Orihime a écrit :Cependant à priori, quand on voit l'effet de certaines substances chimiques sur la consciences, ou l'effet de la maladie d'Alzheimer sur les gens, il me paraît bizarre de penser que "nous" sommes plus que notre cerveau
C'est le point de vue matérialiste, l'esprit sous-produit de la matière. Il reste quand même à produire et mettre en évidence une jouissance ou une souffrance, un espoir ou une crainte, une admiration ou un mépris, dans une éprouvette ou un circuit électronique...
Parce que l'extrême inverse est tout aussi logique et impossible à réfuter, considérer que tout ce qu'on perçoit y compris notre propre corps cerveau inclus, est "illusion", produit de notre esprit.
Et si tout y compris ce que nous pensons, y compris ce que j'écris là, est conditionné par des lois physiques intangibles, quels sens peuvent avoir des mots et concepts comme "bien", "mal", "valeur", "liberté", et cetera ? Comment cela a-t-il pu surgir ? Y a-t-il eu, à partir d'un certain degré de complexité du cerveau ou je ne sais quoi, un premier bien et un premier mal, une première jouissance et une première souffrance ?
à+