François Fillon

Tout ce qui ne rentre pas dans les autres subdivisions du forum - Exprimez vous et débattez entre vous - dans le respect de l'autre.
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

François Fillon

Message non lu par yacoub »

Un portrait intéressant de François Fillon par Axel Kahn. Il a oublié de mentionner la position récente de Fillon contre l'islamisme, qui lui a valu des sympathies chez certaines personnes de gauche, malgré un programme extrêmement conservateur.

✴️✴️✴️✴️✴️✴️

J’avais écrit en 2012 ces lignes sur François Fillon que j’avais affronté aux législatives. Je l’avais devancé au quartier latin de 10 points (55% contre 45% des suffrages au second tour) mais il m’avait bien entendu écrasé dans le septième arrondissement (75% contre 25 %). Je les modifie à peine ce soir où il vient de remporter le premier tour de la primaire de la droite, bénéficie du désistement de Bruno Le Maire et de Nicolas Sarkozy et sera selon toute évidence le candidat de la droite en avril et mai 2017. Ses chances d’être le prochain président de la république sont bien entendu fortes et il convient de le connaitre mieux.

François Fillon est l’un des hommes politiques les plus importants de la droite française depuis des décennies et est par conséquent aujourd’hui en lice pour tenter de devenir Président de la République en 2017. Fils d’un notaire vendéen et d’une historienne basque, tous deux militants UDR, il est élevé dans la Sarthe et fréquente Notre-Dame de Sainte Croix, l’un des derniers lycées jésuites du pays. Ancien scout de France, il termine des études de droit à l’Université Paris Descartes et débute une carrière cent pour cent politique. En 1976, à l’âge de 22 ans, il devient l’assistant parlementaire de Joël Le Theule, député gaulliste de la Sarthe. Après la mort brutale de ce dernier, en 1980, il reprend ses mandats électoraux et est régulièrement réélu député de la 4ème circonscription de la Sarthe depuis 1981. De 1990 à 1995, il devient l’un des proches de Philippe Seguin qu’il accompagne dans son alliance avec Charles Pasqua et son combat contre la ratification du traité de Maastricht. Son mentor le fait entrer en 1993 dans le gouvernement d’Edouard Balladur. C’est à cette occasion que j’interagirai pour la première fois avec lui en tant que Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. En 1995, contrairement à Charles Pasqua et à Philippe Seguin qui rallient la candidature de Jacques Chirac à la Présidentielle, François Fillon, comme Nicolas Sarkozy, soutient celui qui est alors le grand favori des sondages, le Premier Ministre Edouard Balladur. L’échec de ce dernier vaudra une brève traversée du désert à Nicolas Sarkozy mais Fillon est inoxydable, Philippe Seguin ne l’abandonne pas, il entre dans le gouvernement d’Alain Juppé jusqu’à la défaite de la droite aux législatives anticipées de 1997, puis dans ceux successifs de Jean-Pierre Raffarin en 2002. Pendant ce temps, sa position locale sarthoise s’affaiblit car c’est à cause de ce département qu’il perd la région des Pays de Loire en 2004. La Sarthe, y compris sa circonscription, vote non à une très large majorité au référendum sur le traité constitutionnel européen alors qu’il menait activement campagne pour le oui. Jean-Pierre Raffarin démissionne alors, remplacé par Dominique de Villepin qui constitue son équipe le 1er juin 2005. Le nouveau Premier Ministre n’appelle pas Fillon qui apprendra par un bref coup de téléphone de Chirac qu’il n’y a pas de place pour lui dans le nouveau gouvernement. Le Ministre évincé en ressent à l’évidence une vive humiliation et le fait savoir le 3 juin dans le journal Le Monde en des termes incroyables : «Quand on fera le bilan de Chirac, on ne se souviendra de rien. Sauf de mes réformes. Je vais m’investir à fond dans l’UMP, préparer les échéances futures pour Nicolas Sarkozy en 2007. En me virant du gouvernement, ils ont fait de moi un directeur de campagne avant l’heure». Cet homme politique est à ce point convaincu que sa place naturelle est au gouvernement qu’il détermine son action future non en fonction de sa vision du bien public mais animé du désir de punir Jacques Chirac et son nouveau chef de gouvernement de l’éviction dont il a été victime.

De 2007 à 2010, j’eus l’occasion de rencontrer François Fillon deux fois à l’Hôtel de Matignon dans le cadre de mes responsabilités universitaires, chaque fois égal à lui-même, souriant et réservé, un rien énigmatique. On peut parler aussi de prudente réserve quant à la manière dont il se tint toujours en retrait de son hyperactif Président : l’essentiel, c’est de durer. Cependant, je ne suis pas sûr d’y voir là matière à louer sa sagesse durant le quinquennat. François Fillon a mené campagne contre moi dans la deuxième circonscription de Paris, puis contre Jean-François Copé pour la direction de l’UMP en se présentant comme un modéré humaniste adepte du langage de vérité et des décisions courageuses. A demi-mots, il a tenu à se démarquer de la tonalité de la campagne de deuxième tour de Nicolas Sarkozy en 2012 et de certaines de ses initiatives durant le quinquennat, mais toujours après que cela s‘est produit ; sur le moment, rien, tout au plus un silence gêné. Ce fut le cas des discours de Dakar et de Grenoble, de l’amendement Mariani qu’il approuva, de la circulaire sur les diplômés étrangers de son Ministre de l’intérieur Claude Guéant. Je lui en ai voulu car à la position qui était la sienne, il aurait pu – dû, selon moi – infléchir certains des aspects les plus immoraux de l’action du Président.

J’ai dit combien sa situation politique locale s’était dégradée depuis 2004. Malgré sa victoire aux législatives de 2007 dans sa 4ème circonscription de la Sarthe, la victoire en 2012 de son adversaire socialiste Stéphane Le Foll était possible sinon probable, elle constituait une menace pour son camp. De fait, le socialiste écrasa le successeur de François Fillon et est aujourd’hui Ministre. J’ai trouvé singulier dans ces conditions que ce dernier abandonne le navire menacé pour se faire benoitement élire dans une circonscription taillée sur mesure pour lui et a priori imperdable pour l’UMP. Pour moi, mais peut-être suis-je idéaliste, un homme politique de premier plan et aux ambitions nationales élevées se devait de mener bataille là ou sa notoriété et son expérience auraient pu faire la différence, et non déserter un combat important pour la majorité sortante. De fait, tous les sondages allaient en ce sens, la victoire de Stéphane Le Foll eut été très incertaine si François Fillon s’était battu. J’avoue au total n’avoir pas eu une très grande estime pour ce parcours d’héritier qui n’a jamais connu de la vie professionnelle qu’un parcours de politicien de métier entamé à 22 ans et tracé d’avance, un homme prompt à éviter les risques pour une carrière qu’il m’apparait placer devant l’intérêt général et même devant celui de son propre camp, un «faux gentil» capable de se comporter de manière impitoyable pour écarter ceux qui se mettent en travers de sa route (Rachida Dati en a fait l’amère expérience), aux fidélités fluctuantes en fonction des circonstances et de leurs conséquences pour son destin. Cependant, le profil que je viens de tracer était proche de la perfection pour se présenter dans le 7ème arrondissement, François Fillon a pour la bourgeoisie de la circonscription un coté lisse de «gendre idéal», ou, plutôt, de père de famille nombreuse et catholique des plus rassurant. Il a en effet épousé il y a plus de trente-cinq ans la jeune Galloise Pénélope Clarke, catholique elle aussi, rencontrée sur les bancs de la faculté de droit Paris Descartes. Ensemble, ils sont restés unis et ont quatre enfants, donnant l’exemple d’un des rares couples de personnes politiques épargné par le divorce. Je m’attendais à ce qu’il y fasse un carton. Il en a fait un.

Alors que dans son combat contre Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP son manque d’habitude des affrontements violents lui avait valu une défaite imméritée, il s’est manifestement enhardi depuis et sa prestation pour la primaire de la droite de 2016 a été exceptionnelle. Il a consolidé sa position de bourgeois conservateur catholique jusqu’à s’assurer l’appui des intégristes de la Manif pour tous et de sens commun, leur donnant des gages en proposant de revenir sur la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe et l’adoption. Cet appui a été décisif. Sur le plan économique, il a affiché son désir de ressembler à son modèle, Margaret Thatcher, et présenté le plan le plus austéritaire des prétendants de droite en matière économique. Sur la plan de politique étrangère, il renoue avec certains traits de son mentor Philippe Séguin, flirtant avec un nationalisme souverainiste. Sa proximité avec Vladimir Poutine est une conséquence de ce positionnement, et aussi de la fascination exercée par un personnage qui se dit défenseur des valeurs traditionnelles et de la chrétienté, notamment des chrétiens d’Orient, et qui incarne l’autorité. François Fillon est une homme situé très à droite de l’échiquier politique, à la limite entre le conservatisme bourgeois teinté de traditionalisme et l’intégrisme catholique. C’est un nouveau leader impitoyable d’une droite dure, qui a appris récemment à se battre frontalement. Et il a appris vite.⏸[/quote]
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: François Fillon

Message non lu par yacoub »

Image

Image
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: François Fillon

Message non lu par yacoub »

"L'Emission politique". Invité : François Fillon
a revoir

Présenté parDavid Pujadas, Léa Salamé

Diffusé le 27/10/2016Durée : 02h0
Suivez le live et réagissez en direct
#PRESIDENTIELLE

DIRECT. Primaire à droite : regardez le meeting d'Alain Juppé à Toulouse
DIRECT. Primaire à droite : regardez le meeting de François Fillon à Chassieu
Don d'organes : ce qui va changer au 1er janvier 2017
Si j'étais... Valérie Pécresse
Paye ton taf, le site qui compile les phrases sexistes au boulot
Salarié, contribuable... Si François Fillon devient président, voici ce que ça changera pour vous

France 2France Télévisions

DIRECT. Primaire à droite : Alain Juppé et François Fillon tiennent leurs premiers meetings de l'entre-deux-tours

Il n’a plus rien à perdre. Il a été le premier à présenter son programme. On lui reconnaît le sérieux mais il peine à séduire… Actuel député de la deuxième circonscription de Paris, plusieurs fois ministre depuis 1993, Premier ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012, candidat à la primaire de la droite et du centre, François Fillon est l’invité, jeudi 27 octobre, de "L’Emission politique" sur France 2.

Renouer avec la Russie, faire 100 milliards d’euros d’économies, supprimer un fonctionnaire sur dix… Sa thérapie de choc peut-elle relancer la France ? Va-t-il fendre l’armure ?

• Programme. François Fillon évoque, en compagnie de David Pujadas et Léa Salamé, les grands axes de son programme.

• Questions d'actualité et débat face aux Français. Un maire, en prise directe avec le terrain, l'interpelle ensuite sur le quotidien des Français. Karim Rissouli anime le débat avec trois citoyens avant de prendre le pouls des réseaux sociaux.

• Décryptage. Dans "Demandez le programme", François Lenglet décortique les orientations économiques de François Fillon.

• Billet d'humeur. La chroniqueuse et humoriste Charline Vanhoenacker clôture l'émission avec un billet d'humour bien senti.

La rédaction de "L'Emission politique" vous invite à poster vos commentaires sur sa page Facebook ou sur Twitter avec le hashtag #LEmissionPolitique.
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: François Fillon

Message non lu par yacoub »

Laïcité : grillé par Onfray sur le Coran, Juppé s’attaque à la Bible (Torah)

Tancé sur le plateau du Grand Journal de Canal+ par le philosophe Michel Onfray

pour avoir affirmé que l’Islam est compatible avec la République, en parlant du Coran, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, s’est attaqué à la Bible.


« Moi je ne l’ai pas lu le Coran, je ne sais pas s’ils disent vrai ou pas – et bien, ils expliquent que rien dans le texte du Coran ne justifie l’inégalité entre les hommes et les femmes », a tenté d’expliquer l’ancien Premier ministre pour justifier que l’Islam est compatible avec la République.

« Si vous permettez, je trouve grave que vous n’ayez pas lu le Coran. Très grave. », lui rétorque alors le philosophe. Conscient d’avoir gaffé, le probable candidat aux primaires UMP pour la présidentielle, admet son erreur. « Oui c’est vrai. J’en ai lu des extraits mais c’est vrai. », a-t-il admis.

« Je trouve qu’aujourd’hui, se permettre d’avoir des avis sur l’islam sans avoir lu le Coran, d’avoir des avis sur l’islam sans avoir lu les hadiths du Prophète, d’avoir des avis sur l’islam sans avoir lu une biographie du Prophète, c’est comme parler d’un film qu’on n’a pas vu », enfonce le clou le philosophe.

« J’ai lu des biographies de Mahomet, je vous rassure. Je voudrais vous faire remarquer, j’ai lu la Bible, je peux vous citer dans la Bible des choses qui donnent froid dans le dos », a dénoncé M. Juppé.

Éric Hazan- © Le Monde Juif .info | Photo : DR
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: François Fillon

Message non lu par yacoub »

Alain Juppé et l’Islam : les preuves

Publié par Nancy Verdier le 26 novembre 2016

Alain Juppé nie avoir des liens avec les islamistes et notamment les Frères musulmans, or nous avons les preuves qu’il ment. Regardons-les de près.

Ignorance et naïveté ne sont plus supportables face à l’islamisation de notre pays.

Deux vidéos accablantes : celle de Joachim Velocias de l’Observatoire de l’islamisation et celle d’Omar Djellil :

Omar Djellil dénonce Tareq Obrou :

L’ignorance d’Alain Juppé quant à l’Islam

Derrière l’apparence du brillant intellectuel, cache un esprit rigide

Son ignorance du danger qu’il représente éclata aux yeux de tous lors d’une émission télévisée avec Michel Onfray où il lui répondit : « Non, je n’ai pas lu le Coran ».

Alain Juppé s’est ridiculisé lors d’une soirée télévisée avec le philosophe Michel Onfray. Sa méconnaissance des fondements de l’islam est un danger en soi. Comment confier les rênes d’un pays à un homme qui refuse de s’intéresser à un sujet brûlant, qui derrière l’apparence du brillant intellectuel, cache un esprit rigide qui préfère balayer d’un revers de la main des vérités essentielles qui gênent sa compréhension du monde. Les grands intellectuels communistes faisaient partie de ces hommes intelligents happés par un dogme criminel dont ils n’ont pu se libérer facilement. Et ceux qui s’en sont libérés l’ont fait après bien des années de soumission. Il en va de même avec l’Islam. Qu’un homme politique ignore les mécanismes de cette dictature est inadmissible à notre époque.

Grande Mosquée de Bordeaux : Alain Juppé ment. Il avait effectivement commencé à la financer.

Grâce à l’action engagée en 2014 par l’UDCC — l’association de défense des citoyens et contribuables présidée par Alain Wagner —, la mairie de Bordeaux a fait soudainement marche arrière pour temporairement renoncer au financement de la gigantesque mosquée de Bordeaux par les contribuables français. Peu après on apprenait que le projet de mosquée était déplacé géographiquement dans un autre secteur de Bordeaux avec un financement faisant appel au Qatar, au Maroc et même à l’Azerbaïdjan. La mairie de Bordeaux et Alain Juppé n’ont donc absolument pas renoncé à introduire la Charia via cette institution qu’Alain Wagner qualifie de « Maison de la Charia ».

Dans un reportage, Infos Bordeaux (1) explique qu’il n’y a pas abandon, mais relocalisation de la Grande mosquée.

Le journal Sud-Ouest, à la même époque, confirme le choix d’un nouvel emplacement : « le nouveau site retenu serait, selon nos informations, situé quai de la Souys, entre la passerelle Eiffel et la boulangerie Le 48 ».

Pour les opposants au projet, même si celui-ci ne devrait sortir qu’à partir de 2017, le temps que les travaux de terrassement soient achevés, c’est le principe même d’une « mosquée-cathédrale » de 12 000 m2 au cœur de Bordeaux, qu’ils rejettent.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.
Lors de la remise de la Légion d’honneur à Tareq Obrou, Juppé cautionne la Charia des minorités et la pensée des Frères musulmans :

Né au Maroc, Tareq Oubrou est un grand admirateur du fondateur des Frères musulmans, Hassan Al Banna et il ne s’en cache pas, comme en attestent ses divers déclarations et écrits.

Il se fait passer pour le Grand Iman de la mosquée de Bordeaux, alors qu’il n’en possède aucun des diplômes, en parfait spécialiste de la Taqyia (le mensonge aux koufars). Et il prône la « Charia des minorités ». Après l’attentat contre Charlie Hebdo, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve ira jusqu’à le choisir comme interlocuteur privilégié des pouvoirs publics dans sa volonté de relancer le dialogue avec les représentants musulmans.

En janvier 2013, Alain Juppé lui remet la Légion d’honneur. Ecoutez bien le discours de Juppé évoquant d’un ton affable la prétendue pensée de cet Imam qui lors d’un colloque aux Bernardins de Paris en 2013, avait plaidé pour une réécriture de l’Histoire européenne afin de montrer le rôle important de l’Islam dans le développement… de l’Europe !

Dans cette vidéo on voit Juppé développer ce qu’il a compris de la démarche théologique de Tareq Obrou

« Une pratique de l’islam adaptée aux sociétés occidentales contemporaines, adaptée au modèle laïque français, une contextualisation (une inscription des textes sacrés dans leur contexte historique), pour avancer dans la réalité occidentale française, pour un islam d’ici et maintenant, adossé à la charia de minorités, car l’islam et la république sont compatibles ».

Or la Charia des minorités est incompatible avec la République, du fait qu’elle constitue un pas de plus vers l’islamisation de la justice, de l’expansion du communautarisme et de la fracturation de la société française. Juppé qui prétend lutter contre le communautarisme n’a décidément rien compris.

Le double visage de Tareq Obrou

Dans « Le Prêtre et l’imâm », paru aux éditions Bayard en 2013, Tareq Oubrou auquel Juppé a remis la Légion d’honneur affirme page 134 :

« Le mouvement des Frères musulmans prétend moderniser la religion, sans rien toucher à l’essentiel. Ce discours, peu audible, est en perte de vitesse. Je continue d’être membre de ce mouvement »

« Les Arabes n’avaient d’autres choix que d’attaquer pour survivre » écrit Tareq Oubrou dans Un imam en colère, éditions Bayard, 2012.
« Si le Coran a appelé à la guerre, c’est pour imposer la paix » dit Tareq Oubrou, sur France Culture le 20 novembre 2012.
« L’Imâm Al Banna veut qu’on soit comme des salafistes » déclare Tareq Oubrou, dans une conférence en ligne à la gloire du fondateur des Frères musulmans.
« Le Califat est une obligation, et la réunion des musulmans, l’union autour de ce Calife est une obligation. Et tant que les musulmans ne sont pas réunis autour du Califat, ils sont des pécheurs, sauf ceux qui œuvrent pour restaurer ce Califat » dit encore Tareq Oubrou, dans la même conférence en ligne.
« L’islam comme le veut le Coran touche à tous les domaines de la vie. C’est un Etat, c’est un pays […] il regroupe toute la communauté dans une géographie. Il n’y a pas de frontières […] la frontière entre deux pays est une hérésie méprisable en islam. Les Frères musulmans ne reconnaissent pas les frontières entre les peuples musulmans. » dit aussi Tareq Oubrou lors de cette conférence.

Faste, négligence, absentéisme et mauvaise gestion d’Alain Juppé

Nous savons tout du parcours sans âme d’Alain Juppé, de l’éviction des jupettes aux tentations de reniement de la Loi de 1905. Mais un autre aspect attire notre attention, c’est sa mauvaise gestion de Bordeaux et son absentéisme.

Avec ses nombreuses fonctions ministérielles, il a été régulièrement accusé de délaisser sa ville au profit de ses ambitions nationales, particulièrement depuis que la campagne des primaires s’est emballée. Dernièrement, une opposition virulente surtout de gauche lui a reproché d’avoir sans préavis modifié l’agenda des Conseils alors que novembre est la date traditionnelle du débat d’orientation budgétaire.
Bordeaux, une situation financière explosive
le maire Alain Juppé a tenté de masquer une explosion de l’endettement de la municipalité

Bordeaux se donne à voir comme belle carte postale avec ses espaces somptueux et ses jets d’eau….

Mais en réalité, la situation financière de la ville est tendue au point que l’opposition, dénonçant une situation financière explosive, a saisi la justice.

« L’opposition estime que le maire Alain Juppé a tenté de masquer une explosion de l’endettement de la municipalité en inscrivant dans les comptes 2015 des recettes sous forme d’emprunts à venir, présentés comme des « restes à réaliser », pour un montant d’environ 49 millions d’euros. Emprunt qui permet à la majorité de présenter des comptes excédentaires, mais qui, à ce jour, n’a jamais été souscrit. »

En 2012, Jean-Patrick Grumberrg écrivait que François Hollande ruinerait la France comme il a ruiné la Corrèze, et que le travail du journaliste sérieux est d’enquêter sur les réalisations d’un candidat au poste suprême. Il n’est pas acceptable que les journalistes ne fassent pas ce travail d’investigation. Juppé, s’il devenait président, aggraverait le trou de la France comme il a endetté Bordeaux.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Nancy Verdier pour Dreuz.info.

Bordeaux l’opposition dénonce une situation financière « explosive et saisit la justice — SudOuest.fr

Bordeaux l’opposition municipale reproche à Juppé d’être trop absent — SudOuest.fr

(1) infos-bordeaux.fr/bordeaux-le-projet-de-grande-mosquee-demenage
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: François Fillon

Message non lu par yacoub »

Alain Juppé, meilleur candidat que Fillon pour les autorités… algériennes ?
Aujourd'hui

Les Algériens ne sont pas très satisfaits de la victoire annoncée de François Fillon dans la primaire de la droite.
Manuel Gomez
Ecrivain


Les Algériens ne sont pas très satisfaits de la victoire annoncée de François Fillon dans la primaire de la droite, à en lire le journal El Watan.

Ils constatent que celui qui, probablement, sera le prochain président de la République a pris des positions fermes. Pour lui, la France n’a pas vocation à être multiculturelle, et elle a une histoire qu’elle se doit de faire partager à tous les Français, quelles que soient leurs origines. Il y a, pour lui, un devoir d’intégration ou d’assimilation, peu importe le mot.

Quand on vient dans la maison d’un autre, par courtoisie, on ne prend pas le pouvoir.

Pour les officiels algériens, François Fillon « tire un trait sur la repentance et la culpabilisation » et ils rappellent sa déclaration, le 28 août 2016, à Sablé-sur-Sarthe :

Non, la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord.

Ils estiment que de telles déclarations ne peuvent que plaire aux « nostalgiques de l’Algérie française » et aux « tenants » des bienfaits de la colonisation.

En outre, François Fillon désapprouve la volonté d’organiser l’Histoire de France en fonction d’une lecture idéologique qui fait que Clovis, Voltaire ou Rousseau ne sont plus dans les programmes, rédigés en grande partie par des idéologues.

Ce qui a fait « bondir », paraît-il, le ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem qui, probablement, souhaiterait qu’il ne soit plus question, également, de Charles Martel.

Il est évident que, pour eux, Alain Juppé aurait été un président de la République française bien plus représentatif puisque, pour lui,

l’identité française, c’est sa diversité et qu’il est nécessaire, pour son avenir, qu’elle bénéficie d’origines différentes, de couleurs de peau différentes, de religions différentes et d’idées politiques différentes, que tout cela serait une force pour le pays.

Les autorités algériennes souhaitent pour la France « un président qui ouvre les voies de l’avenir ».

Il faut aussi espérer que, dans un avenir très proche, les Algériens eux aussi bénéficient d’un tel président car, depuis 55 ans, ils n’en ont découvert aucun susceptible de leur ouvrir une voie vers l’avenir… si l’on en juge d’après les résultats actuels !
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: François Fillon

Message non lu par yacoub »

Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: François Fillon

Message non lu par yacoub »

Répondre