Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
Himmler disait quelle admirable religion que l'islam qui demande des hommes courageux prêts à se sacrifier pour Allah.
Adoretruc va nous chercher la citation.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
(Tabari , Histoire des Prophètes et des Rois III 178-9).
Les Banu Qaynuqa étaient des Juifs qui habitaient près de Médine , avec lesquels le prophète avait conclu un traité. Il fut informé qu'ils raillaient les Quraysh370 , en disant:
-Nous aurions du assister au combat de Badr , nous aurions donné une leçon à Muhammad ; les Quraysh auraient du nous avertir , nous les aurions secourus , car ils ne s'entendent pas à faire la guerre.
Le prophète était irrité de leurs propos , et désirait les attaquer ; mais il était lié par son traité. Enfin Gabriel lui apporta le verset suivant:
Si tu crains quelque trahison de certaines gens , renvoie-leur leur traité , pour établir l'égalité371.
Le prophète , heureux de cette révélation , se mit en campagne , de sa personne , avec cent de ses compagnons. Les Banu Qaynuqa avaient autour de Médine des lieux fortifiés , dans l'un desquels se trouvait un marché. Le prophète y fit venir leurs chefs et leur parla ainsi:
-Vous savez par votre Pentateuque372 que je suis le prophète d'Allah. Croyez en moi. Si vous n'embrassez pas l'islam , je vous déclare la guerre.
Ils répondirent:
-Tu crois , ô Muhammad , que nous sommes comme les Quraysh. Si tu veux t'essayer avec nous , fais-le ; tu verras ce que c'est que la guerre ; car la guerre est notre affaire et nous sommes nés pour elle ; elle n'est pas l'affaire des Quraysh.
Le prophète , irrité de ces paroles , les quitta et leur renvoya leur traité , en leur faisant dire de se préparer à la guerre.
Le lendemain , quinzième jour du mois de shawwal , il se mit en campagne , après avoir établi , comme son lieutenant à Médine , Bashir Abu Lobaba ibn Abdu Mundhir. Hamza portait l'étendard du prophète. Les Banu Qaynuqa , n'osant pas combattre , se renfermèrent dans leur forteresse , où le prophète les assiégea pendant quinze jours. Ensuite ils capitulèrent et se rendirent à discrétion. Le prophète ordonna de tuer tous les hommes , de réduire en esclavage les femmes et les enfants , et de piller leurs biens.373
Les Banu Qaynuqa étaient alliés des Banu Khazraj , et particulièrement de leur chef Abdallah , ibn Obayy374 ibn Salul , avec lequel ils avaient conclu un traité d'alliance. Abdallah supplia le prophète de leur faire grâce de la vie , tout en disposant de leurs biens. Le prophète leur accorda la vie sauve , mais il leur ordonna de quitter le territoire de Yathrib. Leurs biens devinrent le butin des musulmans , et furent partagés entre eux. Ces Juifs étaient au nombre de sept cents hommes , en dehors des infirmes , des vieillards et des enfants. Ils n'avaient pas de champs , ni de vergers de dattiers , mais ils avaient un nombreux bétail et des armes. Ils étaient artisans ; toute l'industrie de Médine , tous les ouvrages de forgerie , de cordonnerie , et de joaillerie étaient dans leurs mains375. Ils partirent ainsi , se rendant en Syrie , avec leurs femmes et leurs enfants , et abandonnant tous leurs biens , que le prophète confisqua. Ensuite il détruisit leur forteresse.
Le verset suivant fut révélé relativement au partage de ce butin :
Sachez que , quand vous avez fait du butin , la cinquième partie appartient à Allah , au prophète , » etc..376
Ce quint , prélevé sur le butin , devint obligatoire à partir de ce jour377. Dans la distribution du reste entre ses compagnons , le prophète recevait aussi sa part individuelle ; car la partie prélevée était placée dans le trésor , et il la distribuait aux musulmans pauvres , aux orphelins , à ses parents pauvres et aux exilés. Le prophète se contentait de sa part. Tout ce qui était le quint378 était divisé dans le trésor en trois parties , dont l'une appartenait au prophète , l'autre à ses parents , et la troisième aux pauvres et aux orphelins.
Après avoir distribué le butin , le prophète rentra à Médine , le premier jour du mois de dhul qada.
Fait divers.
(ibn Hisham , Notes n° 568).379
L’affaire des Banu Qaynuqa a commencé ainsi: une femme arabe a apporté des biens et les a vendu au marché des Banu Qaynuqa. Elle s’est assise chez un orfèvre380 , et les gens ont tenté de découvrir son visage , mais elle a résisté. L’orfèvre a pris le bas de sa robe et il l’a attaché à son dos , de façon à ce que quand elle se leva , elle dénuda son bas ventre et alors ils ont ri d’elle. Elle poussa un grand cri , et un des musulmans sauta sur l’orfèvre et le tua. C’était un Juif , et les Juifs ont attrapé le musulman et l’ont tué , tandis que la famille du musulman appellait les musulmans pour attaquer les Juifs. Les musulmans étaient furieux et une mauvaise ambiance commença à se développer entre les deux communautés.
(ibn Hisham , Conduite de l'Envoyé d'Allah 545-7).
Pendant ce temps , il y eut l’affaire des Banu Qaynuqa. L’apôtre d’Allah les rassembla sur la place du marché et leur dit:
-Ô Juifs! craignez qu’Allah ne vous frappe de sa vengeance comme il l’a fait avec les Quraysh , et devenez musulmans! Vous savez bien que je suis un prophète qui a été envoyé. Vous le trouverez dans vos écritures et dans le pacte d’Allah avec vous.
Ils répondirent:
-Ô Muhammad! tu sembles croire que nous sommes ton peuple. Ne te trompe pas en croyant que tu as rencontré un peuple ignorant du combat et obtenir le meilleur d’eux. Par Allah , si nous te combattons , tu verras que nous sommes de vrais hommes.
(...)
Les Banu Qaynuqa furent les premiers des Juifs à rompre l’accord avec l’apôtre d’Allah , et à aller au combat , entre Badr et Ohod. Et l’apôtre d’Allah les assiégea jusqu’à ce qu’ils se rendent sans condition.
(...)
Abdallah ibn Ubayy vint voir l’apôtre d’Allah et lui dit:
-Traite mes protégés381 avec bienveillance (...)
Mais l’apôtre d’Allah fit la sourde oreille. Abdallah répéta les mêmes mots et l’apôtre d’Allah s’écarta de lui , alors il s’empara du bord de la robe de l’apôtre d’Allah. L’apôtre d’Allah était si en colère que son visage était presque devenu noir.
Il dit:
-Malheur! Lâche moi!
L’autre dit:
-Non , par Allah , je ne te laisserai pas partir avant que tu ne traites mes protégés avec bienveillance. Six cent hommes sans cottes de mailles et trois cent avec ne m’ont pas protégé de mes ennemis , et tu veux les exécuter en une matinée? Moi je suis un homme qui craint les changements de fortune.382
L’apôtre d'Allah dit:
-Tu peux les emmener383.
Le butin des Banu Qaynuqa.
(ibn Sad , Tabaqat II 33).
L’apôtre d'Allah a pris pour lui-même de leurs armes trois arcs , un arc appelé al Katum , qui se brisa à Ohod384 , un arc appelé al Rawha et un arc appelé al Bayda385 ; il a pris deux cottes de mailles de leurs armes: une cotte appelée al Sughdiyah et une autre appelée Fiddah386 . Il leur a pris trois sabres , un sabre Qalay387 , un autre connu comme Battar388 et un troisième389 . Il leur a aussi pris trois lances. Ils ont trouvé dans leur forteresse des armes en quantité et des instruments de forge. L’apôtre d'Allah a pris sa part personnelle de butin , et a distribué les quatre cinquièmes parmi ses compagnons. Ce fut le premier quint après Badr. Muhammad ibn Maslamah est celui qui s’empara de leurs biens immobiliers.
curtz a écrit :-L’expulsion des Banu Qaynuqa (avril 624).
(Tabari , Histoire des Prophètes et des Rois III 178-9).
Les Banu Qaynuqa étaient des Juifs qui habitaient près de Médine , avec lesquels le prophète avait conclu un traité. Il fut informé qu'ils raillaient les Quraysh370 , en disant:
-Nous aurions du assister au combat de Badr , nous aurions donné une leçon à Muhammad ; les Quraysh auraient du nous avertir , nous les aurions secourus , car ils ne s'entendent pas à faire la guerre.
Le prophète était irrité de leurs propos , et désirait les attaquer ; mais il était lié par son traité. Enfin Gabriel lui apporta le verset suivant:
Si tu crains quelque trahison de certaines gens , renvoie-leur leur traité , pour établir l'égalité371.
Le prophète , heureux de cette révélation , se mit en campagne , de sa personne , avec cent de ses compagnons. Les Banu Qaynuqa avaient autour de Médine des lieux fortifiés , dans l'un desquels se trouvait un marché. Le prophète y fit venir leurs chefs et leur parla ainsi:
-Vous savez par votre Pentateuque372 que je suis le prophète d'Allah. Croyez en moi. Si vous n'embrassez pas l'islam , je vous déclare la guerre.
Ils répondirent:
-Tu crois , ô Muhammad , que nous sommes comme les Quraysh. Si tu veux t'essayer avec nous , fais-le ; tu verras ce que c'est que la guerre ; car la guerre est notre affaire et nous sommes nés pour elle ; elle n'est pas l'affaire des Quraysh.
Le prophète , irrité de ces paroles , les quitta et leur renvoya leur traité , en leur faisant dire de se préparer à la guerre.
Le lendemain , quinzième jour du mois de shawwal , il se mit en campagne , après avoir établi , comme son lieutenant à Médine , Bashir Abu Lobaba ibn Abdu Mundhir. Hamza portait l'étendard du prophète. Les Banu Qaynuqa , n'osant pas combattre , se renfermèrent dans leur forteresse , où le prophète les assiégea pendant quinze jours. Ensuite ils capitulèrent et se rendirent à discrétion. Le prophète ordonna de tuer tous les hommes , de réduire en esclavage les femmes et les enfants , et de piller leurs biens.373
Les Banu Qaynuqa étaient alliés des Banu Khazraj , et particulièrement de leur chef Abdallah , ibn Obayy374 ibn Salul , avec lequel ils avaient conclu un traité d'alliance. Abdallah supplia le prophète de leur faire grâce de la vie , tout en disposant de leurs biens. Le prophète leur accorda la vie sauve , mais il leur ordonna de quitter le territoire de Yathrib. Leurs biens devinrent le butin des musulmans , et furent partagés entre eux. Ces Juifs étaient au nombre de sept cents hommes , en dehors des infirmes , des vieillards et des enfants. Ils n'avaient pas de champs , ni de vergers de dattiers , mais ils avaient un nombreux bétail et des armes. Ils étaient artisans ; toute l'industrie de Médine , tous les ouvrages de forgerie , de cordonnerie , et de joaillerie étaient dans leurs mains375. Ils partirent ainsi , se rendant en Syrie , avec leurs femmes et leurs enfants , et abandonnant tous leurs biens , que le prophète confisqua. Ensuite il détruisit leur forteresse.
Le verset suivant fut révélé relativement au partage de ce butin :
Sachez que , quand vous avez fait du butin , la cinquième partie appartient à Allah , au prophète , » etc..376
Ce quint , prélevé sur le butin , devint obligatoire à partir de ce jour377. Dans la distribution du reste entre ses compagnons , le prophète recevait aussi sa part individuelle ; car la partie prélevée était placée dans le trésor , et il la distribuait aux musulmans pauvres , aux orphelins , à ses parents pauvres et aux exilés. Le prophète se contentait de sa part. Tout ce qui était le quint378 était divisé dans le trésor en trois parties , dont l'une appartenait au prophète , l'autre à ses parents , et la troisième aux pauvres et aux orphelins.
Après avoir distribué le butin , le prophète rentra à Médine , le premier jour du mois de dhul qada.
Fait divers.
(ibn Hisham , Notes n° 568).379
L’affaire des Banu Qaynuqa a commencé ainsi: une femme arabe a apporté des biens et les a vendu au marché des Banu Qaynuqa. Elle s’est assise chez un orfèvre380 , et les gens ont tenté de découvrir son visage , mais elle a résisté. L’orfèvre a pris le bas de sa robe et il l’a attaché à son dos , de façon à ce que quand elle se leva , elle dénuda son bas ventre et alors ils ont ri d’elle. Elle poussa un grand cri , et un des musulmans sauta sur l’orfèvre et le tua. C’était un Juif , et les Juifs ont attrapé le musulman et l’ont tué , tandis que la famille du musulman appellait les musulmans pour attaquer les Juifs. Les musulmans étaient furieux et une mauvaise ambiance commença à se développer entre les deux communautés.
(ibn Hisham , Conduite de l'Envoyé d'Allah 545-7).
Pendant ce temps , il y eut l’affaire des Banu Qaynuqa. L’apôtre d’Allah les rassembla sur la place du marché et leur dit:
-Ô Juifs! craignez qu’Allah ne vous frappe de sa vengeance comme il l’a fait avec les Quraysh , et devenez musulmans! Vous savez bien que je suis un prophète qui a été envoyé. Vous le trouverez dans vos écritures et dans le pacte d’Allah avec vous.
Ils répondirent:
-Ô Muhammad! tu sembles croire que nous sommes ton peuple. Ne te trompe pas en croyant que tu as rencontré un peuple ignorant du combat et obtenir le meilleur d’eux. Par Allah , si nous te combattons , tu verras que nous sommes de vrais hommes.
(...)
Les Banu Qaynuqa furent les premiers des Juifs à rompre l’accord avec l’apôtre d’Allah , et à aller au combat , entre Badr et Ohod. Et l’apôtre d’Allah les assiégea jusqu’à ce qu’ils se rendent sans condition.
(...)
Abdallah ibn Ubayy vint voir l’apôtre d’Allah et lui dit:
-Traite mes protégés381 avec bienveillance (...)
Mais l’apôtre d’Allah fit la sourde oreille. Abdallah répéta les mêmes mots et l’apôtre d’Allah s’écarta de lui , alors il s’empara du bord de la robe de l’apôtre d’Allah. L’apôtre d’Allah était si en colère que son visage était presque devenu noir.
Il dit:
-Malheur! Lâche moi!
L’autre dit:
-Non , par Allah , je ne te laisserai pas partir avant que tu ne traites mes protégés avec bienveillance. Six cent hommes sans cottes de mailles et trois cent avec ne m’ont pas protégé de mes ennemis , et tu veux les exécuter en une matinée? Moi je suis un homme qui craint les changements de fortune.382
L’apôtre d'Allah dit:
-Tu peux les emmener383.
Le butin des Banu Qaynuqa.
(ibn Sad , Tabaqat II 33).
L’apôtre d'Allah a pris pour lui-même de leurs armes trois arcs , un arc appelé al Katum , qui se brisa à Ohod384 , un arc appelé al Rawha et un arc appelé al Bayda385 ; il a pris deux cottes de mailles de leurs armes: une cotte appelée al Sughdiyah et une autre appelée Fiddah386 . Il leur a pris trois sabres , un sabre Qalay387 , un autre connu comme Battar388 et un troisième389 . Il leur a aussi pris trois lances. Ils ont trouvé dans leur forteresse des armes en quantité et des instruments de forge. L’apôtre d'Allah a pris sa part personnelle de butin , et a distribué les quatre cinquièmes parmi ses compagnons. Ce fut le premier quint après Badr. Muhammad ibn Maslamah est celui qui s’empara de leurs biens immobiliers.
LA, LE GARS, IL VA ETRE CONTENT: IL Y A DES GROS BOUTS DE CORAN QUI SONT COINCÉS DANS L'HISTOIRE.
ET PUIS OUI, ON FAIT CE QU'ON VEUT!!! MERCI!!!
L’expulsion des Banu Nadir (août 625).
La tribu des Banu Nadir390 est plus puissante que la précédente. Les sources présentent la thèse d’un complot Juif pour justifier leur attaque. En réalité , après la défaite d’Ohod , les troupes musulmanes sont à la recherche d’un succès facile , et Muhammad est prêt à se débarasser d’un foyer possible de résistance , en faisant un exemple 391.
Les musulmans se livrent à des démonstrations de force , de terreur et de vandalisme qui poussent les Juifs à la reddition. Les circonstances et une pitoyable affaire de palmiers vandalisés laissent des traces dans une révélation coranique392. Les exégètes et juristes musulmans se sont usés durant des siècles sur ce cas litigieux393.
L’épisode donne aussi le sens véritable et circonstancié de la fameuse formule coranique “pas de contrainte en religion394 ”: elle a pour objet des enfants considérés comme musulmans mais élevés parmi les Juifs , et qui ne doivent pas changer de religion395.
Le soutien d’Allah.
(Tabari , Tafsir 4/78).
Allah a promis aux Muhammad le jour de Badr qu’il les assisterait dans leur combat , à la condition qu’ils continuent d’être obéissants envers lui , et qu’ils évitent ce qu’il interdit. Mais ils le firent seulement le jour du combat du fossé396 , et il les assista aussi quand ils assiégèrent les Banu Nadir et Banu Qurayza.
Les accusations.
(Mahomet , Coran 58/15-22).
N'as-tu pas vu ceux qui ont pris pour acolytes des gens contre lesquels Allah est courroucé et qui ne participent ni de vous ni d'eux?
Ils jurent mensongèrement , alors qu'ils savent.
Allah a préparé pour eux un tourment terrible.
Combien mauvais est ce qu'ils se sont trouvés faire !
Ils ont pris leurs serments comme sauvegarde et se sont écartés du Chemin d'Allah.
A eux un tourment avilissant!
Ni leurs biens ni leurs enfants ne leur serviront de rien contre Allah.
Ceux-là seront les hôtes du Feu où ils seront immortels.
Ni leurs biens ni leurs enfants ne leur serviront au jour où , en totalité , Allah les rappellera à la vie , où ils lui feront serment comme ils vous font serment , alors qu'ils croient être dans le vrai.
Eh quoi! ne sont-ils point des menteurs ?
Le démon a maitrise sur eux et leur a fait oublier l'édification d'Allah.
Ceux-là sont la faction du démon.
Eh quoi! la faction du démon ne constituera-t-elle pas les perdants ?
Ceux qui dirigent des pointes contre Allah et son apôtre , ceux-là seront parmi les plus vils.
(ibn Hisham , Conduite de l'Envoyé d'Allah 652-3).
L’apôtre d'Allah est allé vers les Banu Nadir pour leur demander de l’aide dans le payement pour le sang versé pour deux hommes des Banu Amir , qu’Amir ibn Umayya avait tués après leur avoir assuré qu’ils étaient saufs. Il y avait une mutuelle alliance entre les Banu Nadir et les Banu Amir. L’apôtre d'Allah est venu pour leur demander et il sont répondu qu’ils étaient d’accord , qu’ils contribueraient comme il le demandait. Mais ils tenaient conseil en même temps , en disant:
-Nous n’aurons plus jamais une autre chance. Qui veut aller en haut de la maison , pour leur jeter une pierre sur la figure , et nous débarasser de lui?
L’apôtre d'Allah était assis sur un mur à côté d’une de leurs maisons. Amir ibn Jihash se porta volontaire et partit pour jeter une pierre. L’apôtre d'Allah était avec quelques compagnons , parmi lesquels Abu Bakr , Omar , Ali397 , et des nouvelles venues du ciel l’atteignirent pour l’avertir de ce qui se trâmait , et alors il rentra à Médine.
Ses compagnons avaient attendu longtemps le prophète et ils étaient partis le chercher. Ils rencontrèrent un homme venant de Médine et lui demandèrent s’il l’avait vu. Il dit qu’il l’avait vu entrer à Médine , et quand ils le trouvèrent , ils leur dit quelle machination les Juifs avaient ourdi contre lui. L’apôtre d'Allah ordonna de se préparer à la guerre et de marcher aussitôt contre eux. Il partit avec ses hommes et arriva vite chez eux.
Les Juifs avaient pris refuge dans lers forts , et l’apôtre d'Allah ordonna de couper leurs palmiers398 et de les brûler , et ils l’appelèrent ce ces termes:
-Muhammad , tu as proscrit les destructions aveugles et tu as blamé ceux qui les pratiquaient. Pourquoi coupes-tu nos palmiers?
Il y eut un certain nombre des Banu Awf ibn al Khazraj (...) qui est allé les voir en secret pour leur dire:
-Restez fermes et protégez vous. Si vous êtes attaqués , nous combattrons avec vous , et si vous êtes expulsés , nous partirons avec vous. Alors ils attendirent cette aide , ne firent rien et Allah introduisit la terreur dans leurs coeurs. Ils demandèrent que l’apôtre d'Allah les déporte et épargne leurs vies , à condition qu’ils puissent emporter tous les biens qui tiennent sur leurs chameaux , exceptés leurs armes. Et il fut d’accord.
Les hommes détruisirent leurs maisons jusqu’au linteau de la porte qu’ils mirent sur leurs chameaux. (...)
Ils emportaient leurs femmes et enfants et leurs biens , avec des tambourins , des flûtes et des chanteuses qui jouaient derrière eux. (...) Ils partirent avec une telle pompe et somptuosité que jamais on en vit de même.399
Ils laissèrent leurs propriétés à l’apôtre d'Allah et cela devint sa propriété personnelle , dont il pouvait user comme il voulait....
Seuls deux Banu Nadir devirent musulmans , pour garder leurs biens: Yamin ibn Umayr et Abu Sad ibn Wahb400.
(Tabari , Histoire des Prophètes et des Rois III 214-9).
Les Banu Nadir étaient des Juifs qui avaient une grande forteresse aux portes de Médine , à un parasange401 de la ville , et séparée de celle-ci par des plantations de dattiers. Ils avaient conclu un traité avec le prophète , de même que les Juifs de la tribu de Qurayza et de Fadak , et tous les autres Juifs qui demeuraient aux environs de Médine. Les Banu Nadir avaient un chef nommé Sallam ibn Mishkam , qui avait adhéré au traité conclu avec le prophète.
Amir ibn Omayya , le Dhamrite , ayant tué aux portes de Médine les deux Arabes de la tribu d’Amir qui avaient un sauf-conduit402 du prophète , celui-ci reçut de la part des Banu Amir le message suivant:
“Tes hommes n'ont pas été massacrés par nous , à Bir Mawna403 , mais par les Banu Sulaym”.
Après avoir pris connaissance de la lettre d'Abul Bara , nous avions envoyé deux hommes vers toi , pour demander ta protection pour tous les Banu Amir. Ces deux hommes ayant été tués par Amir ibn Omayya , ils dirent:
-Donne-nous le prix de leur sang ou prépare-toi à la guerre.
Le prophète répondit :
-C'est bien , vous avez raison ; vous êtes en droit de réclamer pour eux le prix du sang404 , vu l'engagement que j'avais pris envers eux et le sauf-conduit que je leur avais accordé.
Il envoya quelqu'un vers les Banu Amir et leur fit dire:
-Je payerai le prix du sang pour les deux Arabes , et je continuerai la protection que je vous ai promise. Ensuite il ordonna de réunir cette somme , en la répartissant sur la ville de Médine , et d'y faire contribuer également les Juifs , tels que les Banu Nadir , les Qurayza et ceux de Fadak , qui y étaient obligés par le traité. Il commença par réclamer la part des Banu Nadir. Monté sur son âne Yafur , il sortit de Médine , accompagné d'Abu Bakr , d’Omar et d’Ali , et arriva , en traversant les plantations de dattiers405 , à la porte du fort. Les Juifs , du haut du mur , l'ayant vu s'approcher , ouvrirent la porte , sortirent et invitèrent le prophète à entrer. Mais le prophète refusa , descendit de son âne à la porte et s'assit , le dos appuyé contre le mur. Ensuite il leur raconta ce qui venait d'arriver , comment Amir avait tué deux hommes de la tribu d’Amir , pour lesquels il fallait payer le prix du sang , et leur demanda de contribuer au payement de cette somme. Les Juifs lui répondirent:
-Ô Abu Qasim406 , assurément nous sommes prêts à la payer à nous seuls.
Leurs chefs , tels que Sallam ibn Mishkam , Hoyayy ibn Akhtab , et Kinana ibn Rabi , dirent unanimement:
-Nous allons rentrer dans la forteresse et répartir la somme ; reste ici.
Le prophète , très satisfait , leur dit :
-Ne faites pas une répartition trop considérable ; ne demandez que ce que les hommes pourront facilement supporter.
Il attendit donc avec ses compagnons , tandis que les Juifs rentrèrent dans la forteresse. Alors ils délibérèrent entre eux et résolurent de tuer le prophète.
Sallam dit:
- Ne cherchez point à le tuer , vous ne réussirez pas ; il le saura , rompra le traité qu'il a fait avec vous et vous déclarera la guerre.
Mais ils ne se rendirent point à ses observations , et Kinana dit :
-Je veux venger sur Muhammad le sang de nos frères.
Il fit déterrer un bloc de pierre , grand comme une borne milliaire , sur la terrasse au château près duquel était assis le prophète , et un des leurs , nommé Amir , fut chargé de le faire rouler sur la tête de Muhammad. Gabriel vint en avertir le prophète. Craignant que , s'il en parlait à ses compagnons , ils ne se levassent immédiatement pour sa défense , que les Juifs ne sortissent en grand nombre et ne s'en rendissent maîtres , il quitta sa place , seul , et dit à ses compagnons:
- Je vais me rendre pour faire mes besoins sous ces arbres407.
Il se dirigea vers les plantations de dattiers et prit la route de Médine , sachant que , en son absence , on n'inquiéterait pas ses amis. En sortant des plantations de dattiers , il rencontra un homme des Banu Nadir qui se rendait au fort. Les Juifs , ne voyant plus le prophète , demandèrent à Ali où il était allé. Ali leur dit qu'il s'était éloigné pour faire ses besoins. Ils attendirent donc jusqu'au moment où cet homme , étant entré dans le fort et les voyant en mouvement , leur en demanda la cause. Ils lui dirent qu'ils voulaient jeter un bloc de pierre sur Muhammad.
Cet homme leur dit :
-Je viens de le rencontrer à la porte de Médine ; maintenant il est dans la ville depuis longtemps.
Alors ils furent inquiets , craignant qu'il n'eut eu connaissance de leur complot. Ils sortirent et dirent à Ali :
-Cet homme nous informe qu'il a vu Muhammad à la porte de Médine.
Ali , fort étonné , se leva avec ses compagnons , et ils retournèrent à Médine , en ramenant l'ane. Ayant rejoint le prophète , ils lui demandèrent pourquoi il les avait quittés sans les prévenir. Il leur dit que les Juifs avaient comploté sa mort , et qu'ils avaient ainsi rompu le traité et commis une trahison.
Allah révéla le verset suivant:
Ô vous qui croyez , souvenez-vous des bienfaits d'Allah ; lorsque des hommes se disposaient à mettre leurs mains sur vous , il vous protégeait , en les repoussant... etc408 .
Le prophète chargea Muhammad ibn Maslama , de porter aux Banu Nadir le message suivant :
Vous m'avez trahi et vous avez rompu le traité qui vous liait envers moi ; je suis donc dégagé envers vous. Prenez vos biens , vos femmes et vos enfants , quittez ce pays et allez où vous voudrez. Si vous ne voulez pas partir , préparez-vous à la guerre.
Hoyayy ibn Akhtab , répondit :
-Nous ferons ainsi ;
Et les Juifs se disposèrent à émigrer en Syrie. Cependant Abdallah ibn Obayy , leur fit dire :
-Pourquoi voulez-vous , sur l'ordre de Muhammad , quitter votre patrie? Craignez-vous la lutte avec lui? Je suis prêt à vous soutenir avec deux mille hommes. Je partirai avec vous , et quitterai Médine , soit que vous vous en alliez volontairement , soit qu'on vous expulse. S'ils vous attaquent , je leur ferai la guerre. Ne vous en allez pas.
Comme les Juifs étaient dans ces dispositions de ne point partir , Sallam dit :
-Partons , avant qu'il nous arrive un mal plus grand.
Hoyayy dit:
-Quel mal plus grand peut-il y avoir?
Sallam répliqua:
-Muhammad nous dit aujourd'hui de quitter nos demeures et d'aller où nous voudrons , en emportant nos biens ; il vaut mieux partir ainsi aujourd'hui que d'être assiégés par lui demain , où il nous dira d'abandonner nos demeures et nos biens. Si nous émigrons sans fortune , quel que soit l'endroit où nous irons nous fixer , nous ne pourrons pas en acquérir.
Hoyayy dit :
-Nous ne partirons pas!
Sallam répliqua :
-Eh bien , moi , je pars.
Les Juifs lui dirent :
-Tu sais ce que tu dois faire.
Sallam les quitta et emporta ses biens. Les autres ne suivirent pas son conseil et firent avertir le prophète qu'ils ne partiraient pas , qu'il pourrait faire ce qu'il voudrait. Le prophète fit proclamer qu'il attaquerait les Banu Nadir , et le verset suivant fut révélé :
N'as-tu pas vu les hypocrites dire à leurs frères , aux infidèles , parmi les gens possédant des Écritures: Si vous êtes expulsés de vos demeures , nous irons avec vous? etc. 409 .
Pendant que le prophète préparait la guerre , Obayy ibn Akhtab , envoya son frère vers Abdallah ibn Obayy , et lui fit dire :
-Nous avons suivi ton conseil et nous sommes restés. Maintenant viens-nous en aide par des hommes et par des armes , conformément à ton engagement.
Ce messager revint et raconta :
-Je me suis rendu dans la maison d’Abdallah. Au moment où j'allais lui parler , son fils , appelé également Abdallah , et qui est musulman , est entré et a pris ses armes. Abdallah lui a demandé où il allait , et son fils lui a répondu:
-Le prophète va attaquer les Banu Nadir , et je vais avec lui.
Abdallah ibn Obayy , n'a rien répondu. Alors j'ai perdu tout espoir en lui , me disant :
-Puisqu'il ne peut pas retenir son fils , comment nous porterait-il secours?
Je me suis levé sans lui dire pour quel motif j'étais venu.
Le prophète , après avoir établi ibn Umm Maktum410 son lieutenant à Médine411 , sortit de la ville avec son armée et vint investir la forteresse des Banu Nadîr , qui s'y étaient enfermés. Il ordonna de couper les dattiers , et lorsque , après avoir toute une journée abattu les arbres412 , on se disposa , sur l'ordre du prophète , à continuer pendant plusieurs jours , les Juifs crièrent du haut de la forteresse :
-Ô Muhammad , s'il nous est permis de donner un avis , nous te dirons que ces arbres nous appartiennent , et , s'ils doivent t'appartenir , ils te seront utiles ; pourquoi donc les couper?
Le prophète répondit :
- C'est Allah qui l'ordonne.
Ils lui répliquèrent:
-Allah n'ordonne pas les crimes , et couper des arbres est un crime413.
Allah révéla le verset suivant:
C'est avec la permission d'Allah que vous avez coupé un certain nombre de palmiers et que vous en avez laissé debout un certain nombre d'autres , » etc. 414.
Ensuite le prophète défendit de couper les autres palmiers.
Le prophète assiégea les Banu Nadir pendant onze jours. Enfin ils capitulèrent et acceptèrent les conditions que le prophète leur imposa , savoir: qu'ils quitteraient le pays , avec leurs femmes et leurs enfants , et abandonneraient leurs biens. Ils le prièrent de leur en laisser au moins autant qu'il leur en fallait pour vivre , et le prophète décida que chaque père de famille prendrait de ses biens , excepté les armes , la charge d'un chameau. Avant de partir , ils détruisirent leurs maisons , pour ne pas les laisser à Muhammad et à ses compagnons.
Le prophète dit aux croyants :
-Prenez part à la destruction , afin qu'ils sachent que nous n'avons pas besoin de leurs maisons.
Alors les Banu Nadir furent effrayés: Allah remplit leurs cœurs de crainte , ils prirent leurs bagages et partirent. Quelques-uns de leurs chefs se rendirent à Khaybar , tels que Hoyayy ibn Akhtab , Sallam ibn Mischkam , et Kinana ibn Rabi415 . Les autres allèrent en Syrie.
Allah révéla le verset suivant:
C'est lui qui a fait sortir de leurs demeures les infidèles parmi les gens possédant des Écritures , etc. 416.
Allah attribua les biens des Juifs au prophète en particulier , pour en disposer selon sa volonté , n'en donnant aucune part aux musulmans , excepté à ceux que le prophète voulait favoriser ; car il n'y avait pas eu de combat.
Allah révéla à ce sujet le verset suivant :
Ce qu'Allah a accordé des biens des habitants des bourgs appartient à Allah , au prophète , à ses proches , aux pauvres , aux orphelins et aux émigrés417.
Ensuite le prophète distribua ces biens entre les muhajirun , entre ceux qui avaient émigré avant lui à Médine et ceux qui avaient quitté la Mecque après lui , mais dans la même année418. Les autres n'en eurent aucune part.
Cet événement s'était passé au mois de safar de la quatrième année de l'Hégire.
(Baladuri , Livre des Conquêtes II 19).419
Alors le prophète marcha contre eux et les assiégea quinze jours , au bout desquels ils capitulèrent , acceptant d’évacuer la ville et d’emporter ce que pouvaient porter leurs chameaux , sauf les cottes de mailles et les armes , le prophète s’emparant de leurs terres , des palmiers , des cottes de mailles et autres armements.
Alors toutes les propriétés des Banu Nadir devinrent les propriétés du prophète.
(...)
L’attaque contre les Banu Nadir , les Juifs , eut lieu six mois après Ohod. Le prophète les assiégea jusqu’à ce qu’ils acceptent de quitter la ville.
(ibn Sad , Tabaqat II 69-70).
Il y eut aussi l’expédition de l’apôtre d'Allah contre les Banu al Nadir , au mois de rabi al Awwal de la quatrième année... Les domaines des Banu Nadir se trouvaient sur le territoire de al Ghars , et les parties annexes se trouvaient là où se trouve le cimetière des Banu Khatmah. Ils étaient alliés des Banu Amir.
(...)
Quand les Banu Nadir virent l’apôtre d'Allah , ils grimpèrent dans leurs forts avec des flèches et des pierres. Les Banu Qurayza restèrent à l’écart et ne les aidèrent pas. ibn Ubayy et leurs alliés les laissèrent tomber et ils perdirent tout espoir de soutien. L’apôtre d'Allah les assiégea et coupa leurs palmiers-dattiers. Ils dirent alors:
-Nous quittons ta terre.
-Aujourd’hui je n’accepte pas cette offre. Mais vous pouvez quitter le territoire et sauver vos vies ; emportez seulement ce que vos chameaux peuvent porter , sauf les armes.
Les Juifs acceptèrent les conditions. Il les avait assiégés pendant 15 jours , pendant lesquels ils avaient démoli leurs propres maisons. Il les bannit alors de Médine , et nomma Muhammad ibn Maslamah pour surveiller le bannissement. Ils firent monter leurs femmes et enfants sur les chameaux , et chargèrent leurs biens sur 600 bêtes.
(...)
Les biens des Banu Nadir allèrent directement à l’apôtre d'Allah , pour subvenir à ses besoins.
(Muslim , Hadith 19/4324).420
...le messager d'Allah a ordonné que les palmiers dattiers des Banu Nadir soient coupés et brulés. Ces palmiers se trouvaient à Buwayra...
Alors Allah , le glorieux et exhalté révéla le verset:
...quelques soient les arbres que tu as coupés ou laissés debout sur leur tronc , c’était avec la permission d’Allah de manière à déshonorer les malfaisants421.
(Bukhari , Sahih 64/14 , 3-4).
(...)
Sulayman ibn Tarkhan a entendu Anas ibn Malik dire:
-Chaque homme des ansar attribuait au prophète le produit de quelques palmiers. Quand les Qurayza eurent été décimés et les Nadir expulsés , le prophète leur rendit la jouissance de ces palmiers.
ibn Omar a dit : L'apôtre d'Allah donna l'ordre d’ incendier les palmiers des Banu Nadir et de couper les arbres. Cette palmeraie s'appelait El Buwayra. C'est à cette occasion que fuit révélé ce verset:
Vous avez coupé des palmiers et vous en avez laissé d'autres debout sur leurs tiges , conformément à l'ordre d’Allah422.
(Muslim, Hadith 32-3284).
D'après Abdullah ibn 'Omar , le prophète fit brûler et couper les palmiers d' Al Buwayra, une palmeraie appartenant à Banu Nadîr. Qutayba et ibn Rumh ajoutent : "C'est à cette occasion qu'Allah, l'exalté, révéla le verset suivant :
Tout palmier que vous avez coupé ou que vous avez laissé debout sur ses racines, c'est avec la permission d'Allah et afin qu'il couvre ainsi d'ignominie les pervers".
La révélation des bûcherons.
(Mahomet , Coran 59/1-10).
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre glorifie Allah.
Il est le puissant , le sage.
Il est celui qui expulsa de leurs habitats , en prélude à leur rassemblement pour le jugement dernier , ceux des détenteurs de l'écriture qui ont été impies.
Vous ne pensiez pas , croyants! , qu'ils partiraient , et ils pensaient que leurs fortins les défendraient contre Allah.
Mais Allah les a atteints par où ils ne l'escomptaient pas.
Il a jeté l'effroi dans leurs cœurs.
Ils démoliront leurs demeures de leurs mains avec le concours des croyants.
Tirez-en leçon , ô vous doués de clairvoyance!
Si Allah n'avait point prescrit l'exode , à leur encontre , il les aurait tourmentés en cette vie immédiate.
Mais dans la vie dernière , ils auront le tourment du feu.
C'est qu'en effet ils se sont séparés d'Allah et de son apôtre.
Or , quiconque se sépare d'Allah en subit la punition , car Allah est redoutable en son châtiment.
Tout palmier que vous avez coupé ou que vous avez épargné , droit sur pied , le fut avec la permission d'Allah et pour confondre les pervers.
Ce qu'Allah a octroyé comme prise à son apôtre , sur ces détenteurs de l'écriture , vous n'avez fourni , pour le prendre , ni chevaux ni montures.
Allah toutefois donne pouvoir à ses apôtres , sur qui il veut et Allah , sur toute chose , est omnipotent.
Ce qu'Allah a octroyé comme prise , à son apôtre , sur la population des cités423 , appartient à Allah , à l'Apôtre , au proche de celui-ci , aux orphelins , aux pauvres , au voyageur , afin que cela ne soit point quelque chose de dévolu aux riches , parmi vous.
Ce que l'apôtre vous a donné , prenez-le!
Ce qu'il vous a interdit , interdisez-le-vous!
Soyez pieux envers Allah!
Allah est redoutable en son châtiment.
Ce butin appartient aux émigrés besogneux qui ont été expulsés de leurs habitats et de leurs biens424 , étant en quête d'une faveur et d'un agrément d'Allah et portant secours à Allah ainsi qu'à son apôtre. Ceux-là sont les véridiques.
Ceux qui sont installés à Médine et en la foi , avant la venue des émigrés , aimeront ceux qui ont émigré vers eux. Ils ne trouveront en leurs cœurs nulle envie pour ce qui a été donné à ces émigrés. A eux-mêmes , ils les préféreront , même si pénurie existe chez eux.
Ceux qui se préservent de la lâdrerie425 de leur ame , ceux-là seront les bienheureux.
Et ceux qui sont venus après eux en disant :
-Seigneur! , pardonne-nous ainsi qu'à nos frères qui nous ont devancés dans la foi!
Ne mets point rancune en nos cœurs contre ceux qui ont cru avant nous!
Seigneur! , tu es indulgent et miséricordieux.
(Dawud , Hadith 14/2676)426
Quand les Banu Nadir furent expulsés d’Arabie , il y avait des enfants des ansar parmi eux. Ils dirent:
-Nous ne laisserons pas nos enfants.
Alors Allah l’exhalté dit:
“Pas de contrainte en religion. La vérité se distingue bien de l’erreur. 427
(Mahomet , Coran 2/257).
Nulle contrainte en religion!
La rectitude s’est distinguée de l’aberration.
Celui qui est infidèle aux Taghut et croit en Allah s’est saisi de l’anse428 la plus solide et sans fêlure.
(Tabari , Tafsir 2/256).
Les termes pas de contrainte dans la religion signifient que personne ne peut être contraint à embrasser I'islam. Le terme religion429 est défini par l'article430 : Allah veut signifier ainsi qu'il s'agit ici d'une religion déterminée à savoir l'islam.
(...)
Les commentateurs sont partagés sur le sens de ce verset.
Selon les uns , il fut révélé à propos de certains ansari - ou de l'un d'entre eux - qui avaient fait élever leurs enfants dans le judaïsme ou le christianisme et qui voulurent les contraindre à embrasser l'islam lorsqu'eux-mêmes devinrent musulmans. Allah leur interdit une telle attitude à leur égard afin que ces enfants choisissent par eux-mêmes , de plein gré , d'entrer en islam. Ceux qui partagent cet avis se réfèrent aux propos suivants :
... Sayd ibn Jubayr a dit : Dans la jahiliyya il arrivait qu'une femme , qui avait déjà perdu tous ses fils , fasse le vœu , au cas où elle en aurait encore un , de le placer chez les Juifs en particulier les Banu Nadir de Médine pour lui garantir ainsi l'existence.
Quand parut l'islam , il y avait ainsi des enfants d'Arabes devenus musulmans , qui se trouvaient chez les Juifs. Lorsque le prophète décida d'expulser les Banu Nadir de Médine , ses compagnons de Médine lui dirent :
- Ô envoyé d'Allah! Nos fils et nos frères se trouvent parmi eux. L'Envoyé garda le silence. C'est alors qu'Allah fit descendre ce verset : pas de contrainte pour entrer dans la religion.
La rectitude se distingue de 1’ “erreur”. Le prophète leur dit ensuite :
- Vos compagnons ont à choisir ; s'ils préfèrent rester parmi vous ils seront des vôtres ; s'ils préfèrent rester parmi eux ils seront des leurs et seront expulsés avec eux.
Tabarî cite un propos équivalent tenu par ibn Abbas et rapporté par ibn Jubayr et une douzaine d'autres propos concordants , en particulier de Suddiyy qui rapporte le cas d'un musulman médinois du nom de Abu Hussayn dont les deux fils se convertirent au christianisme à l'occasion du passage d'une caravane de marchands chrétiens venant de Syrie et partirent avec eux. Le père s'en plaignit au prophète et voulut les rechercher. C'est à cette occasion que ce verset fut révélé , d'après ce propos de Suddiyy.
Le père fut contrarié par cette réponse et Allah blama son attitude dans le verset 431 .
Suddiyy ajoute , qu'à cette époque , l'ordre n'avait pas encore été donné de combattre les gens du Livre et que la révélation de cet ordre 432 abrogera le passage:
Pas de contrainte dans la religion .
Selon les autres , ce passage signifie que les gens du Livre ne peuvent être contraints d'embrasser l'islam dans la mesure où ils s'acquittent de la jizya mais restent au contraire dans leur religion. Ce verset a donc une portée spécifique ; il ne concerne que les Gens du Livre et rien n'en a été abrogé. Ceux qui partagent cet avis se réfèrent aux propos suivants :
... Qatada a dit à propos de ce passage: Certaines tribus arabes ont été contraintes d'entrer en islam ; c'était des communautés illettrées qui ne connaissaient aucun Livre sacré , aussi , seule la soumission 433 était acceptée de leur part.
Par contre , les gens du Livre n'étaient pas contraints à embrasser l'islam à condition qu'ils s'acquittent de la capitation434 ou de l'impôt435 et ne s'écartent pas de leur religion. Dans ce cas on ne s'occupait pas d'eux.
Dahhak a dit à propos de ce passage: L'envoyé d'Allah ordonna de combattre les idolâtres dans toute la péninsule arabique et de ne leur laisser le choix qu'entre le témoignage de foi436 pas de dieu en dehors de Allah et le sabre.
A l'égard des autres , le prophète ordonna de prélever la capitation en disant:
pas de contrainte pour entrer dans la religion! La rectitude se distingue de 1'erreur.
Enfin , selon d'autres , ce verset a été abrogé car il a été révélé avant que le combat contre les associateurs ne soit imposé.
... Zayd ibn Aslam a dit à propos de ce passage: le prophète est resté dix ans à la Mecque sans contraindre personne à embrasser la religion. Or la seule chose que les associateurs ne lui refusèrent jamais fut de le combattre ; le prophète demanda donc à Allah la permission de les com- battre à son tour et il la lui accorda .
Avis de Tabari:
L'avis le plus pertinent est de considérer que ce verset a été descendu à propos de certaines catégories de gens : les Gens des deux Livres , les majus ou Mazdéens et tous ceux qui professent une religion différente de l'islam et desquels la capitation peut être acceptée. Rien de cela n'a été abrogé. ( ... )
Le sens obvie437 de ce verset est donc général alors que son sens profond est spécifique. Tous les musulmans rapportent que le prophète contraignit certaines catégories de gens à embrasser l'islam , qu'il n'acceptait aucune autre profession de foi de leur part et qu'il les condamnait à mort s'ils refusaient , c'était le cas des Arabes idôlatres , des renégats et d'autres cas semblables. Par contre , il abandonnait la contrainte à l'égard d'autres catégories à condition qu'ils acceptent en contre- partie de payer la capitation et professent leur religion ; c'était le cas des Gens des deux Livres , la Torah et l'Évangile et d'autres cas semblables.
Il est donc évident que le sens de ce passage est le suivant : il n'y a pas à contraindre à faire entrer dans la religion quelqu'un dont il est licite d'accepter la capitation dans la mesure où il acquitte cette capitation et agrée le statut que lui confère l'islam. ( ... ).
Tabari ajoute: Quelqu'un nous demandera peut-être ce que nous disons des propos d'ibn Abbas et d'ibn Jubayr d'après lesquels la descente de ce verset concerne certains ansar qui voulaient contraindre leur enfant , élevé dans le judaïsme , à embrasser l'islam. Ce que nous avons dit précédemment n'entraîne aucunement que la validité de cet aspect soit rejetée. Ce verset a pu être révélé pour un cas particulier et le statut énoncé ainsi appliqué ensuite à tous les cas analogues.
(Dawud , Hadith 19/ 2998).438
Il se détourna d’eux et attaqua les Banu Nadir avec une armée. Il les a combattu jusqu’à ce qu’ils acceptent leur expulsion. Les Banu Nadir furent déportés , et ils ont pris tout ce que leurs chameaux pouvaient emporter , leurs biens , les portes des maisons , le bois. Les palmiers furent réservés exclusivement à l’apôtre d’Allah.439
(Muslim , Hadith 19/ 4347).440
Les biens abandonnés par les Banu Nadir étaient de ceux qu’Allah a concédés à son apôtre parce qu’aucune expédition de cavaliers ou de chameliers n’avait été entreprise.
(Bukhari , Sahih 56/80 , 3).
Les biens des Banu Nadir furent au nombre de ceux qu’Allah donna à son envoyé. Comme les musulmans , n’avaient eu à employer pour cette conquête ni cheveaux ni chameaux , ces biens devinrent la propriété particulière de l’envoyé d'Allah ; or il prélevait sur leurs revenus ce qui était nécessaire à l’entretien des siens pendant l’année , puis il consacrait le reste à l’équipement en armes et en montures des musulmans dans la voie d’Allah.
(Bukhari , Sahih 69/3).
... Le prophète vendait les palmiers des Banu Nadir et mettait en réserve pour sa famille de quoi la nourrir pendant un an.
(Muslim, Hadith 32-3301).
Allah accorda à son envoyé les biens des Banu Nadîr en butin. Comme les musulmans n'avaient eu à employer pour cette conquête ni chevaux ni chameaux, ces biens devinrent la propriété particulière de l'envoyé d'Allah . Il prélevait donc sur ce butin ce qui était nécessaire à l'entretien des siens pendant une année et ce qui restait, il le dépensait pour les armes et les montures destinées pour combattre dans le sentier d'Allah.
Poèmes de Sammak sur la chute des Banu Nadir.
(ibn Hisham , Conduite de l’envoyé d’Allah 657-8).
Puisque vous vous glorifiez - c’est un titre de gloire pour vous!-
d’avoir assassiné Kab ibn al Ashraf
au petit matin où vous êtes venus le tuer ,
lui qui était sans traîtrise , ni mauvaise foi ,
peut-être bien que les nuits et les vicissitudes du destin
prendront la revanche sur le “juste” et l’ “équitable”441
pour avoir combattu et expulsé les Banu Nadir
et coupé les palmiers avant la récolte.
Si je suis en vie , nous irons à votre rencontre armés de nos lances
et de tous nos sabres affilés
dans la main de braves qui sauront s’en servir pour se défendre.
ils rencontreront un adversaire , ils sauront le faire périr.
le peuple se trouve Sakhr442 et ses compagnons.
Il ne faiblit pas quand il affronte les gens ,
comme un lion du mont Tarj qui défend sa tanière ,
comme un fils de la brousse à la taille énorme , déchirant sa proie443.
Je me suis réveillé ,
un chagrin violent me pénétra pendant une nuit
qui m'a paru plus longue que toutes les autres nuits.
Je vois que tous les rabbins le repoussent ,
quoiqu'ils soient tous instruits et érudits ,
Quoi qu'ils soient ces savants laborieux
et perspicaces dont parlent la Tora et les Psaumes.
Vous avez assassiné Kab , le prince des rabbins.
Oui , autrefois le protecteur était sûr!
Kab s'est approché de son frère Mahmud444 ,
mais le cœur de Mahmud cachait de mauvaises intentions.
Il l'a laissé en arrière , comme si un sang noir coulait à flots sur son vêtement.
Par mon père et le vôtre , le coup porté à Kab a atteint les Nadir.
Quand nous vous ferons expier votre crime ,
nous laisserons étendus dans la poussière ,
en l'honneur de Kab , des hommes autour desquels voleront des oiseaux.
Comme s'ils étaient des moutons de boucherie ,
un jour de fête , mais que personne ne chasse.
Nous viendrons avec des glaives ;
c'est ainsi que vous avez senti , près de Uhud , la poids de la vaillance de Sakkhr445,
quand personne ne vint à votre secours.
Elégie sur l’expulsion de la tribu des Banu Nadir.
(ibn Hischam , Conduite de l’envoyé d’Allah 660).
Par ma vie , dois-je vous montrer des femmes émigrantes qui
errent au pied des montagnes Al Schata et Teyab ?
Parmi elles sont des femmes aux grands yeux comme les gazelles de Tabala ,
qui inspirent de l'amour aux hommes réfléchis et prudents.
Si celui qui demande quelque chose de bien vient leur rendre visite ,
elles lui disent , avec une figure brillante comme des dinars d'or:
-Sois le bienvenu! Sois salué! Rien de ce que tu demandes ne te sera refusé ,
tu n'auras pas à subir la honte d'un refus.
Ne me prenez pas ,cependant pour un complaisant attaché à Sallam ibn Mishkam ou à Hoyyayy ibn Akhtab.
(Bukhari , Sahih 41/6).
D’après Abdallah , le prophète fit brûler les palmiers et couper les arbres des Banu Nadir qui se trouvaient à Al Buwayra et c’est à cela que fait allusion Hassan446 dans ce vers:
Il a été léger pour les nobles des Banu Loayy
l’incendie qui a dévoré al Buwayra.
(ibn Sa’d , Tabaqat I 597).
La part de l’apôtre d'Allah était constitué de la propriété des Banu Nadir. Il y avait les sept bois d’al Awaf , al Safiya , al Dalal , al Mithab , Burqa , Husan , Mashraba Umm Ibrahim.
on vous attend cher curtz on est impatient pour lire l' histoire de ce chamelier sanguinaire qui causé la mort de 1200 morts en 60 ans
j' espere qu un jour tu feras le meme effort pour nous parler de lhisoire de la france " pays des lumieres" qui a causé la mort de 45000 algeriens en un seul jour
la chameleir sanguinaire 1200 guerriers morts en 60 ans
le france " havre de democratie " pays des lumieres " 45000 innocents morts en un seul seul
SUR LES 1200, DÉJA ENTRE 700 ET 900 EN UNE JOURNÉE: TROP COOL.
Un génocide est l’élimination totale d’un groupe humain. Les Banu Qurayza447 sont une tribu , donc un groupe humain homogène , qui disparait par l’exécution de ses membres masculins adultes et la dispersion des autres , en mai 627.
L’affaire est très bien connue , par des sources prolixes à la précision souvent malsaine . En revanche , les exposés actuels des origines de l’islam s’efforcent de minimiser ou d’effacer l’épisode448 , qui est très rarement évoqué , du moins au contact du public occidental449. Déjà , les auteurs anciens poussaient dans le même sens , car eux-mêmes étaient gênés par le comportement de Muhammad450. C’est pourquoi l’événement sera présenté ici en détails , à travers la présentation de plusieurs versions de différentes origines.
La crainte de la trahison semble motiver ce dernier assaut contre les Juifs de Médine. C’est aussi la volonté d’éliminer définitivement la présence juive dans l’oasis. Le jugement des captifs donne lieu à une procédure particulière , qui n’a pas souvent été comprise: Muhammad leur nomme un chef , choisi parmi leurs ennemis , qui de plus est mourant: Sad.
Celui-ci les condamne à mort et l’autre ratifie le jugement. On peut le comprendre de deux façons: d’abord , comme un subterfuge de la tradition , qui répugne à donner un rôle direct au fondateur de cette religion ; ensuite , c’est une façon de faire porter la responsabilité sur un quasi-mort , et ainsi , d’éviter le danger de la vengeance , omniprésente dans le milieu tribal. Le massacre est accompli , soit par Muhammad lui-même , soit par ses proches. Les corps sont entassés dans des fosses situées sous le marché , contre toutes les règles habituelles: c’est une humiliation supplémentaire destinée aux victimes. Les femmes et les enfants sont partagés , et , porté par sa coutumière lubricité , Muhammad désire s’emparer d’une des veuves , aussi récente que séduisante. Le butin matériel consiste surtout en armes451 .
Le massacre suscite quelques versets limpides dans le Coran , où Muhammad fait écrire , très simplement:
“ils seront pris et tués sans pitié”452.
Les multiples variantes et additions concernant cette affaire atroce indiquent que le récit a été très populaire dans le public musulman , tandis que pour les non-musulmans , sous l'effet d'une soudaine pudeur , il fut complètement occulté.
(Waqidi , Livre des Expéditions).453
Les Banu Qurayza étaient un peuple de noble origine et de grande richesse , alors que nous n’étions qu’une tribu arabe qui ne possédait ni palmeraie ni vignoble , nous qui n’étions que des pasteurs et des chameliers.
(ibn Hisham , Conduite de l’envoyé d’Allah 684-700).
Selon ce que al Zuhri m’a raconté , au moment de la prière de midi , Gabriel est apparu à l’apôtre portant un turban brodé et chevauchant une mule avec une selle couverte d’une pièce de brocard. Il demanda à l’apôtre s’il avait abandonné le combat , et qu’il lui a dit , il répondit que les anges n’avaient pas déposé leurs armes et qu’il revenait justement de la poursuite de ses ennemis.
-Allah te commande , Muhammad , d’aller contre les Banu Qurayza. Je suis sur le point de partir ébranler leurs forteresses.
Le prophète fit proclamer que personne ne ferait la prière de l’après-midi avant qu’il n’ait atteint le territoire des Banu Qurayza. L’apôtre envoya Ali en avant avec sa bannière et les hommes attachés à celle-ci. Ali avança jusqu’à ce qu’il arrive près des forteresses au point d’entendre des paroles grossières concernant l’apôtre. Il rentra voir l’apôtre sur la route et lui dit qu’il n’était pas nécessaire pour lui d’approcher plus encore ces vauriens.
L’apôtre dit:
-Pourquoi? Je pense que tu as du entendre quelque chose de mal sur moi.
Et quand Ali lui dit qu’il en était ainsi , il ajouta:
-S’ils m’avaient vu , ils n’auraient pas parlé de cette façon.
Quand l’apôtre approcha de leurs forteresses , il dit:
-Vous , frères de singes! Allah vous a t-il pris en disgrâce et a t-il apporté sa vengeance contre vous?
Ils répondirent:
-Ô Abu Qasim , tu n’es pas quelqu’un de barbare.
L’apôtre alla voir un certain nombre de ses compagnons à al Saurayn avant d’aller contre les Banu Qurayza et il demanda si quelqu’un était allé chez eux. Ils répondirent que Dihya ibn Khalifa al Kalbi était allé chez eux sur une mule dont la selle était couverte d’une pièce de brocard. Il dit:
-C’était Gabriel qui leur a été envoyé pour ébranler leurs forteresses et frapper leurs coeurs de terreur.
Quand l’apôtre d’Allah partit contre les Banu Qurayza , il fit halte près d’un de leurs puits à côté de leur domaine , appelé le puit d’Ana. Les hommes le rejoinrent. Certains arrivèrent après la dernière prière du soir , n’ayant pas procédé à la prière de l’après-midi parce que l’apôtre leur avait dit de ne pas le faire avant d’aller contre les Banu Qurayza. Ils avaient été fort occupés par les préparatifs de guerre et ils avaient refusé de prier avant d’aller contre les Banu Qurayza en accord avec ses instructions et ils firent donc cette prière de l’après-midi après la dernière prière du soir. Allah ne les a pas blamés pour cela dans son livre , et l’apôtre ne leur a pas reproché cela. Mon père Ishaq ibn Yasar m’a raconté ce récit provenant de Mabad ibn Malik al Ansari.
L’apôtre les assiégea alors pendant vingt-cinq nuits jusqu’à ce qu’ils furent dépourvus de tout et jusqu’à ce qu’Allah ne verse la terreur dans leurs coeurs.
Entretemps , Huyayy ibn Akhtab était resté avec les Banu Qurayza dans leurs forteresses quand les Quraysh et les Ghatafan454 avaient fait retraite et les avaient abandonnés , pour tenir sa parole à l’égard de Kab ibn Asad ; quand ils se rendirent compte que l’apôtre ne les laisserait pas avant d’avoir mis un terme à leur existence , Kab ibn Asad leur dit:
-Ô Juifs , vous avez vu ce qui vous arrive ; je vous offre trois alternatives. Prenez celle qui vous plaît:
Vous allez suivre cet homme et l’accepter comme véridique , parce que par Allah , il est devenu évident pour vous qu’il est le prophète qui a été envoyé et que c’est lui dont vous trouvez mention dans vos Ecritures ; alors , vos vies , vos biens , vos femmes et enfants seront saufs.
Ils répondirent:
-Nous n’abandonnerons jamais les lois de la Torah et ne la remplacerons par rien d’autre.
Il dit alors:
-Puisque vous n’accepterez cette proposition , tuons nos propres femmes et enfants et envoyons nos hommes avec leurs sabres tirés contre Muhammad et ses compagnons455 , ne laissant rien à regretter derrière nous jusqu’à ce qu’Allah décide entre nous et Muhammad. Si nous périssons , nous périssons et nous ne laisserons pas d’enfants derrière nous pour nous causer de l’angoisse. Si vous sommes vainqueurs , nous pourrons avoir d’autres femmes et enfants.
Ils dirent:
-Doit-on tuer ces pauvres créatures? Qu’est ce que la vie aurait de bon s’ils sont morts?
Il dit:
-Puisque vous n’accepterez pas cette solution , voici la troisième ce soir , nous sommes à la veille du sabbat , et il se peut bien que Muhammad et ses compagnons se sentent hors de danger de notre part , alors descendons contre eux , et peut-être que nous pourrons prendre Muhammad et ses compagnons par surprise.
Ils dirent:
-Allons-nous profaner notre sabbat et faire ce que ceux que tu connais ont fait avant nous et ont ainsi été transformés en singes456?
Il répondit:
-Pas un seul d’entre vous depuis le jour de votre naissance n’a jamais passé une nuit résolu à faire ce qu’il sait nécessaire d’être fait.
Alors ils envoyèrent quelqu’un à l’apôtre pour lui dire:
-Envoie-nous Abu Lubaba ibn Abdul Mundhir , frère de ibn Amir ibn Awf parce qu’ils étaient alliés des Aws , pour que nous puissions le consulter.
L’apôtre leur envoya Abu Lababa et quand ils le virent , ils allèrent le rencontrer. Les femmes et les enfants y allèrent des larmes sur leurs visages et il était désolé pour eux. Ils dirent:
-Ô Abu Lubaba , penses-tu que nous devrions nous soumettre au jugement de Muhammad?
Il dit:
-Oui.
Et il mit sa main sur la gorge pour leur faire comprendre: “massacre”.
Abu Lubaba dit:
-Mon pied n’a pas bougé de place avant que je ne sache que j’avais été faux à l’égard d’Allah et de son apôtre.
Puis il les laissa , sans rejoindre l’apôtre parce qu’il se lia lui-même à un des piliers de la mosquée en disant:
-Je ne quitterai pas cet endroit avant qu’Allah ne me pardonne pour ce que j’ai fait.
Et il promit à Allah qu’il ne reviendrait jamais chez les Banu Qurayza et qu’on ne le verrait jamais dans une ville dans laquelle il a trahi Allah et son apôtre.
Quand l’apôtre entendit parler de lui , comme il l’avait attendu longtemps , il dit:
-S’il était venu à moi , j’aurai demandé le pardon pour lui , mais considérant la façon dont il s’est comporté , je ne le laisserai pas partir de là où il est avant qu’Allah ne lui pardonne.
Yazid ibn Abdullah ibn Qusayt m’a dit que le pardon d’Abu Lubaba vint à l’apôtre à l’aube alors qu’il était dans la maison de Umm Salama. Elle dit:
-A l’aube , j’ai entendu l’apôtre rire et j’ai demandé: pourquoi ris-tu?
-Qu’Allah te fasse rien , m’a t-il répondu , Abu Lubaba a été pardonné.
Elle lui dit:
-Puis-je lui annoncer la bonne nouvelle?
Quand il lui dit qu’elle pouvait le faire , elle vint se tenir à la porte de sa chambre (c’est avant que le voile ne soit prescrit pour les femmes457) et elle lui cria:
-Ô Abu Lubaba , réjouis-toi , parce qu’Allah t’a pardonné!
Alors les gens se précipitèrent pour le délivrer.
Il dit:
-Non! Pas avant que l’apôtre ne me libère de ses propres mains!
Quand l’apôtre passa le voir , pour la prière du matin , il le libéra.
Thalaba ibn Saya , Usayd son frère , et Asad ibn Ubayd des Banu Hadl , qui n’étaient pas liés aux Banu Qurayza ou aux Banu Nadir (leur lignage était bien au dessus de cela458) , acceptèrent l’islam la nuit où les Banu Qurayza se sont rendus au jugement de Muhammad.
Cette nuit , Amir ibn Suda al Qurayzi sortit et approcha les gardes de l’apôtre commandés par Muhammad ibn Maslama qui le stoppa459 . Amir avait refusé de se joindre aux Banu Qurayza dans leur traîtise envers l’apôtre en disant:
-Je ne me conduirai jamais avec traîtrise envers Muhammad.
Quand Muhammad ibn Maslama le reconnut , il dit:
-Ô Allah , ne me prive pas de l’honneur de redresser les erreurs des nobles!
Et il le laissa poursuivre son chemin. Il alla jusqu’à la porte de la mosquée de l’apôtre d’Allah à Médine , cette nuit-là. Ensuite , il disparut et jusqu’à ce jour , personne ne sait où il est allé.
Quand l’apôtre sut cela , il déclara:
-C’est un homme qu’Allah a délivré grâce à sa foi.
Des gens prétendent qu’il était lié avec une corde pourrie aux autres Qurayza captifs quand qu’ils furent soumis au jugement de l’apôtre , et cette vieille corde a été retrouvée jetée au loin , personne ne sachant vraiment où il est allé et à ce moment-là , l’apôtre dit ces mots. Allah sait réellement ce qui s’est passé.
Le matin , ils se soumirent au jugement de l’apôtre et les Aws protestèrent en disant:
-Ô apôtre , ce sont nos alliés , pas les alliés des Khazraj , et tu sais comment tu as il y a peu traité les alliés de nos frères460. En effet , l’apôtre avait assiégé les Banu Qaynuqa qui étaient les alliés des Khazraj et quand ils se soumirent à son jugement , Abdullah ibn Ubayy461 ibn Salul demanda à se charger de l’affaire et il le lui accorda.
Après le discours des Aws , l’apôtre leur dit:
-Seriez-vous satisfait , ô Aws , si l’un d’entre vous prononce le verdict contre eux?
Quand ils se mirent d’accord , il leur dit que l’homme choisi était Sad ibn Muadh462. L’apôtre avait mis Sad sous une tente appartenant à une femmes des Aslam appelée Rufayda , à l’intérieur de sa mosquée. Elle servait d’infirmière pour les blessés et assistait ceux des musulmans qui avaient besoin de soins. L’apôtre avait dit aux gens que Sad , qui avait été atteint par une flèche à la bataille du fossé , devait être installé dans la tente de Rufayda avant qu’il puisse lui rendre visite.
Quand l’apôtre l’eut nommé responsable du sort des Banu Qurayza , ses gens virent le monter sur un âne sur lequel ils avaient mis un coussin de cuir , parce qu’il était un homme corpulent. Tandis qu’ils l’emmenaient vers l’apôtre , les gens lui disaient:
-Prononce-toi avec bienveillance à l’égard de tes amis , l’apôtre t’a nommé responsable justement dans ce but.
Ils insistaient et il répliqua:
-Le moment est venu pour Sad , pour la cause d’Allah , de ne pas se préoccuper de l’avis des hommes.
Quelques personnes qui étaient là revinrent au quartier des Banu Abdul Ashhal annoncer la mort des Banu Qurayza avant même que Sad ne les rencontre , parce qu’ils l’avaient entendu dire ces mots.
Sad rejoignit l’apôtre et les musulmasns et l’apôtre leur commanda de se lever pour saluer leur chef. Les muhajirun des Quraysh pensèrent qu’il ne s’adressait qu’aux ansar , alors que ceux-ci pensaient qu’il s’adressait à tous , alors tous se levèrent et dirent:
-Ô Abu Amir , l’apôtre t’a chargé du cas de tes alliés pour que tu prononces à jugement à leur sujet.
Sad demanda:
-Pouvez-vous jurer par Allah que vous accepterez le jugement que je rendrai les concernant?
Ils dirent oui , et il ajouta , en regardant dans la direction de l’apôtre , mais sans le mentionner par respect:
-Est-ce aussi valable pour celui qui est là?
L’apôtre répondit oui.
Sad déclara alors:
-Je prononce donc le jugement selon lequel les hommes seront tués , leurs biens partagés , leurs femmes et enfants capturés.
Asim ibn Omar ibn Qatada m’a dit , d’après Abdul Rahman ibn Amir ibn Sad ibn Muadh463 (...) que l’apôtre a dit:
-Tu as donné le jugement d’Allah au dessus des sept cieux.
Puis ils se rendirent , et l’apôtre les enferma à Médine dans le domaine d’al Harith , une femmes des Banu Najjar464 . L’apôtre alla au marché de Médine (là où se trouve le marché actuel) et fit creuser des tranchées. Il les envoya chercher et trancha leurs têtes dans les tranchées où ils avaient été amenés par paquets. Parmi eux se trouvait l’ennemi d’Allah Huyayy ibn Akhtab et Kab ibn Assad , leur chef. Il y en avait 600 ou 700 en tout , bien que certains avancent le chiffre de 800 ou 900.
Tandis qu’ils étaient sortis par paquets et emmenés vers l’apôtre , ils demandaient à Kab ce qu’il pensait qu’il allait leur arriver. Il répliqua:
-Ne comprendrez-vous jamais? Ne voyez-vous pas que celui qui les appelle ne cesse pas et que ceux qui sont emportés ne reviennent jamais? Par Allah , c’est la mort!
Tout cela continua jusqu’à ce que l’apôtre y mit fin.
Huyayy fut emmené portant une robe fleurie dans laquelle il avait fait des trous de la taille d’un doigt un peu partout pour qu’elle ne lui soit pas prise comme butin , et ses mains tenues à son cou par une corde. Quand il vit l’apôtre , il lui dit:
-Par Allah , je ne me blâme pas de m’être opposé à toi , mais celui qui maudit Allah doit être maudit465 .
Il alla vers ses hommes et dit:
-L’ordre d’Allah est juste. Un livre , un décret et un massacre ont été écrits contre les fils d’Israël.
Il s’assit et sa tête fut tranchée.
Jabal ibn Jawwal al Thalabi a dit:
ibn Akhtab ne se reprochait rien ,
mais celui qui maudit Allah sera maudit.
Il combattit jusqu’à sa punition
et lutta à l’extrême à la poursuite de la gloire.
Muhammad ibn Jafar ibn al Zubay m’a dit d’après Urwa ibn al Zubayr que Aïsha a dit:
-Seule une femme fut tuée. Elle était avec moi , et riait énormément tandis que l’apôtre tuait les hommes sur le marché.466
Soudain , une voix appela son nom.
J’ai crié:
-Par le ciel! Que se passe t-il?
-Je vais être tuée , répondit-elle.
-pourquoi?
-Pour quelque chose que j’ai fait.
Elle fut emmenée et décapitée.
Aïsha disait:
-Je n’oublierai jamais ma surprise face à son bon moral et son rire puissant , alors qu’elle savait qu’elle serait tuée.
ibn Shihab al Zuhri m’a dit que Thabit ibn Qays ibn al Shammas était allé vers al Zabir ibn Bata al Qurayzi qui était Abu Abdul Rahman. Al Zabir avait épargné Thabit avant l’islam467 . Un des fils d’al Zabir m’a dit qu’il l’avait épargné le jour de la bataille de Buath , et qu’après l’avoir capturé et avoir coupé ses nattes468 , il l’avait laissé partir.
Thabit vint vers lui (il était alors un vieil homme) et demanda s’il le connaissait , ce à quoi il répondit:
-Un homme comme moi reconnaîtrait-il un homme comme toi?
-Je voudrais te rendre un bienfait que tu m’as octroyé autrefois.
-Le noble rend au noble.
Thabit se rendit auprès de l’apôtre et lui dit que al Zabir avait épargné sa vie autrefois et qu’il voulait le lui rendre ce bienfait , alors l’apôtre dit que sa vie serait épargnée.
Il revint lui annoncer que l’apôtre avait épargné sa vie , et celui-ci déclara:
-Que peut faire de sa vie un vieil homme sans famille et sans enfants?
Thabit retourna vers l’apôtre , qui promit de lui rendre femme et enfants. Quand il le sut , il dit:
-Comment un foyer peut vivre dans le Hedjaz sans biens?
Thabit s’assura que l’apôtre avait promis que ses biens lui seraient rendus et revint lui dire. Il lui répondit:
-Ô Thabit , qu’est devenu celui dont le visage était comme un miroir de Chine469 dans lequel les vierges de la tribu voulaient se voir , Kab ibn Asad?
-Tué.
-Et le prince du désert et de la steppe , Huyayy ibn Akhtab?
-Tué.
-Et celui de notre avant-garde dans l’attaque et de l’arrière-garde dans la fuite , Azzal ibn Samawal?
-Tué.
-Et celui de nos deux assemblées? en voulant parler de ibn Kab ibn Qurayza et ibn Amir ibn Qurayza.
-Tués.
-Alors je te demande , Thabit , par le service que tu me dois , de me faire rejoindre ceux de mon peuple , parce que maintenant la vie n’apporte plus de joie puisqu’ils sont morts et je ne veux plus supporter de vivre encore un instant de plus sans rencontrer ceux que j’aimais.
Alors Thabit se leva et lui trancha la tête.
Quand Abu Bakr entendit ces paroles “rencontrer ceux que j’aimais” , il ajouta:
-Oui , par Allah , il les retrouvera en enfer pour toute l’éternité.
L’apôtre a donc ordonné que tous les adultes parmi eux soient tués.
Shuba ibn al Hajjaj m’a dit d’après Abdul Malik ibn Umayr d’après Atiya al Qurayzi470 : l’apôtre a ordonné que chaque adulte des Banu Qurayza soit tué. J’étais un adolescent et ils ont estimé que je n’étais pas adulte et alors ils m’ont laissé partir.
Ayyub ibn Abdul Rahman ibn Abdullah ibn Abu Sasa , frère de ibn Adiy ibn al Najjar m’a dit que Salma bint Qays , mère d’al Mundhir soeur de Salit ibn Qays -elle était d’une des tantes maternelles de l’apôtre qui a prié avec lui à la fois vers Jérusalem et vers la Mecque et elle a juré l’allégeance des femmes envers lui471 - lui a demandé d’épargner Rifaa ibn Samawal al Qurayzi qui était adulte et avait trouvé refuge chez elle , et qui les connaissait bien. Elle disait qu’il avait affirmé qu’il prierait et mangerait de la viande de chameau472. Alors il le lui donna et elle sauva sa vie.
Ensuite , l’apôtre partagea les biens , femmes et enfants des Banu Qurayza parmi les musulmans , et il fit savoir pour ce jour le pourcentage des parts dont il préleva pour lui le cinquième. Un cavalier reçut trois parts , deux pour le cheval , un pour le cavalier. Un homme sans cheval recevait une part. Le jour des Banu Qurayza , il y avait 36 chevaux. Ce fut le premier butin pour lequel des parts furent prévues473 et que le cinquième fut prélevé. Cela devint la règle pour les raids , d’après ce précédent , et selon la division des parts par l’apôtre.
L’apôtre envoya Sad ibn Zayd al Ansari , frère de ibn Abdul Ashhal avec quelques femmes captives des Banu Qurayza vers le Najd et il les vendit contre des chevaux et des armes.
L’apôtre choisit une des femmes pour lui-même , Rayhana bint Amir ibn Khunafa , une des femmes des Banu Amir ibn Qurayza474 , et elle resta avec lui jusqu’à ce qu’elle meurt , sous sa domination. L’apôtre lui proposa le mariage et de mettre un voile sur elle , mais elle dit:
-Non , laisse-moi en ton pouvoir , parce que cela sera plus simple pour toi et pour moi475.
Alors , il la laissa dans cette situation.
Elle avait montré de la répugnance envers l’islam quand elle avait été capturée et restait attachée au judaïsme. L’apôtre la mit donc de côté et ressentait de la peine.
Il était avec ses compagnons quand il entendit un son de sandales derrière lui et il dit:
-C’est Thalaba ibn Saya qui vient me donner la bonne nouvelle de la conversion de Rayhana à l’islam , et il alla vérifier le fait. Cela lui procura du plaisir.
Allah a révélé à propos du Fossé et des Banu Qurayza le récit qui se trouve dans la sourate des confédérés dans laquelle il mentionne leur procès et sa bienveillance envers eux-mêmes , et son aide quand il écarta d’eux ce que l’un des traîtres avait dit qu’il avait fait:
Ô vous qui croyez , rappelez-vous de la faveur d’Allah envers vous quand les armées sont venues contre vous , et que nous avons envoyé contre eux un vent et des armées que vous ne pouvez pas voir , et Allah est clairvoyant de ce que vous faites .
Les armées étaient celles de Quraysh , et des Ghatafan , et des Banu Qurayza. Les armées qu’Allah a envoyées étaient celles des anges. Allah a dit:
Quand ils viennent vers vous au dessus de vous et en dessous de vous , et que les yeux s’égarent et que les coeurs montent à la gorge et que nous pensez des choses vaines à propos d’Allah.
Ceux qui sont venus à vous par dessus étaient les Banu Qurayza: ceux d’en dessous étaient les Quraysh et les Ghatafan. Il y a eu des croyants surpris et secoués par un puissant choc. Et ceux qui étaient hypocrites et ceux dont les coeurs ont une maladie disaient:
-Ce qu’Allah et l’apôtre ont promis n’est rien moins qu’un mensonge.
Ils se référaient à des paroles de Muattib ibn Qushayr.
(...)
Quand l’affaire des Banu Qurayza fut terminée , la blessure de Sad se rouvrit et il mourut en martyr.
Muadh ibn Rifaa al Zuraqi m’ a dit:
-Quelqu’un que vous aimez dans mon peuple m’a dit que Gabriel est apparu à l’apôtre quand Sad a été emporté , au milieu de la nuit , portant un turban brodé , et qui dit:
-Ô Muhammad , qui est cet homme mort pour qui les portes du ciel ont été ouvertes et vers qui le trône trembla?
L’apôtre se leva vite traînant ses vêtements , en allant voir Sad , et il le trouva mort.
Abdullah ibn Abu Bakr m’a dit d’après Amra bint Abdul Rahman: alors qu’Aïsha était retournée à la Mecque avec Usayd ibn Hudayr il apprit la mort de sa femme , et montra une grande tristesse. Aïsha dit:
-Qu’Allah te pardonne , ô Abu Yahya , vas tu te lamenter pour une femme alors que tu as perdu le fils de ton oncle , celui pour qui le trône trembla476 .
Une personne que je soupçonne pas de mentir m’a dit d’après al Hassan al Basri: Sad était un homme très gros mais quand les gens l’ont porté , ils ont trouvé qu’il était très léger. Certains des hypocrites ont aussi dit:
-Il était gros et nous n’avons jamais porté un cercueil plus léger.
Quand l’apôtre entendit cela , il répondit:
-Il aurait pu avoir d’autres porteurs. Par celui qui tient ma vie dans sa main , les anges se sont réjouis en recevant l’esprit de Sad et le trône trembla.
Muadh ibn Rifaa m’a dit d’après Mahmud ibn Abdul Rahman ibn Amir (...): quand Sad a été enterré , nous étions avec l’apôtre , il dit subhanallah477 et nous l’avons dit avec lui. Il dit ensuite Allah akbar478 et les hommes l’ont dit aussi. Quand nous avons demandé pourquoi il avait dit cela , il répondit:
-La tombe est scellée sur ce bon homme jusqu’à ce qu’Allah l’en fasse sortir.
De Sad un des ansar a dit:
-Nous n’avons jamais entendu dire que le trône d’Allah a tremblé pour un autre homme que Sad.
Sa mère dit , alors que son cercueil était emporté , et qu’elle pleurait:
-Hélas , Umm Sad pour Sad , le brave et fier , chef glorieux , chevalier toujours prêt , montant sur la brêche , tranchant les têtes.
L’apôtre a dit:
-Chaque pleureuse ment sauf celle qui pleure Sad ibn Muadh.
(...)
Le jour des Banu Qurayza furent martyrisés parmi les musulmans des Banu al Harith ibn al Kharadj: Khallad ibn Suwayd (...). Une meule fut jetée contre lui et lui infligea une blessure fatale. On prétend que l’apôtre a dit:
-Il recevra la récompense de deux martyrs.
Abu Sinan (...) mourut quand l’apôtre d’Allah assiégeait les Banu Qurayza et il fut enterré au cimetière des Banu Qurayza , celui qui est en activité de nos jours. Ils enterraient ceux qui mouraient dans l’islam.
(Tabari , Histoire des Prophètes et des Rois III 230-2)
Gabriel vint dire au prophète:
- Allah t'ordonne de ne point déposer les armes avant d'en avoir soumis les Banu Qurayza.
Le prophète fit proclamer:
-Que tous ceux qui aiment Allah et le prophète accomplissent la prière de l'après-midi sur le territoire des Banu Qurayza!
Ensuite il quitta de nouveau la ville et arriva , à l'heure de la prière de l'après-midi , aux portes des Banu Qurayza , et ses compagnons le suivirent un à un. Les Juifs , en les voyant , fermèrent les portes de leurs forts479. Le prophète leur dit:
-Ô vous singes et cochons , Comment avez-vous observé la volonté d'Allah?
Les Juifs répliquèrent :
-Ô Muhammad , tu ne nous as jamais ainsi insultés , pourquoi le fais-tu aujourd'hui?
- C'est Allah qui le fait , répondit le prophète.
Il les assiégea pendant vingt-cinq jours.
Les Juifs avaient pour chef Kab ibn Asad , qui leur parla ainsi:
-Il y a pour vous trois partis à prendre. Le premier , c'est de sortir et d'aller déclarer à Muhammad que vous croyez en lui. Vous sauverez ainsi vos vies , vos biens et vos familles. Les Juifs répondirent:
-Nous ne pouvons pas prendre ce parti ; nous ne voulons pas abandonner la croyance du Pentateuque pour une autre.
Kab dit:
-Prenez donc vos sabres et égorgez vos femmes et vos enfants ; brûlez vos biens et cachez-en tout ce que vous pourrez , puis jetez-vous dans le combat ; si vous succombez , vos femmes et vos enfants ne tomberont pas au pouvoir de l'ennemi , et personne ne jouira de vos biens ; si vous êtes vainqueurs , vous pourrez acquérir d'autres biens.
Les Juifs dirent:
-Tant que nous vivrons , nous ne tuerons ni nos femmes ni nos enfants ; que nous importerait la vie après avoir perdu nos femmes , nos enfants et nos biens?
Kab reprit :
-Cette nuit est la nuit du sabbat ; Muhammad se croit en sûreté , sachant que vous ne combattez pas le jour du sabbat. Faites cette nuit , à l'improviste , une sortie , tombez sur Muhammad et ses soldats , et massacrez-les.
-Nous ne pouvons pas violer le sabbat , dirent les Juifs.
- Maintenant , dit Kab , vous êtes avertis.
Les Juifs , après un siège de vingt-cinq jours , réduits à l’extrémité , demandèrent à capituler.
Le prophète leur fit répondre:
-Je ne reçois votre capitulation480 qu'à condition de remettre votre sort à la décision d'Allah.
- Accorde-nous , répondirent les Juifs , les mêmes conditions qu'aux Banu Nadir , qui ont émigré avec leurs femmes et leurs enfants en Syrie , en emportant leurs biens.
Le prophète refusa et dit:
-Je ne ferai que ce qu'Allah ordonnera.
Un homme , nommé Abu Lubaba , possédait parmi les Juifs une propriété et des biens. Il jouissait de l'estime du prophète , qui l'avait laissé à Médine. Les Juifs firent demander au prophète de leur envoyer cet homme , qu'ils désiraient consulter. Il le fit chercher et lui dit :
-Va auprès de ces Juifs et conseille-les dans l'intérêt d'Allah et de son prophète.
Abu Lababa se rendit à la porte de la forteresse , et les Juifs lui dirent:
- Que nous conseilles-tu? Muhammad veut que nous nous rendions à discrétion.481
Abu Lubaba ne répondit rien ; seulement il toucha sa barbe d'une main , et passa l'autre à son cou , pour indiquer que le prophète leur ferait trancher la tête ; il revint ensuite au camp du prophète , qui déjà avait été informé par Gabriel de sa trahison.
Gabriel lui avait apporté le verset suivant :
-Ô vous qui croyez , ne trahissez pas Allah et son prophète , etc. 482
Cet homme avait agi ainsi à cause des biens qu'il avait parmi les Juifs.
Ensuite les Banu Qurayza sortirent de leurs forts et dirent au prophète:
-Agis avec bonté envers nous , fais-nous grâce.
Le prophète répondit:
- je m'en remets de votre sort à la décision de votre chef , Sad ibn Moaz.
Les Juifs dirent:
-Nous aussi , nous nous en remettons à lui.
Sad avait été blessé à la main par une flèche , et son sang ne cessait de couler. Les Juifs allèrent le chercher , le firent monter sur un cheval et ramenèrent. Étant en présence du prophète , Sad dit :
-Il faut les égorger tous , partager leurs biens et réduire en esclavage leurs femmes et leurs enfants.
Le prophète , satisfait de cette sentence , dit à Sad:
-Tu as prononcé selon la volonté d'Allah.
En entendant ces paroles , ceux d'entre les Juifs qui pouvaient s'enfuir gagnèrent le désert ; les autres restèrent ; ils étaient huit cent hommes. Le prophète fit saisir leurs biens. On rentra à Médine à la fin du mois de dhul qada. Les Juifs restèrent dans les liens pendant trois jours , jusqu'à ce que tous leurs biens fussent transportés à Médine. Ensuite le prophète fit creuser une fosse sur la place du marché , s'assit au bord , fit appeler Ali ibn Abu Talib , et Zubayr ibn Al Awwam , et leur ordonna de prendre leurs sabres et d'égorger successivement tous les Juifs , et de les jeter dans la fosse. Il fit grace aux femmes et aux enfants ; mais il fit tuer également les jeunes garçons qui portaient les signes de la puberté. On tua aussi une femme , qui avait fait perdre la vie à un musulman en jetant de la terrasse d'une maison une pierre483. Un petit nombre des prisonniers furent grâciés sur la demande de leurs amis.
L'un des compagnons du prophète , nommé Thabit , avait été autrefois , étant en captivité , sauvé de la mort par l'un des principaux Juifs , nommé Zabir. Il demanda donc au prophète de faire grâce à Zabir , ainsi qu'à sa femme et à ses enfants , et le prophète leur fit grâce. Lorsque Thabit vint auprès de Zabir , celui-ci lui demanda ce qu'étaient devenus ses compatriotes et ses parents. Chaque fois que Zabir en nommait un , Thabit répondait:
-Il est mort.
Alors Zabir dit :
- Je te demande maintenant une dernière grâce , c'est de m'envoyer les rejoindre ; je n'ai que faire de la vie après eux.
Thabit prit son sabre et lui coupa la tête.
On partagea ensuite les biens des Juifs. Le prophète préleva le quint et prit en outre pour lui-même une jeune fille très belle , nommée Ruhana. Il partagea le reste entre ses compagnons , en donnant à chaque fantassin une part et à chaque cavalier deux parts. Ce mode de partage restera établi jusqu'au jour de la résurrection.
Cet événement eut lieu au mois de dhul qada de la cinquième année de l'hégire.
(ibn Sad , Tabaqat II 92).
Ils se rendirent à l’apôtre d'Allah. L’apôtre d'Allah donna des instructions à leur sujet , à Muhammad ibn Maslama. Ils furent enchaînés et mis de côté. Leurs femmes et enfants furent apportés et mis de côté. On les mit sous la garde d’Abdallah ibn Salam et rassembla leurs biens , leurs armes , leurs ustensiles domestiques et vêtements qui étaient dans les forts. On trouva alors 1500 sabres , 300 cottes de mailles , 2000 lances , 1500 boucliers et boucliers de cuir ; il ; y avait aussi du vin et des jarres à vin , et le vin fut vidé , et non considéré comme faisant partie des lots. On découvrit aussi de nombreux chameaux porteurs d’eau , et du bétail. L’apôtre d'Allah autorisa Sad ibn Muath à décider de leur sort. Il donna l’ordre suivant: que tous ceux qui sont passés par le rasoir soient tués , que les femmes et les enfants soient asservis , et que leurs biens soient distribués. Ensuite , l’apôtre d'Allah dit:
-Tu as décidé en conformité avec le jugement d’Allah , qui est au dessus des sept cieux.
L’apôtre d'Allah rentra le 7 dhul Hijja. Il ordonna qu’ils soient tous amenés à l’intérieur de Médine , où des tranchés avaient été creusés , à l’emplacement du marché. L’apôtre d'Allah s’assit alors avec ses compagnons et ils furent amenés par petits groupes. Leurs têtes furent tranchées. Ils étaient entre 600 et 700. L’apôtre d'Allah choisit Rayhana bint Amir pour lui-même et ordonna que le butin soit partagé. Un cinquième des biens et captifs fut séparé du reste et vendu au plus offrant. Il divisa la somme entre les musulmans. Il y avait en tout 3072 parts.
(Mahomet , Coran 33/26-7).
Il a fait descendre de leurs castels ceux des détenteurs de l’Ecriture ayant prêté assistance aux factions.
Il a jeté l’effroi dans leurs coeurs.
Une partie d’entre eux a été tuée par vous , une autre réduite en captivité.
Il vous a fait hériter leur terre , leurs habitations , leurs biens , et un terre que vos pieds n’ont pas encore foulée484.
Allah sur toute chose est omnipotent.
(Mahomet , Coran 33/60-62).
Certes , si les hypocrites , ceux au coeur de qui est un mal et ceux qui tremblent ne cessent point , à Médine , nous te mettrons certes en campagne contre eux , prophète.
Ensuite , ils ne resteront tes voisins que peu de temps.
Maudits quelque part qu’ils soient acculés , ils seront pris et tués sans pitié485 , selon la coutume d’Allah à l’égard de ceux qui furent antérieurement.
Or tu trouveras la coutume d’Allah non modifiable.
(Bukhari , Sahih 52/ 68)486.
Quand le prophète revint de la bataille du Fossé , il enleva ses armes et prit un bain. Alors Gabriel dont la tête était couverte de poussière vint à lui pour lui dire:
-Tu as posé tes armes!
Le prophète a dit:
-Par Allah! Je n’ai pas encore posé mes armes! Où aller maintenant?
Gabriel dit , en montrant la direction des Banu Qurayza:
-Par là.
Alors le prophète se dirigea contre eux.
(Muslim, Hadith 32-3318).
D'après Abdullah ibn 'Omar , le jour où il a vaincu les Coalisés487 , l'envoyé d'Allah nous dit :
-"Qu'aucun de vous ne fasse la prière de zhuhr 488 avant qu'on ne soit chez les Banu Qurayza". Comme les hommes craignirent de rater la prière, quelques-uns prièrent avant d'atteindre les Banu Qurayza. Quant aux autres, ils dirent :
-"Nous ne ferons la prière que là où l'envoyé d'Allah nous a ordonné de la faire même si le moment serait passé".
L'envoyé d'Allah ne fit cependant pas de reproches ni aux uns ni aux autres.
(Muslim, Hadith 32-3315).
D'après Aïsha , Le jour du Fossé, un Quraysh nommé ibn Al `Ariqa blessa Sa`d à la veine médiane du bras. Le prophète dressa pour Sa`d une tente dans la mosquée afin de n'avoir pas à aller loin pour le visiter. Quand le prophète revint de la bataille, il déposa son arme et commença à se laver; et alors qu'il nettoyait sa tête de poussière, Gabriel lui apparut et lui dit :
-"Tu as déposé l'arme, mais par Allah, nous ne l'avons pas posée. Sors; combats-les (les ennemis de l'Islam)".
-"Où sont-ils?", demanda alors le prophète. Gabriel lui indiqua alors les Banû Qurayza. L'envoyé d'Allah les combattit jusqu'à ce qu'ils se remirent leur sort à la sentence de l'envoyé d'Allah; qui remit leur sort à la sentence de Sa`d. Celui-ci dit alors :
-"Eh bien! Je décide que leurs combattants soient mis à mort et que leurs femmes et enfants soient capturés".
(Baghawi , Tafsir , I 348).489
Nous avons assiégé les Qurayza et les Nadir490 , comme il a plu à Allah , mais il ne nous a a pas permis de les vaincre , alors nous avons fait retraite... Soudain , Gabriel est apparu et a dit:
-Vous avez déposé les armes , alors que les anges n’ont pas déposé leurs armes!
Alors l’envoyé d'Allah nous a exhortés et nous sommes repartis contre les Nadir et Qurayza.
Ce jour-là , Allah nous a aidés en envoyant 3000 anges et il a facilité notre victoire.
(Bukhari , Sahih 56/18).
D'après Aïsha , l’envoyé d'Allah , en revenant de la bataille du Fossé , déposa ses armes et fit la lotion. Alors Gabriel vint à lui , la tête couronnée de poussière et lui dit :
- Tu as déposé tes armes ; mais , par Allah , je n'ai pas encore déposé les miennes.
- Et où devons-nous attaquer , demanda le prophète ?
-De ce côté , répondit l'ange , et il désigna par signe le quartier des Banu Qurayza.
Alors l'envoyé d'Allah sortit les attaquer.
(Bukhari , Sahih 52/ 280 et 58/ 148).491
Alors il dit à Sad:
-Ils se sont rendus en acceptant ta décision.
Il dit:
-Vous tuerez les combattants et capturerez leurs femmes et enfants.
Entendant cela , le prophète dit:
-Tu as jugé selon le commandement d’Allah.
(Bukhari , Sahih 56/168).
Abu Sayd al Khodri a dit: Les Banu Qurayza descendirent de leur forteresse en se remettant de leur sort à la sentence de Sad. L'envoyé d'Allah envoya chercher ce dernier , qui n'était pas loin ; et Sad arriva , porté sur un âne. Lorsqu'il approcha , l'envoyé d'Allah dit aux vaincus :
-Levez-vous devant votre maître.
Sad vint alors s'asseoir à côté du prophète , qui lui dit:
-Ces gens sont descendus de leur forteresse , en s'en remettant à ta sentence.
-Eh bien! moi , je décide , répondit Sad , que les combattants d'entre eux seront mis à mort et que les enfants seront réduits en esclavage.
-Tu as rendu à leur encontre , dit alors le prophète , la sentence même du roi des cieux.
(Bukhari , Sahih 79/26).
Abu Sayd rapporte que les gens des Qurayza étaient placés sous l’autorité de Sad. Le prophète manda Sad , et quand celui-ci arriva , il dit:
-Levez vous devant votre maître -ou , selon une autre autorité , le meilleur d’entre vous-.
Sad s’assit auprès du prophète qui lui dit:
-Ces gens sont placés sous ton autorité?
-Oui , dit Sad , c’est moi qui ordonne de tuer ceux qui les combattent et de faire captifs leurs enfants.
-Tu agis , reprit le prophète , avec l’autorité d’un roi.
(Baladuri , Livre des Conquêtes III 21).
Le prophète assiégea les Banu Qurayza quelques jours de l’année 5 , en tout pendant 15 jours.
Les Banu Qurayza avaient été parmi ceux qui avaient combattu contre le prophète à la bataille des alliés. Ils se rendirent et il installa Sad al Awsi comme leur chef. Celui-ci décida que tout individu qui devait utiliser un rasoir serait exécuté , et les femmes et enfants réduits en esclavage , et tout ce qu’ils possédaient serait divisé entre les musulmans. Le prophète approuva le décret en disant:
-Ce que tu as décidé est en accord avec le décret d’Allah et de son prophète.
(...)
Les Banu Qurayza furent parmi ceux qui avaient combattu le prophète à la bataille du fossé...
Il installa Sad ibn Muadh comme leur chef. Il décrêta que tout adulte serait exécuté , les femmes et les enfants pris comme captifs et tout ce qu’ils avaient serait divisé entre les musulmans. Le prophète approuva en disant:
-Ce que tu as décrété est en accord avec le décret d’Allah et de son prophète
(Bukhari , Sahih 64/30 , 1-7).
Aïsha a dit : Quand le prophète fut revenu du Fossé , qu'il eut déposé ses armes et qu'il se fut lavé , Gabriel vint le trouver et lui dit:
-Tu as déposé tes armes , mais nous492 , par Allah , nous ne les avons pas déposées. Marche contre eux!
- De quel côté ? demanda le prophète.
- De ce côté , reprit Gabriel , en désignant de la main les Banu Qurayza.
Et le prophète marcha contre eux.
Anas a dit: Il me semble encore voir la poussière que soulevait , dans la rue des Banu Ghanm , le cortège de Gabriel au moment où l'envoyé d'Allah se mit en route vers les Banu Qurayza.
D'après ibn Omar , le jour493 des Confédérés494 ,le prophète dit:
-Que personne ne fasse la prière de 1’asr495 , sinon chez les Banu Qurayza. Un certain nombre de fidèles étaient en route quand l'heure de l’asr arriva ; les uns dirent :
-Nous ne ferons pas la prière tant que nous ne serons pas arrivés.
Les autres dirent au contraire :
-Nous allons faire la prière , car ce n'est pas cela qu'on nous a demandé.
Quand on rapporta cette divergence au prophète , il n'adressa de blame à aucun d'entre eux.
Anas a dit :
Chacun des ansar avait réservé (les fruits de) certains palmiers pour le prophète , et cela dura jusqu'à la conquête de Qurayza et de Nadir. Ma famille m'avait enjoint d'aller trouver le prophète et de lui demander de rendre aux ansar , les dattes qu'ils lui avaient données , soit en totalité , soit en partie. Or le prophète avait donné ces dattes à Umm Ayman. Celle-ci , arrivant sur ces entrefaites , me mit mon voile autour du cou , en criant :
-Non , par celui en dehors duquel il n'y a pas d'autre divinité , je ne vous donnerai pas ces dattes , car il me les a données.
Telles furent ses paroles on quelque chose d'approchant.
-Oui , ces dattes sont à toi , disait le prophète , tandis qu'elle répétait :
-Non , par Allah! je ne vous les donnerai pas.
Enfin le prophète les lui fit donner en lui promettant , d'après Anas , de lui en donner dix fois autant ou quelque chose d'approchant.
Abu Sayd al Khudri a dit:
Les gens de Qurayza quittèrent leur citadelle et se rendirent à Sad ibn Moaz. Le prophète ayant envoyé cherché Sad , celui-ci arriva , monté sur un âne. Quand il fut près de la mosquée , le prophète dit aux ansar:
-Levez-vous devant votre seigneur - ou suivant une variante - devant le meilleur d'entre vous.
Puis , s'adressant à Sad , il lui dit:
-Ces Qurayza se sont rendus à toi , (décide sur leur sort).
-Que les combattants soient mis à mort , répondit Sad , et les femmes et les enfants réduits en captivité.
-Tu viens de prononcer le jugement d’Allah - ou suivant une variante - le jugement du souverain , répliqua Muhammad.
Aïsha a dit:
-Le jour du Fossé , Sad fut blessé par un homme des Quraysh , portant le nom de Hibban ibn El Arifa , et qui l'avait atteint à une artère du milieu du bras. Le prophète fit dresser une tente dans la mosquée afin qu'il fut près de lui et qu'il put le visiter. Quand l'envoyé d’Allah fut rentré chez lui après la bataille du Fossé , qu'il eut déposé ses armes et qu'il se fut lavé , l'ange Gabriel , secouant encore la poussière de sa tête , vint le trouver et lui dit :
-Tu as déposé tes armes , mais moi , par Allah! je ne les ai pas déposées. Marche contre eux.
-De quel côté? demanda le prophète.
Gabriel , d'un geste , indiqua les Banu Qurayza. Le prophète marcha contre eux , et ceux-ci voulant se rendre à lui , il leur dit de se rendre à Sad. Celui-ci décida que les combattants seraient mis à mort , que les femmes et les enfants seraient réduits en captivité , et que leurs biens seraient partagés entre les vainqueurs.
D'après Aïsha , Sad a dit:
-Allah , tu sais qu'il n'est personne qui ait plus de désir que moi de combattre en ton nom ceux qui ont traité ton envoyé d’imposteur et l'ont banni. ô Allah , je pense que c'est toi qui as fait cesser la guerre entre eux et nous. Si la guerre avec , les Quraysh doit continuer , conserve-moi la vie afin que je puisse les combattre en ton nom! Si tu fais cesser la guerre entre nous , rouvre ma blessure et fais que ma mort soit la conséquence du combat496. Aussitôt la plaie s'ouvrit vers la poitrine , et au même instant les Banu Ghifar , installés dans une tente dans la mosquée , virent couler vers eux un flot de sang.
-Que signifie ce sang qui nous vient de votre côté ? s'écrièrent les gens de la tente.
C'était le sang qui coulait de la blessure de Sad et qui détermina sa mort.
Selon El Bara , le prophète , le jour des Qurayza , dit à Hassan ibn Thabit :
-Compose une satire contre eux , Gabriel est avec toi.
Suivant un autre récit de El Bara , le jour des Qurayza , l'envoyé d'Allah dit à Hassan ibn Thabit :
-Compose une satire contre les idolâtres , Gabriel est avec toi.
Les données de Waqidi.497
(Waqidi , Livre des Expéditions 30).498
Le départ eut lieu le mercredi du septième jour du mois de Dhul Hijja499 finissant. Le retour eut lieu le jeudi suivant.
(...)
(Muhammad) alla dans la maison d’Aïsha , et il prit un bain , et se parfuma. Après la prière de midi , Gabriel arriva sur une mule pourvue d’une belle selle. Il s’arrêta au niveau du banc funéraire et cria très fort:
-Ah! tu es un beau guerrier!
Comme Muhammad sortait effrayé , il luidit:
-Tu as déjà enlevé ta cuirasse , alors que les anges la portent encore! Allah t’ordonne de marcher contre les Juifs. Moi , Gabriel , je pars ébranler leurs châteaux.
Ensuite , Muhammad donna la bannière qui était toute prête , à Ali et fit annoncer par Bilal que la prière de l’après-midi devait avoir lieu sur le territoire des Banu Qurayza. Il mit sa cuirasse , monta sur son cheval , et partit entouré des siens. En tut , il y avait 36 chevaux dont les propriétaires avaient été enregistrés sur une liste. Muhammad chevauchait al Lukhayth et il avait deux autres chevaux pour son usage.
(...)
Le négociateur revint pour faire son rapport. Dans l’assemblée des Juifs , apparut d’abord Kab ibn Asad , qui proposa donc aux siens de se convertir à l’islam... (...) Comme il n’obtenait aucun succès , il proposa de tuer les femmes et les enfants , et de rechercher la mort au combat500.
(...)
Sad avait dit que s’il y avait encore une guerre contre les Mecquois , il voulait bien survivre , mais sinon , Allah pouvait bien lui offrir le martyre , mais seulement après qu’il ait pu avoir le plaisir de voir couler les sang des Banu Qurayza.
(...)
Les femmes et les enfants , ainsi que les biens ont été regroupés dans le domaine de Ramal bint Harith. Les chameaux restaient dehors et se nourrissaient sur les arbres.
Les hommes étaient de leur côté emmenées dans le domaine d’Ussama ibn Zayd501 , et on leur donna des dattes à manger , qu’ils grignotèrent comme font les ânes.
Ils se mirent à discuter toute la nuit de la Torah , et ils se donnaient mutuellement du courage pour tenir solidement à leur foi502.
Le matin suivant , Muhammad fit creuser des fosses sur le marché de Médine , de l’endroit où il y amaintenant la maison de Abu Gham jusqu’au pressoir à huile. Ensuite , il fit amener les Juifs les uns après les autres pour l’exécution.
Les Juifs ne savaient pas quand on irait les chercher. Ils demandèrent donc à leur chef ce qui allait leur arriver. Lui , il les rabroua , leur reprochant de ne même pas savoir ce qui allait se passer , tout comme ils n’avaient pas compris la situation , en refusant la proposition de se convertir.
(...)
Khujayj leur dit d’arrêter de se quereller , et de se préparer à subir le coup du sabre avec dignité.. C’est ainsi q’ils furent emmenés vers la mort sans cesse. Ali et al Zubayr se chargèrent des exécutions. Le prophète regardait cela avec les plus nobles de ses compagnons.
Quand Khujayj fut emmené , il déchira son beau manteau , pour qu’il ne devienne pas le butin des musulmans.
Muhammad lui cria alors:
-Allah t’a mis en mon pouvoir , toi l’ennemi d’Allah!
Lui répondit avec dignité à ce discours qui se réjouissait tant de leur malheur503 .
(...)
Après lui , ce fut le tour de Ghazzal ibn Samul , puis Nabbash ibn Qays. Le nez de ce dernier avait été cassé par celui qui l’avait emmené , et il saignait , tout cela parce qu’il s’était débattu. Muhammad critiqua cette brutalité , et ordonna à ce moment que l’on donne à manger et à boire aux condamnés , et de leur laisser du repos pendant la chaleur de midi. C’était un jour particulièrement chaud.
Le soir , on put poursuivre le travail. Un des Juif , Riffa ibn Samuel fut épargné par Muhammad , sur la demande de Salma bint Qays , appelé Umm al Mundhir. Il participa à la prière , il mangea de la viande de chameau , et il se convertit à l’islam504 .
(...)
Khusayd ibn Khusayr demanda à Muhammad de distribuer le restant des Juifs aux familles des Aws , pour que chacune puisse en exécuter deux , et il demanda de recevoir les deux premiers.
Muhammad envoya à Abdallah deux Juifs auxquels Uzayd et Abu Nayla tranchèrent les têtes505.
(...)
Quand les têtes de Khujayj , Nabbash , Ghazza et Kab furent tombées , le prophète se leva et fit présider l’exécution par Sad ibn Muadh506.
(Baladuri , Livre des Conquêtes III 22).
Quand le prophète eut vaincu à la bataille des alliés507 , il alla dans sa salle d’eau pour se laver. Alors Gabriel lu apparut et dit:
-Muhammad , toi , tu as déposé les armes. Mais ce n’est pas fini. Dresse-toi contre les Banu Qurayza.
(...)
Les Banu Qurayza ont été présentés au prophète de telle façon que ceux qui avaient atteint la puberté étaient exécutés et ceux qui ne l’avait pas atteinte étaient épargnés.
(Dawud , Hadith 38/ 4390).508
J’étais parmi les captifs des Banu Qurayza. Ils nous ont examiné , et ceux qui avaient des poils ont été tués , et ceux qui n’en avaient pas n’ont pas été tués.
(Dawud , Hadith 14/ 2665).509
Aucune femme des Banu Qurayza ne fut tuée , sauf une. Elle était avec moi , parlant et riant sous cape , alors que l’envoyé d’Allah tuait son peuple avec son sabre. Soudain , un homme l’appela par son nom...L’homme l’emporta et lui trancha la tête ; je n’oublierai pas qu’elle riait beaucoup parce qu’elle savait qu’elle serait tuée.
(Bukhari , Sahih 63/ 12 , 2).
Le prophète a dit:
-Le trône d’Allah a frémi de joie à l’occasion de la mort de Sad ibn Moaz510.
(Muslim, Hadith 32-3314).
Abu Sa'îd Al Khudri a dit : Les Banu Qurayza mirent leur sort à la sentence de Sa`d ibn Mu`âdh. L'envoyé d'Allah envoya chercher ce dernier. Sa`d arriva, porté sur un âne. Lorsqu'il approcha de la mosquée, l'envoyé d'Allah dit aux Ansâr :
-"Levez-vous devant votre maître (ou selon une variante : le meilleur d'entre vous)!", puis il dit à Sa`d :
-"Ces gens se remirent à ta sentence".
- "Eh bien! Moi, je décide, répondit Sa`d, que les combattants d'entre eux soient mis à mort et que leurs femmes et leurs enfants soient capturés".
- "Tu as rendu à leur encontre, dit alors le prophète , la sentence même d'Allah (ou selon une variante : du Roi des cieux)".
Peut-être ibn Al Muthannâ a-t-il dit : "Tu as rendu à leur encontre la sentence même du Roi".
Une femme des Qurayza?
(ibn al Kalbi , Kitab Azwaj al Nabi).511
Ensuite , l’envoyé d'Allah épousa al Shanba bint Amir du clan des al Ghifariyya , et ceux-ci étaient aussi les alliés des Banu Qurayza. Certains prétendirent qu’elle était des Banu Qurayza et que son origine avait été oubliée à cause de la destruction des Banu Qurayza. On a aussi dit qu’elle était de Kinana.
La thèse de la trahison.
(Tabari , Tafsir 10/25).512
Ce verset fait référence aux Juifs des Qurayza qui avaient rompu le traité entre eux et l’envoyé d'Allah , en fournissant aux païens des armes pour les aider à combattre le prophète. Ensuite , ils dirent:
-Nous oublions , nous avons mal fait.
Ensuite , le prophète fit un autre traité avec eux513 , jusqu’à ce qu’ils incitent encore les infidèles contre l’envoyé d'Allah au combat du fossé. Kab ibn Ashraf alla à la Mecque pour établir une alliance contre le prophète , entre eux.
(ibn Kathir , Tafsir 33).
Donc , les musulmans se lèvèrent pour lui514 , et l’accueillirent avec honneurs et respect , étant donné son statut et pour que son jugement ait plus d’impact. Quand il fut assis , le messager d’Allah dit...
Alors le messager d’Allah a ordonné que des tranchées soient creusées , pour qu’ils soient enterrés. Ils étaient entre 700 et 800. Les enfants qui n’avaient pas atteint l’adolescence et les femmes furent asservis et leurs biens furent confisqués. Tout cela a été consigné , à la fois brièvement et en détail , avec des preuves et des hadiths , dans le livre de la Sira que nous avons écrit , gloire et louange à Allah515.
L’avis des juristes musulmans.
(Abu Ubayd , Kitab al Amwal , IXème siècle).516
Le prophète a agi ainsi dans le cas des Banu Qurayza: il a conclu un accord avec leurs chefs , sur la base d’un trêve et leurs chefs l’ont violé ; mais ils ne se sont pas enfuis. Le prophète est donc venu les combattre dans leurs domaines , qui étaient tout au bout de Médine et il a tué tous les hommes combattants , et capturé tous leurs biens comme butin ; et tous ceux n’ont assisté les ennemis contre le prophète et ses compagnons , à part un petit groupe517 , et cela a épargné leurs vies et les possessions qu’ils avaient entre leurs mains.
(...)
Le prophète a déclaré que verser le sang des Banu Qurayza était licite parce qu’ils avaient donné leur aide aux alliés518 contre lui , après avoir signé un traité avec lui. Le prophète considérait qu’il y avait là une violation du traité bien qu’ils n’aient tué personne parmi ses compagnons. Un verset concernant cela fut révélé dans la sourate des Ahzab.
(al Mawardi , Alam anl Nubuwwa , XIème siècle).519
Si on vous dit:
-Il a frappé les têtes des Banu Qurayza de façon délibérée pendant une journée entière , leur nombre étant de 700 environ , où est donc sa capacité à pardonner?
Après tout , il s’est vengé comme un homme qui n’a pas été touché par la miséricorde , qui n’avait aucune tendresse pour eux dans son âme.
La réponse sera:
-Il l’a fait pour appliquer les règles d’Allah. Les Banu Qurayza avaient accepté d’arbitrage de Sad ibn Muath dans cette affaire et il a jugé que ceux sur qui passait le rasoir520 devaient être tués ; ceux sur qui le rasoir ne passait pas devaient être asservis.
Ensuite , le prophète dit:
-C’est le jugement d’Allah des sept cieux. Il n’est pas permis au prophète de pardonner en cas d’ordre d’Allah les convernant ; mais il peut pardonner les offenses concernant sa propre personne.
les banou quaraida ont trahit le pacte qu ils avaient avec les musulmans et ont rejoint les coalissés
CRIMES POUR LESQUELS LA PEINE DE MORT EST ENCOURUE EN DROIT FRANÇAIS avant 1981
Atteinte à intégrité du territoire ou à autorité de la France avec usage d'armes
Attentat contre autorité de l'Etat ou intégrité du territoire avec usage d'armes
Trahison : enrôlement pour une puissance en guerre avec la France
Trahison : atteinte au secret de la défense nationale en faveur d'un Etat étranger
Espionnage : livraison de troupes ou de territoires à une puissance étrangère
SUR LES 1200, DÉJA ENTRE 700 ET 900 EN UNE JOURNÉE: TROP COOL.
vraiment ces musulmans sont intolerants 700 traitres en un seul jour le pseaudo humaniste curtis se revole contre l' execution de 700 traitres mais il ne se soucie pas des milliers decivils innocents tuée de sang froids par ces amis chretiens
Les chretiens tolerants massacrèrent plus de soixante dix mille musulmans dans la mosquée al Aqsa. Parmi eux, on remarquait un grand nombre d'imans, d'ulémas (savants), et de personnes menant une vie pieuse et austère qui avaient quitté leur patrie pour venir prier dans ce noble lieu.
la boucherie était telle que les hommes pataugeaient dans le sang jusqu'aux chevilles