécution des neufs prisonniers comme étant dans le meilleur intérêt des musulmans dans ce cas particulier. Il y a eu d'autres occasions où on a montré de la miséricorde à d'autres prisonniers et où ils ont été relâchés sans condition. Nous ne sommes pas obligés de traiter nos prisonniers d'une façon particulière; nous étudions le caractère et les conditions dans lesquelles s'est rendu chaque prisonnier et décidons en nous basant et en nous appuyant sur la loi Divine.

Il est évident que ceux qui nous ont critiqués ont échoué à considérer la preuve venant de la loi Divine sur laquelle nous basons nos décisions. Nous demandons à Allah Le Très-Haut de nous compter parmi ceux qui connaissent la vérité et qui suivent avec excellence la vérité.







Etude numéro 1 B: La permission de rançonner les prisonniers ennemis en échange des prisonniers musulmans





L'Imam Al Shawkni a expliqué dans son livre, Nail Al Awtar (8/146/147): "La majorité des savants érudits défendent la libération d'un prisonnier ennemi en échange d'un prisonnier musulman. Ceci fut confirmé dans le Hadith rigoureusement authentique raconté par Imran Ibn Al Husayn: "Thaqif (une tribu arabe en guerre contre les musulmans) étaient alliés des Banu Aqeel (une autre tribu arabe). Thaqif captura deux compagnons du Prophète

"Plus tard, d'autres compagnons capturèrent un homme des Banu Aqîl et l'apportèrent au campement du Prophète .
Le prisonnier dit : "Oh Muhammad!"
Sur quoi le Prophète s'approcha de lui et lui répondit : "Que cherches-tu?"
Le prisonnier répondit : "Pourquoi m'avez-vous fait prisonnier et pourquoi avez-vous pris mon chameau (qui avait été pris par le Prophète et qui s'appelait 'Al Addbaa') ?
Le Prophète répondit au prisonnier : "Je t'ai fait prisonnier à cause des crimes commis par tes alliés de Thaqif."
"Il (le prisonnier des Banu Aqeel) appela alors le Prophète : "Oh Muhammad!"
Sur quoi le Prophète s'approcha et répondit : "Que cherches-tu?."
Le prisonnier répondit :"Je suis musulman"
Sur quoi le Prophète dit : "Si tu as dit ceci (la déclaration de son Islam) alors que tu contrôlais pleinement ta situation, alors tu auras atteint le succès, tout le succès."
Le prisonnier appela alors le Prophète : "Oh Muhammad!"
Le Prophète fit demi-tour et dit "Que cherches-tu?"
Le prisonnier répondit : "J'ai faim; donne-moi quelque chose à manger, et j'ai soif; donne-moi à boire."
Le Prophète répondit : "Ce sont tes besoins (de droit)."
Plus tard, le prisonnier fut échangé contre deux prisonniers musulmans."

[Fin de la note de l'Imam Shawkani]


Comme preuve (de la validité de l'échange des prisonniers ennemis contre les prisonniers musulmans) est claire, nous n'y ajouterons rien. Cependant, nous avons insisté pour la clarifier afin que personne ne puisse argumenter qu'une telle action est du 'chantage' ou quelque chose d'autre de jugé non-islamique. Le Prophète fit ceci (il rançonna les prisonniers ennemis contre des prisonniers musulmans). Le Prophète garda le prisonnier en prison après qu'il eut déclaré son Islam; le prisonnier fut bien traité, on lui offrit à manger et à boire, et il fut plus tard échangé contre deux prisonniers musulmans.





Etude numéro 1 C: La permission d'échanger les restes des mécréants contre les restes des musulmans




Le Hadith suivant fut rapporté (non authentifié) par plusieurs savants érudits, dont l'Imam Ahmad et Al Tirmithi (4/214): "Les mécréants voulaient racheter le corps d'un de leurs hommes (tué pendant la bataille); le Prophète refusa de leur vendre le corps."

Deux hommes, Ibn Abi Layla et Ibn Artaa ont raconté le Hadith. De nombreux savants ont attesté que les deux hommes sont droits et de bon caractère, cependant la pluspart des savants ont écarté leur narration du hadith ci-dessus.

L'Imam Ahmad (qui a rapporté le Hadith) a souligné que " Les Hadiths racontés par Ibn Abi Layla ne peuvent pas être invoqués (quand on juge de la légalité d'un sujet en particulier)."

Muhammad Ibn Ismail a dit : "Ibn Abi Layla est très honnête, cependant nous ne pouvons pas différencier entre l'authentique et le non-authentique des hadiths qu'il a racontés. Je ne rapporte aucun des Hadiths qu'il a racontés. Il (Ibn Abi Layla) est juriste, mais il manque encore de précision quand il en vient a authentifier la chaîne de narration d'un Hadith (sanad)."

Abu 3issa a dit : "Si l'un d'eux (Ibn Abi Layla et Ibn Artaa) était le seul narrateur d'un Hadith sans qu'il ne soit scruté et fondé, alors nous ne pouvons pas invoquer leur narration (du Hadith) quand on fait des verdicts légaux."

Ibn Essa continue : "On rapporte aussi qu'Ibn Abi Layla avait l'habitude de raconter des Hadiths en citant différentes chaînes de transmission à différents moments ; ceci parce que il dépendait de sa mémoire pour citer les chaînes de narration."

Sur ce manque de précision, l'Imam Ahmad a souligné : "La plus grave erreur en racontant un Hadith est d'étendre ou de raccourcir la chaîne de narration, de changer la chaîne de narration ou de raconter le Hadith d'une façon qui change sa signification."

Al Mubarakpuri a déclaré dans son livre 'Tuhfat Al Ahwathi' : " Les restes décomposés d'un ennemi ne peuvent pas être vendus ni échangés contre de l'argent. Ceci se base sur le Hadith: "Les mécréants voulaient racheter le corps d'un de leurs hommes (tué pendant la bataille); le Prophète refusa de leur vendre le corps." L'interdiction découle de l'illégalité de vendre tout être mort et sur l'illégalité de 'posséder' des êtres morts. Il n'est pas permis de vendre ou de recevoir compensation en échange d'un mort."

Al Mubarakpuri continue : "L'Imam Boukhari a écrit dans son 'Sahih' (son travail encyclopédique sur les hadiths rigoureusement authentiques) un chapitre intitulé : ' Le dépôt des corps décomposés dans les puits et du fait de ne pas prendre de paiement pour leur dépôt.'

Dans ce chapitre, Boukhari cite le Hadith d'Ibn Mas'oud que le Prophète fit une invocation contre Abi Jahl et d'autres chefs mécréants de Quraysh ; après que leurs chefs mécréants aient été tués, je vis leurs corps jetés dans un des puits de Badr."

Al Mubarakpuri déclare aussi : "L'Imam Al Hafiz (Ibn Hajar), citant le Hadith 'Le Prophète refusa de leur vendre les corps' a dit qu'aucun paiement ne devait être pris (pour les corps des mécréants).

Ibn Ishaq a mentionné dans son livre 'Al Maghazi': " Les mécréants voulaient échanger 10 000 contre le corps d'un de leurs hommes, Nawfal Ibn Abdullah Ibn Al Mughirah, qui avait été tué lors de l'assaut du fossé autour de Médine. Le Prophète répondit à leur offre en disant : 'Nous n'avons pas besoin de cette somme ni de ce corps."

" La tradition témoigne aussi du fait que si les parents des mécréants tués à Badr avaient compris qu'il pouvaient récupérer les cadavres de leurs parents contre de l'argent, ils l'auraient fait," explique Al Mubarakpuri. " Ceci soutient le Hadith d'Ibn 'Abbas (le Prophète refusa de leur vendre le corps), bien que la chaîne de narration de ce hadith est pauvrement rapporté par Ibn Abi Layla."

[Fin de la note de Al Mubarakpuri].

Imam Ibn Rajab a dit dans son livre 'Jamii Al Ulum Wal Hikam' (1/419): " L'Imam Ahmad a rapporté un Hadith attribué à Ibn 'Abbas qui a dit : " Le jour de Khandaq, (la bataille du fossé) les musulmans tuèrent un mécréant. Ils (les mécréants) offrir de l'argent pour récupérer son corps; le Prophète dit : ' rendez-leur le corps, car il est malsain, et malsain est leur argent.' "

Ibn Rajab continue : " Hareth a demandé à Ishaq: 'Que dis-tu à propos de la vente des corps des mécréants à d'autres mécréants?' Il (Ishaq) dit : ' Non (ce n'est pas permis).' Abu 'Amr Al Shaybani a aussi rapporté qu''Ali captura Al Mustawrid Al 'Ijli, qui était devenu apostat en embrassant le crucifix. Quand l'apostat refusa de se repentir, 'Ali le tua; les Nasara (adorateurs de la croix) offrirent 30 000 pour son corps. Ali refusa et brûla le corps."

Pour examiner la validité de ce Hadith et ses implications relatives à l'échange des restes des mécréants contre des prisonniers musulmans ou des restes de musulmans, nous examinerons les trois positions suivantes:


1. Comme cité ci-dessus, le Hadith est faible dans sa chaîne de narration et donc il ne doit pas être invoqué ou l'on ne doit pas s'y référer pour établir des verdicts légaux. Donc, il n'y a pas de preuve qui suggère que la vente des corps de l'ennemi soit illégale.



2. Certains peuvent argumenter qu'en dépit de la faiblesse du Hadith, ce que faisaient les compagnons du Prophète c'est qu'ils ne vendaient pas les corps des mécréants. Plutôt, des témoins les ont vus les déposer dans les puits de Badr. Ceux qui sont favorables à cette position se référeront aussi au fait que le Prophète a rendu illégal la vente des cadavres.


Notre réponse à cette position est que des grands Imams, dont Ahmad et Ibn Madani, ont refusé d'accepter le principe du 'témoignage' d'une action comme légalement obligatoire à moins que l'action en question ait été prouvée comme étant régulée par des conditions claires. Nous reconnaissons que le Prophète a jugé illégale la vente des êtres morts ; Cependant, cette position a été légiféré en temps de paix, et non pas en temps de guerre. Afin de juger la vente des corps ennemis comme illégale en temps de guerre, il doit y avoir une règle claire et indépendante à ce sujet. Une telle règle n'existe pas, d'où, nous ne pouvons pas considérer la vente des corps ennemis comme illégale.

Il y a des exemples dans la tradition prophétique qui prouvent ce point. Par exemple a brûlé les arbres des juifs de Médine bien qu'il ait déclaré illégal le déracinement et la destruction des arbres en temps de paix. Le Prophète a aussi donné la permission de tromper l'ennemi en temps de guerre et d'égorger les stocks vivants de l'ennemi comme cela s'est passé pendant la bataille de Hunayn. Il a aussi autorisé le port de la soie et les assassinats. Il a accepté que les compagnons de monter la garde autour de lui pendant le traité de Hudayba bien qu'il n'autorisait pas cela en d'autres occasions.

Quand on le questionna sur le fait que les femmes et les enfants des mécréants pouvaient se trouver en danger pendant les actions de combat des musulmans, le Prophète dit : "Ils (les femmes et les enfants des mécréants) font partie d'eux."

En fait, l'Imam Shafi3i (Mughni Al Muhtaj 4/224), l'Imam Ahmad (Kashf Al Qina'a 3/51) et l'Imam Abu Hanifa (Fath Al Qadeer 5/447-448) ont aussi légiféré que si des musulmans étaient prisonniers des mécréants et qu'il était nécessaire à l'armée musulmane pour attaquer les mécréants de mettre inévitablement en danger les musulmans captifs, il était permis à l'armée musulmane d'attaquer.


L'Imam Ibn Taymiyah était très clair pour ce qui est d'utiliser tous les moyens nécessaires pendant la guerre. Il a même autorisé à ce que l'on laisse l'alcool parvenir à l'ennemi, parce que: "Empêcher l'alcool de leur parvenir ne les fera pas prier Allah ou accomplir des actes d'adoration. Au contraire, leur ivresse réduit simplement l'intensité de leurs agressions dans le pays. D'un autre côté, les autoriser à s'intoxiquer les affaiblissait et provoquait des divisions et des luttes entre eux. Ceci était au bénéfice des musulmans."

Pendant la guerre en Afghanistan, Sheikh 'Uthaymin nous a expliqué que si l'ennemi mutilait les corps des musulmans morts, il serait alors possible aux musulmans de mutiler les corps des mécréants morts.


3. Même la validité des Hadith était mise en question, ce qui n'est pas le cas, nous ne cherchons pas à vendre les corps des mécréants. Plutôt, nous échangeons leurs corps contre les corps des musulmans qui ont été tués. Quant à la permission de vendre les corps, il a été rapporté que l'Imam Abu Hanifa fut questionné à ce sujet et qu'il dit : "Il est accepté de le faire en temps de guerre, mais pas à un camp musulman opposé."


Abu Hanifa a aussi dit : "Les musulmans peuvent utiliser la force pour capturer les biens des mécréants, en temps de guerre."





Etude numéro 1 D: La permission de déplacer les corps (ou une partie de leur corps) des mécréants




Il y a deux positions qui ont été rapporté à cet égard. La première est celle du Calife bien guidé, Abu Bakr . Dans son livre "Assunan Al Kubra", l'Imam Bayhaqi déclare : "Chapitre sur ce qui a été rapporté au sujet de déplacer les têtes des mécréants : Amr Ibn El'aas et Sharhabeel Ibn Hassana envoyèrent 'Uqba livrer la tête de Yunak, le patriarche de Damas, au Calife Abu Bakr."

"Quand la tête fut livrée au Calife, Abu Bakr montra son déplaisir. 'Uqba répondit en disant : " Oh Successeur du Prophète , ils ont fait la même chose avec nous! (ils ont décapité des musulmans). Abu Bakr repoussa l'argument d'Uqba en disant : 'Devrions-nous donc prendre exemple sur les méthodes des Romains et des Perses? Vous n'aviez pas besoin de m'apporter cette tête; m'en informer dans une correspondance aurait suffit.' "

Muawiyah Ibn Khadeej et Abd Al Kareem Al Jazari ont aussi rapporté la position d'Abu Bakr. Al Zahri a écrit la position d'Abu Bakr et a écrit qu'aucune tête ne fut jamais livrée au Prophète à Médine.

La seconde, et la plus juste, position confirme la permission de déplacer les restes des mécréants. Ibn Jarir a rapporté dans son travail encyclopédique sur l'histoire : "Des hommes des Bani Makhzoom a rapporté qu'Ibn 'Abbas a dit : " (Sur le champ de bataille de Badr) Abu Jahl (le chef blessé des mécréants) me dit : ' Vous avez monté la garde, vous vous êtes levés depuis une position élevée, mais difficile.' Je lui ai coupé la tête et l'apporta au Prophète et dit : 'Oh Prophète d'Allah, voici la tête de l'ennemi d'Allah, Abu Jahl.' Le Prophète fut satisfait et dit : "Louanges à Allah! Il n'y a de Dieu que Lui."

Cette histoire a aussi été racontée par l'Imam Ibn Hajar, et rapportée par Ishaq et Al Hakam.

L'Imam Al Dahabi a raconté l'histoire suivante : "Ibn Zubair a dit : 'Jarjîr qui menait une armée de 120 000 hommes attaqua la province de Nuba (Afrique). Nous n'étions que 20 000. Au début, les hommes consultèrent notre commandant, Ibn Abi Srah qui alla prendre sa décision dans sa tente. Pendant ce temps, je reçus de Jafar la tête de Jarjîr; il était derrière ses soldats et deux concubines le protégeaient du soleil avec des plumes d'autruche. Je demandai au commandant (de faire une tentative) contre Jarjîr. Il accepta et choisit 30 cavaliers pour se joindre à moi.' Je leur dis de protéger mes arrières; Je passai à travers les lignes ennemies et apparues face à Jarjîr. Au début, Jarjîr et son entourage pensèrent que j'étais un messager, mais quand il réalisa j'étais sur lui, Jarjîr essaya de courir. Je l'attrapai, le décapitai et plaça sa tête au bout de ma lance. Je criai 'Allahou Akbar!' et les musulmans attaquèrent alors que l'ennemi s'effondrait et s'enfuyait."

Yusuf Al Hanafi a rapporté que : "Abd Allah Al Daylami s'approcha du Prophète avec la tête d'Al Aswad Al Ansi le menteur. Nous rapportâmes sa tête du Yémen afin que le Prophète soit témoin (symbole de) la victoire des musulmans." Yusuf Al Hanafi commenta ceci en disant : " Ces exemples confirment la permission de déplacer les têtes des mécréants d'un pays à un autre pour que les gens puissent connaître la défaite que connaissent ceux qui combattent Allah et Son Messager." Et Allah dit : Et qu'un groupe de croyants assiste à leur punition.:close [Sourate An-Nûr 24:2]

Al Hanafi continue : "Le mécontentement d'Abu Bakr (quand on lui présenta la tête du chef mécréant) émanait de son propre jugement, à ce moment, qu'un tel déplacement n'était pas nécessaire. Les commandants sur le champ de bataille, comme Yazeed Ibn Abi Sufyan et 'Uqba Ibn Amer, ne considéraient pas cela comme mal parce qu'ils voyaient cela comme la gloire de la religion d'Allah et l'humiliation des infidèles. D'où, la décision sur un tel sujet est relative aux jugements des savants qui doivent décider si un tel déplacement est bénéfique à ce moment particulier. Ils doivent aussi le refuser s'ils ne sentent pas que cela est nécessaire."

L'Imam Shawkani dit dans son livre Asayl Al Jarar: "Quant à ceux qui montrent leur mécontentement concernant cela, je dis que si apporter les têtes des ennemis renforce les cœurs des musulmans ou affaiblit les mécréants, alors il n'y aucune objection à un tel déplacement. Au contraire, c'est quelque chose de bien.. De plus, le fait que les mécréants soient jugés impurs (Najis) par la loi Divine, n'annule pas la permission de déplacer les restes des mécréants en temps de guerre; après tout, renforcer l'armée de l'Islam et terroriser les armées des musulmans est but indubitable de la loi Divine. La permission est aussi confirmée par le fait que ceci est arrivé au temps des compagnons."

Après avoir revu ce qui précède, nous suivons la position droite de l'Imam Shawkani qui qualifie le déplacement des restes ennemis en temps de guerre dans le but de renforcer l'armée musulmane et de terroriser les armées des mécréants. Cette position explique la position du Prophète qui n'a pas autorisé cela en temps normal (quand il n'y a pas de combat). D'où, la preuve qui confirme la permission de cela en temps de guerre est substantiellement plus grande que la preuve contre.




Etude 2: En réponse à ceux qui ont critiqué les Moujahideen pour ne pas adhérer aux traités internationaux sur les droits de l'homme



Avant de procéder à cette étude, il est important que nous décrivions les accords de Genève qui établissent les droits des prisonniers de guerre. Les accords de Genève, qui ont été signés par les pays membres de l'ONU :

"Les prisonniers de guerre sont les partisans de leurs gouvernements, et non pas des forces individuelles ou armées de qui ils sont les captifs. L'état qui capture les prisonniers de guerre ne doit en aucun cas faire de discrimination entre les prisonniers, que ce soit pour la race, la religion, les principes ou l'affiliation politique. Les prisonniers ne doivent pas être torturés, ni physiquement ni mentalement, et on ne doit pas leur ôter leurs insignes militaires."

"Les prisonniers doivent se voir accorder les soins médicaux de base, on doit leur fournir de la nourriture, des vêtements et de bonnes conditions sanitaires. Les prisonniers ont le droit de pratiquer des activités intellectuelles, culturelles et sportives. Ils ont aussi le droit d'envoyer et de recevoir des lettres, bien que soumis à la censure."

"Les prisonniers ne peuvent pas être portés que devant des courts militaires et ne peuvent pas être jugés sans procès et sans la présence des avocats de la défense. Les prisonniers seront aussi libérés et renvoyés vers leur pays après la cessation des hostilités."

[Fin de la description]

Voici l'accord auquel ont souscrit les Nations Unies. Toute nation qui n'obéit pas à cet accord peut être sanctionné ou puni, entre autres elle peut perdre le droit de recevoir des prêts internationaux, et de voir les Nations Unies refuser de prendre des décisions en défense de la nation qui viole les accords.

Notre réponse à ceux qui ont fait des objections contre notre acte et qui ont demandé à ce que nous observions de tels accords comporte six points :

Premièrement : Nous ne sommes pas membres de cette organisation (les Nations Unies) et nous n'accepterons pas d'en faire partie parce que nous ne signerons aucun de ses accords ou de ses traités.


Deuxièmement : Si nous avions conclu un engagement de ne pas tuer les prisonniers mécréants, nous y aurions obéi. Ce fut la façon dont le Prophète qui fit un accord avec les mécréants de Quraysh qu'il respecta jusqu'à ce que Quraysh viole les termes du traité. Nous n'avons pris aucun engagement envers la Russie et nous ne pouvons pas être accusés de rompre un engagement qui n'existe pas.

Troisièmement : Plusieurs clauses des accords de Genève correspondent à la loi islamique. Une de ces clauses concerne la justice et les bons traitements aux prisonniers. Nous avons traité avec justice de nombreux prisonniers, et de nombreux prisonniers russes que nous avons libérés, attesteront de cela et admettront que le traitement qu'ils ont reçu était supérieur à toutes lois des autorités païennes et mécréantes.

Ceci suit la guidance Divine d'Allah le Très-Haut qui loue ceux qui traitent bien les prisonniers, même si les prisonniers sont mécréants. Cet acte est aussi soutenu par l'exemple du Prophète qui a bien traité Thamma Ibn Al Aathal; Ibn Al Aathal, qui était attaché à l'intérieur de la mosquée du Prophète puis se convertit à l'Islam peu après qu'il fut relâché.

Quatrièmement : Certaines personnes pourraient naïvement croire que de tels accords sont sincères dans l'esprit et renforcés dans la réalité, même s'ils sont régulièrement violés par cinq membres du conseil de sécurité, et ne sont cités que quand des nations faibles et en voix de développement ont besoin d'être 'remise sur le bon chemin' à la demande des puissances politiques oppressives.

Comment se fait-il qu'à chaque fois qu'un membre permanent du conseil de sécurité viole les accords de Genève, on en fait peu cas, mais quand les soldats de ces pays sont capturés, tous les accords sur les droits de l'homme sont cités en très fort ? Les accords n'ont pas été introduits pour soutenir la justice, ils ont été introduits pour protéger la criminalité de ceux qui cherchent à maintenir leur position dans l'horrible jeu des puissances politiques.

Il y a de nombreux exemples de ceci, dont :



1. Le massacre des musulmans en Bosnie:



Il y a cinq ans, pendant l'agression serbe contre la Bosnie, les Nations Unies ont déclaré les villes bosniaques désarmées et sans défense de Zepa et de Srebrenica comme 'abris sûrs.' Les Nations Unies ont positionné leurs soldats dans les deux villes et ont juré de protéger les habitants contre toute agression.

Peu de temps après, les forces serbes ont attaqué les deux villes; au lieu de stopper l'agression, les gardiens de la paix allemands de l'ONU ont évacué leurs positions. Le plus choquant de tout fut que les gardiens de la paix allemands ont fourni aux Serbes des uniformes de l'ONU. Les Serbes, déguisés en soldats de l'ONU, ont ordonné aux habitants des villes d'aller au quartier général de l'ONU située près d'une usine d'aluminium. Tous les civils rassemblés dans l'usine ont été massacrés de sang-froid. Le criminel de guerre Ratko Mladic a alors conduit des milliers de jeunes hommes et femmes musulmans dans des bus et les a envoyés dans des lieux inconnus. Les autres résidents des villes furent torturés, violés, et disséminés; plus de 45 000 musulmans vécurent cette campagne de terreur: Où étaient donc les Nations Unies et leurs accords sur les droits de l'homme ? Les Nations Unies n'ont pas juste failli à leur mission, c'était une complicité claire de meurtres en masse, de viols de tortures contre des civils innocents.

Après les massacres de Zepa et de Srebrenica, les Nations Unies ont transféré des milliers de réfugiés croates de Krajinja et les installèrent dans les maisons abandonnées des habitants musulmans d'origine. Les représentants de l'ONU soulignèrent que les Croates qui avaient été obligés à quitter leurs maisons recevraient tout le soutien dont ils avaient besoin...selon leurs droits de l'homme internationalement garanti.

Demandez alors au secrétaire général des Nations Unies, Boutros Ghali, pourquoi les Serbes n'ont-ils pas été punis de la même façon que l'Irak? Où étaient les droits de l'homme internationalement garantis et les droits de prisonniers de guerre en Bosnie?



2. Le meurtre des soldats irakiens pendant la guerre du Golfe



Les 24 et 25 février 1991, les chars d'assaut américains et britanniques ainsi que des véhicules blindés équipés de larges pelleteuses enterraient vivants des milliers de soldats irakiens dans leurs bunkers. Les soldats qui étaient encerclés et qui attendaient pour se rendre, furent impitoyablement enterrés sous des monceaux de sable dans l'un des pires crimes contre l'humanité de l'époque moderne.

Ce crime fut rapporté et confirmé par le Washington Post, le quotidien américain, le Times (UK) et d'autres grandes publications. Cela fut même admis par Pete Williams, alors porte-parole du Pentagone, et par le Colonel Morino, commandant de la première infanterie US, bataillon de la 2ème division, qui a déclaré que le massacre 'était une manœuvre tactique destinée à permettre le passage des forces américaines et britanniques.'

Morino, qui identifia l'ingénieur Stephen Hawkish comme l'homme qui planifia le crime, a admis que ce crime était horrible, la pluspart des zones où les soldats irakiens ont été enterrés vivants ont vite été nivelées et dissimulées. Des soldats américains qui participèrent à ces crimes ont plus tard reçu des médailles d'honneur et décrits comme des 'héros de guerre.'

Ne croyez pas que nous citons ces exemples parce que nous soutenons l'agression irakienne contre les musulmans du Kuwait. Nous citons plutôt cet exemple pour prouver notre point de vue qui est que les puissances de l'arrogance et de la mécréance ont sans problème violé les accords qui garantissent les droits des prisonniers de guerre.



3. Massacre israélien des prisonniers de guerre en 1973



Peu après la fin de la guerre de 1973, l'ennemi israélien assassina de sang-froid plus de 2 000 prisonniers de guerre égyptiens. Ehud Barak, l'actuel Premier ministre d'Israël, a personnellement supervisé le massacre des prisonniers. Les crimes israéliens contre les musulmans sont nombreux, parmi eux le massacre de Deir Yassin en 1948; Menahem Begin qui l'a personnellement supervisé et qui a participé au massacre est devenu Premier ministre d'Israël en 1977. Vous vous rappellerez aussi du massacre de 40 musulmans alors qu'ils priaient dans la mosquée du Prophète Abraham à Al Khalil et le massacre de plus de 100 civils à Qana au Libanbanon.

Les Israéliens ont et continuent de commettre d'aussi horribles crimes, et encore, ils demandent compensation pour ce que leurs ancêtres ont subi aux mains des nazis. Cette hypocrisie tâchée de sang est suffisante pour prouver que les accords sur les droits de l'homme n'existent que pour répondre aux besoins des mécréants quand et où ils en ont besoin.

Cinquièmement : Nous rappelons à tous nos frères qui nous ont accusé de viol les droits de l'homme et l'esprit de l'Islam, que leur critique est fausse et injuste. Le musulman qui protège sa religion, son peuple, sa propriété et son pays est-il un criminel de guerre? Et qu'en est-il des Russes qui ont attaqué ce pays et tué, volé, violé et mutilé? Qui est-ce qui viole les droits de l'homme dans une telle situation?

Si vous êtes déterminés à défendre ceux qui massacrent les musulmans, alors ne défendez pas que les Russes, défendez ceux qui ont assassiné 100 000 Tchétchènes pendant la première guerre, défendez ceux qui ont assassiné 1 million de musulmans en Afghanistan et 200 000 au Tadjikistan. Défendez ceux qui ont bombardé le refuge d'Amirya en Irak et le complexe médical de Shifaa au Soudan. Défendez ceux qui mettent le feu à nos lieux saints à Jérusalem...

Après tout ceci, si vous ne savez pas ce qu'est un criminel de guerre, alors vous ne saurez jamais et vous continuerez à suivre le clairon des mécréants et le tambour de la tyrannie.

Et que La Paix d'Allah soit sur Mohammad, sur Sa famille bénie, sur Ses Compagnons ainsi que tous ceux qui les suivent dans un bon comportement jusqu'au jour du jugement.
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Re: y' a t il de la justice dans le judaisme !!!!!

Message non lu par victorien3 »

:lol: :lol: yacoub s' enrage a chaque fois qu on parle du judaisme :lol: :lol: :lol:
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Re: y' a t il de la justice dans le judaisme !!!!!

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j' attends toujours des commentaires :lol:
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Re: y' a t il de la justice dans le judaisme !!!!!

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victorien3 a écrit :j' attends toujours des commentaires :lol:
sacrés pseudos athées :lol:
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Re: y' a t il de la justice dans le judaisme !!!!!

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victorien3 a écrit :aprés avoir lu ce passage de Deutéronome . j' en doute fort :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:


Celui qui est issu d`une union illicite n`entrera point dans l`assemblée de l`Éternel;


même sa dixième génération n`entrera point dans l`assemblée de l`Éternel



:lol: :lol: :lol: :lol:

a +
:oops: :oops:
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