Exegete scientifique du Coran

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Curtis
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Exegete scientifique du Coran

Message non lu par Curtis »

Bonjour à tous



Télécharger et regarder cette vidéo:

http://www.megaupload.com/fr/?d=PU4I27XX

J'en suis tombé dénu :shock: , ainsi tout l'islam ne repose que sur des légendes. Muhammad est, en fait, un chrétien arabe hérétique qui a fondé une secte. La Mecque n'existait pas du temps de Muhammad. Grâce à cette exégète, le Coran est beaucoup plus clair et compréhensible, nous savons ce que signifie les mystérieuses lettres au début des sourates. Regardez cette vidéo, vous apprendrez plein de choses ! :D :wink:



Cordialement.
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Curtis
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Véritable relecture de la révélation divine, le Nouveau Testament inclus, le Coran s’appuie sur l’authentique « Parole », ’amr, de Dieu (II 109, 117, 210), exprimée par les « versets lumineux » de la révélation biblique (II 211) récités (II 129, 151, 252), expliqués par l’auteur de la part de Dieu même (II 219, 266) qui lui en a communiqué « l’intelligence » (II 99), à la lumière d’événements qu’il devient très difficile de reconstituer si l’on récuse la tradition postérieure, comme on le doit en bonne méthode scientifique.

En effet, il faudra attendre le neuvième siècle pour voir posés par ’Ibn Hisham les cadres de la sîra, ou Vie de Mahomet, dont le canevas demeurera ensuite immuable jusqu’à nos jours. Faite des hadît, « récits », que « les compagnons du Prophète transmirent à la seconde génération de croyants, celle des Suivants, qui la confièrent eux-mêmes aux Suivants des Suivants », Gaudefroy-Demombynes en offre une pieuse version dans son Mahomet (Albin Michel, 1957 ; Rodinson a réédité cette « somme » en livre de poche en 1969).

Le Père Lammens a établi, au siècle dernier, que « quand la Tradition islamique prétend se donner comme une source d’information indépendante, comme le résultat d’une vaste enquête, organisée par les contemporains sur la vie du prophète arabe, nous pouvons la considérer comme une des plus grandes supercheries historiques dont les annales littéraires aient gardé le souvenir. Si, au-dedans comme au-dehors de l’islam, l’illusion a pu durer si longtemps, il faut l’attribuer au faux appareil critique, à l’apparente candeur des garants cités à l’appui, à l’ingéniosité dans les recherches, à l’implacable logique dans l’erreur dont témoigne cette énorme compilation. » (cité en préface de notre traduction du Coran, t. I, p. xiii)

Nous ne nous cachons pas que nous surprendrons beaucoup de lecteurs en posant la question de l’auteur du Coran. Mais quiconque juge équitablement conviendra qu’il serait contraire à la méthode scientifique de ne pas réexaminer l’attribution à “ Mahomet ” du corpus coranique, après les remarques critiques du Père Lammens sur la manière dont fut composée la biographie traditionnelle du “ prophète arabe ” :
« J’ai toujours sincèrement admiré l’héroïsme des traducteurs du Coran, écrivait encore le Père Lammens. Une bonne version supposerait une connaissance approfondie de la Sirâ. Comme la Sirâ dérive en dernier ressort du Coran, c’est tourner dans un cercle vicieux ! » (ibid., p. xv)
Comment en sortir ? Comment substituer une exégèse scientifique du document source qu’est le Coran à l’exégèse fantaisiste de la Tradition musulmane ? En écartant cette dernière et en expliquant le Coran non pas par la légende postérieure, mais par le Coran lui-même.

Par exemple, La Mekke n’est jamais mentionnée dans le Coran. Ce document ne fournit donc aucune attestation de l’existence de cette cité avant l’islam. En désespoir de cause, les orientalistes modifient le mot de bakka, présent une seule fois dans le texte (III 96), en makka. Mais le texte porte seulement : « Oui, la première Maison (bayt ) qui a donné la vie aux hommes est celle de Bakka, bénédiction et voie pour les siècles. »
Les commentateurs traditionnels identifient la « Maison » (bayt ), ici mentionnée, avec l’édifice situé actuellement dans la cour de la grande mosquée de La Mekke, appelée Ka‘ba. Mais le mot arabe bayt est transposé de l’hébreu bayit, qui signifie « maison », et plus encore : « Temple ». Or, il est employé pour la première fois dans la sourate II où il désigne « le Lieu d’Abraham » (II 125), autrement dit : le Temple de Jérusalem dont une tradition constante place la construction sur le mont Moriyya, lieu du sacrifice d’Isaac. Le verset 127 en annonce la restauration : « Alors, Abraham rétablira les assises du Temple (’al-qawâ‘ida mina l-bayti ) avec Ismaël. » Promesse défigurée plus tard par la légende élaborée par la Tradition musulmane substituant au Temple de Jérusalem le “ Temple de La Mekke ”, lieu de pèlerinage actuel des musulmans en Arabie Saoudite, à l’intérieur du Hedjaz. Mais le nom même de Bakka inchangé, inchangeable, incontournable, nous ramène inexorablement à Jérusalem.

Le « val de Bâkâ », au nord de la vallée de Hinnom, était la dernière étape du pèlerinage à Jérusalem, située à l’ouest de la ville, au carrefour des routes venant du nord, de l’ouest et du sud (Ps 84, 7).

Ajoutons que tous les géographes de l’antiquité ignorent La Mekke. La légende qui en fait le lieu de naissance de l’islam n’a donc pas le moindre fondement historique et constitue un énorme anachronisme.


Image


Pistes caravanières et routes maritimes de l’encens, partant des régions de production de la myrrhe et de l’encens en Arabie du Sud et en Somalie du Nord, vers l’Égypte, le bassin méditerranéen et la Mésopotamie, grands demandeurs de ces aromates pour le culte des dieux, mais aussi pour les parfumeurs (d’après la carte établie par Georges Duby, in Atlas Historique, © Larousse, 1991)... Yatrib n’a pas encore reçu le nom de “ Médine ”. Quant à La Mekke, elle n’existe pas, sauf dans l’imagination des “ logographes ” musulmans postérieurs. Vidal de La Blache, dans une communication à l’Académie des inscriptions et belles-lettres (séance du 6 novembre 1896), établissait la carte des Voies de commerce dans la Géographie de Ptolémée : La Mekke, donnée traditionnellement pour une grande étape de la « route de l’encens », est absente de cette carte (reproduite p. 271 de notre traduction du Coran, tome II).


(A Suivre)
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Curtis
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Bonjour à tous


Je rajoute ceci.

Image

Une carte des principales routes commerciales durant l'empire Nabatéen en 106.

Image

Routes commerciales entre l'Europe et l'Asie au premier siècle.

La Mecque, le grand carrefour commercial, n'y figure pas.

Comment se pourrait-il que des milliers de personnes décident de s'installer dans un endroit désert sans eau ?
La Mecque, grand carrefour commercial, au temps de Muhammad, n'est qu'une légende.



Cordialement.
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mario
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Message non lu par mario »

Curtis a écrit :Bonjour à tous
Routes commerciales entre l'Europe et l'Asie au premier siècle.
La Mecque, le grand carrefour commercial, n'y figure pas.
Comment se pourrait-il que des milliers de personnes décident de s'installer dans un endroit désert sans eau ?
La Mecque, grand carrefour commercial, au temps de Muhammad, n'est qu'une légende.

Cordialement.
Voilà qui intéresserait nos amis musulmans. Malheureusement je doute qu'il y ait beaucoup de Musulmans sur les forums d'Islamla.

Dommage d'ailleurs !!!!! J'y ai rencontré jusqu'ici plus d'anciens catho. passés à l'agnosticisme que de Musulmans toujours fidèles croyants et pratiquants......Bon, je suis nouveau, peut-être que je me trompe. Mais ce sont les Musulmans qu'il faut convaincre, bien sûr, pas les anciens cathos passés à l'agnosticisme. Eux sont déjà depuis longtemps convaincus.

Ceci dit, MERCI pour ton lien , frère Curtis.
mario

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phil29
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Bonjour;
Cette étude m'as l'air très interressante, l'intérêt, c'est que la méthodologie est bonne pour déconstruire toutes les religions.
Mario, il n'y a pas que des anciens cathos; il y aussi des anciens musulmans comme Yor ou Mira ou bien Tunisienne.
Tout ce qu'il y a d'atroce, de nauséabond, de fétide en l'homme se trouve résumé en un mot:DIEU. Fernando Arrabal
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Georges
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Message non lu par Georges »

Et des musulmans purs et durs il y en a:

-Mystic, CroireenDieu, Djamel, Musulmane Mehdi_t etc..

Mystic, aprés avoir crée deux sites pour la plus grande gloire d'Allah et de son prohète, a décidé d'aller en Irak faire le djihad à la fois contre les mécréants américains et les chiites hérétiques.

Il espére tomber chahid ainsi il ira dés sa mort au paradis d'Allah où il pourra goûter aux 72 hourris éternellement vierges et au vin qui ne soule pas.

Je lui souhaite bon voyage.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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mario
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Message non lu par mario »

Georges a écrit :Et des musulmans purs et durs il y en a:

-Mystic, CroireenDieu, Djamel, Musulmane Mehdi_t etc..

Mystic, aprés avoir crée deux sites pour la plus grande gloire d'Allah et de son prohète, a décidé d'aller en Irak faire le djihad à la fois contre les mécréants américains et les chiites hérétiques.

Il espére tomber chahid ainsi il ira dés sa mort au paradis d'Allah où il pourra goûter aux 72 hourris éternellement vierges et au vin qui ne soule pas.

Je lui souhaite bon voyage.
phil29 a écrit : Bonjour;
Cette étude m'as l'air très interressante, l'intérêt, c'est que la méthodologie est bonne pour déconstruire toutes les religions.
Mario, il n'y a pas que des anciens cathos; il y aussi des anciens musulmans comme Yor ou Mira ou bien Tunisienne.



C'est vrai que je suis nouveau et que jusqu'à présent je n'ai pas eu l'occasion de les croiser.

Merci à tous les deux .

Cordialement.
mario

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Curtis
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Bonjour à tous

Mario a écrit :Dommage d'ailleurs !!!!! J'y ai rencontré jusqu'ici plus d'anciens catho. passés à l'agnosticisme que de Musulmans toujours fidèles croyants et pratiquants......Bon, je suis nouveau, peut-être que je me trompe. Mais ce sont les Musulmans qu'il faut convaincre, bien sûr, pas les anciens cathos passés à l'agnosticisme. Eux sont déjà depuis longtemps convaincus.
Tu oublies, cher Frère, qu'il y a aussi des lecteurs musulmans mais qui n'interviennent pas. :wink: De plus, je ne penses pas qu'un sujet comme celui-ci tiennent très longtemps sans être censuré sur un site musulman.



Fraternellement.
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mario
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Curtis a écrit :Véritable relecture de la révélation divine, le Nouveau Testament inclus, le Coran s’appuie sur l’authentique « Parole », ’amr, de Dieu (II 109, 117, 210), exprimée par les « versets lumineux » de la révélation biblique (II 211) récités (II 129, 151, 252), expliqués par l’auteur de la part de Dieu même (II 219, 266) qui lui en a communiqué « l’intelligence » (II 99), à la lumière d’événements qu’il devient très difficile de reconstituer si l’on récuse la tradition postérieure, comme on le doit en bonne méthode scientifique.

En effet, il faudra attendre le neuvième siècle pour voir posés par ’Ibn Hisham les cadres de la sîra, ou Vie de Mahomet, dont le canevas demeurera ensuite immuable jusqu’à nos jours. ........................................(A Suivre)

Tu oublies, cher Frère, qu'il y a aussi des lecteurs musulmans mais qui n'interviennent pas.
Allons-y donc !!!

Tu as écrit "à suivre". Je l'attends donc avec impatience, frère Curtis.

Mais en attendant, j'ai vu que tu citais la Sira de Ibn Hichâm. J'en ai lu de larges extraits dans la traduction de Wahib Atallah. (éditions Fayard).
Connais-tu cette traduction ? Certaines pages sont impressionnantes , en négatif bien sûr par rapport à la personnalité de Mohammed.

Bien cordialement.
mario

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À LA DÉCOUVERTE DE LA LANGUE DU CORAN

En bonne méthode historique et critique, il nous faut donc partir du texte coranique, et de lui seul. Mais puisque les corans “ hedjaziens ” les plus archaïques, ainsi que de nombreux corans “ coufiques ” sont sans voyelles, et sans points diacritiques pour distinguer les consonnes, voyelles et points diacritiques ayant été ajoutés en fonction de l’interprétation postérieure, toute dépendante de la “ Tradition ” que nous récusons, nous devons partir du Coran ramené à sa forme la plus primitive qui, non seulement ne comporte pas de voyelles brèves, mais présente en outre plusieurs consonnes sous une forme identique. Par exemple les lettres b, t, th, n et y ; de même q et f ; ou encore j et h dur, etc.

Réduit à cette forme uniquement consonantique, le Coran est le seul document littéraire en langue arabe que l’islam ait jamais possédé pour connaître l’histoire de ses propres origines.
Autant dire qu’il constitue une fameuse devinette !

Un exemple fera comprendre la fécondité d’une recherche engagée sur ces bases rigoureuses. Au verset 126 de la sourate II, le mot baladan, reconnaissable même au commun des mortels puisque “ bled ” est passé dans notre langage courant, est traduit “ ville ” par tous les spécialistes, avec cette précision entre parenthèses : La Mekke. Or, comme nous venons de le dire, ce nom n’est pas dans le texte, au point que nous pouvons et devons mettre en doute l’existence de cette ville à l’origine.

Mais alors, quel est donc ce “ bled ” ?
Voici la clef de l’énigme : il suffit de mettre deux points diacritiques au lieu d’un seul sous la première consonne, afin de lire yld au lieu de bld.
Ces trois consonnes s’interprètent alors comme la transcription du mot hébreu yèlèd, « garçon », qui désigne Ismaël nommé au verset précédent, où “ le Dieu ” (Allah) rappelle qu’il a « fait alliance avec Abraham et Ismaël » (II 125). Tandis que baladan traduit par « une ville » n’a aucun rapport avec ce contexte, yaladan traduit par « un enfant » s’insère parfaitement dans le verset suivant : « En ce temps-là, Abraham dit : “ Maître, consacre celui-ci en enfant fidèle ”. » (II 126)
Cet exemple révèle à lui seul que la langue du Coran n’est pour une bonne part que la transcription de la langue hébraïque. Le démonstratif hâdâ, « celui-ci », en est lui-même témoin, étant formé du pronom démonstratif hébreu zèh, préfixé de l’article hébreu ha pour le renforcer.

En poursuivant notre investigation, nous découvrons que l’auteur transpose ainsi en langue arabe la langue hébraïque dans un but précis : transférer à l’usage des arabes la révélation contenue dans la Bible, où l’on voit en effet Abraham croire que la promesse divine concerne Ismaël : « Abraham dit à Dieu : “ Oh ! qu’Ismaël vive devant ta face ! ” » (Gn 17, 18) Cependant, Dieu le détrompe, précisant qu’il établira son alliance avec Isaac « comme une alliance perpétuelle » (Gn 17, 19).
Selon le récit biblique, Dieu ajoute : « En faveur d’Ismaël aussi je t’ai entendu : je le bénis, je le rendrai fécond, je le ferai croître extrêmement, il engendrera douze princes et je ferai de lui un grand peuple. » L’auteur de la sourate II se prévaut de cette promesse pour transférer à Ismaël le privilège d’Isaac pourtant aussitôt affirmé par Dieu sans équivoque selon la Bible : « Mais mon alliance, je l’établirai avec Isaac, que va t’enfanter Sara, l’an prochain à cette saison. » (Gn 17, 21) Selon le Coran, Dieu dit : « Nous avons fait alliance avec Abraham et Ismaël. » (II 125)

Le procédé est comparable à celui de saint Paul dans l’Épître aux Galates (Ga 4, 21-31), à une différence près : Isaac n’est même pas nommé ici, et aucune justification n’est fournie du brigandage qui le dépouille des promesses au profit de son frère Ismaël. Subversion radicale, révolution sans précédent, qui enlève a fortiori la filiation adoptive aux chrétiens, enfants de Dieu « à la manière d’Isaac » (Ga 4, 28), au bénéfice de la descendance d’Ismaël que sont les tribus de l’Arabie du nord (Gn 21, 12-18), race d’Abraham selon la chair.

Cette audacieuse initiative conserve cependant un fondement biblique par le biais de la circoncision, « signe de l’alliance » : « “ Et voici mon alliance qui sera observée entre moi et vous, c’est-à-dire ta race après toi : que tous vos mâles soient circoncis. ” [...] Alors Abraham prit son fils Ismaël [...] et Ismaël, son fils, avait treize ans lorsqu’on circoncit la chair de son prépuce. Ce jour même furent circoncis Abraham et son fils Ismaël. » (Gn 17, 10. 23-26)

Dans la prière qui clôt la sourate II, l’auteur invoque Dieu “ notre Circonciseur ”, mawlânâ. L’expression dérive du verbe hébreu mûl, « couper, circoncire ». Par cette invocation, sans parallèle dans la Bible, ni, à ma connaissance, dans la littérature rabbinique, l’auteur achève de livrer toute sa pensée théologique, d’une hardiesse propre à supplanter saint Paul lui-même. Celui-ci expliquait en effet aux Romains que « la foi d’Abraham lui fut comptée comme justice » avant d’être circoncis afin de devenir le père de tous les croyants, circoncis et incirconcis. Préparant ainsi le régime de la foi que l’on doit « à celui qui ressuscita d’entre les morts Jésus, notre Seigneur, livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification » (Rm 4, 24-25).

La nouveauté apportée par le Coran consiste donc en un brutal retour en arrière, sous couleur de rétablir la religion « parfaite » d’Abraham. Le verset 131 cite la parole de Yahweh à Abraham : « Sois parfait ! » (’aslim) que l’on traduit traditionnellement « Soumets-toi ! » mais sans raison et sans égard au texte source qui est la version araméenne du récit de l’Alliance : haweî shelîm, « sois parfait ! » (Tg Gn 17, 1). De l’araméen shelîm, « entier », « intègre », est dérivé le mot islâm, désignant la religion « parfaite » contenue dans le Coran, et le mot muslim, désignant le croyant « parfait » dont la religion est l’islâm.
Dans le Coran, Abraham répond : « Je suis parfait », ’aslamtu. Ce trait n’est pas dans la Bible qui se contente de mentionner la foi d’Abraham : « Abram crut en Yahweh, qui le lui compta comme justice. » (Gn 15, 6) Tandis que la réponse prêtée par le Coran à Abraham tend à l’égaler à Jésus qui, seul, a osé se dire « parfait », parce qu’il l’était divinement (Jn 8, 46).



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Bonjour à tous

Mario a écrit :Mais en attendant, j'ai vu que tu citais la Sira de Ibn Hichâm. J'en ai lu de larges extraits dans la traduction de Wahib Atallah. (éditions Fayard).
Connais-tu cette traduction ? Certaines pages sont impressionnantes , en négatif bien sûr par rapport à la personnalité de Mohammed.
J'y ai seulement lu quelques petits extraits.


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JÉSUS, FILS DE MARIE

La référence du Coran à Jésus est bien connue, et souvent proposée comme fondement à un « rapprochement » possible entre islam et christianisme. Cependant, le « dialogue » s’avère aussitôt hérissé de difficultés, que l’on peut ranger sous deux rubriques.

Premier obstacle : le nom même de Jésus est inconnu sous la forme que lui prête l’auteur du Coran : ‘îsâ est une invention qui le prive de sa signification étymologique de « Yahweh sauve », en hébreu yéshû‘a, en permutant les consonnes shin et aïn de l’hébreu. Cette déformation, sûrement intentionnelle, est annoncée par le sigle alm, placé en tête de la sourate II, incompris des commentateurs, jusqu’à ce que nous en découvrions le secret dans le système d’abréviations en usage dans la littérature rabbinique :

“ a ”, lettre initiale de ’el hébreu, ’ilâh arabe, « Dieu » ; “ l ” préposition le, « pour » ; “ m ”, initiale de môshâ‘ôt, « saluts », au pluriel pour souligner la richesse de l’unique plan salvifique de Dieu à travers l’histoire : ’el lemôshâ‘ôt, « Dieu pour les saluts », expression usitée dans le psaume 68, 21.

Dieu seul est « pour les saluts », enseigne le Coran, et Jésus n’est pas Dieu Fils de Dieu, « Dieu sauveur ». Il n’est qu’un homme, « fils de Marie ».

L’auteur polémique donc directement contre le culte rendu en Arabie au « Seigneur Jésus-Christ, Fils unique du Dieu unique » et à sa divine Mère, Théotokos, des inscriptions chrétiennes : « Ils ont apostasié ceux qui ont dit : “ Voici le Dieu, lui, le Christ, fils de Marie ”, alors que le Christ disait : “ Ô fils d’Israël, servez le Dieu, mon Maître et votre Maître ! ” » (V 72)

À lui seul, ce verset révèle, chez l’auteur, une profonde connaissance du quatrième Évangile, qu’il plagie, en corrigeant à dessein la parole de Jésus disant : « mon Père et votre Père » (Jn 20, 17).

Deuxième obstacle rencontré dans nos tentatives de “ dialogue ” : la généalogie prêtée à Jésus. Il est « né » d’une femme (’un•â ; III, 36 ; cf. Ga 4, 4), et le nom de cette femme est Marie : « Jésus, fils de Marie » (‘îsâ bna maryama ; II 87, 253 ; III 45). Le nom de « Marie », maryam, est la pure et simple transposition du grec mariam. Donnée pour « fille de Amram » (III 35-36), la mère de Jésus se confond donc avec Miryam, sœur de Moïse et d’Aaron (Nb 26, 59).

Les orientalistes se hâtent d’expliquer cette confusion par “ l’ignorance de Mahomet ”. Solution irrecevable non seulement aux yeux des musulmans mais encore au vu de la connaissance de l’Ancien et du Nouveau Testament manifestée par l’auteur du Coran.

Par exemple, la réminiscence de l’Évangile selon saint Luc est évidente dans ce verset : « Ne vous égarez pas au point d’idolâtrer (une femme) “ entre les femmes ”. » (IV 129 ; cf. Lc 1, 42)

En fait, là aussi l’intention de l’auteur est claire : par cet anachronisme violent, il veut « réduire à néant », comme dirait saint Paul (1 Co 1, 17), non seulement la divinité du Christ, mais encore sa messianité. C’est ainsi que « fils de Marie » (’ibn maryam) efface également « Fils du Très-Haut » (Lc 1, 32) et « Fils de David » (Mt , 1, 1 ; Lc 1, 32).

La confusion délibérée entre Marie, mère de Jésus, et Myriam, sœur de Moïse, en abolissant l’écart de trente générations toutes tendues vers l’avenir dans l’attente du Roi-Messie, brise le fil orthodromique de l’histoire sainte.

Certes, le nom de « messie » (masîhu) est associé une fois à celui de « Jésus » pour former le nom composé précédé de l’article, « le Christ-Jésus » (’al-masîhu ‘îsâ ; III 45). Mais cette expression n’est ici qu’une transposition en arabe, et à partir de l’hébreu, du nom propre grec, dépouillé de toute signification messianique. « Le Christ-Jésus, fils de Marie » n’est jamais dit « fils de David ».

Loin d’être plus grand que Moïse, comme l’ont faussement conçu les « nazoréens », c’est-à-dire les chrétiens, par une « interprétation mensongère », il est semblable à lui. Cette affirmation trouve d’ailleurs un fondement apparent dans le Nouveau Testament, où Jésus est un nouveau Moïse, accomplissant ce que Yahweh avait annoncé au fondateur du peuple élu : « Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi. » (Dt 18, 18 ; cf. Jn 6, 14 ; 7, 40 ; Ac 3, 22-23 ; 7, 37)

Parvenu à ce point, le “ dialogue islamo-chrétien ” tourne court puisque le Coran exclut toute divinisation de Jésus. Est taxé d’idolâtrie le culte rendu par les chrétiens au crucifix, à Jésus « l’élevé » (’al-jibt ; IV 51). Ce terme, employé une seule fois dans le Coran, a été forgé à partir de l’hébreu gâbah, « être élevé », pour désigner le Christ « élevé » sur la Croix (Jn 12, 32-33), puis dans le Ciel, au jour de la résurrection (Jn 20, 17), objet de la foi chrétienne. Avec saint Jean Damascène, on peut qualifier l’auteur du Coran d’ « antichrist » dans la mesure où il évacue la Croix du Christ au point d’en nier le fait lui-même lorsqu’il écrit : « Ils ne l’ont pas tué ni crucifié, mais il est bel et bien revenu vers eux. » (IV 157) S’il est « revenu vers eux », comme il l’avait annoncé lui-même (Jn 14, 28), et comme le racontent les Évangiles de la résurrection, c’est qu’il n’était pas vraiment mort...


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Bonjour à tous



Pour ceux qui veulent lire la Sirah (en anglais).

http://www.faithfreedom.org/Articles/sira/index.htm

Je vous conseilles fortement de lire ceci:

http://www.jesusmarie.com/islam_max_cabantous.html

Et d'aller faire un tour sur ce site.

http://www.lemessieetsonprophete.com/index.htm





Cordialement.
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Je n'arrive pas à télécharger la vidéo.

http://www.megaupload.com/fr/?d=PU4I27XX

Si tu peux la résumer.
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"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Message non lu par Curtis »

Bonjour à tous

Georges a écrit :Je n'arrive pas à télécharger la vidéo.

http://www.megaupload.com/fr/?d=PU4I27XX

Si tu peux la résumer.
Il y a un code à taper puis on peut la télécharger. Les textes que je mets sont des extraits de ce qui est dit dans la vidéo.
Les sirahs et toute la sunna sont des légendes, l'islam est né quand fût rédigé la première sirah. L'auteur du Coran connaissait l'araméen et c'est à partir de cette langue que l'arabe est né.



Amicalement.
Aimons nous les uns les autres
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